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ÉPI

ÉPI, spica. Inflorescence appartenant au type indéfini (fig. 610 à 615). Un épi se compose de fleurs rapprochées, disposées le long d’un axe indéfini. Cet axe se termine par épuisement, après avoir produit des fleurs dans toute sa longueur, à partir du niveau inférieur où est située la première fleur ; le dévelop-

pe;. UIO. — Epi d'un Plantain Fio . 611. — (trappe simple Fie. <512. — Chatons (épis

( Ptantngo tnncmlnta). (épi pendant, à lleurs ou pendants articulés) d'un

fruits pédicellés) d'un Cru- Noisetier (Corylws); Seillier ( liibes ).

iwmcnt et l'épanouissement des fleurs se faisant chez les épis de bas en haut ou de l’extéricdr vers le centre. Les fleurs sont dis|»osécs en épi chez les Plantago (Plantains) (fig. 610), chez iesPolygonum [P. orientale, Grande-Pcrsiçaire, P. Hyilropiper, Poivre-d'cau, P. Persicnrin, etc.), chez les Typha, le Mibora minium, etc.

Les grtipptw simples sont des épis qui, en raison de la faiblesse de leur axe ou rachis, sont pendants (comme chez les Groseilliers [fig. 611]). — Les chutons sont des épis souvent unisexués, à base articulée, qui se détachent de l’arbre, soit après la floraison (chatons de fleurs mâles), par ex. chez le Noisetier (fig. 612), soit à l’époque de la maturité (chaton de fleurs femelles), par ex. chez Fie. 613.— Chaton femelle les Mûriers (fig. 613). — Le s/taatee est un épi a axe (,\(orUi ord. charnu, souvent composé de zones de fleurs unisexuées, sessiles : par exemple l'inflorescence des Aroîdées (Arum, Dracunculus [fig. 616]).

On désigne aussi sous le nom iVépi, dans le langage vulgaire et souvent même dans le langage descriptif, des /xi nicules Spiciformes ou épis com/tosés, qui ne GKAHAIK (DE ST-l‘IER»ï). 30

ÊPI.

sont autre chose que des panicules à rameaux très-courts dressés et apprimés contre l'axe. Tels sont les épis des céréales : le Froment (fig. 615), le Seigle et

KlC. 614. — Spadice (épi Fig. 615. — Ëpi composé Fie. 616. — Kpillets disposés à axe charnu) d'un Dru- d’épilteU (paoicule spici* en panicule, chez l’Aÿroatû

cuncu/iu(Aroïdées). forme) chcs le Froment n/ba,

( Triiicvm aativum ).

l’Orge; leséplr cylindriques des Alof>ecurus, des Phleum, etc. Les épis simples sont désignés, daus la famille des Cypéracées, sous le nom A'épillets.

Epi, dans les mois com|iosés grecs, signifie dessus, sur; en latin, super, supra. Le préfixe hypo, dessous (sub), s’oppose à epi.

ÉP1BLASTE. — ÊPIUKKML.'

épiheinte. epiblascus. bans la famille des Graminées, l'embryon présente chez certains genres une petite écaille membraneuse située du côté opposé au cotylédon, organe désigné sous le nom d ’hypoblasle. C'est cette petite écaille (que je considère comme la deuxième feuille de l'embryon) qu’on a désignée sous le nom A'épiblaste. L'épiblaste existe chez le Froment, l'Orge, l'Avoine, il n’existe pas chez le Maïs, le Riz, etc. Cet organe, bien qu’il représente une feuille , est généralement réduit à un étal si rudimentaire, qu’on peut sans étonnement le voir disparaître complètement chez certains genres, tandis qu'il est plus ou moins manifeste chez d’autres.

