ÉTOUPE. — ÉTUDES BOTANIQUES
étalés cl disposés en étoile. — Poils étoilés, poils rameux dès la hase, dont les ramifications sont écartées en étoile et ordinairement appliquées à la surface de l’épiderme.
étoupe, st uppa ou stupa. Certains flocons filamenteux ont été comparés à de l'étoupe.
ÉTROIT, angastus. Dont la longueur l’emporte de beaucoup sur la largeur; est l’opposé de large ( latus ).
ÉTUDES noiiMQius (Premières). — Quel que soit votre but en commençant l'élude de la botanique, que celte science ne doive être pour vous qu'un délassement, ou que vous avez le désir de vous y livrer tout entier; quelle que soit la limite 4 laquelle vous deviez vous arrêter, et dans quelque direction que vous poursuiviez vos recherches, ne vous servez des livres que pour vous faciliter l’étude directe de la nature.
Vous contentez-vous de suivre un coure, ou d’étudier dans les livres, sans avoir les piaules sous les yeux ; si intéressant que soit le cours, si éminent que soit le talent du professeur ou le mérite du livre, si grandes que soient votre attention et votre assiduité, il ne vous en restera que peu de chose dans la mémoire.
Suivez, dès le début, les herlvorisations publiques, et faites en sorte d’étudier dans une Flore dont les descriptions soient au niveau des connaissances actuelles les plantes étiquetées que vous aurez recueillies; vous apprendrez ainsi la valeur des mots, et vous pourrez, 4 l’aide de bons traités élémentaires, étudier d’après nature les organes que les descriptions de la Flore vous auront désignés ; c’est |x>urvu de ces exemples, et ces types gravés dans la mémoire, que vous suivrez les cours avec utilité.
Les plantes étiquetées des jardins botaniques sont destinées 4 vous rendre le même service que les plantes nommées aux herborisations. Vous aurez de plus, dans ces jardins, l’avantage de pouvoir comparer en quelques instants un grand nombre de familles et de genres différents; mais vous aurez de moins qu’4 la campagne l'avantage de pouvoir récolter et emporter les objets de vos éludes pour les examiner chez vous plus complètement et 4 loisir : car les plantes des jardins, |w>ur pouvoir servir 4 tous, ne doivent être emportées par personne.
Si vous sentez en vous l’ardeur et les dispositions nécessaires pour devenir botaniste et vous livrer, soit aux travaux descriptifs, soit aux travaux d’observation, craignez de disperser sans prolit votre temps et vos forces sur des sujets d'étude trop multipliés. Commencez, aussitôt que vous serez capable de le faire, l'étude d’un très-petit fragment de la science : éludiez-le avec ardeur et de tous vos moyens, sous toutes ses faces et dans tous ses rappris. Si vous avez les connaissances premières acquises, si vous avez le sens Ivolanique, si vous êtes observateur, si votre esprit est juste, méthodique et bien trempé, si votre style est pur et lucide, ce premier travail indiquera ces qualités ou au moins le germe de ces qualités. Vous serez dès lors en mesure d’espérer l’aide et l’appui des inaitres de la science ; les bons conseils ne vous manqueront pas, les biblioihèques et les musées vous seront ouverts ; et les plus précieuses collections
ÉTUDES BOTANIQUES. Ml
pourront non-seulement avec sécurité, mais avec justice et utilité, être soumises il vos recherches et confiées à vos mains.
Il est aussi fâcheux de manquer de confiance en soi, quand cette confiance est motivée, que de s’exagérer outre mesure l'importance d’un travail mince et de peu de portée; ce second travers a cependant son hon côté, car plus l'auteur accorde d'importance à un travail, plus il apporte de soin à son exécution, pourvu toutefois que, ne reculant point devant la fréquente nécessité de recommencer, il sache se garder d'un trop grand respect pour sa première rédaction on sa première idée.
La modestie doit se manifester, non par d'humbles déclarations, mais par la franchise et la simplicité du style, et par la clarté dans l'exposition des idées et des observations ; elle consiste à ne pas se faire d'illusion sur ses forces, après les avoir consciencieusement essayées, et à savoir se restreindre dans la spécialité qui convient le mieux à la nature de son esprit. Êtes-vous assez favorisé pour que la nature ait imprimé, dans l'heureuse originalité d'un coin de votre intelligence, le sceau de sa fécondité, respectez celle sainte empreinte, et craignez surtout, en la négligeant, de la laisser s’effacer. Si vous valez par l'érudition, lisez et professez ; si vous êtes observateur, observez.
Une louable réserve consiste encore à ne |x>inl chercher il s'approprier hâtivement, cl par un travail à peine ébauché, des matériaux qui sont pourd'autres l’objet de travaux consciencieusement élaborés.
Je suis quelquefois consulté par des personnes qui aiment les plantes, et ne savent comment apprendre à les connaître. Les unes ont essayé de les nommer à l’aide des descriptions avant de s’être familiarisées avec la signification des termes botaniques ; les autres possèdent quelques notions, et se donnent cependant beaucoup de peine, même avec de bons livres, pour arriver à trouver le nom d’une espèce ; souvent elles n'y parviennent pas, souvent elles tombent dans des erreurs de déterminations (qui nous paraîtraient impossibles, si nous n'avions nous-mêmes passé chacun par là), et elles se découragent.
