‹ Nouveau dictionnaire de botaniqueChapitre 192 sur 414 · FIGUIER · texte numérisé non relu

FIGUIER

en Orient. \.'0. culgaris, spontané en Amérique, est depuis longtemps naturalisé dans la région méditerranéenne, où il décore les lieux incultes, qu’embellit également V Agave americima. Son fruit, qui résulte d’un ovaire enfermé dans un véritable rameau dont les parois constituent l’écorce du péricar|>e, est chargé, comme les rameaux eux-mémcs, d’une spirale de bourgeons représentés chacun par un petit bouquet de fines épines dont chacune n’est autre chose qu’une feuille rudimentaire ; ces épines acérées et souvent oncinécs, à pointe recourbée en hameçon, s’attachent aux mains au moindre contact : pour dépouiller ces fruits de leur écorce sans les toucher, on les saisit à l’extrémité d’une baguette aiguisée en pointe. — Le suc des plantes de la famille des Cactées est aqueux, abondant; rarement il est âcre et doué de propriétés purgatives.

Fie. 722. — Hameau île ['Opuntia Fu, . 723. — Rameau fructifère du Figuier

Dillemi, espèce voisine de l'O. (Ficus Carica), et ligue coupée longitudinale-

Ficus-indica (Figuier-d’lnde). ment; a, avant la maturité; 4, à la maturité.

FIGUIER ( Fiais Carica, fig. 723). Arbre de la famille des Morées (partie du groupe des Urticées), originaire de l’Asie Mineure et cultivé dans toute la région méditerranéenne ; sa culture s'avance même dans le Nord. Ses fruits, dont il existe de nombreuses variétés, sont des plus délicieux; secs, ils fournissent aussi un aliment agréable, et sont comptés parmi les médicaments émollients.— Le genre Ficus renferme un nombre considérable d'espèces : les unes sont des lianes d'une longueur démesurée, qui enlacent dans leurs réseaux les plus grands arbres des foi èts vierges de l’Amérique; d’autres, qui habitent les Indes, sont des arbres de dimensions colossales; quelques-uns émettent

F1GUIER-DES-BANI ANS. — FILA SUCCÜI.ENTA.

des racines adventives qui descendent des plus hautes branches, s'enfoncent dans le sol, et constituent des sortes de colonnes qui servent délais h ces végétaux gigantesques. Les Ficus religiosa et bengalensis , etc., en Asie; l'espèce dite Sycomore, des mots Ficus et Murus ( Ficus Sycomorus), en Égypte, etc., fournissent d'épais ombrages et des fruits qui nourrissent 4 la fois de nombreuses peuplades d'indiens et des tribus de singes et de perroquets. La gomme-élastique ou caoutchouc est le suc épaissi qui s'écoule du tronc de plusieurs espèces de figuiers par les incisions qu'on pratique à leur écorce; les espèces qui fournissent le plus abondamment cet utile produit sont les F. elustica (plante ornementale d’orangerie en Europe), indien et toxicaria. Le suc de la plupart est âcre et purgatif; chez quelques espèces il est corrosif, et par conséquent très-vénéneux. Quelques-uns des insectes hémiptères qui constituent la substance colorante comme sous le nom de cochenille vivent sur diverses espèces du genre Ficus. — La famille des Artocarpécs, voisine de celle des Morées, renferme des végétaux à suc laiteux souvent caustique. L’/ln/t'arà toxicaria est un des végétaux les plus vénéneux qui soient connus.

Fie. 724.— Rameau et fruit (coupe longitudinale) du Ficus religiosa (Figuier-dcs-Baniani).

De> Cochenilles sont attachées au sommet du rameau.

KIGUIER-I>KS-B.V.\IANS (Ficus religiosa, F. bengalensis [fig. 724], fam. des Morées). Les feuilles sont suborbiculaires brusquement et longuement acuminées ; le fruit assez petit, très-abondant, comestible, lies racines adventives descendent des branches et pénètrent dans le sol, formant des colonnes qui soutiennent les branches qui s'étendent indéfiniment : un seul arbre peut ainsi, avec les siècles, constituer une petite forêt, tel arbre est vénéré des Indiens.

Fila adducloria. l’rophyses, archégones stériles. (Inusité.) Voy. Akchêgonk.

