ESSENTIEL. — ÉTAMINES
il l'approche d’on corps pii combustion (leur volatilité faisant de cette approche un contact); elles sont solubles dans les huiles grasses et dans l'alcool, insolubles dans l’eau à volume égal; elles sont solubles dans mille fois leur volume d’eau. — Pour les obtenir, on distille les plantes fraîches avec de l'eau : l'essence passe avec la vapeur d'eau et se rend dans le récipient; on concentre en distillai^ de nouveau le produit des premières distillations. — I.es essences de Rose, de Menthe, de Camomille, d’Absinthe, d'Anis, de Sauge, de Romarin, de Laurier-Cerise, de Citron, etc., etc., s’obtiennent par ce procédé. — L’essence de Girolle, de Cannelle, etc., s’obtient de la distillation des substances concassées et macérées dans l'eau. — L’essence de térébenthine est le produit de la distillation de la résine du Pin-maritime; le camphre est une essence solide, obtenue par sublimation (sorte de destination avec solidification des parties volatilisées). — Les essences non-seulement s'évaporent à l'air libre, mais s’altèrent à la lumière; on doit les conserver en flacons hermétiquement clos, et il parois opaques. — Certaines huiles essentielles on essences sont journellement employées dans la pratique médicale. D’autres appartiennent exclusivement à U parfumerie; d’autres sont employées dans les arts et dans l’industrie.
ESSENTIEL, essenlialis. Se dit des organes indispensables à la reproduction de l’espèce (ex. les étamines et les ovules). — Caractères essentiels, ceux qui caractérisent d’une manière absolue, soit une espèce, soit un groupe d'espèces.
ESTIVAL, œstivalis. Qui fleurit pendant l’été.
ESTRAGON ( Artemisin Draeuneultu , fam. des Composées-Corymbilèrcs). Cultivé dans les jardins potagers, est en usage comme condiment.
Esuluralus. Qui est dépourvu de sutures; qui ne présente pas de suture apparente. — Suture, la réunion et la soudure des bords, soit d’une même feuille pliée longitudinalement, soit des bords de deux feuilles différentes, mais appartenant à un même verticille. Voy. Carpelle.
ÉTAGÉ, labulatus — intei rupte-superpositus. Se dit d'objets ou de cavités placés par couches superposées.
ÉTALÉ, patens, patulus. Se dit d'un rameau qui s’écarte de la tige h angle droit ; des pétales d'une corolle très-ouverte, etc.
ÉTAMINES, slamina (fig. 651 à 670). L’étamine est un des organes les plus importants de la fleur chez les plantes plumérogames. Les étamines constituent un ou plusieurs verlicilles successifs (qu'on désigne sous le nom d'andrucre), situés entre le verticille des (létales (corolle) et le verticille des carpelles (gynécée). Les étamines sont (comme les sé|valcs et les |>élalcs, et comme les carpelles) des feuilles modifiées (fig. 651 et 652). On distingue chez l’étamine trois parties princi|iales : i"lc filet, qui correspond au pétiole de la feuille ou à l'onglet du pétale; le connectif, qui correspond à la nervure moyenne, et les deux lobes de Vanthère, qui correspondent aux deux moitiés du limite de la feuille. L’anthère est la partie la plus importante de l’étamine au point de vue des fonctions de cet organe. L’étamine est susceptible d’être réduite à un filet stérile (c'est-à-dire dépourvue d'anthère) ; elle est également susceptible d’être réduite à une anthère scssile. L'anthère est la partie de l'étamine qui renferme le pollen (fig. 653) on corpuscules reproducteurs mâles (pii, par imprégnation.