La iiotanique est un peu une science de tradition : une promenade dans les champs et les bois en compagnie d’un botaniste instruit et communicatif (et il n’en manque heureusement pas), une herborisation publique sous la direction d'un bienveillant professeur, l'examen, même rapide, d'un herbier bien nommé, en apprennent davantage, au début, que les recherches les plus longues et les plus persévérantes. — Recueillez des plantes au hasard (en échantillons complets), placez-les entre des feuilles de papier gris dans un grand portefeuille, et présentez-les à un botaniste, il est rare qu’il ne vous rende pas avec plaisir le service d'y mettre des étiquettes. — L'essentiel, en effet, est d’avoir, pour débuter, un certain nombre de plantes des principales familles, bien nommées, et d’en constituer, en les séchant, une petite collection munie de ses étiquettes. — Ce noyau d'herbier fournit en quelque sorte l'alphabet de la langue qu’on veut apprendre à parler. Chacune de ces espèces nommées doit être soigneusement étudiée par l'élève; se procurant d'autres échantillons vivants de la même plante, il doit faire l’analyse de toutes ses parties, en suivant phrase par phrase la description qu’il en trouve dans les divers ouvrages descriptifs dont il peut
êtiji Mf.imr.AiRE. — eucalyptus globules.
disposer. — Il loi est facile ensuite de reconnaître les espaces voisines, puis les "en res voisins, et d'augmenter, en même temps que sa collection de plantes, son répertoire dénotions pratiques. — Car se contenter de recevoir des plantes nommées, de les sécher, de les mettre en ordre, même d’en retenir les noms, ne sullit pas : cela peut avoir un certain intérêt pour l'amateur de collections; mais savoir seulement le nom des espèces, sans se rendre compte de leurs rap- [torts de structure, de famille à famille, de genre à genre, d'espèce à espèce, négliger d'étudier leur organisation, ne serait pas connaître les plantes.
Les premiers livres qu’on doit se procurer sont : un ouvrage de botanique élémentaire, les Eléments de botanique de M. Duchartre; le ('ours élémentaire de botanique d’A. de Jussieu ; le Traité île botanique de MM. J. Dccaisne et l.e Maout; les Leçons de morphologie végétale d'Aug. Saint -Hilaire ; la Théorie élémentaire de la botanique de A. -P. De Candolle. — Quand vous aurez lu cela, les plantes sous les yeux, vous en saurez plus que beaucoup d’autres. — Puis, un dictionnaire de botanique (celui-ci, par exemple); — une flore locale où les plantes soient régulièrement décrites, et je recommande, sans fausse modestie, la Flore des environs de Paris de E. Cosson et Germain (de Saint-Pierre), et son abrégé synoptique, notre très-portatif Synopsis. — Enfin, |>oiir apprendre à chercher, à recueillir, à préparer, et surtout à étudier les plantes, ayez le fluide du botaniste herborisant de M. B. Verlot. Vous chercherez utilement aussi dans ce dictionnaire aux articles Bibliothèque du botaniste. Herbier et Herborisations.
Surtout ne pas négliger la collection, l’élude dans la nature, les recherches
Fig. 071 . — Feuilles falciformes, portées sur un rameau grêle, de Y Eucalyptus glohuhit.
dans les herbiers, l’analyse microscopique, cl, s’il est possible, le dessin des sujets d’observation. Quant aux cours et aux herborisations publiques, je n'ai pas besoin d'engager il les suivre. Alors on connaîtra véritablement les plantes. Alors on sera reçu, très-probablement, membre de la Société botanique de France, et l'on assistera régulièrement aux séances, et l’on s'efforcera d'apporterà l'édifice de lascience quelques pierres de plus, en tâchant d'éviter les pavés.
ÉTUI tiédi maire. Rangée interne de fibres qui entoure la moelle et constitue la paroi du canal médullaire chez les tiges des Dicotylédones.
Fu, préfixe ajoutant au mot dont il fait partie le sens de normal , régulier, bon.
EUCALYPTUS GI.OHU1.US. Arbre
gigantesque et d’une croissance très-rapide, de la famille des Myrtacées (feuilles et lleur, fig. «71 et 672). Il appartient, comme ses nombreux congénères, à
l'Australie; il est depuis peu d'années cultivé en Algérie et en Provence. Les
ELCAMOl'ÉI ALfcES.
EU'IlOltlILS.
fouilles (lig. 07 1 ) froissées de ce Myrte géant répandent une odeur suave et pénétrante de Basilic; on attribue a leur infusion (ou niacératiou dans l'eau) concentrée des propriétés fébrifuges aussi puissantes que celles du quinquina : les expériences sont faciles à répéter ; espérons que la future eura/yptine pourra servir de succédanée à la quinine. — Les feuilles de VE. cilriudnra .Gommier) pourraient fournir, ainsi que celles de VE. ylubulus, une essence aromatique.
