DIATOMÉES
rencontrent dans les diverses contrées du globe. — Il y a vingt 4 i rente ans, le nombre des espèces de Diatomées connues était 4 peine de 200; des travaux récents ont porté le nombre des espèces bien caractérisées 4 plus de 2000.
Figures partielles <!e 1 k SA (correapondant, dans la série générale des figures du livre, aux n°' 467 à 510), — Objets considérablement grossis.
Fig. 1 (Wl), 8 ,408), 3 (489). — Fnululi*
talon ira (3 variétés »t|
éuiu-fépert-i).
Fig. 4 (-470). — ItavicuUt liridutq.
Fig. 5 (471). — 5 /*innularia u'ridis.
Fit?. 6 /472'. — Plsufosigirui nttenuatum. Fig. 7 (473). — Üojifctwfii Mudiicrranea.
Fig. 8 (474). — Kpilheinia turyidtt.
Fig. 1) 1 475). — CyruMta gattroide*.
Fig- 10 (470), H (477i. 12 478 L-Cto/mum ( A'iuitJUtlla ) mxrnim (3 vnr. ou lOQl'Mpèrtl).
Fig. 13 (470;. — Stjnrdra 11/n.t.
Fisc. 14 mn . — n ■ ojtj'n)ra>mna Robert ianum. Fig. 15 (481). — !.<■ même. tu de profil.
Fig. 10 (482). — Qm»fth*tnema cotutrictum. Fig. 17 (48.7). - U vu de profil.
Kig. 18 (4H4). — Prrisoni* Rraunii.
Fîg. 19 ( 485). — A nfjiAipram pahulota.
Fig. 20 (48 0). — IVtNriiliNm fUtvum.
Fir. 2! (487 1. - flitlnlui.
Fig. 22 (488). — Üuidulphin yukMIn.
Fig. 2 5 (480). — Le mPrav, vu j>*»r U* sommet. Fig. 24 (490). — i4ni/i/u7efmi imit-di/nc/mw.
Fig. 25 (491). — Le même, vu de proGI.
Fitr. 26 (492), — liiclt/ocha spéculum.
Fig. 27 (493). — \jf im'-me, vu de profil.
Fig. 28 (494). — Slnurastmm paradoxum.
Fig. 29 (495). — Diatoma vufpm.
Fie. 30 (496). — Tabct tarin fmmlrata.
Fig. 31 (497). — ttaritlnria pamdoxa.
Fig, 32 (498), — Exilarin erUtaUfna.
Fig, 33 (499). — Mitratterùu te Tarera.
Fig. 34 (500). — Aeterionclla formata.
Fig, 35 ( 501). — Fraÿiitaria mutahilit.
Fig. 30 (503;. — Dùeatira tukaia (les disque»
réunis en tige cylindrique).
Fig. 37 (503). — L’n disque isolé on même, vu
tlé fur*.
Fig. 38 (504). — Poiiotjihenia ttipitata.
Fie. 39 (505). — Rtiipidiphorn nubectita,
Fig. 40 ( 506). — Gutnjihtmrlla olicacca.
Fig. 41 (5<*7) . — Méridien circulare.
Fig. 42 | 508). — Peux fruslit les isolé* du même. Fig. 43 (509). — EHcamjiia Z&itaeut (nne moitié de l'nnnesu qui constitue l'individu multiplet complet).
Fig. 44 (510). — üo trustai» isolé du même.
Nous donnons ici (6g. 467 à 510, figures partielles de 1 à UU) la figure, Il de forls grossissements du microscope, d’une série d’espèces choisies parmi celles dont la forme est la plus élégante : ces espèces sont les types de trentedeux genres différents.
OIATOMÊES-AMRUI.ATORIÉES.
Les Diatomées o» Diatomarées constituent, selon M. de Brébisson, quatorze familles : LlGMOPIlORÊES, FRAGILLARIEES, STRIATëI.LÊES, SURIHELLÊES, COS- CINODIf.fES, MÉI.OSIRÉES, BlDOULPHlf.ES, KlNOTli.ES, ACHNANTHfES, CYM- BELLÊES, GOMPHONËMÊES, SCIIIZONÊMÊES, NAVICüLÊES, ACTINISCÊES. A ces quatorze familles j'en ajoute une quinziéme : AmbulatoriÊES.