Epiblema. Nom donné par M. Schleiden à l’épiderme des organes ou parties de plantes qui vivent submergés et ne présentent pas de stomates.

f PK ARPK, epicarpium. Nom donné à la couche externe du péricarpe, sans se préoccuper de la nature de cet organe. Il est évident que chez les fruits qui résultent d'un ovaire libre et chez ceux qui résultent d’un ovaire adhérent, l'épicarpe n’appartient |>oint au même organe, et que, dans le premier cas (chez la Pèche, par ex.), il représente la couche externe de la feuille carpellaire, et dans le second cas (chez la Pomme, par ex.), la couche externe de l'organe tubuleux qui est soudé avec les feuilles carpcllaires et les recouvre.

ÉPIDENDRES (Plantes), epidendrœ = Fausses-parasites. Végétaux qui sont implantés sur les écorces des arbres (dans les forêts humides des régions inlcrtropicales), sans en tirer leur principale nourriture (vivant essentiellement de la vapeur d’eau contenue dans l’air) : telles sont de nombreuses et belles Orchidées, Aroïdées, Broméliacées, etc.

ÉPIDERME, epidermis, epiderma. La couche extérieure de l’écorce qui revêt toute la surface d'une plante ou d'une partie de plante, au moins pendant

Fie. (il 7. — Lambeau d'épiderme grossi Fie. ti!8. — Coupe perpendiculaire du .d'une Jacinthe ( Hyacinthus ). môme fragment d’épiderme, très-for-

toinent grossi, au niveau d’un stomate, sty et d’une chambre à air, ch.

la première période de son développement. L'épiderme se compose d’une et quelquefois de plusieurs couches de cellules en général aplaties, soudées intimement entre elles, et lâchement adhérentes à la couche d'écorce située immédiatement au-dessous. On reconnaît dans l’épiderme plusieurs parties distinctes : l'épiderme proprement dit et la pellicule épidermique, membrane continue non celluleuse, qui recouvre, comme une mince couche de vernis, toute la surface

ÉPI DEHMOIÜAL. — ÉPIGYNE.

de l’épiderme, et est susceptible d’en être isolée par la macération. L'épiderme présente h sa surface les ouvertures des petits organes respiratoires connus sous le nom de Homales (fig. 617 à 620). Voy. Écohce et Stomate.

Fie. 619. — Lambeau d épiderme (grossi) à cellules épidermiques sinueuses, pris chez un Sedum et présentant des stomates, c.

Fig. 620. — Coupe verticale d'un fragment d'épiderme (pris chez la Garance; au niveau d’un stomate. — l, chambre à air du stomate.

EPIDERMOIDAL, cpidermoidalis. Qui appartient à l’épiderme. Qui est de la nature de l’épiderme.

ÉPIGË, epigœus. Qui est situé au-dessus du sol. On nomme /pigés les cotylédons qui sont entraînés hors de terre pendant la germination (par l'élongation de la parlie de l’axe située au-dessous de leur inserliou). 1a» cotylédons qui restent enfoncés dans la terre sont dits, par opposition, hypoyés.

iimi; i:\f:sr (Théorie de l’). Selon celle théorie, le germe de l’embryon serait formé dans l’ovule pendant l'instant où la fécondation s'opère ; et par conséquent l'ovule ne fournirait pas l'embryon, il n’en serait que le berceau et en même temps la nourrice. Voy. Évolution et Fécondation.

l Plt.OMt lt Nom de la couche meinbranctt.se qui recouvre 1 ’endogonium de l'archégonc ou jeune sporange, chez les Mousses et les Hé|>aliques. L'epi- I goniiwi est une enveloppe celluleuse qui se termine en un col évasé au sommet, et a la forme d’un carpelle ou d'une petite bouteille. lorsque Yendogtmium passe à l’état de capsule, Vepigonimn, déchiré chez les Mousses circulairemenl au-dessus de sa base, est entraîné par la capsule ou urne, et constitue la coilTe (i valyptra ); chez les Hépatiques, il est ordinairement déchiré vers son sommet, qui livre passage à la capsule, et il constitue une gaine à la base du pédicclle. Voy. Endoconium.