EUGA.WOPÊTALÉES (EumonoI’êTAI.ées, Adr. Juss.). Plantes à corolle gamopétale et slaminifére.
EUPATOIRE ( Eu/mlorium cnnnubinum, famille des Composécs-Corymbifères). L'Eupatoire a été employée comme émétique et purgative. Plusieurs Eii/minrium sont employés en Amérique connue diurétiques et sudorifiques.
EUPHORBES (Tithymales) (1). Espèces du genre EupAorbia, famille des Euphorbiacécs. I.cs plantes de celle famille (fig. 673 et 676) renferment un suc laiteux qui doit principalement ses qualités âcres à un principe volatil. Selon que ce principe volatif âcre y existe en faible proportion ou dans une proportion plus considérable, ces plantes sont douées de propriétés plus ou moins émétiques et purgatives, on agissent comme poisons âcres et corrosifs. — La plupart de nos Eupltorlies indigènes sont doués de propriétés émétiques et purgatives : V Evpbiu'btii Lnthyris ftpurge) (lig. 673) a pendant longtemps figuré h ce titre parmi les plantes officinales ; les t\ Esula, Gerardiana, Cyparissios, bdiu-
(t) « Les apoticaires (dit Matlhiolc, Cad. Rouille, 1505) appellent indilTéramment toute i> sorte de Tilhymalc Eothi, combien qu’il y eu ait plusieurs espèces. Le Tithyniale chara- » cia» croist en lieux aspres ; sou jus est laxatif, purge le phlegme, la cfiolèrc, en eau o miellée fait vomir,
», Sur le temps des vendanges on tire son jus; quand on lire ce lait, il ue faut toucher ,t les yeux de la main, mais devant que le cueillir il faut oindre le corps d'huile avec du »» vin ; le sue fait tomber les poils, les rors et les verrues ; la racine cuile avec vinaigre o apaise la douteur des dents. Le T. nommé llrtw*ropius tourne ses tètes selon le soleil. » Le T. / '/ - ‘ iplujH' ■ pilé et mis dans l’eau lait mourir les paissons. Le T. Puratias croist o le long de la mer ; on le nomme i/i-iu/t-manUmc : ou le cueille quand le raisin coin* », menée à noircir. Le T. Mt/rsinitr v ou ,My r/i/ev a les feuilles semblables au Myrte ; on lo n cueult quand l’orge commence à se faire gros. Le T. ' '»//,u/7w»/v ressemble du tout à un a petit l'in de n'y a giimvs nui; davantage je crois le tlrand-Als, brani ou Mebexcbcregi ►> cslic le T. nomme des Crées /P l pu a;. Es boutiques le T. btthyris s'appelle Otttijm/tn ; » les feuilles cuites avec un poulet, ou outres' berbes qu'on mange ordinairement, fout s mêmes o|H:i'atiuns. o
EUPH0HB1ACÊES.
Ùi)U
SCO/ un, si Initiai, dcndrnidfls, C linriirins , plati/pliylla, Pityusn , Puralins , Peplus, pf plis , CAiniiiisijce, Myrsinitrs, etc., sont doués de propriétés analogues. J.a poudre de la racine de ces plantes peut être administrée à la dose de 50 centigrammes à I gramme (U) à 21) grains); ou a renoncé à son usage. — On trouvait jadis dans les pharmacies la gomme-résine âcre extraite de VEuphortiKi o/friiiaritnt (lig. 675), aujourd'hui sans emploi, et qui est douée de propriétés purgatives énergiques.
KlC. fi7:t. — Sommité lie VKiqilnirbiti KlG. 074. — tinphurbin etmmienn-.
Lulhyris (vulg. K purge, . Sommité et réceptacle cupiiliformc.
Kl TllOltltl VUES. Famille de plantes dicoljlées, à ovaire libre, à (leurs généralement apétales, mais souvent rangées, en raison de leurs affinités, parmi les Dialypélales. — L’intéressante et belle famille des Kuphorhiacées est représentée dans la llore d’Europe surtout par un certain nombre d'espèces du grand genre Euphorbin, genre anomal cl non typique, connue le nom donné à la famille pourrait le faire penser. Les Euphorbin luliosrnpia ; Réveil-malin) et E. Pépias, sont de mniieuises herbes de nos jardins; 17;'. hithyris (Épurgc) (ftg. 673) est subspontaué autour des villages. Les liois nous ollrenl les si/-
EbHIOiiUUCkL.S.
valtrn, Iticmalis, du Iris; les terres incultes, les E. Cyporissias, Gccardiana, Esulu, vermeosa, plut yplty lia, strirtn ; les moissons, les E. exiytia , fnlcata; les marais, 17;'. / mlustris ; les sables maritimes, les E. Uminæsycc, Peplis,
Fig. 075. — Ricin ( Itianni l'nhim-Christt), Figure du rameau florifère trés-réduile ; détails des fleurs (mâle et femelle/ de grandeur naturelle.
