FAUX. — FÉCONDATION
Faux, Corgc : ouverture du tube des calices ou des corolles gamophyltes. Ia gorge de la corolle est dite dilatée, rétrécie , etc, ; elle peut être pourvue de poils, d'appendices variés, etc.
Fnvnilutus. Alvéolé ; qui présente des fossettes en forme d'alvéoles ; qui présente de petit'- alvéoles.
Favnxiis. Dont la surface est entièrement couverte d’alvéoles; qui présente de grands alvéoles.
Ff coMUTlox fennidaliü. Chez les (vînmes phanérogames, c’est-à-dire pourvues d’étamines et d’ovules, nom donné à la fonction en vertu de laquelle les ovules ayant reçu l’imprégnation de la substance contenue dans les grains de pollen, il se développe dans leur cavité un embryon, lequel s’accroît en môme temps que l’ovule «jui le nourrit; l’ovule et l’embryon qu'il renferme constituant par leur ensemble, à la maturité, l’organe désigné sous le nom de grume.
Fie. 086. — Fécondation par conjugalion clicst une Algue (le Zygnema ]Spirogyt’ù\ gu in in un i ) .
F«C. 687. — Fécondation par conjugalion chez une plante de la classe des Champignons (le Sgzygitcs mfyalocarpus).
Les procédés que la nature met en usage dans le phénomène de la fécondation sont dits plus difficiles à étudier en raison de la ténuité extrême des organes qui concourent à cet important résultat, et de l’opacité du tissu des organes environnants, opacité qui paralyse jusqu'à un certain point les moyens d’étude si précieux fournis par le microscope. Ces difficultés d'observation expliquent comment des observateurs du plus grand mérite different d'opinion sur les points les plus essentiels de cette intéressante question. Tous sont d'accord sur la manière dont le grain de /mllen déposé sur le stigmate émet un ou plusieurs prolongements (boyaux polliniques) résultant de l’extension de la tunique interne qui se fait jour à travers l'externe, et sur la manière dont ce boyau chemine à travers le tissu du style qu'on désigne sous le nom de tissu condwleur, jus qu’à ce qu’il arrive en contact avec l 'ovule, et pénètre à travers son exostunu
FÉCONDAI ION.
et son endostome ( mieropyle ) pour se mettre en contact avec le sac embryonnaire qui déborde le nurelle. Là commence la divergence d'opinion entre les divers observateurs qui ont étudié cette question. Les uns (MM. Schleidcn et Kndlicher) ont cru voir le boyau polliniquc refouler devant lui le sac embryonnaire, dont la paroi refoulée constituerait la vésicule embryonnaire, puis l'embryon être constitué par la substance granuleuse (fouilla) contenue dans l'extrémité du boyau pollinique invaginée dans la vésicule embryonnaire, dont la base constituerait le suspenseur. Dans cette théorie (que nous avons ' mentionnée sous le nom de théorie de J'épigenèse, l'embryon serait, comme on voit, fourni par le grain de pollen, et trouverait seulement dans l'ovule des sucs nutritifs et une enveloppe protectrice.
Cette théorie ne compte plus guère actuellement de partisans. — Selon une seconde théorie, dite théorie de l'évolution, l’embryon serait fourni par l'ovule, cl il se développerait dans l’intérieur du sac embryonnaire sous l'influence vivifiante du liquide prolifique fourni par le tube pollinique, quel que soit son mode de pénétration. — Dans une troisième manière de voir, assez voisine de la pré-
cédente et pour laquelle je propose le nom de théorie de In conjugation (théorie qui lient à la fois de celle de l’évolution et de celle de l'épigenèsc), les choses se passeraient à peu près chez les plantes phanérogames comme elles se passent manifestement chez certaines plantes cryptogames, pour la classe des Algues dans le genre Zygnema (lig. 686) et genres voisins, cl pour la classe des Cbampigiions dans le genre Sysyyites (fig. 687). Les observations très-délicates de MM. Tulasne viennent à l’appui de cette manière de voir qui, d’après les lois de l'analogie, nous semble la plus rationnelle : l’ovule résulterait de la pénétration, par endosmose, à travers les parois du sac embryonnaire, du liquide contenu dans lu tube ou boyau polliniquc (descendu dans la cavité de l’ovaire à travers les interstices du tissu conducteur du stigmate et du style), tube dont l'extrémité se met en contact avec la paroi externe de la partie supérieure de ce sac. Le liquide prolifique (du grain de pollen) ainsi introduit dans le sac embryonnaire se mêle sans doute a un liquide ou à un produit, nu production quelconque, contenu dans le sac embryonnaire ; mais ici l'observation est muette, le fait n'a pas été constaté. MM. Tulasne ont vu seulement que sur un point (qui peut ne pas correspondre au
Fig. Ü8K. — Observation (faite par MM. Tulasne) venant à l'appui de la Ihéorie de rèpi- Ijcnr.r. — //) , tube pollinique; sc, sac embryonnaire ; e, vésicule embryonnaire; »/i, cordon suspinscur ; e, jeune em bryon.
