AISSELLE
AIL. Espèce cultivée du genre A/lium (Liliacées), I'.W/imm sativum. On connaît l'usage culinaire de l'Ail, surtout dans les pays méridionaux. Le suc tlu bulbe cru, appliqué sur la peau, l’irrite et la rougit. L'Ail infusé dans le lait est aduii uislré connue vermifuge. — L’Oignon, le l’oireau, l'Échalote, fa Ciboule, la Kocamlxdc, sont également des espèces du genre A Ilium.
aile, alu. Prolongement membraneux en forme d'aile de papillon, ou d'une forme quelconque, faisant saillie sur une surface. Certaines tiges sont ailées, soit en raison de la décurrencc du limbe des feuilles, comme chez le Cirsium ]>alustre, le tlenista saijittalis, etc.; soit en raison de la décurrencc de la nervure moyenne des feuilles, comme chez V Hyperieum tetraplcrum. Ces ailes de la tige présentent par conséquent des dis|Kisilions différentes, selon que les feuilles sont alternes ou opposées, que le limbe est déterrent des deux côtés ou d’un seul côté (comme chez certains I rrbasnau), que la décurrencc se prolonge dans la longueur d'un seul enlre-meud ou de plusieurs cntrc-nceuds, etc. Quelquefois les ailes sont représentées par des lignes peu saillantes, quelquefois elles sont largement foliacées, continues ou interrompues. — Certains fruits secs présentent des ailes membraneuses souvent en forme d’aile de papillon ; si le fruit pro\ ient d’un ovaire libre , les ailes résultent ordinairement de l'amincissement et île l’extension de la nervure dorsale ou de plusicurs'dcs nervures de chaque carpelle, comme, par exemple, dans les genres Érable (.tiw), Orme (U huas), Frêne {Frtuinus), etc. : ces fruits ailés ont reçu le nom de saunier. Si le fruit provient d’un ovaire adhèrent , comme chez les Ombellifères, on peut considérer les ailes qui existent (chez les I/iserpitiuiu et les Amjeliea, par exemple) comme le résultat de la décurrencc des nervures et du limbe des sépales; ces ailes jieuvent être remplacées par des séries longitudinales de tubercules ou de petites épines qui sont en réalité des ailes foliacées interrompues. — Certaines graines, entourées d’un rebord mince et membraneux, sont dites ailées; ce rebord membraneux est le résultat d'une sorte de pincement du testa on des divers téguments de la graine qui débordent l'amande. — On a donné le nom d'ailes aux deux p étales latéraux de la Heur dans la famille des Papilionacécs, et aux sépales latéraux: accrcsccnts de la fleur dans le genre Pulijyalu. — Les feuilles evm/ioséespennées étaient autrefois appelées /rutiles ailées.
AIRE, area. Circonscription géographique dans l’étendue de laquelle croit spontanément une espèce ou un groupe naturel d’espèces. Voy. CLochai'Iiii; BOTANIQUE.
AIRELLE ( Vaccinium Afyrtil/us et 1. ulitjinoswn). PetiLs sous-arbrisseaux de la famille des Vacciuiées, abondants dans les forêts subalpines et dans le uord de l'Europe ; leurs petits Iruits noirs, en forme de baies, sont d’une saveur sucréc-aciduie Irès-appréciée des botanistes altérés.
AISSELLE, a .alla, et chez les anciens, alu. Angle formé par la base d'une feuille ou d’une bractée avec la partie de la tige supérieure à son Insertion. Les bourgeons qui naissent à l'aisselle des feuilles sont dits axillaires. Par extension, on donne quelquefois, chez les liges définies, le nom d'aisselle à l’angle siqiérieur formé par deux rameaux axillaires entre lesquels la tige se termine |>ar un pédoucule.
AKÈNE. — AUBASTRÜM. 35
A MÊME, akentum, akenu — Achaine, achninium (« privatif, et s’ouvrir). Nom donné à des fruits de nature très-diverse, mais présentant les caractères suivants : Fruit sec, uniloculaire, indéhiscent, ordinairement de petite taille, ne renfermant tju’unc seule graine, à graine non adhérente aux parois du péricarpe. — I/akènc le plus simple est constitué par un carpelle
fis. 20. — Fruit du Fraisier (frnynrm Fie. 2t. — Akène du Sarrasin ucsia), constitué |>ar des akcne.i espa- (hagopyrum e« idcUum).
eus sur un gynophore.