DIATOMÉKS-AMBULATORIÉES (ordre des Diatomées, famille des Ambulatoriées). Ce groupe se compose de genres dont les espèces sont filiformes, on pourrait dire vermiformes. Chaque individu est constitué par un tube cylindrique régulier, arrondi aux deux extrémités, continu ou cloisonné, à anneaux discoïdes plus rarement subglobulrux et contenant de très-Gnes granulations. Le diamètre de ces petits tubes est d’un on deux centièmes h quelques centièmes de millimètre. — Ces petits êtres se rapprochent surtout des Diatomées comprises dans les genres Ditcosira et Melosiru ; ils rappellent aussi, dans de très-petites proportions, les filaments des Oscillaires et surtout des Lynghia. — Mais les Oscillaires sont Gxées à l'une de leurs extrémités, sont groupées en pinceaux, et ne présentent que des mouvements d'ondulation sur place; mais les Lyngbia se composent d'un tube transparent occupé, par intervalles seulement, par une série d'anneaux colorés, et comprennent des espèces rarement oscillantes.— Quant aux disques réunis en cylindres des Discosira et des Melotira, on ne paraît pas les considérer comme doués de mouvements manifestes.
Le groupe dont j’ai proposé l'établissement (.Soc. bot. de France, séance du 22 juin 1866) sous le nom d’ Ambulatorieœ (Ambulatoires), est au coutrairc essentiellement caractérisé parle mouvement s/)nntané et volontaire de locomotion par reptation des espèces qui le constituent. Ces petits êtres , qui demandent, pour être observés, les grossissements les plus considérables, trai'erscnt plus ou moins lentement, plus ou moins rapidement, le champ du microscope, et dam tous les sens, luttant pour franchir les obstacles ou les évitant ; quelquefois revenant sur leurs pas, l'extrémité postérieure (qui ne paraît pas différer de l'antérieure) prenant alors le rôle de la tête.
C’est dans les flaques d'eau saumâtre des bords de la Méditerranée, à Hyèrcs, dans le voisinage de la presqu'île de Giens, que j'ai rencontré les espèces (complètement invisibles à l’œil un) de ce groupe bizarre, d' Algues microscopiques douées de mouvements de locomotion volontaires. Les espèces assez nombreuses et très-caracterisées qui constituent cette famille |>euvenl être réparties en plusieurs genres. — Ces etits tubes végétaux, doués d'un mouvement de translation volontaire et capricieux, par reptation, me semblent constituer le groupe le plus exactement intermédiaire entre le règne végétal et le règne animal, groupe d'un haut intérêt par la place qu'il occupe dans la série naturelle.
Que tant d’espèces bien distinctes entre elles (quelques-unes sont très-abondantes dans les eaux où je les ai observées, et il ne s’est pas présenté de formes intermédiaires entre les différents ty|ies), que ces espèces, disons-nous, aient complètement échappé aux recherches des algologues qui se sont principalement occupés des Algues microscopiques, cela me semble peu vraisemblable (bien (pie je n’en aie découvert de traces ni dans les ligures ni dans les descriptions). Quoi qu'il en soit, il est peu probable que ces petits êtres soient exclu-
DIATOMÉES- AMBrUTORIÉES.
sivement confinés sur la plage maritime où je les ai observés ; mais quelqnesuns de ces rnicrnpliytes, tous même, eussent-ils été déjà signalés et rapportés à des genres connus {ce qui ne me paraît pas avoir été fait), je croirais utile de les en détacher et de les réunir en un groupe déterminé.
Ayant conservé pendant plusieurs jours l'eau qui contenait ces petits êtres dans différents tubes de verre, et la température extérieure (juin-juillet) étant très-élevée, celte eau bourbeuse et noir/ltrc se satura de gaz. hydrosulfurcnx d’une odeur infecte. Examinant alors de nouveau le contenu des différents tubes, je constatai que non -seulement les microzoaires qui y pullulaient précédemment avaient cessé d’exister, mais que les Navicules et autres Diatomées à test solide n’étaient plus douées de mouvement; les espèces du groupe des Ambulatoriées seules paraissaient n’avoir aucunement souffert, et continuaient à circuler dans les gouttes d’eau placées sous l’objectif du microscope (entre les plaques de talc). La résistance vitale de ces petits êtres est donc un caractère d’une importance notable 4 ajouter aux caractères précédemment signalés.
