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ÉCORCES MÉDICINALES

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après la première aimée, quelle que soit la nature de cette couche, le nom de périderme. — Il est Si remarquer que, tandis que le tissu cellulaire de la lige est en quelque sorte inerte et même desséché, le tissu cellulaire de l'écorce est doué géuéraleincnt d’une remarquable vitalité. L'accroissement rapide de la couche subéreuse, qui, chez certaines espèces, se renouvelle incessamment, constitue le liège, qu’on peut détacher de la surface de l’écorce de l’arbre qui le produit, sans nuire à sa 'végétation.

Kio. 579 et 580. — Coupes transversales de deux tiges grimpantes (lianes) appartenant à

la famille des Sapindacées : plusieurs corps ligneux entourés de leur écorce, te, constituent, dans l'un et l'autre exemple, une seule tige.

Chez les tiges ou les rameaux des Monocolylédoncs (pendant la première année), l’écorce se compose de l'épiderme revêtu de sa cuticule épidermique, et reposant sur la couche herbacée qui enveloppe immédiatement le cylindre médullaire dans lequel sont dispersées les fibres ; le liber (que nous avons vu résulter, chez les Dicotylédones, de la partie extérieure des faisceaux ligneux rangés en cercles) ne pouvant exister chez les Mouocotylédones, où ces faisceaux sont isolément plongés dans la substance médullaire. (Chez les Monocotylédones ligneuses, les Palmiers, par exemple, l'écorce n’est autre chose que la base persistante des feuilles, et ne peut ni se renouveler ni s’accroître.) Chez certains végétaux à tiges ligneuses grimpantes volubiles (lianes), notamment dans la famille des Sapindacées et dans celle des Malpjghiacées, la tige est partagée en plusieurs corps ligueux entourés chacun de leur écorce et réunis néanmoins en un seul tronc. Celte structure des tiges, qui semble anormale parce qu’elle est rare dans le règne végétal, me semble la plus simple : les productions ligneuses descendantes tendent à se constituer en colonnes ligneuses isolées, au lieu de se fusionner toutes en un seul tronc circulaire (Gg. 579 et 580). — Voy. COLÊORRHIZE, COf.LET, TIGE, etc.

ÉCORCES médicinales. Les écorces d’un grand nombre d'arbres de différentes familles renferment des principes actifs de nature diverse, dont on fait usage en thérapeutique et dans les arts industriels. Le tannin, qui sert à transformer les peaux en cuir, et qui est fréquemment employé comme substance médicinale astringente, est contenu en abondance dans l’écorce des Chênes. — Parmi les écorces médicinales les plus usitées, citons encore :

ÉCOUCES MÉDICINALES.

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L’écorce a mûre et fébrifuge des Quinquinas (fig. 581), grands arbres des forêts du Brésil et du Pérou (genre Cinchona, famille des Rubiacées). On en obtient, par infusion, le vin tonique de quinquina, et l’on en extrait la quinine dont on prépare le sulfate de quinine, cet antipériodique si précieux pour combattre les névralgies, et si utile dans les contrées où les fièvres intermittentes et les ûèvres pernicieuses sont endémiques.

FlC. 581 . — Hameau fructifère et Heur fl Fig. 582. — Ramuscule florifère, fleur ou-

<lu Cinchona Calisaya , dont l'écorce est verte et fruit du Canuellier-de-Ceylan, vrai

le quinifuifla-jaune-royal. Cannellier (Luunut Cinnaniumumt Cinna-

momum zeylanicuni).

L’écorce du Cannellier, la Cannelle-de-Ceylan (produite par le Cinnamomum zeylanitum, F. des Laurinées) (fig. 582), est un médicament à la fois tonique, stimulant et même excitant. Son odeur suave et sa saveur piquante et aromatique font employer cette écorce comme épice : c’est un condiment des plus usités dans l’art culinaire. La cannelle est mise en oeuvre, comme le girofle, dans les officines du distillateur, du confiseur et du parfumeur.

L’écorce de Winter, produite par le Ürimys Winteri (F. des Magnoliacées), arbre qui habile les vallées des îles de Magellan, est d’une saveur aromatique et poivrée. C’est un médicament stimulant et antiscorbutique.

