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FEU1LI.K

voisinage de la racine (radia); feuilles caulinaires, celles qui sont insérées sur la lige ( coulis ) (fig. 716, f); feuilles ramêales , celles qui sont insérées sur les rameaux (rami) (fig. 715); feuilles bractéales ou feuilles florales et bractées (fig. 717 cl 718), celles qui sont insérées dans le voisinage immédiat de la fleur.

Fie. 695. — Bouquet de feuilles en aiguille, chex le Pinus La rie io.

Les feuilles rudimentaires nées sur les rhizomes, et qui restent souterraines, reçoivent souvent le nom d'écailles. Enfin, des feuilles accessoires, qui sont en réalité des divisions de la feuille au niveau de son insertion et sont fréquemment adhérentes 1 sa base, sont désignées sous le nom de stipules.

Fie. 696. — Feuille simple, s muée- Fio. 697. — Feuille simple, jtèttolée, lobée,

dentée, du Houx (llex A gui folium). tronquée , du Tulipier ( Uriodendrttm

Tulipifern ).

Les feuilles sont des appareils qui modifient les liquides (désignés sous le nom de sève ascendante) absorbés par les racines, et transforment ces liquides en une substance (à laquelle on a donné les noms de sève élaborée, sire descendante ou cambium) aux dépens de laquelle s’organisent les tissus qui déterminent l'accroissement des tiges. Celle importante modification de la sève ascendante s’opère au moyen de petits organes connus sous le nom du stomates, et dont l'ensemble constitue un véritable appareil respiratoire. Yoy. Stomate.

FEUILI.K.

Selon une théorie sur laquelle est fixée l’attention des observateurs, une feuille, y compris sa décnnvnre, constitue un individu végétal élémentaire. Chez cette individualité très-simple, mais qni nous semble aussi complète que l'individualité d’un embryon, l’axe ascendant ou lige est représenté par le point qui correspond à l'insertion de la feuille et au niveau de son aisselle (c’est le collet de la feuille ou de l'individu élémentaire) ; le système appendiculaire ou foliaire est représenté par la feuille proprement dite, et l’axe descendant ou racine est représenté par la décurrcnce de la feuille, au-dessous du niveau de son insertion.

Fie. 698. — Feuille finement dentée, non Fio. 699. — Feuille tobée-wcùée, priie >ur lobée, prise sur un liruu.uonnetia papy- le Broussonnetia papyrifern (à feuillet

ri fera, les unes entières, les autres lobées).

Cet individu foliaire élémentaire se développe en un végétal complet par la production, b l'aisselle de la feuille, du bourgeon axillaire. — Ce bourgeon axillaire, dans certains cas particuliers, se trouve déplacé, entraîné hors de sa place normale (par l’extension de sa base, qui se prolonge sur le pétiole et s’allonge avec lui) ; le bourgeon axillaire déplacé parait, dans ce cas, situé à la naissance du limbe de la feuille. Mes recherches sur le développement des caïeux (ou bolbilles pédicellés) sont de nature à confirmer l'importance attribuée à la feuille comme organe fondamental et comme végétal élémentaire simple, mais pouvant constituer, par son évolution, un végétal complet.

Une tige ou un rameau, chez un végétal complet, est le résultat de l'élongation d’un bourgeon terminal (celui d'un embryon, par exemple) ou d'un bourgeon axillaire. Chaque entre-noeud on mérilhalle de cette tige ou de ce rameau (et par conséquent le rameau ou la tige, qui se compose d’une succession de inérit halles) est le résultat de la réunion et de la fusion del a sève élaborée dans les feuilles. C’est cette sève élaborée qui, sous les noms de sève descendante et de cambium, forme, en s’organisant (en cellules, fibres et vaisseaux), les décurrences foliaires, lesquelles se prolongent elles-mêmes et se confondent chez les Dicotylédones en cet anneau de bois qui se forme tous les ans, et est partagé en deux couches : une couche profonde nu interne, qui constitue l'aubier (et fait partie du bois proprement dit), et une couche superficielle ou externe, qni con-

PEDILLE.