Pityusa, Paint tus; les lieux incultes de la Provence, les E. Elmrnnas, ttunnitiisn, srrrulata, bi-nmbeltntn, porlltntdica; les rochers de Vice, les E. spiitosa, dendroides, nicteeusis, etc., etc. Toutes ces plantes, 4 la fois élégantes et
Ht;. 670. — Graine <)c Ricin Kit». 677. — Graine do lliciu
(provenant d‘ Ame n.juc;, (cultivé en France).
rusli()ucs, contribuent à la décoration des lieux agrestes de nos climats tempérés. Parttii les genres de cette famille représentés en Europe, cilous encore le genre Mcrcurialis, dottl une espèce dioïque ,1e SI. anima] est si commune dans nos jardins, et les genres Bujus (Buis) et Bicinus (Ricin). Le II. commuais l’alma-Chrisli et espèces voisines (lig. 075 à 077), belles piaules de la région
EUPIlORBlACËtS.
méditerranéenne, sont annuels dans le nord de la France, mais arborescente en Provence (à Nice ei à Iljères), comme ils le sont en Afrique.
Les caractères généraux de la famille des Euphorbiacées sont les suivants : Plantes herbacées, frutescentes ou arborescentes, à suc souvent laiteux, à tiges quelquefois charnues ayant l'aspect de tiges de Cactus (fig. 674) ; quelquefois à rameaux florifères aplatis en forme de feuilles (cladodes) et portant les (leurs sur leurs bords (fig. 634) ; à feuilles ord. simples, entières ou dentées, rarement palmées ou digitées (fig. 67.1 et 682). Stipules petites, souvent nulles. — Fleurs unisexuées, il iniques ou monoïques, ord. incomplètes, solitaires, fasciculées en épis, en grappes, en ombelles ; quelquefois mâles cl femelles groupées dans des involucrcs caliciformes eux -mêmes dis|>osés eu ombelle (/:’ iijihorbiti , fig. 673). Calice libre à 4-5-6 sépales, ou plus, quelquefois à 1-2 sépales, quelquefois tout à fait nul. Corolle ord. nulle, quelquefois à pétales en nombre égal aux sépales. — Fleurs mâles : Étamines en nombre défini ou indéfini, à filets libres ou soudés, à anthères ord. bilobées, quelquefois à filets ramenx, chaque division terminée par un lolre d’anthère (/{n i nus) (fig. 67.1). — Fleur femelle : Ovaire sessile ou stipilé, libre, ord. triloculaire, composé de 3 carpelles, quelquefois pluriloculaire. Ovules solitaires ou géminés dans chaque loge, suspendus, réfléchis. Styles libres ou soudés en un style indivis, quelquefois stigmates sessiles. Fruits souvent capsulaires, quelquefois charnus bacciformes ; ord. à 3 coques se détachant isolément à la maturité d’un axe central, cl se fendant |>ar le dos déhiscence loculicide) avec élasticité, en projetant les graines. Graines suspendues, ord. munies d’une caroncule au niveau de l’ombilic, pourvues d’un périsperme charnu, renfermant un embryon droit à cotylédons charnus ou foliacés.
Fir,. <>78. — Pignons-d inde. Fruit cl Fui. <i7‘J. — Fruit et graine du Médi-
graine du Jatropha Curcos (Cure a* cinîcr (Jatropha multifidn , Curons
pur g tins Adanson). multifida).
Notre genre Huphnrbin demande une description sociale : Piailles monoïques, à fleurs mâles et femelles très-incomplètes, renfermées dans un involucrc en forme de calice tubuleux, ayant l'apparence d’une seule fleur; cet involncre présente un limbe ord. à 10 lobes, dont 5 membraneux, et 5 alternes glanduleux, ord. colorés, rejetés en dehors, simulant une corolle. Fleurs mâles en nombre indéfini, constituées chacune par une seule étamine, insérées et renfermées dans le loto de l'involucre, â filet court articulé sur un pédircllc filiforme; ces étamines, ou fleurs mal- s, dis|tosécs eu petits faisceaux placés à l’aisselle de 5 |>ctites écailles frangées. Fleurs femelles : une seule par involucrc et
El'PnORWACÊES.
en occupant le centre, longuement stipitéc et faisant saillie hors de l’involucre, réduite il l'ovaire, ou il calice très-petit, denté, embrassant la Iwsc de l'ovaire, il 3 carpelles monospermes, il 3 styles souvent bifides. Fruit il trois coques monospermes il déhiscence loculicide, se rompant avec élasticité.
La famille des Euphorbiacées est largement représentée dans les régions tropicales de l’Amérique; l'Asie et l’Afrique possèdent un nombre moins consi-
Fig. 680. — Fruit el graine d'Amlassu (.1 nda Gomesù).
dérablc d’espèces. Le suc de ces plantes, souvent laiteux ou résineux, est quelquefois vénéneux, souvent il est doué de propriétés purgatives: ou connaît assez l’usage de l'huile de Ricin; la Mercuriale était el est encore employée dans le même sens. L’huile de Croton Tijlium (fig. 373) est employée comme rubéfiant. Plusieurs Euphorbiacées exotiques fournissent des graines
Fig. 681. — Fruit entier el coupé horizontalement et graine de l’Arbre à huiledu-Japou ( Eüeococca verrucosa).
douées de propriétés purgatives analogues à celles du Ricin. Les graines connues dans les pharmacies sous le nom de pignons-d’ Inde appartiennent au Jatropha Curcas (fig. 678) ; es graines de Médicinier, au Jatropha multifida (fig. 679); les graines d’Amlassu, à YAnda Gomesii (fig. 680); les graines à huile-du-Japon, à 1 'Ehcococca verrucosa (fig. 681).
