COTONNEUX. — COTONNIER
poudre 1 canon, est d’une préparation et d'un emploi très-dangereux. La charge d'une arme à feu doit être, en poids, moins du tiers de la charge de poudre ordinaire (au lieu de 3 grammes environ de poudre ordinaire pour un fusil de v chasse, il suffît de moins d'un gramme de fulnii-coton). I ne charge trop forte peut aisément faire éclater l’arme. Cette poudre est d’ailleurs d’un prix de revient double de celui de la poudre à fusil. Son prix élevé empêche de s’en servir pour les mines. — On obtient une préparation fulminante analogue (le pyroxam) en remplaçant le colon par de la fécule. — I-e colludion , substance qui joue un si grand rôle dans l’art de la photographie, et dont l'utilité est grande en chirurgie (comme substance agglutinative (tour la cicatrisation des blessures superficielles), est du fulmi-coton dissous dans de l'éther.
COTONNEUX, tiimentnsvs. Qui est chargé de poils mous abondants et feutrés.
OOTOXXIER. Gofsypium herbaceum (\) , et autres espèces herbacées ou arborescentes appartenant au même genre. Le G. herbnrrnin (lig. 360) est cultivé comme plante décorative pour ses belles fleurs jaune-de-soufre à coeur
Fie. 3G0. — Sommité fleurir et fructifère du Cotonnier-herbacé 'Govtypium herbaceum).
Pic. 36 1 - — Fragments de poils de colon préparés pour le lissage, grossis à 400 diamètres.
noir. Personne n’ignore l'importance de la culture en grand, en Amérique, dans l’Inde et dans les Iles, du Cotonnier; il réussit en Afrique et même en Provence, mais le prix de revient de ce coton est supérieur à celui du coton étranger. I.e coton se compose des poils très-longs et très-fins (fig. 361) qui couvrent les graines contenues dans la capsule des Giissii/tinm.
(I, Selon Malthiole trait, tram;., 1717): •Xyloa, sive Oassifiium : frauçois, l'Herbe du » cotton : Arabes et Apothicaires, Cotant' Bombnx, Bonibussiim, ou t ottannria : Italiens, • Bombay m : Allern.ins, Banni ime U.— Pour le jourd'huy l’borbe du cotton se seme en ® Chypre, en Candie et en Sicile, et mesines en la fouille, où elle croistcn grande abon- . dance ; ot en font tes gens du pays grand fait de marchandise, b
COTYLÉDON.
ioivi,t;iMi\, cotylédon — Feuille cotylédonaire. Nom donné, chez les végétaux dicotylédones, aux deux premières feuilles qui conslituenl d'ordinaire la majeure partie de la masse de l’embryon ou plante rudimentaire (fig- 362). Ces deux feuilles, dites cotylédons, sont op[iosécs ; elles sont ordinairement épaisses et charnues (leur forme est hémisphérique dans le Pois, par ex., où leur ensemble constitue une masse globuleuse). Lorsque la graine est dépourvue de périsperme, la provision de fécule qui doit servir à l'alimentation de la plante naissante est contenue dans le tissu des cotylédons (ex. : le Haricot et la noix) : les cotylédons jouent réellement dans ce cas le rôle de mamelles, relativement il la jeune plante, dont ils sont les premières feuilles. Lorsque la graine est munie d'un périsperme, c'est à ce périsperme que le rôle de mamelles est réservé, c’est lui qui contient la fécule nutritive, et dans ce cas les cotylédons sont souvent milices et membraneux fig. 363).
Fie. 362. — Coupe transversale de ta graine l'h,. 303. — Coupe verticale de ta graine de d'une Crucifère à cotylédons et pliés (cou- la Garance {Rubin tinctorum). — et, le» dupliques), embrassant la radicule r. (Celte deux cotylédons; r, la radicule; ni, le péri-
graine est dépourvue de périsperme.) sperme ou albumen entourant l'embryon.