isolé et monosperme : tels sont les carpelles dans les genres Ranuncutus, Anemone, Clematis, Rosa , Potentilla , Fragaria( fig. 20), Potamogeton, etc.; on le reconnaît à ce qu il présente un style ou un stigmate simple, latéral, et correspondant à une suture ventrale. — On a donné aussi le nom d 'akène à d’antres fruits secs uniloculaires et monospermes, mais qui résultent évidemment de plusieurs carpelles soudés par leurs bords, et dont un seul est fertile: tels sont les akènes des Polygonées (Cg. 21), des Cypéracées, etc. Oh n ces akènes, le style ou le stigmate (composé de deux ou de plusieurs styles ou stigmates soudés) occupe la partie moyenne du fruit. Si le fruit est le résultat de la soudure de deox carpelles, il est ordinairement déformé comprimée-lciiticulairc ; s’il résulte de la soudure de trois carpelles, il est trigone, ou présente trois angles plus ou moins saillants, etc, ; ces angles correspondent, soit aux sutures des carpelles, soit à leur nervure dorsale. — Les akènes dont il vient d’ètre question proviennent d ovaires libres; il en est d’autres qui proviennent d’ovaires adhérents : tels sont les fruits chez la famille des Composées, chez les Valérianées, etc. Ces akènes sont faciles a reconnaître au calice souvent accrcsceut qui les surmonte, et qui se présente fréquemment à la maturité, citez ces familles, sous la forme d’une aigrette.
Mu, aile, et chez les ancieus, aisselle (voy. ces mots). — Alan*, alairc. Pédoncules et pédicellcs alaiirs, ceux qui, chez les tiges définies h rameaux opposés, sont situés dans l’angle formé par deux rameaux axillaires. Ces pédoncules ou ces pédicellcs sont les terminaisons réelles des tiges ou des branches dont I extrémité s épuise par la production d'une inflorescence ou d'une fleurtelles sont les inflorescences en coryinbe du Vibunium Lantana; tels sont encore les pédicellcs des Ccrastium.
Alabastrum, bouton. Fleur avant son épanouissement. Le mot « lalwtrum désignait, chez les Romains, un vase d’albâtre sans anses, destiné à mettre des
A1AKC1ÉES. — AI.IUMSMF..
parfums, et qui avait à |>eu près la forme d’un bouton de Rose. I.a disposition ou l 'arrangement relatif des diverses parties de la (leur à l'état de boulon a reçu le nom de pré fl oraison. (On écrit aussi Alabaster.)
ALMGIÉES. Famille de plantes dicolyléos, dialypétales, à ovaire adhérent. Le genre Alangium, qui donne son nom à celte famille, comprend quelque» arbustes des Indes, épineux, à feuilles entières, sans stipules, à fleurs régulières disposées en fascicules. Les fruits sont comestibles; la racine est aromatique. — Les caractères de la lleur et du fruit sont les suivants : Calice tubuleux, adhérent, 5-10-denté; pétales 5-10, linéaires, charnus, h prélloraison convolutivo, caducs; étamines en même nombre que les pétales. Ovaire 1-2-locuIaire; style indivis. Fruit charnu ombiliqué, à 1-2 noyaux. Graine munie d'un périsperme ; embryon droit à cotylédons foliacés.
AI.ATEItXE (fthamnus A/alernns, F. des Rhamnées). Gel arbuste cl ses congénères, H. saxatili » et II. infeclorius, fournissent, avant leur maturité, les fruits employés dans la teinture et vulgairement connus sous le nom de ijraines-d' Avignon.
Alatus. Ailé, muni d'une membrane en forme d'aile.
Albescetu, devenant blanc. — Albicnns, paraissant blanc. — Albidus , blanchâtre. — Albus, blanc, de couleur blanche.