L’écorce d’Angusture est produite par le Uonplandia tri foliota ( Gulifiea Cutparid), arbre de la famille des Kutacécs qui constitue des forêts sur les bords" de l’Orénoque. C’est uu médicament amer et fébrifuge dont les propriétés sout analogues à celles du Quinquiua.

ECOSTATUS. — EFFOETUS. UU1

L’écorce de Faussc-Angusturc est produite par le vénéneux Strgchnos l\'uxvomica, l'arbre à la noix-vomique, famille des Loganiacées (Apocynées part.), dont on extrait !a brucine, alcaloïde administré (avec prudence) dans les cas de paralysie (hémiplégie, paraplégie, etc.).

L’écorce de C ascaride, provenant du Croton Eluteria (F. des Euphorbiacées), arbre très-répandu II Haïti, est une substance ainère et aromatique douée de propriétés stimulantes et fébrifuges.

L'écorce de Mussenna (produite par V Alhizzia anthelminthica , F. des Léguminenscs-Mimosécs) est un vermifuge spécifique contre le ténia en Abyssinie.

L’écorce épispastique ou vésicante de Garou est l'écorce d'un arbuste indigène appartenant à la famille des Daphnoïdées (le Daphné Gnidium). Etc., etc.

Ecostatus. Se dit d'un fruit qui ne présente pas de côtes saillantes.

ÉCRASÉ = Déprimé, depressus = Tronqué par le sommet, retusus.

ECTOTHÈQUES (Champignons), dont les thèques sont situées à l’extérieur, Voy. Thécasporês.

ÉCHELLE-D’EAU ( Hydrocotyle vulgaris, famille des Ombellifères). Cette plante est douée d'une ûcreté remarquable ; elle était autrefois admise au nombre des médicaments résolutifs, diurétiques et vulnéraires. (Plusieurs espèces d’ Hydrocotyle de l’Amérique et de l’Asie |>assent pour être douées de propriétés énergiques. )

Écusson, scutum. Organe dont la forme rappelle celle des fy:us ou écussons emblématiques de l'art héraldique. Nom donné aux apothecium de certains Lichens. — L’embryon des Graminées détermine à la base du |)érisperme, contre lequel il est appliqué, une tache elliptique visible à travers les téguments du caryopse, et qui a été désignée sous le nom d'écusson.

En Iwrticulture, on nomme écusson, ou greffe-en-écusson, une greffe qui résulte de l’insinuation, pendant la saison de la séve, entre la jeune couche du bois (aubier) et l'écorce, d’un œil (jeune bourgeon) adhérent à un lambeau d’écorce en forme d'écusson. Ce lambeau portant un bourgeon est enlevé, au moyen d'un instrument tranchant (greffoir), à un arbre de même espèce, mais de variété différente que le sujet sur lequel se fait l'application de l’écusson. Le bourgeon écussouné ou greffé est destiné à végéter en branche parasite, branche parasite qu'on substitue à la tête ou partie supérieure (supprimée) de l’arbre qui sert de sujet. Voy. Greffe.

Edentatus. Édenté; dépourvu d’appendices ou de découpures eu forme de dents.

EFFILÉ, attenuatus. Longuement atténué en une tige étroite ou en un filet étroit. = Virgatus, se dit d’un rameau droit, grêle et allongé.

EFFLORESCENCE, efflorescentia. Sorte de poussière glauque qui résulte de la sécrétion d'une matière résineuse, gommeuse, etc., desséchée à la surface de l’organe qui l’a produite : le fruit est couvert d’une efflorescence chez les Pruniers, la Vigne, etc.; certaines feuilles, celles des Atriplex, par ex., sont couvertes d’une poussière dont l’origine est analogue. Ou dit, pour désigner cette efflorescence qui s’enlève au plus léger contact, la fleur d'une prune, d’un raisin.

E /fœtus = E/felus, épuisé : antherw effœtœ, anthères sans pollen.

EFFUSUS. — ELATERIUM.

E/fiuus, diffus. Sc dit d’une inflorescence à rameaux grêles cl flexibles étalés dans tous les sens autour de l’axe (exemple : la panicule de certaines Graminées).

ÉGAL, < rqualis . Qui est de la même longueur. Dans les mots composés dérivés du grec, isos. On ne doit pas dire ombelle égale, mais ombelle à rayons égaux.

Eglandulosus. Qui n'est pas glanduleux. Se dit par opposition à ylandu- Insus, glanduleux, pourvu de glandes.