Fi/a succulent a. Paraphyscs ; filets cloisonnés mêlés aux archégones chez les Mousses. (Inusité.)

FILAMENT. — FLAGEI.I.UM. 569

FIUNEVT, filamentum. Nom vague donné à îles organes de diverse nature, ayant l'apparence d'un fil.

Filamenteux, filamentosus. Qui est chargé de filaments.

FILET, filamentum = pediculus. Partie de l'étamine qui supporte l'anthère. L’étamine chez laquelle le filet n’existe pas, et qui est réduite à l’anthère, est dite sessile. Voy. Anthère et Étamine.

FII.ICINKKS ( Filicineæ , Filices). Plantes acotylées (cryptogames) de la division des Àcrogènes, considérées autrefois dans leur ensemble comme constituant une seule famille (famille des Fougères), élevées actuellement au rang de classe, et renfermaul les familles suivantes : Polypodiac.ées, Hymênophyllêes, Gleichêniacées, Schizèacêes , Osmondacêes, Mabattiacêes et OphioglossÈes. — D'autres auteurs donnent !i la classe des Filicinées des limites beaucoup plus larges, et y groupent des types d’organisation trés-éloignés entre eux. Nous suivrons ici Fudlichcr , qui laisse en dehors des Filicinées la classe des Prèles (Equisela), comprenant la seule famille des Équisétacées ; la classe des Hydroptérides (Fougères-d'eau), comprenant les Salviniées et les Marsiliacées, cl la classe des Sélaginées ou Lycopodées, comprenant les familles des Isoétidées, des Lycopodiacécs, et celle des Lépidodendrées (aujourd’hui toutes fossiles). — Voy. Fougères.

FILIFORME, filiformis. Qui a la forme d'un fil.

FILIPENDULE ( Spirœa Filipendula, F. des Kosacécs). Les Heurs de cette plante ont une odeur d'amande amère. Les renflements de la racine sont amers et aromatiques; ils sont au nombre des remèdes inefficaces qui ont été préconisés |iour guérir la rage.

Filipendulus. Qui semble suspendu à un fil.

Fimbria. Frange. — Fimbriatus. Frangé, irrégulièrement lacinié à la circonférence : par exemple, les pétales du Dianthus tuperbus, et ceux du Trichosn nthes colubrina.

Fimbrilla = Fibrilla. Fibrille. — Fimbrillatus. Fibrilleux.

Fimetarius. Se dit des végétaux qui croissent sur les fumiers.

Fissura. Fissure; fente étroite résultant d’uue déchirure ou de l'écartement de deux bords.

Fistus. Fendu. Dans les mots composés, fidus. Voy. ce mot.

FISTULEUX, fislulotus. Se dit d'un organe cylindrique (d'une tige, par ex.) creux à l’intérieur. Les entre-nœuds de la tige, chez la plupart des Graminées, sont fistulcux; les tiges de plusieurs Ombellifères sont également fistuleuses. La cavité interne de la lige résulte chez ces plantes de la déchirure de la moelle par suite de l'accroissement rapide du diamètre de la tige.

Fi jus. Fixé. — üasifixus, fixé par la base; dorsifixus, par le dos; apicifixus, par le sommet.

Flabellatus, Disposé en éventail. — Flabelliformis. En forme d’éventail : dont les parties, partant d’un même point, divergent sur un seul plan.

Flaccidus. Flasque, flétri, fané.

Flugellum. Coulant; stolon filiforme annuel en forme de fouet ou corde 1 nœuds.

PI.AMMEUS. — FLEUR.

Flammeus. Couleur de feu (ex. la corolle de V Adonis flammea).

Flavedo. Couleur jaune. — Flavescens, flavidtis. D’un jaune pâle ; tirant sur le jaune. — Flavo-virms. D'un jaune verdâtre. — Flavus. D’un jaune blanchâtre.