Plusieurs Euphorbiacées arborescentes sont au nombre des plantes qui fournissent la résine élastique connue sous le uom de caoutchouc. Les souches
EUPHORBIACfcES.
charnues du Jatrn/iha Manihot (fig. 682) fournissent une fécule abondante, qui, débarrassée, par le lavage et la dessiccation, d’un principe vénéneux, est une des bases de l’alimentation de certains peuples des régions tropicales.
Fig. 682. — Jatro/t/ta Mnnthnl (le Manihot ou Manioc).
N’oublions pas de mentionner un des arbres de la famille des Eupborbiacées les plus célèbres par les récits des voyageurs : le Manccuillier (ffippomane Mancinella). Nous donnons ici la figure d’une espèce voisine (VJ/i/ip. ilicifulia) (fig. 683). I.es Indiens se servaient de son suc laiteux très-vénéneux |>our empoisonner leurs flèches. Son fruit, à plusieurs côtes, à noyaux osseux, à suc laiteux, et qui ne ressemble guère à une |>omtnc, fruit auquel ou l'a comparé, la pu occasionner de fâcheuses méprises; sa saveur, d'abord douceâtre, puis brrtante, n’a cependant rien d'engageant. Le danger de se reposer à l'ombre d’un Mancenillier est complètement imaginaire.
Le Sablier-élastique (fig. 685), ou Arbre-du -diable (Hum crépitons), est aussi un arbre de la famille des Kupliorhiacces à suc laiteux très-vénéneux; son fmit est une volumineuse capsule ligneuse composée de nombreuses roques disposées en cercle, et qui, à la maturité, se partagent comme celles des Euphorbes, et sont projetées avec force au loin en produisant un bruit singulier.
Les Eupborbiacées comprennent plus de 150 genres répartis en six tribus principales, savoir : EUPHORBIÊes, IIippo.maaêes, AcaLYPHÉes, CROTONÉtS, PllYLLANTHÉES, Buxfcts.
La famille des Eupborbiacées doit être étudiée dans la savante monographie
EUPHRA1SES.
F.VANESCENS.
d’Adr. de Jussieu, et dans le beau travail |>lus récent de M. Bâillon; le grand genre Fuphorbia,àins les monographies de M. Boissicr et de M. Mueller, et en se conformant aux vues générales eiposécs par M. le comte Jaubert [Bull. Soc. bot. France, 1866).
Fie. 688. — l e Mancenillier à feuilles Fig. 684. — Le Sablier-i lastique, Arbre-duite Houx {Hippomnne ilicifalia), diable ( llitra crépitant ).
KITPHR AISES. Espèces du genre Fuphrasia (F. des Scrofularinées). L’Eupbraisc officinale (F. officinalis), jolie petite plante des prés secs, est douée d'uue saveur amère et astringente ; elle est aujourd'hui sans usage.
E11PHTI.LE (Dunal). Organe appendiculaire en général ; la feuille prise à un point de vue théorique et comme organe générateur des dérivés : pétale, étamine, carpelle, etc. •
KI STA'IHK. Couche externe admise par M. Hartig comme entrant dans la composition de toute paroi cellulaire, qu’il regarde comme formée de trois assises : l'eustathe appartiendrait, selon lui, eu même temps il deux cellules contiguës (matière intcrcellulairc). Ce mot se rapporte au langage de la botanique problèmatique ou énigmatique.
F valais. Qui lie se partage point en valves.
Foanescent = Fvanidus. Fugace ; qui se détruit rapidement sans laisser à peine de traces. Se dit de certaines corolles (par ex. les pétales de T Ephémère, Trodescantia virginica), de certains végétaux cryptogames (par exemple les Nos toc s), etc.
EVANIDINEItVIUS. — EXCEDENS.
Evanidinervius. Dont les nervures disparaissent après un certain trajet.
Eveniut — Avenius. Sans veines ou nervures. (Inusités.)
Evident. Évident; qui n'est pas contestable, qui est visible à l'œil nu.
Evittatus. Sans villa ; dépourvu de bandelettes, ou canaux résinifères. Se dit du fruit de certaines Ombellifères.
évolution, evolutio. Développement d’un organe depuis sa première apparition sous la forme d'un mamelon cellulaire, jusqu'à ce qu'il soit parvenu à son état parfait.
