FÉTIDE. — FED SACRÉ
Plusieurs gommes-résines sécrétées par certaines Ombcllifèrcs, la plupart appartenant à l'Asie, sont des médicaments précieux et fréquemment employés pour leurs propriétés antispasmodiques et stimulantes de l'appareil respiratoire, de l'appareil digestif, etc. Kx. : l'asa-fœtida, qui provient du Ferulu Asa-fœtida, plante de la Perse; la gomme-ammoniaque, qui est sécrétée par la plante décrite et Ggurée par MM. Jaubcrl et Spach sous le nom de Disemestun gummiferum(Doreina ammoniacum, Don?); l’opopanax, sécrété par l 'Opopana.c Chironiwm ; le sagapénum, attribué au Ferula persica, et le galbanum, gomme-résine d'une plante de la Perse appartenant au genre Galbanophora (une substance analogue est le suc gommo-résiueux du Hubon Galbanum, plante du Cap).
FÉTIDE, fœtidus — fœlem. Infect, dont l'odeur est repoussante.
FEI sit Rf: Il en faut au moins une étincelle au botaniste.
On sait vaguement dans le monde que la Botanique est une science agréable à cultiver ; mais on ignore généralement que pour se livrer avec succès aux études d'observation en général, et à la Botanique en particulier, il faut, comme pour les travaux d'imagination, avoir reçu du ciel au moins quelque étincelle de ce qu'on est convenu d'appeler le feu sacré.
Il est possible que ce feu sacré ne s’allume qu’au contact du feu ardent d’un adepte zélé ; mais il est plus naturel et plus ordinaire qu’il s'allume de lui-même et de bonne heure, en présence du merveilleux spectacle de la Nature.
Si donc, tout petit enfant, vous avez laissé les jouets de carton et les jeux bruyants des enfants du voisinage, |xmr suivre avec bonheur les baies fleuries et le bord des ruisseaux, puis rentrer les poches pleines de cailloux, de coquilles et de fruits d’Églanlier, et passer ensuite des journées à admirer vos récoltes; si plus lard vous avez, sans conseils, essayé de charbonner ou de peindre avec des couleurs de votre composition les fleurs ou les papillons du jardin : oh ! alors, avec de la persévérance et l’aide de Dieu, vous serez naturaliste.
Mais votre |versévérance et votre vocation peuvent devenir des dons fatals, si votre situation vous impose uue profession qui vous éloigne de vos études de prédilection; peut-être alors, homme de commerce ou de bureau, porterez-vous envie au simple jardinier qui respire l'air des champs, et voit chaque matin lever ses graines ou croître scs laitues.
Sans doute il est peu d’occupations, si assidues qu’elles soient, qui ne vous permettent, un jour |>ar semaine ou quelques heures par jour, de recueillir des plantes et de faire un herbier : mais si vous êtes médecin de campagne, et que
Fie. 69 A. — Ferula Asa-fœtida (proportions très-reduiles).
FEUILLE
tous herborisiez chemin Taisant, vous arriverez tard chez le malade; et si vous êtes homme de bureau, votre chef vous observera et se méfiera de votre entrainement pour l'étude.
Heureux ceux qui peuvent trouver, dans leur position acquise et leur indépendance, le temps et les moyens de satisfaire sans restriction un goût qui fera leur bonheur! Malheureusement, hélas! un bien petit nombre de jeunes hommes, placés dans cette situation indépendante, se livrent à l'étude et aux travaux d'observation : ils courent après d'autres plaisirs, sans se douter qu’on trouve dans l'étude de la nature en meme temps et plaisir et bonheur, plaisir toujours nouveau dont on ne saurait se lasser, bonheur si vrai, qu’il dure toute la vie.
Si donc, animé du feu sacré, vous disposez d’une fortune indépendante, si modeste qu’elle soit, et que des liens de famille ne vous fassent pas un devoir de vous consacrera l’accroître; si vous jouissez d'une santé robuste, si vous avez une bonne vue qui ne se fatigue pas trop vite à fixer de petits objets, frappez hardiment à la porte du temple.
Il va sans dire qu'animé du désir de savoir, vous aurez, au sortir du collège, complété votre éducation en achevant de vous familiariser avec la langue latine, et que vous posséderez au moins les racines grecques. Des langues étrangères vivantes, la langue allemande et la langue anglaise, doivent vous être les plus utiles; commencez-en l’élude de bonne heure, et efforcez-vous, sinon de les parler, au moins de pouvoir les lire. En effet, un certain nombre de livres scientifiques des plus importanLs sont écrits en latin, la langue vraiment universelle, et beaucoup et des meilleurs sont écrits en allemand et en anglais, et ne sont jamais traduits en français ; quelques-uns, enfin, sont écrits en italien ; les Espagnols écrivent peu, les Russes écrivent souvent en latin ou même en français : or, la science est une, en quelque langue qu'elle s’exprime, et l'on doit s'efforcer de la suivre en même temps dans tous les pays du monde.
Doué d'une heureuse mémoire, mais sans aptitude pour la botanique, on parviendra à connaître l’état de la science, mais on ne fera jamais avancer la science d’un seul pas. Privé de la mémoire des mots, mais largement pourvu d’aptitude, les impressions reçues seront plus profondes et plus durables; on possédera à fond les connaissances acquises, et l’on pourra se trouver à même de contribuer aux progrès de la science. Doué de mémoire et d’aptitude, on pourra se montrer professeur habile en même temps que bon observateur.
FEUILLE, folium. Chez les végétaux phanérogames, on donne le nom de feuilles aux organes membraneux, ordinairement de couleur verte, qui sont insérés sur les tiges et leurs divisions : branches et rameaux. A un point de vue plus général, les feuilles sont désignées sous le nom d 'organes appendiculaires, et comprennent non-seulement les feuilles proprement dites (fig. 695 à 718), mais aussi les feuilles modifiées ( sépales , pétales, étamines, et feuilles carpellaires), dont l’ensemble constitue la fleur.
Les feuilles proprement dites, selon la partie de la tige où elles sont insérées, sont nommées : feuilles séminales, feuilles cotylédouaires ou cotylédons, feuilles primordiales ; feuilles radicales (fig. 716, f), les inférieures, celles qui sont insérées sur la partie souterraine de la tige (rhizome) ou au niveau du collet, au