Fig. 511 à 529. — Espèces connues de la famille des Ambulatoriées. — Fig. 1,2, 3t A, 5, 6, 7, 9, 11, 13, 15, 16 et 18, individus entiers considérablement grossis. — Fig. 8, 10, 12, 14, 17 et 19, fragments de quelques-unes de ces espèces grossis à une beaucoup plus forte puissance: le diamètre réel de l’une des plus petites espèces (lM/omarius ayilis) est de 4 centièmes de millimètre ; le diamètre de la plus grosse espèce (yAtomarius gigunteus) est de 12 centièmes de millimètre (cette espèce est presque visible à l’œil nu). — Aux numéros qui indiquent l’ordre dans lequel les espèces sont représentées dans le tableau, sont joints, dans la liste suivante, les numéros d’ordre correspondant à la série générale des ligures du livre.
Fig. t (511). — lucen ».
Fig. 9 (514). — A. ttnuit.
Fi». 3 (513). — A. catenulata.
Fie. 4 (514). — A. agilit.
Fig. 5 (515). — .4. tjriuiulala.
Fig. 0 (516). — A. çigantea.
Fig. 7 (517). — Orrctaria t urquata.
Fig. 8 (518). — Fragment du mêmr. Fig. 9 (519). — Kqvurtaria bifida.
Fig. 10 (540). — Fragment du même.
Fig. 11 (591). — Trackearia annulai a.
Fig. 12 |534). — Fragment du même.
Fig. 13 (593). — Scalaria rapida.
Fig. 14 (544). — Fragment du même.
Fig. 15 (545). — Biterita impatient.
Fig. 16 (546). — U. Serjx, u.
Fig. 17 (547). — Fragment du même.
Fig. 18 (528 '. — Precatoria lucida.
Fig. 19 (529). — Fragment du même.
J’ai représenté ici dans on petit espace, mais sans confusion, les treize espèces actuellement connues (ûg. de 1 à 19=numérosde la série générale des figures 511 4 529) de la famille des Ambulatoriées, vues sous de forts grossissements du microscope.
DIATOMÉES- AMBU1.ATOR1ÉES.
Les Ambulatoriées peuvent être distribuées en deux petites tribus. 1" Tribu. Espèces à tubes continus; genres ; Atomnria, Orvetaria, Equisetaria. — II' Tribu. Espèces à tubes cloisonnés ; genres : Precatoria, Trachearia, Scalaria, Biseriea. Vu l’intérêt et la nouveauté du sujet, je donne ici l'énumération et la diagnose des genres et des esjièces.
Tribu I. — Genre I . Atomaria. — Tube à extrémités arrondies, semblables; granules intérieurs inégaux, disposés plus ou moins irrégulièrement. — A. gigantea, la plus grande espèce du genre. Granules très-fins, inégaux, disposés par zones transversales non tranchées. — A. agilis. Granules |ieu nombreux, assez gros, distants, disposés sur une seule ligne irrégulière ; tubes se mouvant avec rapidité et se tordant dans différents sens. — A. granulata. Granules assez gros, égalant le tiers du diamètre du tube, irrégulièrement disposés et assez rapprochés. — A. catenulntn. Une seule ligne de granules, assez gros, occupant presque toute la largeur du tube. — A. tennis. Granules d'une excessive ténuité, irrégulièrement disposés dans un tube d'nn lrès-|)ctit diamètre (2 centièmes de millimètre). — A. lucens. Tube aussi fin que le précédent ; granules nuis ou non visibles en raison de leur extrême ténuité.
Genre 2. Orvetaria. — Tube h extrémités arrondies semblables; granules intérieurs de grosseur égale ou presque égale, disposés en lignes transversales régulièrement espacées. — O. torquata. Un seul rang de granules par ligne transversale ; trois granules suffisant à occuper la largeur du tube; lignes de granules espacées entre elles de deux fois le diamètre d'un granule.
Genre 3. Equisetaria. — L'une des extrémités du tube est bifide et constitue une sorte de bec ouvert; granules très-fins formant une ligne médiane longitudinale opaque, celle ligne se divisant pour se prolonger dans les deux branches de la bifidilé. — E. proliféra. Le seul individu que j'aie rencontré manquait de la partie postérieure; ses mouvements étaient lents, mais continus; du bec ouvert sortait un petit tube fusiforme finement granuleux, pénétrant un peu, ou encore un peu engagé, dans ce qu’on pourrait appeler la gorge de l’individu adulte. J’ai supposé que ce petit tube pouvait être une production du tube adulte, mais je ne saurais l'affirmer.