Pendant la germination, selon que la partie de l'axe située au-dessous des cotylédons s'allonge peu ou s’allonge beaucoup dans la direction ascendante, les cotylédons restent enfouis dans la terre, et sont dits A ypogés (ex. : les Pois), ou s’élèvent au-dessus du sol, et sont dits épigés (ex. : les Haricots). — Corps cotylédonaire, l'ensemble des deux cotylédons, lorsqu'ils sont agglutinés et ne deviennent pas libres pendant la germination (ey, ; le Marronnicr-d'Indc et la Capucine).
Quelle que soit la forme des feuilles supérieures, les cotylédons sont généralement peu divisés; chez certaines plantes (ex.: la Vigne), ils sont cependant découpés et se rapprochent de la forme des feuilles supérieures. Chez un assez grand nombre de plantes, les bourgeons restent latents à l'aisselle des cotylédons : j’ai déterminé le développement de ces bourgeons presque à volonté chez la plupart des espèces, en supprimant la partie de la jeune tige supérieure aux cotylédons. Les deux cotylédons sont égaux dans la grande majorité des cas ; chez certaines plantes, au contraire (ex. : la Cornuellc, Trapa natans), ils sont d’un volume très-inégal, linfin, les cotylédons manquent complètement chez les espèces du genre Cuscuta, plantes chez lesquelles il n'existe d’autres feuilles que des bractées. — Los espèces du genre Cyclamen germent avec un seul cotylédon qui revêt complètement la forme des feuilles foliacées il limbe cordé qui se développent successivement ; aussi pourrait-on dire que cette première feuille appartient à la gemmule, et que chez ces plantes il n'existe [Kiint en réalité de cotylédon. J’ai étudié celle germination avec soin, et je me suis
COTYLÊDONAIRK. — COTYLÉDON!:.
assuré qu'il n existe poinl de cotylédons rudimentaires eu dehors des feuilles foliacées qui se développent dans une succession alterne. BiscliofT a fait connaître la curieuse germination du Corydatlis solida; l'embryon de cette plante dicotylécest manifestement pourvu d'un seul cotylédon. J'ai trouvé, de mon côté, en étudiant la germination des plantes bulbeuses et tubéreuses appartenant à la même section, que le Hunium ÜulbinOstanimi et autres Ombellifères tubéreuses (notamment le Biasoleltia Inberosu) germent avec un seul cotylédon ; et nonseulement on ne trouve point de traces du second cotylédon, mais la végétation de la plante, |>our l'année où elle est entrée en germination, se borne, au poinl de vue de la tige et des feuilles, au développement de cet unique cotylédon en un limbe foliacé elliptique longuement péliolé : la gemmule ne se développe que l'année suivante. J'ai observé chez une autre Ombellifère tubéreuse (le Clnero- / i/i 1/ Il u ni bulbosum) un mode de végétation tout autre, mais qui n'est pas inouïs digne d'intérêt : la plante germe avec deux cotylédons ; mais ce n'est pas entre las deux feuilles cotylédonaires que se fait jour la plumule, comme cela a lieu chez les autres Dicotylédones, c'est !i la base de l'axe ascendant qui porte les deux cotylédons, axe qui ne larde pas a se détruire ; du reste, la plumule se développe chez celte plante la même aimée que les cotylédons. — Dans l'embryon de» végétaux gymnospermes (Conifères et Cycadées), les cotylédons sont au nombre de deux, comme chez les Dicotylédones, ou en plus grand nombre, et dans ce cas ils sont disposés en vcrlicille. — Dans l'embryon des végétaux munocolylés, les feuilles sont alternes etrarementopposées; la première (la plusinférieure)deces feuilles reçoit seule le nom de cotylédon. Dans la plupart des familles de plantes monocolylées, la détermination de la feuille qui constitue le cotylédon n'ofTre aucune dilliculté ; en eiïct, chez les Liliacées et les .foncées, par exemple, la feuille cotylédonaire, ne différant pas |>ar sa forme des feuilles suivantes, s'accroissant et prenant la couleur verte, ne pouvait être un sujet de doute. Il n’en est point ainsi de l'organe qui doit être désigné sons le nom de cotylédon chez plusieurs familles où cet organe ne revêt point la forme des feuilles foliacées, ex. les Graminées. L.-CI. Richard a donné, chez ces plantes, le nom il'/iypoblas/e ù un organe qu'il regarde comme la radicule primordiale, organe dans lequel de nombreux observateurs ont vu le véritable cotylédon. Adr. de Jussieu considère cet organe comme un rendement de la ligclle; il regarde, ainsi que Richard, la première feuille foliacée comme étant le cotylédon. Mes propres observations sur la germination des Mouocotylédones me font considérer l'hy|ioblasle comme le véritable cotylédon ; sa base représente une radicule primordiale qui ne s'allonge pas et reste à l'état rudimentaire. Voy. ColÊorrhizl, Embryon, Hypoblastb.
