‹ Nouveau dictionnaire de botaniqueChapitre 19 sur 414 · AIGUILLON · texte numérisé non relu

AIGUILLON

Lactucu (Laitue), Carduus (Chardon), etc. Pappus plnmosus (aigrette plumeuse) est une aigrette qui diffère de la précédente en ce que ses soies sont ellesmêmes chargées de soies plus petites, dis|)osées comme les barbes d'une plante: telle est l’aigrette dans les genres Cirsium, Leontodon, Trayo/togon, etc. L'aigrette est dite, en outre, sessile (/ nippas sessilis), si elle couronne brusquement l'akène, et stipitée ( pappus stipitatus), si elle est portée par un bec ou |>édiccllc résultant d’une atténuation de la partie supérieure du fruit prolongé en une sorte de tube ou de cylindre grêle qui porte l’aigrette. Chez les genres Trago/togon (Salsifis), Taraxucum (Pissenlit), etc., les akènes sont !t aigrette stipitée. — Dans les graines terminées par une aigrette, les aigrettes peuvent être de différentes origines. Je me suis assuré, en suivant le développement des graines, que chez les Asclépiadées (les genres Asclepias, Vincetoxieum, etc.), l’aigrette est le résultat de l'accresccncc de l 'exos tome (ouverture ou bord libre du lesta), et que chez les Onagrariées (genre Epilnbium), l’aigrette est le résultat du développement des cellules externes de ce même testa, mais à l’extrémité opposée de la graine, c'est-à-dire au niveau de la chahut. — Je regarde ces aigrettes des graines comme des formes de l'organe, si varié dans son origine et sa structure, connu sous le nom A' (trille (vov. ce mot).

AIGU, amtiis. Terminé en pointe.

vlCt il.LOX, nenleus. Les aiguillons diffèrent des épines en ce que les épines résultent d'organes vasculaires abortifs : des rameaux, des feuilles ou des divisions des feuilles, des bractées, etc., et sont par conséquent disposées régulièrement comme les organes dont elles tiennent la place, tandis que les aiguillons sont, ainsi que les poils, des productions épidermiques, et sont disposés irrégulièrement et comme au hasard; en outre, ceux qui naissent sur un même organe présentent les dimensions les plus inégales. I.a forme des aiguillons est eu général celle d’un cône comprimé latéralement ; ils sont droits on recourbés en crochet comine une griffe de chat. Ils ne sont entièrement vivants que pendant la première période de leur existence : plus tard ils se dessèchent à la manière des productions subéreuses (liège). Les aiguillons ne diffèrent des poils que parce qu’ils se composent d'une plus grande agglomération de cellules; aussi observet-on chez les Rosiers et chez les Ronces, par exemple, toutes les transitions entre les poils et les aiguillons. Lorsque l’aiguillon est presque aussi grêle qu'un poil, ou l’appelle aiguillon sétucé (en forme de soie, se/a); lorsque les |»ils sont presque aussi robustes que des aiguillons grêles, on les nomme poils spineseeuts; il serait plus régulier de dire arulescents. Les aiguillons s'observent sur les liges, les rameaux, les pédoncules, les pétioles et même sur les nervures des fcoilles et des bractées; ils |)crsistcnt en général jusqu'il ce que des causes mécaniques et accidentelles en déterminent la destruction. Les aiguillons peuvent, dit-on, être facilement distingués des épines en ce qu’on peut les détacher sans effort de la partie sur laquelle ils ont pris naissance; cela est vrai seulement |>our certains aiguillons à base exactement circonscrite: les aiguillons des Rosiers sont de ce nombre: mais, chez les llubus, par exemple, les aiguillons, qui sont h liase longuement étendue et presque décurrente, lie peuvent être détachés sans le secours d'un instrument tranchant.

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