Fie. 700. — Plante à feuilles pennntisét/uées, à segments incisés à lobes linéaires , ou feuilles uiultisèquées, cites l 'Anthémis [Ormeni*) la Camomille-romaine.

Fie. 701 . — Feuille palmntiséquie (de forme pëdnJéé), longuement pétiolée, à pétiole à base embrassante, de VArum Dracunculus.

Fie. 702. — Feuille lipennatisêquiv, k segments elliptiques, de la Pivoine

( Pttonia uf fie mu lis).

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stitne le liber (et fait partie de l’écorce). (Chez les Monocotylédones, l’origine des nouvelles formations de la tige est la même que chez les Dicotylédones; mais la distribution des tissus de nouvelle formation est différente.) — Ces points essentiels de biologie végétale me semblent avoir été confirmés par mes observations ; 1° Sur la structure des cupules récrptaculaircs (axes ébauchés par le groupement des feuilles d’une fleur on d’une inflorescence); 2° sur la nature des colêorrhiies (certains axes étant en partie constitués par des coiéorrhizcs, qui sont des décurrences ou prolongations de certaines feuilles au-dessous du

Fig. 703. — Feuille florale, réduite Fig. 701. — Fruüle hrnrtrnh , réduite

à trois segment*, de la Pivoine. à un pétiole élargi ou à un lobe ter-

minal unique, chez la Pivoine.

[Kiiiit de leur insertion) ; 3° sur la germination de certaines Dicotylédones anomales (par exemple le cas dans lequel une tigelle est représentée par le pétiole d’un cotylédon anomalemcnt solitaire ; le cas dans lequel une tigelle se dissocie en deux pétioles cotylédonaires) ; 5° sur le dérc/op/ienient des butbilles pédicellis (obs. citées plus haut) : les cas dans lesquels, soit le pétiole d’une feuille axillante, soit le pétiole de la première feuille d'un bourgeon, constitue un axe rudimentaire |tarsa soudure avec la base dilatée du Itourgeon (soit axillaire, soit terminal).

la forme des feuilles est variée à l’infini dans la série du régne végétal : nonseulemcnt il n'existe pas deux espèces dont les feuilles soient absolument de la même forme ; mais cette forme varie dans des limites extrêmes, pour une même espèce, selon le point de la tige où les feuilles sont insérées. En général, les feuilles qui occupent la partie moyenne d’une tige ou d’un rameau sont les plus amples et les plus complètes.' Celles de la base des tiges sont quelquefois réduites il de courtes membranes désignées sous le nom d 'écailles. Celles «le l’extrémité du rameau (c’cst -à-dire les plus voisines de la fleur) sont souvent aussi réduites à de très-petites dimensions : on les désigne sous le nom de bractées. Les bractées, ainsi que les écailles, sont en général indivises, même chez les plantes à feuilles profondément divisées, et chez les plantes à feuilles composées; elles représentent, dans ce cas, la partie inférieure, qui a reçu, chez les feuilles complètes, le nom de pétiole ou de rachis.

FEUILLE

tJne feuille complète (fig. 697, 701, 707, etc.) se compose de deux parties essentielles: l'une de ces parties, qui constitue la feuille /n-o/irement dite , est indépendante de l’axe sur lequel elle est insérée ; l’autre partie, qui est connue sous le nom de déeurrence de In feuille , fait partie constituante de l'axe, auquel elle parait dans certains cas accolée, et il la surface duquel elle détermine il peine, dans d'autres cas, une saillie appréciable.

Fifi. 705. — Feuille comporte uni foliotée (à une seule foliole terminale f) chez l'Oranger ( Citrus Anrnntium). — <i, articulation ; f, pétiole foliacé.

Fie. 706. — Feuille composée tri foliotée (à trois folioles) chez le Trèlleronge (Trifolium proteine).

Fin. 707. — Feuille eomposéedigitée (à cinq folioles) chez le Marronniet -d’Inde ( y Esculu.e Hi/ijjornstnmnn ) .