évolution (Théorie de l’). Selon cette théorie, l'ovule fournit lui-infime les matériaux de l'embryon, et ne reçoit de la substance pollinique qu'une sorte d'action stimulante qui détermine la formation de l'embryon. Cette théorie est l’inverse de la théorie de Yépigenèse (voy. ce mol). — Le curieux phénomène qu'on observe chez les Algues dites conjuguées peut servir de base à une troisième théorie qui pourrait être nommée théorie de la conjugation. Cette théorie n’est peut-être pas la plus éloignée de la vérité. (Chez ces Algues, les cavités des deux tubes s’ouvrent l'une dans l'autre, puis le contenu de Tune passe dans la cavité de l'autre, et du mélange des deux substances résulte la formation du corps reproducteur ou spore. )
C’est en effet à cette opinion mixte, ou troisième théorie, que la plupart des observateurs semblent se rattacher aujourd’hui : on admet généralement, d'après les observations très-délicates de MM. Tulasne, que chez les plantes phanérogames, l’embryon se développe dans le sac embryonnaire, après l’acte de pénétration par endosmose du liquide prolifique contenu dans le tube pollinique, à l'instant où les deux membranes se trouvent en contact l’une avec l'autre. Voy. Fécondation.
Ex. Préposition latine privative. Voy. E et A.
Ex, exo. Dans les mob dérivés du grec, signifie dehors.
Exalatus. Qui est dépourvu d'aile. = a/tlerus.
EXALBUMINÉES. Plantes à graines dépourvues de périspenne (albumen). Celle dénomination s’oppose à albuminées (graines pourvues d’un périsperme).
Exalbuminosus. Se dit d’une graine dépourvue de périsperme (albumen).
Exaltai us. Élancé. Se dit des tiges droites et vigoureuses.
Exannulatu ». Sans anneau.
Exapophysatm. Sans apophyse.
Exappendiculalus. Sans appendice.
Exaratus. Non sillonné (aratus, labouré, sillonné avec la charrue).
Exareolatm. Sans aréole.
Exarillatus. Dépourvu d’arille.
Exarislalus. Dépourvu d’arête.
Exasperatus. A surface iipre ou chargée d’aspérités ou de bosselures.
Exauriculalus. Se dit d’une feuille sans oreillettes.
Excavato-p unctat us. Marqué à la surface de ponctuations enfoncées comme celles qui résulteraient de l’impression de la pointe ou de la tète d’une épingle.
Excavatus. Creusé. — Excavatio. Dépression profonde.
Excédent = Superans. Se dit d'un organe qui dépasse les autres, ou d’une
EXCENTRIQUE. — EXOGÈNES. 501
partie d'organe qui dépasse la partie essentielle de l’organe lui-méine : par ex. d’une nenrure moyenne qui se prolonge au delà du limbe d'une feuille.
EXCENTRIQUE, excentricus. Dans les graines pourvues d’un périsperme, on appelle embryon excentrique celui qui est situé en dehors de l’axe du périsperme.
Excipulatus. Muni d’un excipulum. — Excipularis. Qui appartient à Vexcipulum.
Excipulum. Dans la famille des Lichens, réceptacle qui contient la niasse fructifère ou thalamium. L’ensemble de Vexcipulum et du thnlamium constitue Vapothecium, organe fructifère des Lichens. Voy. Apothecium.
Excisura. Incisure. Se dit d’une entaille faite comme d’un coup de ciseaux.
Excisus. Qui est incisé. — Sinuato-excisus. Découpé dans sa longueur de manière à présenter un bord sinueux.
EXCITABILITÉ. Propriété physiologique en vertu de laquelle certains organes végétaux éprouvent des mouvements qui semblent spontanés sous l’influence d’un contact étranger. Yoy. Contractilité.
EXCRÉTEURS (Poils). Poils terminés par une extrémité glandulcuse-visqueuse.
excrétiox, excretio. — Ponction physiologique en vertu de laquelle certains liquides, ordinairement de nature résineuse ou gommeuse», et susceptibles de se cuncréter, sont excrétés par des organes de nature glanduleuse, ou par des fissures accidentelles.
EXCRÉTOIRE. — Poils excrétoires, glandes excrétoires, organes qui sécrètent et excrètent un liquide (fig. 685). Les liquides excrétés par les glandes qui terminent certains poils sont généralement des huiles aromatiques; ce liquide s'enflamme chez la Kraxinelle ( Dictamnus albus) à l'approche de la flamme d'une bougie. Les poils des Orties (dits poils urticants) reposent sur une glande excrétoire, et le poil lui-méme n’est qu’un canal excréteur formé d’une cellule allongée qui verse (eu se brisant) le liquide irritant dans la blessure.
Yoy. Glandes et Poils.
Excurrens. Se dit d’un tronc d’arbre continu depuis la base jusqu'à l'extrémité de la tige, comme cela arrive chez les Sapins, les Mélèzes, etc.
EXCIJItNIOXS ROTAXIQI ES. — Yoy. HERBORISATIONS.
Exembrgrmntus. Qui ne renferme point d'embryon.
EXHYMÉNIXE. Membrane externe inextensible du grain de pollen.
EXIGU, exiguus. De très-petite taille.
Exilis. Grêle. Se dit d’une tige très-mince, mais dont la petite taille est proportionnée à la finesse.
Exindusiatus. Privé A'indusium. — Exinvolucratus. Dépourvu d'involucre.
Exo.... Dans les mots composés tirés du grec, dehors.