ÉPIGYNE, epigyniis. Se dit des organes de la fleur insérés au sommet d'un tube (cupule réceplaculaire) soudé avec l’ovaire (1), de telle sorte qu’ils pa-

(1) Une fleur à corolle épigyne est dile clle-méme fleur éjrigync. Dans diverses méthodes, on a groupé, sous le titre épù/ynie, les plantes chez lesquelles l'insertion est epigync. — Le tube adhérent aux parois de l'ovaire, au sommet duquel le calice et la corolle paraissent insérés, est le résultat des décurrcuces des sépales feuilles calicinales), des pétales, et meme des étamines (feuilles slaminales/, que les étamines soient directement épigyne*. ou qu'elles le soient indirectement (étant insérées sur la corolle épigyne). Ce tube adhérent, et qui dans le type épigyue parait fane corps avec 1 ovaire (ensemble des

ÊPILLET. — fcPINARÎ). /|69

missent naître du sommet de l’ovaire lui-mëme (fig. 621 à 623). Voy. CALICE, Corolle, Cupule réceptaculaire, Disque, Étamines, Insertion.

Fie. 621 . — Fleur tyigyne dial y pétale d’une Ombel* lifère, le Fenouil (Fœniculum officinale).

Fie. 622. — Fleur tpigyne gamopétale d’une Rubiacéc, la Garance (Rubin tmc forum).

Fie. 623. — Coupe longitudinale (paragramme) de la fleur du Rubia fine forum.

ÉPH.M5T, spieuta = locu.tla. Dans la famille des Cypéracécs, on désigne sous ce nom de véritables épis simples, ceux du Carex dinica, par exemple. On nomme aussi é/iillets, dans celte famille et dans celle des Graminées, les petits épis dont se composent les panicules (fig. 616). Chez les Graminées, l'épillet est ordinairement muni i sa base de deux bractées scarieuses appelées glumes.

ÉPILOBFj (Epilobium). Genre de la famille des Onagrariécs. Le suc. des Epilobes est légèrement astringent. On a attribué jadis à la racine de VEpilobium aiu/usti folium (vulg. ’Laurier-de-Saint-Antoine), infusée dons de bon vin, la propriété de rendre l'esprit aimable et gai.

KI'IMKDII M AI.PIXl'M (vulg. Chnpeau-d'éoèque). Espèce appartenant il la famille des Berbéridécs. Cette plante, indiquée avec doute en France, se rencontre dans les Alpes de la Suisse, en Piémont, etc. Ses feuilles sont amères, et leur décoction a été conseillée comme sudorifique. Il est avantageux de remplacer, pour l’usage médical, celle plante rare par les plantes communes, qui possèdent à un plus haut degré les mêmes propriétés.

ÉPIXAIll» [Spinacia olerncea, famille des Chénopodiées). Une des plus vulgaires de nos plantes potagères; on en cultive plusieurs variétés. Les feuilles de l'Épinard renferment quelques sels unis à une substance mucilagincusc abondante.

feuilles carpcllaires:, est le même qui, elles les Heurs dites / lérigynts , est indépendant de 1 ovaire, que les étamines soient elles-mêmes périgynes (insérées sur la corolle) ou liypogynes (insérées à la base de l'ovaire). Sa surface interne est quelquefois recouverte d'une courbe glanduleuse qui, dans le type épigyne, recouvre en partie te sommet de l'ovaire et est alors nommée r/iqar tpigyne. Celle couche glanduleuse est de même nature que celle qui, sous les formes variées d'écailles abortives, de cupules charnues, etc., s'observe à la base de certains ovaires dans le type hypogyne dans lequel toutes les parties de la ncur naissent au même niveau, sur le réceptacle ou torus , au sommet du pédicellej. — Je considère les tubes épigynes ou périgynes comme des axes rudimentaires.

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