ÉLANCÉ, e.callatus. Sc dit d’une tige droite et élevée.

ÉLARGI, ampliatus. S'emploie souvent pour large (latus). Se dit d'organes qui sont d’une largeur remarquable 4 un point quelconque de leur longueur : élargi « la base, « ta partie moyenne, au sommet. Se dit aussi d'un organe dilaté accidentellement. •

ÉUSTK ité, elasticitas. Propriété que possèdent certains organes végétaux de sc détendre ou de se contracter brusquement comme un ressort. Les étamines dans le genre I rtira (Ortie) sc détendent avec élasticité lors de la déhiscence de l'anthère, et cette brusque secousse détermine l'émission du pollen. Lors de la déhiscence de la capsule charnue des Balsamines (Impatiens), les valves sc contractent en s’enroulant eu dedans sur elles-mêmes, et par ce brusque mouvement lancent au loin les graines. Voy. Dissémination.

On dit, en parlant d'un tissu, qu'il a de l'élasticité, s'il reprend naturellement et instantanément sa forme affaissée par la compression qu'on lui fait subir. La substance où celte faculté est le plus développée est la gomme-résine connue sous le nom de caoutchouc ou gomme -élastique : cette substance est le suc concrété de plusieurs Figuiers {Ficus). On en extrait aussi de certaines Euphorbiacées. Voy. CAOUTCHOUC.

Él vtÈre, dater. Dans la famille des Hépatiques on nomme ainsi de petits tubes qui résultent chacun d'une cellule découpée en spirale, et qui, se déroulant avec élasticité à l'époque de la maturité du fruit, concourent i produire l'écar-

Fie. 583. — Spores d’une Prêle ( Equisetum ) munies de leurs élatèrea en partie déroulés (objets vus à un fort grossissement).

Fig. 584. — Spore d'une Prêle (Equûetum) enlacée dans ses

Hat ères.

lement des valves de la capsule, en même temps qu’ils projettent les spores au dehors. Les spores des Equisetum sont munies d’appendices filiformes hygrométriques analogues aux élatéres (fig. 583 et 584).

KLATKBii'M. Nom (inusité) donné au fruit des (liantes de la famille des Euphorbiacécs. Ce fruit se compose de trois ou d’un plus grand nombre de carpelles mouospermes (coques) qui sc désagrègent, sc séparcntj'un de l’autre

ÉLATINÉES. — ÉLEVÉ. 449

à leur maturité, et s’ouvreut souvent avec élasticité, en se partageant en deux moitiés longitudinales.

ÉLATINÉES. Famille de plantes dicotylécs dialypétales, à ovaire libre, renfermant deux ou trois genres de très-petites plantes herbacées, dont les espèces sont disséminées dans les diverses contrées du globe. Ces plantes habitent les terrains inondés pendaut une partie de l'année. Les Élatinées sont assez voisines de la tribu des Alshtées de la famille des Caryophyllées ; elles en diffèrent par leurs stigmates capités, et par leurs graines dépourvues de périsperme et à embryon presque droit. — Les Elntine htjeandra et E. Alsinaslrum se trouvent aux environs de Paris, autour des marcs et des étangs sablonneux.

Les caractères essentiels des Élatinées sont les suivants : Fleurs hermaphrodites, régulières. Calice à 3-4 sépales persistants. Corolle à 3-4 pétales hypogynes, libres, caducs. Étamines en nombre égal à celui des pétales, ou en nombre double. Styles 3-4 ; stigmates capités. Fruit libre à 3-4 carpelles, capsulaire, polysperrne, à 3 ou 4 loges, 4 déhiscence septifrage. Graines cylindriques un peu arquées, dépourvues de périsperme.

Elatus == Procerus, élevé. Se dit de tiges de haute taille, comparativement aux tiges d’individus appartenant h la même espèce, ou d'espèces appartenant à un même genre.