EXO(;ÉXES(Végétaux)= Dicotylédones. Un des embranchements des végétaux phanérogames. Plantes dont la tige est composée de faisceaux disposés par couches concentriques voy. Dicotylédones). S'oppose au mot Endogènes.
Fie. 685. — Poil terminé par une y l ant le excrétoire (cher un Pélargonium ).
EXOSTOME. — FACE.
RXOSTimi: exosloma. Ouverture ou bord libre île la membrane externe l 'ovule lesta ou primine). ( lotte ouverture, dont les bords finissent par se rappr - Hier complètement, est désignée sous le nom de micropyle chez la graine mûre.
KViisrosi: Masse ligueuse qui se développe latéralement sur le tronc de certains arbres, et qui constitue une sorte de maladie locale. Cette masse est duc à une sorte d'épanebemeut du tissu ligneux à l'état naissant et détourné accidentellement de sa direction normale.
Explanalus. Aplani.
Explicatif. Étalé, déroulé, épanoui.
Exscapus. Dont la tige est très-courte; qui semble dépourvu de tige.
Exseulptus. Ciselé ; qui présente des lignes sinueuses en creux ou en relief.
EXSERT, exsertus. — Etamines exsertes, celles qui, chez les fleurs à corolle gamopétale, dépassent plus ou moins longuement le tube; par opposition, on dit les étamines incluses, lorsqu'elles ne dépassent |>as le tube de la corolle. — On se sert également des expressions exsert et inclus, relativement au style saillant hors du tube de la corolle ou entièrement renfermé dans ce tube.
Exstipulatus. Qui manque de stipules.
Exsuccus. Se dit d’un fruit un peu charnu, mais non succulent.
Exsulcus. Sillonné, parcouru par un sillon.
Extensus. Élargi ; qui semble dilaté transversalement.
EXTÉRIEUR, exterior — Externe, ex ternus. Qui est situé en dehors, du côté le plus éloigné du centre ou de l'axe.
Externe (adv. lat.). Extérieurement.
EXTRA-AXILLAIRE, extra-axillaris. Se dit d'un bourgeon qui parait situé en dehors de l’aisselle de la feuille ou au-dessus de l’aisselle.
Extra- foliaceus. En dehors des feuilles.
Extraneus = Exoticus. Étranger, exotique ( relativement aux Européens ; qui n'appartient point à l'Europe.
Extrarius ( Embryn ). Embryon situé en dehors du périsperme.
EXTRORSE, extrorsus. los étamines sont dites extrorses lorsque les fentes de l'anthère regardent en dehors au lieu de regarder eu dedans de la fleur (ex. chez les Anémone el les Clemntis). S'oppose h introrse. La direction introrsc est la plus fréquente.
Extrorsum = Exterius (adv.). En dehors.
E xunguiculutus. Se dit d’un pétale qui n’est point atténué en onglet.
FACE, pagina. Se dit des surfaces des objets plats on prismatiques. — Face supérieure ou interne d’une feuille, d'un pétale, etc., la face qui regarde le ciel quand la feuille est étalée, et qui, lorsque In feuille est dressée, s'applique contre la partie de l’axe supérieure à l’insertion. La face opposée est dite face inférieure ou externe. — Les faces peuvent être planes ou convexes, unies ou présentant des élevures, etc. — Relativement aux feuilles carpellaires pliées longi-
tudinalement et fermées, ei qui ne laissent voir que leur face externe (la face interne constituant la cavité qui renferme les graines), on admet dans la face externe deux faces secondaires : la face dorsale, qui regarde en dehors et est parcourue longitudinalement par la nervure moyenne (dile improprement suture dorsale), et la face ventrale, ([ni regarde l’axe de la fleuret est parcourue longitudinalement par la suture des deux bords de la feuille carpellaire (dite suture ventrale). — Faces commissurales, les faces par lesquelles deux carpelles soudés sont en contact.
Faciès = Habitus. Port, aspect général que présente une plante à première vue, avant qu’on ait pénétré dans le détail de son organisation. Le mot faciès a passé dans le langage descriptif français. Le mot habitus a cours en Allemagne.
FADE, subinsipidus. D’une saveur presque nulle.
FAISCEAUX Fimo-VAHCKLAIREN. Faisceaux composés de tissu fibreux (dostres) et de vaisseaux ; ils constituent la partie ligneuse des tiges. Ces faisceaux chez les Monocotylédones sont isolés, et chez les Dicotylédones constituent des cylindres ou zones concentriques qui emboîtent la colonne médullaire centrale (moelle).
Falcatus. Courbé sur le tranchant ; en forme de fer de faux.
FALSINERVES (Feuilles), folia /alsinerviu. Feuilles ou frondes des plantes cryptogames cellulaires, des Fucus par exemple, qui présentent des faussesnervurcs ; ces nervures étant composées de tissu cellulaire allongé et ne contenant pas de vaisseaux.
FAMILLE, fami lia, ardo. Groupe naturel de plantes formé par l'agglomération d'un certain nombre de genres ; quelquefois même par un seul genre, si la structure des plantes que ce genre renferme présente des caractères tels qu'il doive rester en dehors des familles déjà étahlies.
