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ÉPINE

pules et base de feuilles spinescentes (fig. 627 5 629), d’un fruit spinescent (fig- 630), de ramuscules (cladodes) spinescents (fig. 631). Voy. Aiguillon.

Fie. 627. — Feuille axillante d’une rosette b de feuilles, transformée en épine rameuse, •T de l'Épine-vinette ( Berberis vulyarù ),

Fig. 628.— Feuille de Groseillierépineux, pourvue à sa base d’une épine trifiirquée.

Fig. 629. — Stipules spinescentes (à l'état d’épines) chei le Padurui acuUaius ,

Fig. 630. — Capsule hérissée d'épines de la Ppmme-épineuse < Dut uni Stramonium).

Fig. 631 . — Rameau portant des ramuscules en forme de feuilles (cladodes) terminés en épine, du Petit-Houx (Ruscux ucu/eatus).

ÉPINE-TINETTE. — ÊPIPHTLI.E.

ÉPI K P'- V l.\ KTTE ( Berberis vulgaris, F. des Berbéridéesi (fig. 632). Ses feuilles ont une saveur acidulé agréable ; ses fruits, avant leur maturité, sont amers et astringents; mûrs, ils sont acidulés : on peut en préparer une limonade rafraîchissante et des conserves d'une saveur agréable. On emploie pour la

teiuture la matière colorante jaune que renferme le liber de la tige et de la racine. La médecine du moyen Age employait contre l'ictère (jaunisse) cette racine, qui parait douée de propriétés purgatives ; elle est actuellement inusitée.

Les parties herbacées et les fruits bacciformes des plantes de la famille des Berbéridées renferment généralement de l'acide malique. La matière colorante jaune contenue dans l’écorce et la racine est d'une saveur amère qui a une certaine analogie avec celle de la Rhubarbe. Cette famille ne comprend aucune plante vénéneuse.

Elle est représentée en Europe par un petit uombre d'espèces ; la patrie du plus grand nombre est l’Amérique du Sud.

ÉPINEUX, spinotus. Qui présente des épines : la tige du Cirsium palustre est Fin. 632.— Rameau fructifère et grappe épineuse. — Terminé en épine s'exprime île fleura (réduits) de f Épine-vinette par le mot spinescent (spinescens) : bractée ■ lier ber is vu/oaris). .

spmeseente.

Epipetalus. Qui semble inséré sur un pétale. Se dit de l'insertion des étamines sur la corolle.

ÉPIPHBAOTIE, epiphrntjma. Dans le genre Pnli/lrichmn (faut, des Mousses), iom donné 1 la membrane qui ferme l 'urne après la chute de son opercule. Cette membrane n'est autre chose que la paroi supérieure du sac qui remplit la cavité de l'urne, et qui est considéré comme le sporange proprement dit : c’est cette même membrane qui chez un grand nombre de .Mousses se partage en dents régulières, et est désignée sous le nom de péristmne intérieur ; quant à la rangée externe de dents désignée sous le nom de périslome extérieur, elle est formée aux dépens des parois de l’urne elle-même.

ÉPIPHYLLE, cpiphgllm. Se dit des organes qui semblent insérés sur une feuille ou sur une bractée. Cette insertion n’est qu’apparente: ainsi le pédoncule du Tilleul est décrit comme naissant sur une bractée, tandis qu'il s'agit en réalité d’une bractée dont le limbe est largement décurrent sur le pédoncule au-dessous de sa propre insertion (fig. 633). — On a, par erreur, donné l'épithète A’épip/iyltes à des fleurs naissant sur des rameaux aplatis cl colorés en vert (cladodes), qui ont jadis été pris pour des feuilles. Ces rameaux, dont la forme dissimule la nature, naissent à l'aisselle d'écailles qui sont les véritables feuilles : dans le l’elit-llnux, la fleur liait d’un rameau de cette sorte ;

ÊPIPHYTES. — ÉPISPERME.

ce rameau s'étant dilaté latéralement, la flenr est placée sur la ligne moyenne. Dans le genre Xi/lnphylln, appartenant 4 la famille des Euphorbiacées, les fleurs sont rejetées sur les bords du rameau aplati, la dilatation du rameau s’étant faite du centre à la circonférence (lig. 634).

Fig. 633. — Inflorescence dite ^/riphyl/r Fin. 631. — Fleurs diles (à tort) tpi-

d'un Tilleul phyl/es , naissant sur un cladode

de XyltythyUn.