COTYLÉDONAIRE, colyledonaris. Qui est de la nature des cotylédons; qui appartient aux cotylédons. Des cotylédons sont souvent désignés sous le nom de feuilles cotylétlonaires.
COTYLÉDONÉ, rotylednm us. Se dit d’un embryou qui présente un, deux, ou plusieurs cotylédons. Les végétaux ont été partagés en deux grandes divisions, selon que leur embryon est rolylédoné ou acolylédoné (dépourv u de cotylédon). Les végétaux acotylédoués sont désignés généralement sous le nom de
COTYL1FORM1S. — COULANT.
Cryptocames. — Los végétaux cotylédonés, ou Phanérogames, sc divisent en trois grands groupes naturels nu embranchements, désignas par les noms de : Üicnlylêdonês, Gymnospermes et Monorot ylédonés. — Aux caractères tirés de la présence et du nombre des cotylédons, sur lesquels sont fondées ces grandes divisions, viennent sc joindre les caractères confirmatifs tirés de la structure de la (leur et des divers organes de la végétation. Quelques exceptions de détail n’inlirmenl en rien la régie générale : le /{uni uni Uulbocnslanum , bien que pourvu d'un seul cotylédon (vov. COTYLÉDON), n’en est pas moins une véritable lïicotv léiloiif.
roli/lifnrwi* — C'nty/oidcus = Srntellalits. Ktl forme d’écuelle.
COUCHÉ, procumbens — hwnifusns = supinatus = supinus. Se dit d'une plante dont les rameaux sont étalés à la surface du sol sans que ces rameaux émettent de racines, la-s rameaux de certaines plantes sont couchés en raison de leur faiblesse ; citez d’autres, celte direction est essentielle et indépendante du volume et de la force des rameaux.
(OiuiEs (orticai.es, strata mrticalia. — Voy. Écorce. t oi « ut s i.ium i sis strata lignea. — Voy. Tige. intLAAT Stolon, viticula, f lageUnm , sluln. Tige filiforme couchée et ranqvante de certaines plantes herbacées. Ces tiges tiliformes sont à entre nœuds trcs-longs, et chacun se termine par une rosette de feuilles émettant.
K Mi. 304. — Fraisier ( t'rnynria veiuij ayant émis mi coulant tige rampante) portant deux jeunes rosettes déjà enracinées.
d’une part, des tiges aériennes et de nouveaux stolons, et, d’autre pan, des racines adventives qui fout de chaque rosette une plante nouvelle vivant d’une vie individuelle. Le nom de roulants est principalement appliqué aux stolons dottl les entre-nœuds se détruisent après l'enracinement des rosettes (ex. : le Fraisier [fig. 366], le Potrntilla reptan », le Ranunrulvs rrptns). On désigne plus particulièrement sous le nom de stolons les tiges rampantes et radicalités dont les entrenœuds persistent plus longtemps (ex. : les tiges rampantes du Carej.arenaria).