La feuille proprement dite se compose, en général, de deux parties plus ou moins distinctes entre elles : le pétiole et le limhe. On désigne sous le nom de pétiole le support, ordinairement de forme demi-cylindrique, souvent canaiiculé à la face supérieure, qui constitue la based'un grand nombre de feuilles (chez la Vigne, le Peuplier, etc.); il se compose de faisceaux fibro-vasculaires entourés par une écorce cellulaire qui présente la même structure que celle de la jeune tige. le limbe, ou partie plane de la feuille, se conqtoso des mêmes éléments anatomiques. Dans certaines feuilles, surtout chez les plantes monocotylécs (les Graminées et les Cypéracées, par ex.), les faisceaux fibro vasculaires du limbe des feuilles sonl parallèles, comme an niveau du pétiole; mais ces faisceaux sont distants entre eux et disposés sur un même plan ; ils convergent seulement au sommet. Chez un grand nombre d'autres feuilles, surtout chez les piaules Üicotylécs, les faisceaux fibro- vasculaires du pétiole se dissocient et divergent à partir de la base du limbe, dans rétendue duquel ils se distribuent et se ramifient, et où ils reçoivent le nom de nervures. Néanmoins le

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pétiole se continue manifestement dans toute la longueur <lu limbe par line nervure (dite nervure médiane ou rôle) qui partage la feuille cil deux moitiés égaies. Si le pétiole se partage, dés la base du limbe, en un certain nombre de nervures à peu prés égales entre elles, la feuille est dite dit/itinervée (fig. 706 et 707); si, au contraire, le pétiole parcourt le limbe en constituant une côte moyenne saillante, et n'émet que successivement à droite cl à gauche des nervures secondaires disposées comme les barbes d'une plume, la feuille est dite penninervée (fig. 708 et 709). — Si le tissu cellulaire qui existe entre les faisceaux

FîC. 708. — Feuille composée-pennée, avec foliole impaire, de l'Acacia-blanc (Habilita Pseudacacia ).

de V Acacia (Mimosa) hcteropla/lla, —

ph% pétiole ou rachis aplati en phyliode.

fihro-vasculaircs (qui constituent les nervures du limbe) et l'épiderme (qui constitue les deux faces de la feuille) s'étend jusqu’il l'extrémité des nervures, et comble complètement les intervalles qui les séparent, la feuille, quelle que soit sa circonscription (ovale, elliptique, etc.), est dite entière ou mrfiW.se (fig. 698). Si, au contraire, l'espace qui sépare les nervures n’est pas comblé dans toute spn étendue, la feuille est dite divisée {fig. 699, 701, etc.). Ces divisions, combinées avec la disposition, la longueur relative, et la ramification plus ou moins considérable des nervures, donnent lieu à un nombre illimité de formes dont les principaux types ont été qualifiés par des adjectifs dont je présente la liste ï la fin de cet article. Les feuilles en dents de scie sont dites terrée»; à dents moins fines, dentées (fig. 696); 5 dents obtuses, crénelées; à divisions larges et peu profondes, lobées (fig. 697) ; à divisions atteignant le milieu du limbe, -parûtes; h divisions atteignant la nervure moyenne, -sécjwrs (si la feuille est digilinervée, elle est dite dans ce cas /minuit isAquée [fig. 701] ; si elle est penninervée, elle est dite pennatiséquér). Si les divisions sont elles -mêmes divisées, les divisions sont

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caractérisées ou décrites comme le serait line feuille isolée. Une feuille primat: fide peut être à lobes ou segments dentés, lobés, crénelés, incisés ; si les lobes sont eux-mêmes pennalifides. pennatipartis, ou pennatiséqués, la feuille est dite : bi-tri-multi-jiennalifidc, bi-lri-multi-pennatiséquée (fig. 700, 702), etc., ou bi-palmatiséquée (fig. 701), etc.

Les feuilles palmaliséquées ou pennatiséquées dont les divisions sont articulées sur la nervure ou sur le pétiole, sont dites feuilles composée », et les divisions de ces feuilles reçoivent le nom de folioles, et selon le nombre des folioles : uni foliotées (à une seule foliole, ex. Oranger [fig. 705]), trifoliolée (à trois folioles, ex. Trèfle [fig. 706]), 5- foliotées (ex. Marronnier- d'Inde [fig. 707], etc.). Les

Kig, 710. — Feuille compotee-bipettnée réduite à deux divisions, et à pétiole devenu (par compensation organique) foliacé - membraneux , chez V Acacia bêlerophytta .