FLÉCHI, flexus. Qui est courbé, mais accidentellement, par ex. sous le poids de la partie terminale, et est susceptible de reprendre naturellement la direction droite.

fleur, fl os. Dans le langage botanique, on donne le nom de /leur à l'ensemble des organes de la fécondation chez les Phanérogames ( étamines , et ovaire

Fig. 725. — Fleur dialypétale régulière hypogynedu (Uaucium ftavum.

ou pistil) groupés à l'extrémité d’un même axe nommé pédieelle (quand cet axe est très-court, la (leur est dite sessile). On donne même le nom de fleur à

Fig. 72G. — Fleur dialypétale irrégulière Fig. 727. — Fleur dialypétale régulière, d'un Peturyouium, à pétales passant à la forme des éta-

mines), du >'énufar ( Nympluea alba ).

un seul de ces organes (élamine ou ovaire) chez les végétaux où ils se trouvent isolés, qu’ils soient ou non entourés A’ envelop/m florales {corolle et calice, organes désignés, dans certains cas, sous le nom général de pèrianthe). — Par

FLEUR

extension, on donne le nom de fleurs stériles à celles qui sont réduites aux enveloppes florales (soit en raison d’avortements naturels, comme cela a lieu chez certaines plantes à inflorescence dite polygame, soit en raison de la transformation des organes de la fécondation en enveloppes florales, transformation souvent provoquée par la culture, comme cela a lieu chez la plupart des plantes dites ii fleurs doubles cultivées dans les jardins). — Dans certaines familles cryptogames, les Mousses par exemple, on désigne quelquefois sous le nom de fleur le premier état des organes de la fructification, Vov. Archêgone et Anthêridie.

Chez les plantes phanérogames, la fleur complète se compose de plusieurs verticilles ou cercles de feuilles modifiées. Les feuilles dont ces verticilles concentriques cl successifs se composent sont ordinairement disposées dans un ordre alterne ou quinconcial. En procédant de la base au sommet, ou de l'extérieur à l’intérieur de la fleur, les verticilles successifs qui se présentent constituent: 1° le calice, 2° la corolle, 3° l 'androeêe (les étamines), U° le gynécée (l’ovaire ou pistil). Le calice proprement dit ne se compose ordinairement que du verticille extérieur; mais chacun des systèmes d'organes suivants (corolle, androcée et gynécée) est susceptible de se composer de plusieurs verticilles successifs ou d'une spirale indéfinie.

Fig. 728. — Fleur dialypétale, à étamines et il carpelles constituant une spirale indéfinie, du Slngnolia grandi/tora dimensions réduites).

Les feuilles dont se compose le calice se nomment sépales; les feuilles dont se compose la corolle se nomment pétales ; les feuilles très-modifiées dont se compose l’androcée se nomment étamines; les feuilles très-modiGées dont se compose le gynécée se nomment feuilles carpellaires ou carpelles. — Les sépales sont fréquemment de couleur verte et se rapprochent plus ou moins de la forme des feuilles supérieures de la tige, (.es pétales sont de couleurs variées et d’une texture plus délicate que les sépales ; ils sont encore plus éloignés de la forme des feuilles que les sépales. Les étamines ne rappellent plus la forme des feuilles, mais les transitions fréquentes qui existent, soit dans des cas normaux, soit dans des cas anormaux, entre la forme des étamines et la forme des pétales; et, d'une autre part, leur disposition analogue à celle des pétales et des sépales indique suffisamment que ces organes sont des feuilles modifiées. L’étamine

FLEUR

se compose d’nn support analogue au pétiole de la feuille, et qui a reçu le nom de filrt, et d'une partie analogue au limbe de la feuille, et qui a reçu le nom A'anthèiv. L'anthère est divisée longitudinalement en deux lobes analogues aux deux moitiés latérales du limbe. C’est dans l'épaisseur de ces deux lobes (les luges) qu’est contenue la substance granuleuse désignée sous le nom de yullen.

Au point de vue du rapport de nombre des étamines avec les pétales, la fleur est dite : isostémone (en nombre égal) (fig. 732), anisostétuone (en nombre inégal) (fig. 733, 761, 762), diplostémone (étamines en nombre double) (lig. 726), polystémone (étamines en nombre plus que double ou indéfini) (lig. 725, 727, 728, 730, 736, 738).

Fie. 729. — Fleur à corolle dialypétale se. Fig. 730. — Fleur à calice pétalnïilc, à corolle continuant par une couronne multiple de dialypétate, à pétales libres en forméde corfllatnents pétaloïdes, cher. une Passiflore. net, B, d’un Ellébore [llet/eborus oihtrus ).