ALBIX1NSIE. Défaut de coloration ; état maladif d’une plante dont les parties, ordinairement vertes, sont blanches par suite d’une altération de la substance colorante. Cet état pathologique, comparable à la chlorose, se manifeste lorsque les plantes végètent dans l'obscurité, dans une cave, par exemple; quelquefois il se manifeste accidentellement chez un végétal ou quelques branches seulement d’un végétal cultivé eu plein air: une culture attentive, des engrais, et surtout des arrosages avec une dissolution de sulfate de fer, rendent â la plante languissante sa force et sa coloration, sinon dans les rameaux alTectés déjà, du moins dans ceux qui se développent ultérieurement. L'albinisme est généralement incomplet pour un même rameau et pour chacune des feuilles affectées de ce rameau, c'est-à-dire qu’elles sont marbrées ou striées de parties blanches et de parties vertes : ces feuilles sont dites /Mouchées ( variegatœ ). Lorsque cette altération se développe chez un arbre ou un arbrisseau, on peut la propager au moyen de la greffe. Ces arbrisseaux anormaux sont recherchés [tour leur aspect bizarre et qui contraste avec la coloration de la plante normale : le Houx à feuilles panachées est fréquemment cultivé; une Graminée don! les feuilles sont striées de bandes longitudinales blanches, le Phalaris arundinorea, variété variegata, se reproduit indéfiniment parla séparation des touffes; onia cultive dans les jardins. Il est des marbrures blanches ou d’un vert pâle qui sont une particularité normale de l'espèce: par exemple, les marbrures de la feuille des Cyclamen, de certaines espèces de Hegonia, etc. I-a plupart de ces plantes sont recherchées pour leur feuillage bizarre et décoratif. — L’albinisme, chez les végétaux comme citez les animaux (lapin blanc, souris blanche, chiens, chats, ltumfs, chevaux, ou autres animaux à poil roux, accidentellement blanc), |>eut être considéré comme le résultat d'un ap|tauvrisstiuent de la race, par suite d’une culture ou d’une domestication indéfiniment prolongées. — Néanmoins
AIMJMKN. — ALGUES. 37
l'albinisme peut se présenter dans la ualiirc; on trouve, îi l'état sauvage, des plantes décolorées, comme on rencontre aussi quelquefois des merle* blancs. — Dans les végétaux, l'albinisme porte souvent, presque exclusivement, sur une partie de la fleur, la corolle : cet état est fréquent chez les plantes annuelles obtenues de graines, dans nos cultures; les fleurs bleues surtout passent facilement Il la couleur blanche ; les Campanules sont dans ce cas. Dans la nature, on peut citer des Bruyères et des Polygalas.
Ai.BUXiKNi, Périspcrme ou Endosperme. Enveloppe de l'embryon chez un grand nombre de graines. Albumen signifie blanc d’œuf ; la graine étant comparée à un œuf, le périspcrme a été comparé au blanc de l'œuf. Voy. Graine et PfcMSPERME.
Albuminosus. Qui a un périspcrme. — Exalbuminosus. Qui est dépourvu de périspcrme.
Albumum , aubier. Voy. ce mot.
ALCALI, ALCALOÏDE. — Alcali s végétaux ou Alcaloïdes, substances végétales qui, en se combinant avec les acides, constituent des sels. Ainsi la substance alcaline extraite de l'écorce de quinquina sous le nom de quinine, combinée avec l’acide sulfurique, produit le sel nommé sulfate de quinine. Les alcalis végétaux sont peu solubles, et leurs propriétés médicamenteuses sont par conséquent peu prononcées ; un certain nombre de leurs sels sont au contraire très-solubles et jouissent de propriétés médicamenteuses et souvent vénéneuses très-actives.
ALCALIN, alcalinus. De la nature des alcalis. La saveur alcaline est une saveur acre.
ALCIIIMILLE [Alchimilla vulgaris, F. des Sanguisorbécs). Plante subalpine à feuilles digitées, à fleurs verdâtres, d'une saveur amère et astringente. Elle était employée autrefois comme tonique.
Al.El linXE Substance qui se rencontre dans les cellules, notamment de l'embryon et du périsperme des graines mûres. Le granule de l'aleuronc est (Hartig) une petite vésicule membraneuse double renfermant une substance cireuse soluble dans l'eau, se colorant en brun par l'iode ; et pouvant affecter, en tout ou en partie, une forme cristalline.
ALGUES, Alger = Phycées — ilydropbytes. Plantes acotylées (Cryptogames) de la division des Amphigèncs, considérées, alors qu’elles étaient moins bien connues, comme constituant une seule famille, mais élevées, depuis longtemps, au rang de classe. Cette classe renferme un grand nombre de familles, divisées elles-mêmes en genres très-nombreux et qui comprennent les types de structure les plus variés. — La classe des Algues renferme les plus petites et les plus longues plantes de la création. Les espèces dont l’organisation est la plus inférieure sont de simples ntricules isolés qui se multiplient par fragmentation, ou des utricules agrégés en petit nombre ; d'autres sont constituées par des filanfenls simples, ordinairement cloisonnés (fig. 22); d'autres revêtent la forme d'expansions foliacées. Les grandes espèces, dont quelques-unes s’élèvent des profondeurs de l'Océan à la surface des eaux, peuvent s’allonger indéfiniment et atteindre plusieurs centaines de mètres en longueur. On a donné le nom de rner de Sargasse â d'immenses éieuducs de l’Océan obstruées par la végétation