Kig . 711. — Feuille de VAcacta heteeo»

plty/la réduite à un pétiole membra- " neux-foliaré (phvllode). Le limbe, bipenné dans d'autres feuilles du même arbre, est ici complètement nul.

feuilles composées-petmées sont diles : pennées avec im/mire, si le racltis se termine par une foliole (ex. l’Acacia blanc, Itobinia pseudacaein [fig. 708]). Dans le genre Mimosa (Acacia), certaines espèces présentent chez leurs fouilles primordiales toutes les transitions entre des feuilles composées bipennées h pétiole cylindrique, à pétiole aplati-foliacé portant des folioles, et 3 pétiole foliacé dépourvu de folioles et passé h l’état de phvllode, forme de feuilles appartenant à un grand nombre de ces plantes à l'état adulte (fig. 709 et 719). Les feuilles composées digilinervées sont dites digitées (fig. 707) (par ex. celles du Lupin); les feuilles composées penuinervées sont diles ) minées ou pinnées (fig. 708). Le pétiole des feuilles composées, y compris sa prolongation en nervure moyenne,

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est désigné sons le nom de rachis (voy. COMPOSÉES [Feuilles]). Tontes les feuilles, * beaucoup près, ne présentent point un pétiole distinct : chez un certain nombre, le limbe s’atténue insensiblement en pétiole ; chez d’autres, le limbe s’insère directement sur la tige (feuilles scssiles) ; chez d’autres, enfin, le limbe sc continue manifestement sur la tige au-dessus du niveau de l’insertion (feuilles décurrentes, par ex. chez le Symphytum officinale [Grande-Consoude] et le Cirsium palustre). Quand la base d'une feuille s’insère dans toute la circonférence de la tige, cette feuille, ou au moins sa base, est dite embrassante. Quand le pétiole lui -même est plan et constitue autour de la tige une gaine qui l’enveloppe, ce pétiole reçoit le nom de gaine, et la feuille est dite engainante. Lorsque les

Fir.. 7 1 2. — Feuille en forme il' ascidie (en godet /*’, muni de »on opercule /") du Cejihnlotus lu/garis. — f, feuille foliacée (plane et suhorbiculaire) de la même plante. Voy. Ascidie.

deux Ininls du pétiole engainant sont libres (comme chez les Graminées), la gaine a été dite fendue ; lorsque les bords sont soudés (comme chez les Cypéracées), la gaine a été dite complète. Les feuilles (soit les feuilles foliacées, soit les feuilles des divers verticilles de la fleur), considérées isolément, sont, dans le plus grand nombre des cas, symétriques, c'est-à-dire que les deux moitiés latérales du limbe, séparées par la nervure moyenne, sont de même dimension et de même forme. Mais il existe des feuilles de forme non symétrique, et par conséquent irrégulière ; elles sont dites incquilatérales (à côtés inégaux). 11 peut même arriver que l’un des deux côtés du limbe manqué presque complètement; ces feuilles ont souvent alors (en raison de l'accroissement inégal de leurs deux côtés), la forme d'un croissant ou d’une faux, et sont dites semilunaires ou falcifnrmes. — Certaines feuilles ne se composent que de la partie pétiolaire : telles sont les feuilles dans le genre Bupleurum (famille des Ombellifères), et dans certains genres de la famille des Légumineuses, où, chez une même plante, le pétiole porte ou ne porte pas de limbe. Les pétioles qui compensent l'absence du limbe par leur développement en forme de membrane foliacée ont reçu le nom de phyllodes (fig. 711). Chez certaines plantes aquatiques (le Sagittaria sagitti folia, par ex.), les pétioles des feuilles submergées, qui s’allongent (surtout dans les eaux courantes) en longs rubans membraneux

FKUII.LK.

et sont dépourvus de limbe, constituent de véritables phyllodes ; les feuilles à limbe sagitté se nuancent chez cette plante par des passages insensibles avec les feuilles où le limbe est complètement effacé.

