COURBÉ. — COURONNE
Brésil. On en obtient, par incisions, une résine d’une odeur suave connue sou» le nom de copal-tendre. Le bois de Courbaril des ébénistes est produit par un autre arbre, l'.t sfmiium fraxini folium, de la famille des Térébintbacées.
Fig. 365. — Rameau fructifère (réduit) et fruit du Courbaril (Hymenœa Courbaril).
COURBÉ, curvus. Se dit d'un objet fléchi en arc; s'il est fléchi à angle droit, il est dit genouillé, genimdatus; b angle aigu : plié, plicatus. Si L'objet est courbé en dedans relativement à l’axe sur lequel il est porté, il est dit infléchi, inflextu, intmflexus, incurvas; si l’objet est courbé en dehors, il est dit réfléchi, reflexus, recurvus, recurvatum.
COURBÉ (Embryon). L'embryon courbé appartient en général aux graines qui résultent d’un ovule courbé ; le inicropyle étant, dans ce cas, rapproché du hile (et la radicule étant, chez toutes les graines, dirigée vers le micropyle), cette radicule (si la graine est dépourvue de périspertne) est également rapprochée du bile. L’embryon courbé a reçu l'épithète d'amphitrope.
COURBÉ (Ovur.E). Ovule de forme courbée, et dont par conséquent (extrémité supérieure (exostome et plus tard micropyle) tend ï se rapprocher de la base (hile) ; cette courbure est le résultat de l’allongement inégal des deux côtés de l'ovule. — L'ovule courbé est dit plié lorsque les deux moitiés sont appliquées l'une contre l'autre. — L’ovule courbé a été désigné par l'épithète de campulitrope ou mieux campylotmpe (Mjrbel) ; l’ovule plié, par l’épithète de camptotrope (Scldeiden); l'ovule en partie courbé et en partie semi-réfléchi a reçu l’épithète d'amphitrope (Mirbel). Voy. Ovule.
COURGES. Nom donné (particulièrement en Provence) aux espèces à fruits comestibles du genre Cucurbita (F. des Cucurbitacées), et notamment h diverses variétés des C. Pepo, C. maxima et C. moschata. Voy. Potiron.
cochonne, corona. Réunion en cercle des écailles ou lamelles qui semblent naître de la face interne du sommet de l'onglet des pétales dans certaines
COURONNÉ. — COUSSO.
corolles, ex. les Lychnis (fig. 366) parmi les Dialypétales, el le Laurier-Rose (Nerium Oleander) parmi les Gamopétales. Les écailles qui sont opposées aux létales résultent d’un dédoublement normal de ces organes. — Dans le genre Narcissus, il existe une couronne pétaloïde très-développée el de même apparence que celle dont il vient d’élrc question; mais elle résulte non d’un dédoublement, mais d’une multiplication des pétales, car les éléments de cette couronne, au nombre de six, continuent l’ordre d’alternance des six autres pièces du périanthe, au lieu d’étre opposés comme dans le cas précédent: celle couronne a reçu le nom de paracorolle (Link). — Les fruits qui résultent d’un ovaire adhérent sont terminés par une oniivnne, qui n’est autre chose que le limbe du calice marccscent ou accrescent ; si ce limbe est caduc, cette couronne est réduite b une cicatrice rugueuse ordinairement brune. Chez le fruit du Grenadier (Punira Granatum), la couronne est entière; chez le Groseillier-à-grappcs, elle est réduite b une cicatrice. Chez le fruil des Composées, l'aigrette (calice accrescent) a la forme d'une cou|>c membraneuse ou d'une couronne (dans les akènes de la circonférence du capitule chez les espèces du genre Tfirincin, par ex.); celte sorte d’aigrette est dite poppus metubranuccus.
COURONNÉ, caronalus. Surmonté d’une couronne.
COURT, brevis (et dans les composés grecs, brachys). Se dit d'un objet qui est moins long qu’un objet analogue servant de point de comparaison ; un même objet pouvant être considéré comme court ou comme long, selon l'organe auquel on le compare.
couKSiftitiT, pulvitlus. Chez les plantes b tiges vivaces et ligneuses, les feuilles se détruisent rarement sur place (feuilles marcescentes) : certains végétaux b feuilles décurrentes (g. Eucalyptus, etc.) en fournissent des exemples. Plus ordinairement, les feuilles se détachent, cl tombent, soit vers la lin de l'année qui les a vues naître (feuilles caduques;, soit après deux ou plusieurs années (feuilles persistantes). Ges feuilles se séparent du rameau par la rupture de leur articulation basilaire; b ce point, on remarque un léger étranglement au niveau duquel la texture interne est spéciale (lame horizontale de cellules plus petites et plus courtes; les vaisseaux traversent ce point sans être modifiés). Au-dessous de cet étranglement existe sur le rameau une légère éminence qui apparlicut à la décurrence de la feuille, et après sa chute offre la cicatrice qui résulte de la rupture qui a eu lieu entre la base du pétiole et le rameau. G'est b cette éminence, sur laquelle repose la feuille proprement dite avant sa chute, qu’on a donné le nom de coussinet.
COCSSO, Koço, llepah, Hibi (/frayera [Hugenia] abyssinica, B. anthelminl/iica). Le genre B rayera, qui présente certains rapports avec le genre Agrimonia, appartient au groupe des Rosacées ; il avait été rangé par Lamarck