Les feuilles carpcllaires ou carpelles sont des feuilles qui renferment isolément, ou dans une cavité qui résulte de leur réunion, de petits organes nommés ovules, qui ne sont autre chose que le premier étal des graines; chacune des feuilles carpcllaires s'atténue au sommet en une partie étroite qui a reçu le nom de slyle et se termine en un corps glanduleux nommé stigmate (le style peut être très-court ou nul ; dans ce cas, le stigmate est dit sessile). — Au point de vue du rapport de nombre des feuilles carpcllaires (libres ou soudées) avec le nombre des feuilles du calice (sépales) , la fleur est dite : isogyne (en nombre égal) (fig. 726, 730, 7.'S8), anisogyne (en nombre inégal) (fig. 725, 732, 736, 762, 766, 766), polygyne (carpelles en nombre indéfini) (fig. 727, 728).

Les pièces qui constituent chacun des vcrlicillcs de la fleur peuvent être libres entre elles ou soudées par leurs bords. Le calice 6 sépales libres entre eux est dit ilialysèpale (polysépale). lorsque les sépales sont soudés entre eux par leurs bords, au moins dans leur partie inférieure, eu un ensemble tubuleux, le calice

FLEt’R.

est dit gamosépale (monosépalc). D'après la même nomenclature, la corolle à pétales libres (fig. 725,726, 727, 728, 729, 730, 731, 732, 730, 738, 756) est dite dialypétale (polypétalc), et la corolle à plaies soudés entre eux par leurs bords (fig. 750, 751, 752, 753, 755, 757, 758), au moins dans leur partie inférieure, est dite gamopétale (monopétale)- L’androcée à étamines libres pourrait

Fie, 731. — Fleur dialypétale sub-régulière Fie. 732. — Fleur dialypétale régulière d'un Cassia. de la Vigne (Kftl-f vim/rra).

être dit diah/staminc. L’androcée 5 étamines soudées en un cercle complet dans l'étendue du filet est dit monadelphe ; si les étamines, au lieu d'être soudées en un cercle complet, sont soudées en plusieurs faisceaux, l'androcée est dit /mlyailelphe (fig. 731). Dans d’autres cas, les filets restant libres, les étamines peuvent être soudées en cercles par les anthères (chez la famille des Composées) ;

Fin. 733. — Fleur irrégu- Fie. 731. — Fleur dialypétale, Fie. 735. — Fleur dialypélière du Réséda {Réséda sub-gamopétale, irrégulière, taie ou sub-gamopétale

odoratu). d'une Fumariacée, le L'ory* irrégulière d’un Trèfle

ttaltis oclirotcucu. ( Trifolium }.

l'androcée qui présente ce caractère est dit synanthèrê (fig. 758). I.c gynécée il carpelles libres pourrait être dit dialyearpellé ; il est constitué : par un seul carpelle (ex. famille des Amygdalées [fig. 737] et des Papilionacées [fig. 735]), par un verticille complet (ex. g. /Jelleborus [fig. 730], Caltha, Aquilegia, etc.), ou par une spirale indéfinie (ex. genres Myoïurus, Adonis, Anemone, Fragarin. Magnolia [fig. 728], etc.). Le gynécée composé d'uu verticille de carpelles sondés entre eux est désigné, si chaque feuille carpellairc est fermée isolément pour son propre compte (comme chez les carpelles libres), sous le

PLEUR

nom A'ornirn plurilnrulaire (fig. 739, 745, 747) on multiloculaire: dans ce cas les carpelles sont adossés et soudés par leurs faces latérales (cet adossement de deux parois a reçu le nom de cloison), et la cavité de chaque carpelle est désignée sous le nom de loge. Si les feuilles carpellaires sont ouvertes et soudées entre elles par leurs bords, le gynécée est nommé ovaire composé uniloculaire.