Les feuilles sont disposées sur la tige selon des lois régulières dont nous donnerons l'exposé au mot Phyllotaxik.

Suivant leur mode d’insertion sur la tige, les feuilles sont dites : articulées, péliolées, sessiles, amptexicaules , décurrentes, vagitianles.

Fia 713. — Feuille en forme tic cornet Fig. 714. — Feuille <i pétiole foliacé et terminé en du ÿarrncenm purpurea. Voy. As- urne (on ascidie), surmontée de son couvercle C|DIE> (le limbe de la feuille) , clics le Sepenthn am-

pul/aria. Voy. Ascidie.

Ilclativcment 5 leur forme, elles sont dites : capillaires, linéaires, cylindracées, oroides, triquêtres, comprimées, aciculaires ou en aiguille (fig. 695), prismatiques , obliques, inégales, dimidiées, tubuleuses, fistulevses, planes, pillées, orales, abiotiques, elliptiques, spntulées, lancéolées, (ordres, kastées, sagittres, rhomboïdales, /ter foliées, squami formes, rétiformes, lingui formes, ensiformes, acinuci formes, /labelli formes , dolabri formes, panduri formes, cunéiformes, tronquées (fig. 697), en godet (fig. 712 à 714), eu capuchon, a

FBUll.LE.

éperon, entières, indivises , très-entières, sinuées, dentées, serrées, crénelées, anguleuses, triangulaires, deltoïdes, lobées, bilobées, trilobées, qninquélobées, laciniées, roncinees, /grées, auriculées, partîtes, dirhot ornes, pédalées, pennalifides, palnmti/idcs, multifides (fig. 700), multiséquées, simples, composées, déconqmées, supra-décomposées, pennées, digitées, impart pennées, paripenuées, trifoliées, bipennées, bitemées, digitipennées, etc.

Fig. 715. — Feuilles rnmiates (insérées Fig. 716. — Feuilles radicules longuement pétiosur un rameau) du Symphoricarpos lées, et feuilles caulinaires atténuées en pétiole raceniosa, ou sessiles, chez une Campanule (le Campa -

nuta ftapuncu/wi).

Relativement aux nervures : sam nervures (folium enervium, avenosum), à nervures (fol. nervosum, venosum, costatum), veinées , réticulées, Innervées, quinquénervées, septemnervées, multinenées.

L)c Candollc classe les feuilles selon la disposition des nervures, en : rectinerves, curvinervet, ruplinerves, penni formes, palmi formes, penninerves, pédalinerves, palminerves, peltinerves, triplinerves, quiniuplinerves, vaginerves, redinerves, falsinerocs, nullinerves.

FEUILLE

Relativement à la manière dont elles se terminent, elles sont dites : obtuses, réfutes, tronquées, émarginèes, muermèes, acurninées, aiguës, cuspidées, subutées, acérées, piquantes.

Relativement aux accidents de leur surface, elles sont dites : ondulées, crépues, cris/iëes, pliées, carénées, sillonnées, convexes, concaves, rudes, rugueuses, bulleuses.

AJC.

Fie. 717. — Feuilles florales ou bractèales chez le Mouron-rouge (Anagallit arvensit). Ces feuilles ne différent en ricnt par leur forme et leur dimension, des feuilles caulinaires stériles.

Fie. 718, — Feuilles florales 'feuilles de Finvolucre, feuilles involucrales, bractées) multifldes, à divisions capillaires, chez le Sigel/n damascena , Ces feuilles différent peu de celles de la tige.

Relativement à la pubescence, aux glandes, aux sécrétions, etc., elles sont dites : lisses, glauques, glabres, glutineuses, visqueuses, farineuses, ponctuées, ponctuées-pellncides, glanduleuses, scabres, soyeuses, /mi lues, pubescentes, velues, laineuses, tomenteuses, hispides, pn pilleuses, muriquées, ciliées, chargées d’aiguillons, épineuses.