ÉLÉAGNÉES. Famille de plantes dicotylécs apétales, renfermant trois ou quatre genres, dont deux ( Hippophaë et Elœagnus) appartiennent 4 la flore d'Europe. Les Éléagnées, voisines des Daphnoîdécs, s'eu éloiguent par la situation de l’ovule inséré près de la base de l'ovaire; elles diffèrentdesSanlalacéespar un ovaire libre, 4 ovule dressé, et des Protéacées par un |>ériantlie régulier et un fruit monosperme. — Les Éléagnées sont dispersées dans l’Europe moyenne, l'Asie tempérée et tropicale, et l'Amérique boréale et tropicale. Les baies de quelques espèces de la Perse et de l’Inde sont comestibles. — i.’Ebeagnus angustifolia (vulg. Olivier-de-Bohême) est un arbre à feuillage argenté cultivé dans les parcs.

Les caractères de cette famille sont les suivants : Arbres, arbrisseaux, ou sousarbrisseaux, 4 rameaux ord. spinescents. Feuilles brièvement pétiolées, entières; couvertes 4 leur face inférieure de poils en forme d'écailles discoïdes peltées, de couleur brune ou argentée. Fleurs régulières, hermaphrodites, (tolygames ou dioïques; axillaires, solitaires, ou disposées en épis ou eu particules ; les mâles groupées en chatons (I/i/i/to/ihaè), chacune 4 l’aisselle d'une petite bractée. Périanthc verdtUre, 4 2 sépales (Hippophaë), ou campanulé, 4-5-fide, 4 intérieur coloré; muni d’un disque charnu. Étamines en nombre double de celui des sépales, 4 anthères presque sessiles. Ovaire composé d'un seul carpelle, renfermé dans le tube du périanlho, uniloculaire, uni-ovulé. Ovule dressé, réfléchi. Fruit charnu, ou osseux, monospenne indéhiscent. Graine ascendante, pourvue d'un périsperme entourant un embryon droit.

E/egans. Élégant; dont les formes ont beaucoup de grdee et les couleurs beaucoup d'harmonie.

Elevatus. Relevé eu une saillie obtuse. Se dit des nervures saillantes, des bords redressés, etc.

ÉLEVÉ, datas, procerus. — Voy. Elatls.

litRÜAIN (OS ST-PIERRE). 20

450 KLLÊIKJHfc.

ELLÉBORE ou HELLÉBORE [UtUeborm niger, vulg. Rose -de -Noël [Bg. 585 et 586], famille des Renonculacécsy. Belle plante cultivée daus lesjar-

Fic. 585. - Ellébore Itose-de-Nuel fie. 580. - Pleur et pétale grandeur naturelle, ( Helleborus niger), proportions d'un //etfeiorut voisin de 1 II. mgtr (Romréduites. de-Noël).

KlC. 587. — Ellébure l’ied-dc-griflbn (Ikllehuius [velùiui r

ELI.ÉBORE-BLANC. — BLLÉBORINE.

dins, fleurissant en hiver. Toute la plante exhale une odeur vireusc ; le rhizome, d'une saveur Acre et amère, était employé jadis comme purgatif sous le uom de racine-d' Ellébore. Les rhizomes de VH. fœtidus (vulg. Pied-de-grilTon) (lig. 587), plante des lieux incultes du centre de la France, et de VH. viridis, plante du nord de l'Europe, ont moins d’àcrelé. L’espèce dont les anciens conseillaient aux gens à cerveau dérangé de prendre quelques grains, est VH. orientalis, plante de la Grèce. On a sérieusement tenté l'emplui de la poudre d’EUébore contre la folie (la monomanie); celte substance agit comme dérivatif sur l'intestin, ainsi qu'agirait tout autre purgatif.

ELLÉBORE -BLANC, Varaire, Véralre blanc. Grande plante de la famille des Colcbicacées, abondante dans les prairies sous-alpines : le Veratrum album (flg. 588), dont la souche rappelait aux herboristes, par sa forme et par ses pro-

priétés actives, le rhizome des Ellébores. La souche du Veratrum album agit, même à faible dose, comme purgatif violent ; c’est un médicament dangereux. On l’emploie quelquefois 5 l’extérieur, en lotions, pour détruire les iusecles parasites (les Pedieultu et les Acaru»),

BLLEBORINE. Nom vulgaire donné aux Orchidées du genre Serapia » et autres genres voisins, en raison de la forme de leurs feuilles (ovales plissées longiludinalcmcut), qui rappellent celles du Veratrum album (Ellébore-blanc).

Fig. 588. — Faux-Ellébore, Ellébore-blanc (Veratrum album)» (Ces figures sont fort réduites.)

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