Dans l’état normal, les feuilles ne donnent naissance ni à des feuilles ni à des fleurs; néanmoins il arrive accidentellement, ou sous l’influence de procédés artificiels, que les feuilles produisent des bourgeons ou des bulbilles qui, dans ce cas, sont réellement épiphylles. — Les ovules sont des bourgeons d'une nature spéciale qui sont en réalité épipbylles, ordinairement sur les bords des feuilles carpellaires. Voy. Cladodes, Ovules.

ÉPIPHYTES (Plantes). Celles qui vivent en faux-parasites sur les arbres. Ex. : les Orchidées dites fausses-parasites, qui sont fixées sur des écorces souvent réduites en terreau, mais qui n’empruntent point de sève II l'arbre qui leur sert de terrain ou de supporL Ces plantes vivent presque complètement aux dépens de l'humidité de l’air.

Epirrhizut. Qui naît sur les racines. Sc dit de certaines plantes parasites sur les racines ou les rhizomes de divers végétaux : des Orobanchcs et des Luthrwa, par exemple.

éPISPLBNE, epispermium — Spermoderme. Enveloppe composée de deux

U 74 ftPlSPERMIQUF.. — fcQÜISÉTACÊES.

ou plusieurs membranps et qui entoure l'amande (l’embryon, et le périsperme, quand cet organe existe). L’épisperme est vulgairement nommé jieau ou pellicule de la graine.

ÉPISPERMIQUE, epispermicus ■ Qui appartient à l’épisperme.

E pisporium. Nom donné à l'enveloppe des spores chez les Urédinées.

ÉMJIMIE ( Euphnrbia iMthyris, famille des Euphorbiacées). Les graines des diverses espèces du genre Euphorbia, et notamment de \’E. [xithyris (fig. 635) (où elles sont assez grosses), peuvent fournir par expression une huile purgative

analogue à celle de graine de Ricin.

L’Épurge est une belle plante bisannuelle qui se reproduit subsponlanément dans les jardins des villages. Les graines sont quelquefois employées comme purgatif par les gens de la campagne, mais elles provoquent souvent le vomissement.

— La racine de plusieurs espèces d’Euphorbes vivaces [Euph. Esula, E, Cypttrissias, E. Gerardiann, E. Pityum, etc.) a été employée comme purgatif sous le nom de racine d’Esule.

ÉQUINOXIAL, wquinoctialis. — Fleura équinoxiales , diurnes ou tropiques ( flores tropici) (ces appellations sont peu usitées), fleurs qui s’ouvrent et se ferment plusieurs jours de suite à des heures déterminées (ex. : celles de VOrnilhoqalum umbellatum , vulg. Dametf onîe-heures). — Fleurs météoriques (flores meteorici), celles qui s’ouvrent et se ferment selon l'état de l’atmosphère : c'est ainsi que les fleurons d’un grand nombre d'espèces de la famille des Chicoracées, étalés horizontalement pendant le beau temps, se redressent et se rapprochent pendant la pluie, puis s’étalent de nouveau lorsque le soleil reparaît.

KQIIISÉTACÉES (Classe des) ( Equisetaceer ). — Les Équisétacées sont des plantes acotylées (Cryptogames) acrogènes (s’accroissant par des bourgeons terminaux), qui se rapprochent 5 certains points de vue de la classe des Fougères, mais constituent néanmoins une classe très-distincte par la structure des organrs de la végétation, et par la disposition des organes rie la fructification de la plante adulte, situés sur l'axe et non sur les feuilles. — Cette classe comprend une seule famille réduite, dans le monde végétal actuel, au genre Equisetimi (Prêle:. A des époques géologiques reculées, les Équisétacées jouaient un grand rôle, conjointement avec les Fougères arborescentes, et avec les Cvcadécs, dans la décoration végétale du globe terrestre: la famille des CALAMITES, voisine de celle

Fia. 635. — Fragment de la sommité florifère de l'Êpurge ( Enptwrbia Lathyris).

ÊQU1SÉTACÉES. 475

des Équisétacées, peuplait alors de vastes marécages boisés et les bords des lacs et des rivières de ses espèces d’un port élégant et bizarre, d'une taille gigantesque relativement à la dimension des Prèles actuelles, qui leur ont survécu.