Selon leur consistance, elles sont dites : charnues, membraneuses, coriaces, scarieuses, pélaloides, foliacées.

Selon leur direction, elles sont dites : dressées, étalées, horizontales, opprimées, imbriquées, /tendantes, réfléchies.

Selon leur disposition sur la lige et leurs rapports entre elles, elles sont dites : éloignées, distantes, rapprochées, fasciculées, éparses, op/tosées, décussées, alternes, distiques, en spirale, verticillées, étoilées, temées, quaternées, quinées, géminées, bigéminées, trigéminées, conjuguées, cannées.

Selon le milieu où elles vivent, elles sont dites : aériennes, hy/togées, submergées, nageantes, émergées.

FEUILLE. — FÈVE-D’ÊfiYPTE. 543

Selon leur mode de préfoliaison, elles sont dites : étalées, réclinées, conilupliquées, pliées, ronvoltitiues, révolutives, involutives, roulées en crosse, embrassantes ou équitemtes, semi-équitantes, opprimées et indupliquées. (Voyez la signification de ces moLs à leur place alphabétique. )

On a désigné, notamment chez certaines Monocotylédones, sous le nom de préfenille (première feuille), la première feuille (l’inférieure) d’un rameau. Cette feuille est souvent réduite il une écaille ou feuille abortive, môme chez les plantes herbacées et à bourgeons non écailleux.

Dans le langage scientifique allemand, les feuilles squamiformes du rhizome sont désignées sous le nom de Niederblatt; les feuilles situées à la («rtie inférieure de la tige aérienne et constituant la transition des écailles aux feuilles foliacées, I orblatt; les feuilles foliacées parfaites occupant la partie moyenue de l’axe, ou même rapprochées de sa base, si cet axe est condensé inférieurement, Laubblatt; les feuilles bractéales ou se rapprochant des bractées, Hochblatt; enfin les bractées, Deckblatt.

FEUILLÉ, foliatus. Qui présente des feuilles.

(El II.I.ET, lamella. Chez les espèces du genre Atjaricus, on donne le nom de feuillets aux lames qui sont dis|Misées en rayonnant du sommet du pédicule à la circonférence du chapeau, dont elles revêtent la face inférieure. las spores sont situées sur des basides (supports, insérées sur les feuillets.

FEUILLU, folios'is. Très-feuillé. Se dit d'une tige dont les feuilles sont nombreuses, amples et rapprochées.

FEVE (baba culgaris, famille des Papilionacées). Une des plantes cultivées en grand, les plus vulgaires. Les graines doivent être récoltées, pour l’usage culinaire, avant leur maturité.

FEVE -D’ÉGYPTE. Le Nelumbium sjteciostim, famille des Nélombonées (voy. Nêlombo), une des plus magnifiques plantes aquatiques. Elle se trouve aux Indes et aux Moluques; elle était dans l’antiquité abondante dans le Nil, où l’on prétend qu’elle ne se trouve plus aujourd'hui. C’est une des plantes emblématiques figurées dans les hiéroglyphes : la Fève prétendue adorée par les Égyptiens. Les graines de la Fève-d’Égypte, réduites en farine, et les rhizomes charnus cuits, sont comestibles (I).

(U Selon Matthiole, « la Fève-pontiqu# ou il' Egypte croist en grande abondance en » Egypte, et es lacs et marais d’Asie et de Cilicie. Elle a les feuilles grandes encore» o qu elles «oient paraugonèes aux feuilles des arbres. Sa fleur est de couleur de rose et » plus grande deux fois que celle du Pavot. Etant défleuric, elle produit de petites vessies i) et bourses semblables aux rayons des mousclies-guespes : sur le couvert desquelles » apparoist une fève, fuicte à mode de ces bouteilles qui viennent sur l’eau en tems de » pluye. On l'appelle ciborium ou cibotium , c'est-à-dire coffret, pource qu’on la plante, » l'ayant mise en une motte de terre trempée d'eau, la jetlaut en l'eau avec la dicte motte, w Sa racine est plus grosse que celle de la canne: et la mauge-on-cruè et cuite, et l*ap- » pelle-un Colocasia. Cesle fève se mange verte, et devient nuire estant seiche. Elle est » plus grosse que nos fèves communes. Elle est bonne à manger en forme de bouillie — » I-i première fois que je la veis fut l’an 1538, à Trente, où Odoardus Polonus me » la inonstra avec plusi» ors autres plantes singulières qu’il avoit apporté de Syrie et » d’Egypte, n (Trad. du Pinet, 1027.)