Tribu IL — Genre 1. Precatoria. — Tube composé d'articles globuleux ou elliptiques, la série d’articles de grosseur égale étant interrompue, de distance en distance, par un article beaucoup plus gros, donnant il l’individu l'aspect d’un chapelet, cl rappelant la disposition des globules en série linéaire du genre Anabaina. Granules intérieurs mils on peu visibles. Les granules, d’abord globuleux, m’ont paru tendre h devenir elliptiques, puis à se diviser transversalement de manière que chacun constitue deux articles globuleux semblables aux articles primitifs. L’individu double ainsi sa longueur, puis se brise facilement en fragments, dont chacun se comporte comme un individu complet. Je n’ai pas observé de changement de forme dans les gros articles, j'ignore leur rôle. — P. luciiln. Je ne connais que cette seule espèce ; elle se trouve décrite suffisamment par ce qui précède. Je l’ai rencontrée assez fréquemment; c’est la plus élégante de tout le groupe.
Genre 2. Trachearia. — Tube cylindrique (ayant l’aspect d'uu rameau de
DICEPHALUS.
MCYCLUS.
trachée de chenille vu au microscope), présentant une série d'articulations transversales discoïdes très-régulières et très-rapprochées; à un grossissement plus considérable, les intervalles qui se trouvent entre les cloisons (les disques) sont reconnus être occupés par des granules d'une extrême finesse, irrégulièrement disséminés. J’ai rencontré une seule espèce de ce genre : T. annulala.
Genre 3. Scalaria. — Tube à articles ou disques aussi longs que larges, renfermant des graunles irréguliers, relativement assez gros, et irrégulièrement disséminés (les genres Trachearia et Scalaria sont assez voisins, et la découverte de nouvelles espèces pourra motiver leur réunion). J'ai rencontré une seule espèce de Scalaria (S. sapida). I.e mouvement de locomotion de cette espèce est assez rapide ; le filament traverse en peu d'instauls le champ du microscope.
Genre 4. Biseriea. — Tube renfermant deux séries longitudinales de disques, ou une seule série, mais qui présente, sur la ligne médiane, un étranglement manifeste. — B. Serpent. Deux séries longitudinales d'articulations discoïdes de forme transversalement elliptique, étroites et très-rapprochées, très-régulières. — B. impatiens. Les deux séries longitudinales composées de petits disques globuleux en contact; individus doués d'un mouvement assez rapide, s'agitant en sens divers lorsqu'ils rencontrent un obstacle. Gcs deux espèces sont assez communes.
Dicephalus = Dicephalus. A deux tètes, à deux capitules.
DICHOTOME, dichotomus. Se (lit d'une tige qui donne naissance, au-dessous de son sommet ou à son sommet, à deux branches opposées, chacune de celles-ci à deux autres branches, et ainsi de suite. En général, les axes dichotomes se terminent successivement chacun par une fleur ou par une inflorescence, après avoir donné naissance aux deux feuilles opposées qui émettent les branches de la bifurcation. La plupart des espèces du genre Cerastium (vov. fig. k'IÏ, au mot Cyiië) cl du genre Valcrianella présentent des tiges ou des inflorescences dicliotomes. Voy. INFLORESCENCE.
dichotomie, dichotumia. Bifurcation appartenant à une tige dicholomc.
DICLI NE, diclinicm ou diclinns. Dont les fleurs sont unisexuées, que la plante soit monoïque ou qu'elle soit diuïque.
Dicoccu*. A deux coques.
DICOTYLÉDONÉ, dicotyledoneu s — Dicotylé, dicotyleus. Se dit d'un embryon qui présente deux cotylédons. Voy. Emrkyon.
DICOTYLÉDONES (VÉGÉTAUX). Nom donné à un embranchement des végétaux phauérogames dont les caractères sont : Embryon à deux cotylédons opposés. Enveloppes de la fleur à parties ord. en nombre quinaire, rarement nullcs. Tige séparable en deux zones ; l'une, extérieure, corticale; l'autre, intérieure, ligneuse, s'accroissant par des couches concentriques, à solidité augmentant de la circonférence vers le centre, cette zone étant constituée par des faisceaux fibro-vasculaircs qui forment un cylindre creux autour d’une colonne centrale de tissu cellulaire (moelle). Feuilles entières ou divisées, quelquefois composées de plusieurs folioles, h nervures ord. irès-ramifiées.
Diajclus. Qui constitue deux cycles; qui constitue deux cercles.