point où l'extrémité du tube polliniquc est appliqué) de la surface interne du
sac embryonnaire, on voit bientôt se développer une vésicule (vésicule em-
bryonnaire), laquelle ne larde pas à se cloisonner cl à multiplier scs cellules;
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la lwsc de celle vésicule s'allonge eu un lube ou filament cloisonné ( cnrilnn siis/ii'iiMitr tle l'ui'iilr), et à l'extrémité de ce cordon suspenscur se produit une petite masse celluleuse qui est le jeune cmbnoii, lequel s'accroît et se dévelopj>e aux dépens des liquides fournis alors exclusivement par les organes téguuientaires de l'ovule (lig. 6S8).
t'Éct l.t:. amtjlum. Nom donné à des granules qui se développent dans les cellules de certains végétaux, et qui se reconnaissent II la propriété qu'ils oui d'être colorés en bleu par la teinture d’iode, tandis que d’autres granules qui sont azotés (la fécule ne contient pas d'azote), sont colorés en jaune ou en brun par la teinture d’iode. Les grains de fécule se composent de couches de plus en
fie. 680. — Deux cellules, fortement grossies , con- Icimntde» grains de fécule, prises dans un tubercule de l'onunc-di - terri'
fu.. 691. — Un grain de fécule de l’omme-dclerre. considérablement grossi. — h, point centrai nommé hitr ; 6, extrémité (fortement excentrique) du grain.
Fl!.. 692. — A et U, grain de fécule de Froment vu de face et de profil ; C, D, grains de fécule de Haricot.
plus larges, superposées latéralement et dont les bonis dessinent des lignes visibles au microscope. La première couche, qui est la plus étroite et qui s’observe il l’une des extrémités du grain, a été désignée sous le nom de hile : c'est par ce point que le grain de fécule adhérait aux parois de la cellule dans laquelle il s'est développé. On connaît les propriétés nutritives des organes végétaux qui renferment de la fécule eu grande proportion. Kx. : les graines des céréales, des Légumineuses, etc.; les tubercules de la Pomme-de-tcrre, etc. ;fïg. 689 à 692) (I).
Ftlh-utt, Qui a la saveur amère du fiel.
(I , On emploie quelquefois, en chimie, le mot amidon comme synonyme du mot fé’ iilr. fe mot /écu/c, ou grains de fécule, étant en usage dans le langage organogfapiiiqiic, le mot amidon nous parait devoir être réservé au produit employé dans f économie domestique et l'industrie masses amorphes de grains de fécule , préparé en grand par les amidonniers.
FEMELLE. — FfcllU.ES.
FEMELLE, femineu». Se dit des fleurs qui sont pourvues d'un ovaire et 11e possèdent point d'étamines, soit chez les plantes dioïqucs, soit chez les plantes monoïques nu polygames. Voy. ces mots.
FENDU, fl, ‘■sus. Ce mot devrait toujours indiquer la division en deux parties d'un organe simple ; mais on l'emploie fréquemment pour signifier la désunion dans une certaine étendue de deux organes soudés inférieurement.
Fenestra. Cicatrice que présente la graine, après sa chute, au niveau du hile, à la maturité.
Fenestratus. Qui présente une ouverture ou des ouvertures qu'on a comparées 1 une fenêtre.
FENOUIL (Fœnieulum officinale) (fig. 693). Belle Ombellifère spontanée dans les lieux arides de la l’rovencc, et cultivée comme plante pharmaceutique et comme plante décorative (eu raison de son feuillage Gnemenl décou|>é et trés-élégant).
Toute la plante (froissée) exhale une odeur d'Anis très-agréable. Les fruits (semences) du Fenouil étaient, dans la médecine du moyen âge, une des quatre semences chaudes majeures; ils sont employés comme ceux de l’Anis (Pimpinella Anisum ) et de la Badiane ( llliniim anisalum) à la fabrication de l’anisette. L'infusion de Fenouil est stimulante et stomachique. La racine du. Fenouil cultivé est alimentaire comme celle du Céleri.
FENU-GREC ( Trigtmella Fanum-grœcum, famille des Papilionacécs). L'odeur de cette plante, même sèche, est fortement aromatique; sa saveur est ainère-aromatique.
Médicament employé â l'extérieur comme résolutif, â l'intérieur comme stimulant des organes digestifs.
FERRUGINEUX, ferruginosus , ferruginetes. Couleur de fer un peu oxydé, d'un noir roussâtre. — Couleur de rouille, d’un brun f?,G. 693. — Rameau florifère et rougeâtre, s’exprime par le mot rubtgi- feuille ( trèt-réduiU) du Fenouil
{Fœnieulum officinale).
nosus. v
FERTILE, fertilis. Se dit d’un ovaire dont les ovules sont fécondés et susceptibles de parvenir h l'état de graines ; se dit aussi des étamines qui renferment du pollen bien constitué. S’oppose à stérile ( slerilis , cossus, fatuus).
Ferulareus. Dont la lige est droite, listuleuse et noueuse (ex. celle de certaines Ombcllifèrcs).
FÊRl'LES. Espèces du genre Firula fig. 695), famille des Otnbellifères. Le Féru la commuais est une plante à très-beau feuillage décoratif, et â hautes et élégantes liges terminées en larges ombelles d'un jaune d’or; il est spontané dans les (ventes rocheuses de la montagne d'Hyères (Provence).
GERMAIN (DE ST-PIERRE). 3t