'jliU

FfcVE D'fcPREUVB DU CM.AIHR. — FIBRE.

Fie. 719. — Graine de l'Êséré ou Fève- du-Calabar ( Fliysostigma venenosunt).

FÈVE D’ÉPREUVE DU LALABAR, Éséré (fig. 719}. Graines du /‘hi/mstiyma venenosum, famille des l.égumineuses, tribu des Pliaséoléos, belle plante sarmculcuse-grimpanle, à grandes fleurs pourpres, du golfe de Biasra (côle occidentale d'Afrique). Ses graines, brunes, de la grosseur de celles du llaricol-d’Espagne, sont l lès-vénéneuses (les nègres l'emploient dans leurs épreuves judiciaires). Ou en a extrait un principe toxique nommé ésérine; sa dissolution aqueuse a la propriété de contracter énergiquement la pupille.

FÈVE DE S Al X T - IG. \ AC E. Graines de V/ynatia nmnrn, famille des Loganiacécs, voisine des Slrychnées; très-vénéneuses, même à très-petite dose. — Au Brésil, graines du FeviUea (Nhandiroba) Irilobata, famille des Lucurbilacées; leur saveur est irès-ainère.

FÈYE-DE-TOXKA. Graines du Di/iteryx (Cownarouna) udoratu, famille des Légumineuses. Leur odeur aromatique rappelle celle du Mélilot ; on les a employées pour parfumer le tabac.

FÈVE-DU-BEXGALE. Galle creuse irrégulière (déterminée par la présence d’un puceron) du Myrobalnnus citrinn (famille des Combrélacées). Cette galle est douée de propriétés astringentes comme celle du Chêne.

FÈVE-PICIIURIM, Noix-de-Sassafras. Graines de I ’Oculea Pichurim, famille des Laurinées. Leur odeur et leur saveur sont fortement aromatiques.

FIBRE, fi ira = Clostre (Dutrocbet). Organe élémentaire dont la forme est intermédiaire entre celle des cellules et celle des vaisseaux, et qui a été désigné tantôt sous le nom de cellule allongée , tantôt sous le nom de vaisseau fibreux. Les fibres peuvent en eiïet être considérées comme des cellules très-allongées, ordinairement atténuées aux deux extrémités, cl appliquées les unes contre les autres assez étroitement pour ne laisser entre elles aucun intervalle analogue aux méats iulerccllulaires qu'on observe entre les cellules de forme plus ou moins globuleuse. Les parois des fibres s’é|iaississeut, comme celles des cellules, par le dé|iôt de couches successives qui tapissent leur cavité, et linisseut par la réduire à un canal très-étroit ; ces couches laissent néanmoins, comme chez les cellules, de petits espaces libres où elles ne se déposent pas. Il en résulte de petits canaux perpendiculaires aux parois, terminés en cul-de-sac par la membrane primitive de la fibre, et communiquant avec la cavité centrale. Les extrémités de ces petits canaux constituent des ponctuations analogues à celles des cellules cl des vaisseaux dits ponctués. Liiez les végétaux de la classe des Conifères, les ponctuations des fibres sont entourées d’une aréole qui résulte d'une dépression de parois de la libre au niveau de chaque ponctuation, la-s filtres constituent chez les végétaux : les couches corticales désignées sous le nom de liber, les nervures des feuilles, et la plus grande partie du bois, où elles sont associées aux vaisseaux. Le tissu qui résulte de la réunion des fibres a reçu le nom de prosenebyme ou de tissu fibreux. Ou désigne sous le nom de tissu fibro-vnsculairc, le tissu ligneux qui résulte de l'association des libres et des vaisseaux.

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