FAMILLES Dt! HÉOAE VÉCÉTAL (ÉNUMÉRATION MÉTHODIQUE DES). — Il est bon que les personnes encore peu versées dans la connaissance des plantes sachent que le nombre des espèces du règne végétal atteint probablement environ le chiffre de deux cent mille, dont cent mille au moins sont connues, décrites et classées ; — que ces cent mille espèces sont réparties en plus de sept mille genres, lesquels sept à huit mille genres sont répartis (selon les divisions adoptées par les auteurs) en deux cent cinquante à trois cenLs familles.
On doit s’habituer à ne pas regarder les familles naturelles comme toujours reconnaissables, dans le groupe auquel elles appartiennent, à un ou deux caractères tranchés ; la réunion en famille d’un groupe de genres est généralement fondée sur un ensemble de caractères dont, soit l’un, soit l’antre, soit plusieurs peuvent manquer. On a remédié, autant que possible, à cette difficulté de classification en divisant, au besoin, chaque famille en tribus, et en élevant au rang de tribu chaque genre anomal ou chaque groupe de genres dissidents.
Nous avons décrit à grands traits dans ce livre (en suivant surtout notre maître Endlicher) ces grandes divisions naturelles du règne végétal auxquelles on donne le nom d'ordres ou de familles; nous en présentons ci-après la liste générale sous la forme d'un eimspectus analytique qui les groupe par phalanges, dans leurs rapports naturels, d’après des caractères généraux. La description.
FAMILLKS DU RfetiNB VÉGÉTAI..
si succincte (ju'cllc puisse être, ou même la simple énumération méthodique des sept h huit mille genres du règne végétal, dépasserait de beaucoup les limites d’espace que nous pouvons donner à la partie descriptive dans cet ouvrage. — L’impossibilité de mentionner nos deux cent mille espèces est bien plus grande encore ; la liste des plantes connues constituerait seule un livre volumineux. Nous avons dit nous limiter dans cet ouvrage à l’indication des plantes usuelles, soit indigènes, soit exotiques. — Pour les personnes qui se bornent à l’étude des piaules locales et qui ne veulent pas dépasser les limites de la flore française, ou au plus de la flore d’Europe, nous ajouterons, pour faciliter leurs recherches, le tableau des familles des plantes de la France, selon la disposition que nous avons établie, M. E. Cosson cl moi, dans notre Flore des enrirous de Paris, et qui, Il peu de chose près, reproduit la classification proposée par A. -P. De f.andolle. Ce tableau appellera leur attention sur les seules familles dont elles trouveront des représentants dans notre flore indigène (qui ne diflère pas essentiellement des autres flores du centre et du nord de l’Europe). Moitié environ des familles du règne végétal ont des représentants dans celte région.
Nous avons fait précéder ces listes des tableaux des systèmes les plus célèbres ou des principales méthodes de classification proposées par les législateurs de la science qui se sont succédé. I.es derniers venus perfectionnent l’édilice en mettant h prolit les travaux de leurs devanciers.
Nous passons successivement en revue, dans ces tableaux dichotomiques, les systèmes ou méthodes de :
Il av (Anglais; dates de publication, 1668 à 1703), bobniste philosophe, qui a posé d’une main sdre les premiers jalons de la méthode naturelle.
Rlviv (Bachmann) Allemand, 1690), contemporain et émule de Ray , mais de beaucoup dépassé par le botaniste anglais
Tornsironv (français, 1094-1700), observateur éminent, savant classificateur, fondateur des genres naturels définis et bien circonscrits.
Lissé (Suédois, 1735), le prince des botanistes, philosophe, poète, classificateur, créateur de ta nomenclature binaire ; il donne son système comme c/c/et non comme méthode.
Adavsov (Français d’origine anglaise. 1763), chercheur et classificateur infatigable, mais comptant les caractères au lieu de les peser.
A.-L. de Jussieu (Français, 1789) coordonne les travaux de ses prédécesseurs, proclame le principe de la subordination des caractères, et établit dans son Généra la méthode naturelle.
A. -P. et Alph. Ile CAVDOLI.E (Français, 1819-1844 et suiv.) élèvent à la science un grand monument : le Prodromus regni vegetnbilit, classification et description do toutes les plantes (Dicotylées connues. — 8. Kl st H. en Allemagne, élève avec succès un monument analogue inachevé) pour les Monocotylées.
Ll.vni.EY (I83.r>) et Robert ilRowv ‘Anglais), grandes notabilités scientifiques.
F.soi.icbe* (Allemand, à Vienne, 1841), botaniste de trempe linnéenne, trace d’une main magistrale le plan de son Généra jdantnrum, cl l’écrit (et le résume dans son Knehiridinn) en philosophe cl en poète.
Ad UnnvuxiART (Français, 1843), observateur sagace, éminent classificateur,
Adr. de Jl ssim (Français), fils et digne successeur de A.-L. de Jussieu, brille par son esprit pénétrant, son érudition, son grand sens botanique.
iNcî«intSP»ao»S'-c« m ■« o
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FAMILLES IMJ BÈGNE VÉGÉTAL.
Système de Rivin (1690).
monopétale .