Les Equisetum sont pourvus de souches (ou rhizomes souterrains rameux) vivaces, munies de fibres radicales adventives. Ces rhizomes émettent souvent des tubercules ovoïdes ou globuleux, isolés ou superposés, dont chacun représente un mérithalle ou entre-nœud charnu dilaté et raccourci, dont le rôle physiologique est d’être pour la plante un magasin de substance nutritive ; ces tubercules se rencontrent à l’état fossile chez les Prèles et les Calamites des époques paléontologiques. Les tiges aériennes, qui naissent des rhizomes, sont annuelles, simples ou pourvues à leurs entre-nœuds de rameaux verticillés. Ces tiges sont formées d’un tissu cellulaire mêlé de vaisseaux annulaires ; elles offrent des lacunes longitudinales disposées symétriquement, pleines d'air; elles sont recouvertes d'un épiderme souvent très-dur, contenant une matière siliceuse. — Ces tiges et ces rameaux (fig. 636) sont pourvus au niveau de chaque nœud, mais (contrairement, en apparence du moins, à la disposition normale des feuilles) en dedans du verticille de rameaux, d’une gaine membraneuse terminée par des dents régulières et qui tient lieu de l’appareil foliaire. On considère généralement cette gaine comme étant un verticille de feuilles rudimentaires soudées bord 5 bord et dont les pointes restent libres, mais il reste à expliquer la situation axillaire et non axillante de ces feuilles relativement aux rameaux, foc- 636. — Sommité de la — Je présente l’explication suivante sous tontes ré- KïïST

serves d'un nouvel examen. Cette disposition de la

gaine ne serait-elle qu’apparente? et les rameaux naitraient-ils à l'aisselle de la gaine (verticille de feuilles) de l'entre-nœud situé au-dessous d'eux? l’élonga- Hon de la tige au niveau de l’insertion des rameaux les transportant au-dessous du verticille de feuilles supérieur (des Phanérogames, des Solanum par ex., offrent un phénomène analogue qui n'est pas contesté). Après tout, la gaine ne manque jamais à chaque entre-nœud, et les rameaux cxistcul ou n'existent pas. Il y a des gaines sans rameaux, il n’y a pas de rameaux sans gaines : c'est ainsi que les feuilles se développent toujours régulièrement chez les Phanérogames et que leurs bourgeons axillaires peuvent ou se développer, ou rester à l'état latent.

Passons aux organes de la fructification. Ils sont d’une seule nature chez la plante adulte; il n'y existe pas d'anthéridies, mais seulement des sporanges. La disposition de ces sporanges est la suivante ; L’extrémité des tiges ou des rameaux fructifères (fig. 637) est mi épi ovoïde composé d’une spirale de pédi-

ÊQUlSÊTACfcES.

celles terminés chacun par un épanouissement pellé en fonne de petite table hexagone (lig. 637) ; à la face inférieure de cette sorte d’écaille peltée (que nous pouvons comparer i celle des chatons milles de l’Aune, A/mis ghitinoan, ou aux écailles [«liées des épis femelles de certaines Cupressinées, du Cyprès, par exemple) sont insérés en cercle cinq h sept sporanges désignés quelquefois sous le nom de ronceptacles cl de sporocarpes, s’ouvrant longitudinalement en dedans, et contenant un grand nombre de spores très-fines. — La spore est globuleuse (fig. 638 et 639); de sa base partent quatre élatères (dont le rôle paraît être de projeter la spore hors du sporange). Ces quatre appendices filiformes, disposés en croix et renflés en antennes (de papillon diurne) à leur extrémité, ressemblent ii des lassos; ils sont très hygrométriques, s'enroulent autour de la spore, et se déroulent alternativement, selon l’état de sécheresse et d’humidité de l’air, et sous l'haleinc de l’observateur. Au lieu de quatre élalères, on décrit ordinairement deux élatères soudés en croix h la base de la sjiore. (les organes (ainsi «pic les spores de toutes les plantes cryptogames) doivent être observés h un fort grossissement du microscope.

Fig. 637. — Ecusson fructifère d’une l'rèlc (grossi).

Fie. 638. — Spores munies d'élatères d’une Prèle (fortement grossis;.

Fig. 639. — Spore entourée de ses élatères.