Non-seulement les pièces qui constituent un même verticille peuvent être soudées entre elles bord à bord, mais on admet aussi que les divers verlicilles

Fis. 730. — Fleur dialypétale périgyne Fis. 737. — Coupc de la fleur dialypétale du Cerisier (Cernxits vutgnns). périgyne du Cerisier.

peuvent être soudés entre eux face 4 face. Lorsque ces soudures n’ont pas lieu, on dit que les insertions sont immédiates, et on les désigne sous le nom d’ insertions hypotjipies (fig. 725, 726, 728,' 730, 732, 734). Lorsque ces soudures ont lieu, on dit que les insertions des organes (pétales et étamines) insérés au-dessus du niveau de la base du calice et de l’ovaire ont une insertion médiate. Si alors

Fie. 738. — Fleur dialypétale épigync Fie. 739. — Coupe de la fleur dialypétale du Poirier (t'iras communis). épigyne du Poirier.

l’ovaire n’est pas compris dans la soudure, l'insertion est dite périgyne (fig. 731 , 737, 738), et si l’ovaire est compris dans la soudure, l’insertion est dite épigyne (fig. 739, 744, 745, 746). J’ai exposé, aux articles Cai.ic.e ci Cupule hêcepta- CU Caire, comment j’ai été conduit 4 considérer le tube de la fleur dans les cas d'insertion périgyue et épigyne, non comme le résultat de l’accolement des verticilles, mais comme le résultat des décurrences des pièces qui les composent et qui constituent un véritable axe tubuleux, et comment, par conséquent, les insertions, dans ces différents cas, ne sont pas seulement apparentes, mais réelles, puisqu'elles ont lieu sur un organe qui est une véritable dépendance du système axile.

FIEDR.

Les fleurs sont fûtes régulières (fig. 725, 727, 728, 729, 730, 732, 736, 738, 740, 744, Vil, 7 49) lorsque tomes les feuilles de chaque verticillc sont semblables par leur forme et leur dimension et ont une direction relative semblable (par ex. chez les genres Jinsa, ftanunculus, Tulipa, etc.). Elles sont dites irrégulières

Fig. 740. — Fleur gamopétale à ovaires Fig. 741. — Fleur gamopétale sub-régulière libres d'une Buglosse (Anchusa). du Bouillon-blanc ( Verbascum Thnpsiu).

(fig. 726, 733, 734, 735,742, 743) si toutes les pièces appartenant à un même verticille ne sont pas de la même forme et de la même dimension, ou si une ou plusieurs pièces d’un même verticillc ont une direction dissemblable relativement

Fig. 742. Heur à corolle gamopétale irré- Fig. 743. — Fleur à corolle gamopétale gulière, en gueule, du Muflier (Antirrhi- irrégulière, bilobéc, du Lobe/m cardi- ”im majtu). no/ù.

4 l’axe de la fleur (par ex. chez les genres Viola, Genista, Linaria, Salvia, etc.). Les fleurs, même les plus irrégulières, sont toujours symétriques, c'est-à-dire qu'elles sont susceptibles d'être partagées en deux moitiés semblables, que les pièces des verticilles soient en nombre impair, ce qui est le cas le plus fréquent, ou que les verticilles se composent de pièces en nombre pair.

Les fleurs sont dites incomplètes (fig. 749), lorsqu'elles manquent d’un ou de plusieurs des quatre systèmes d'orgaues qui constituent une fleur complète (le calice, la corolle, l’androcée et le gynécée). Lorsque les enveloppes florales

PLEUR

calice et la corolle) sont réduites à un seul verticille, c'est le verticille le plus extérieur (le calice) qui persiste, cl reçoit quelquefois alors le nom de périanthe, et la corolle qui disparait, Les plantes dont la (leur présente cette structure

Fie. 714. — Fleur gamopé- Fig. 745. — Coupe verticale Fig. 746.— Coupe verticale de (ale épigyne de UGarance d'une fleur gamopétale épi- la fleur épigyne du Fenouil

[Rubin tinctorum). gyue (le Rubin tinctorum). (F<rnicu/um officinale).

constituent, dans l'embranchement des Dicotylédones, le groupe des apétales (fig. 759). lorsque le calice et la corolle n’existent ni l’un ni l’autre, la fleur, réduite aux organes sexuels, est dite fleur nue (fig. 750).

Fig. 747. — Coupe longitudinale Fig. 748. — Fleur épigyne tubuleuse (fleuron)

île la fleur dialypétale épigyne d'un du disque il’uneComposéc-radiée [Anthémis),

Fuchsia ( Fuchsia splendens). et fleur fendue en languette (demi-fleuron),

appartenant aux rayons du même capitule.