Celte spore des Equisetum est tout à fait analogue h celle des Fougères adultes; elle donne naissance par sa germination à un pmthalle ayant l'aspect d'une très-petite Algue filamenteuse 11 filaments soudés en membrane lobée, et portant (comme le prolhalle des Fougères) des organes reproducteurs des deux sexes (M. G. Thurct y a découvert les antliéridies ; Al. Ali Idc y a découvert les archégoncs). Ces organes reproducteurs se trouvent ou non réunis sur le même prothalle. Les prothalles des Equitetum sont dioïques ou monoïques. Les anthéridies se développent vers l’extrémité de la petite fronde; ces antliéridies sont unicellulaircs et renferment un grand nombre d'anthérozoïdes munis de longs cils vibratiles. — l«s arebégones se développent vers la partie centrale de la fronde, ils ressemblent à ceux des prothalles des Fougères; une cellule qui occupe le fond de leur cavité se développe en un bourgeon qui donne naissance au nouvel individu sous sa forme définitive.

La disposition, sur le prothalle, de ces antliéridies et de ces arebégones, me confirme dans l'opinion que, d'une part, ces antliéridies (que je regarde connue analogues aux tubes cloisonnés renfermant les anthérozoïdes chez les Characées)

ÊQUITANT. — ERECTUs. 477

correspondent aux granules polliniques des Phanérogames (granules polliniques qai sont des cellules modifiées du parenchyme de la feuille slaminale) ; et que, d'autre part, les archégones correspondent aux ovules des Phanérogames (nus chez les Gymnospermes, comme ils sont nus sur ces prothallcs), qui sont de véritables bourgeons nés sur la feuille carpellaire. La cellule qui occupe le fond de la cavité des archégones, et qui donne naissance au bourgeon (après, sans doute, avoir reçu l’imprégnation d'un anthérozoïde, ainsi qu'on l'admet généralement), représenterait le premier rudiment du nucellc ou du sac embryonnaire; uuccllcctsac embryonnaire qui (dans ma manière tic voir sur la morphologie de l'ovule chez les Phanérogames) représentent les feuilles les plus internes du bourgrou ovulaire. Voy. Générations alternantes.

— Voy. Histoire naturelle des Equisetum de France, par M. Duval-Jouve (Paris, 1864).

ÊQUITANT, equitans. Se dit de feuilles pliées longitudinalement et l'une à cheval sur l'autre, c’est-à-dire dont l'inférieure ou extérieure embrasse la supérieure ou intérieure (chez les Iris, par exemple [lig. 640]). las feuilles qui, pliées longitudinalement, s'emboîtent mutuellement (de telle sorte que l'une des moitiés longitudinales de chaque feuille soit embrassée par l'autre feuille), sont dites doublement equitantes [invicem equitantia ou semi-am^lexa). — Les cotylédons sont équitants ou cosidupliqués chez les Crucifères dont la radicule est incluse.

ÉRABLE. Kspèces du genre Acer, fam.

des Acérinécs. VAcer canqiestre est employé comme bois à brûler. LM. platanoides (Érable-Plane), IM. Pseudoplalanus (le Sycomore), IM. Negundo ( Negundo fraxinifolium, le Negundo), sont plantés dans les promenades.

Les arbres de la famille des Acérinées ont une sève plus ou moins sucrée. Chez plusieurs espèces exotiques, on recueille celte sève en pratiquant à l'écorce des inrisions : on en extrait du sucre; on peut aussi la faire fermenter pour en obtenir une liqueur spirilueuse. L’écorce est astringente ; le bois est compacte et d'un grain très-fin.

Erectus. Dressé (voy. ce mot), — Ercctiusculus. Un peu dressé.

Fig. 040. — Iris germanica, plante à feuilles Cquitantes,

478 ÊRÈMË. — ERGOT.

ÉRÉHIK. Nom (inusité) donné an fruil qui résulte de carpelles écartés eutre eux, mais qui se terminent par un seul style composé et indivis : chez les Labiées, par exemple.

ergot (fig. 641 à 649). La production singulière connue sous le nom à.' ergot ( Sclerotium Ctavus DG.), et qui se développe accidentellement au

Fig. 641. — Épi de Seigle Fig. 643. — Ergot du Kro- Fig. 644. — Ergot du Diss ergoté. ment ( Triticum ). (.Im/Wof/evmtM tenax),

centre de la fleur chez diverses Graminées, soit spontanées, soit cultivées (céréales), très-fréquemment sur l'épi du Seigle ( Secnle cereale), a été pour les cryplogamisles l’objet d’intéressantes et nombreuses éludes.

Selon M. Léveillé et selon M. Fée (4 l’opinion desquels je me rattache).

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