Des fleurs complètes sont hermaphrodites [bisexuées) (les plantes figurées 5 cet article, moins la fig. 750), c'est-à-dire qu’elles renferment en même temps un andrncée (étamines) et un gynécée (ovaire). — Les étamines et l’ovaire étant indispensables à la reproduction par graine de l’espèce, ces organes ne man-

FLEUR

qucut jamais complètement, mais ils ne sont pas toujours réunis dans la même fleur. Les fleurs incomplètes qui ne renferment qu’un seul de ces deux systèmes d’organes sont dites fleurs unisexuées (fig. 750) ; celles qui renferment l'androcée sont dites fleurs mâles ou fleurs staminées, et cel|ps qui renferment le gynécée sont dites fleurs femelles ou fleurs corpellces, ovariées, /listillces.

Fig. 749. — Fleur de lu llclle-de- nuit ( Mirabilis Jalapa), entière et coupe verticale, dans laquelle l'involucre joue le râle d’un calice (ici il est unidore, dans d'autres genres voisins il est pluriflore), et le calice, qui est pétaluïde et coloré, joue le râle de la corolle. La fleur est ufiètale.

Les fleurs mâles et les fleurs femelles peuvent se développer isolément chez deux individus différents ; dans ce cas la plante est dite diotque. Elles peuvent sc développer chez un même individu ; dans ce cas la plante est dite monoïque.

Fig. 750. — Groupe de fleurs mâles cliea une Conifère, genre t 'ephalolaxui .

Si, chez les plantes monoïques, les fleurs mâles et les fleurs femelles sont groupées sur les mêmes pédoncules, l'inflorescence est dite androgynie. Enfin, si un même individu porte des fleurs hermaphrodites, des fleurs mâles et des fleurs femelles, la plante ou l’inflorescence est dite polygame.

On désigue sous le nom d'inflorescence (voy. ce mot) l’arrangement ou disposition des fleurs sur la tige ou les rameaux. Certaines inflorescences (les inflorescences en capitules chez les Composées, les glomérules chez les

FLEURAISON.

FLEURON

Dipsacées [fig. 754], par exemple) présentent une telle régularité, qu’un groupe de fleurs prend l'aspect d’une seule fleur. On observe, du reste, de véritables transitions entre les fleurs et les inflorescences (1 ).

Fig. 751 . — Fleur double chez une plante dicntyléc dialypétale (par dédoublement de la corolle), la Saponaire ( Suponario

officinal'* ) .

Fig. 753. — Fleur double (par dédoublement du périanUie) chez une Monocotylédone (le Plntycodium grandiflorum ).

Fig. 752. — Fleur double chez une Dicotylée dialypétale, par transformation des étamines en pétales, le Coquelicot double (Papaver Rhœas).

Fig. 754. — Inflorescence en glomérule d’une Scabieuse (Scahiom atropurpurea ) ayant l’aspect d’une seule fleur.

FLElKtlKON = Floraison, / loratio , florescentia, anlhesis. Période pendant laquelle les fleurs sont épanouies. — Épanouissement de la fleur. Voy. Floraison.

flëi rox, flosculus. Nom donné aux fleurs gamopétales qui constituent, par leur ensemble, l’inflorescence désignée sous le nom de capitule ou ealathide (famille des Composées). Les fleurs tubuleuses sont, dans ce cas, désignées spécialement sous le nom de fleurons, et les fleurs dont le tube est fendu latéralement et le limbe étalé en languette sont désignées sous le nom de demi-fleurons, et mieux fleurons ligules. Le limbe de la corolle des fleurons ligtilés est désigné sous le nom de ligule. Voy. Fleur, Inflorescence, Ligule.

(t) On désigne sous le nom de fleurs doubles ou fleurs pleines (llg. 751, 752, 753), les fleurs dont les pétales sont accidentellement plus nombreux qu’à l'état normal, soit par suite de la transformation des étamines en pétales, soit en raison de la multiplication des pétales par dédouble nient, en vertu du phénomène de V expansivité (voy. Fasciation;. Les fleurs à pétales supplémentaires peu nombreux sont dites semi-doubles.

FLEXILIS.

Page 1