FLUVIALES
Flexilis, flexibilis. Flexible; qui est susceptible d’être plié sans être rompu.
FLEXUEUX, flexuosus. Se dit d’uu orgaue qui présente des courbures alternatives dans des sens opposés.
Floccosus. Floconneux; qui présente des flocons de poils. = Floccus , poils ou filaments pelotonnés ou ramassés en flocon.
FLORAIRES (Feuilles). Feuilles modifiées (sépales, {létales, étamines, carpelles), qui constituent la fleur. (Ce mol utile, que j’ai introduit dans le langage botanique, me parait devoir être adopté, n’ayant pas d'autre équivalent.) On pourrait donner le nom d 'anthophylles à ces feuilles.
floraison. ftoratio, florescentin , anthesis. Durée du temps pendant lequel une plante est en fleur. Le fait de l'épanouissement d’une fleur (ou de fleurs qui s'épanouissent en même temps) doit être désigné par le mot anthèse. Ainsi on dit que citez telle plante (le Coquelicot) la fleur est penchée sur le pédoncule avant V anthèse, c’est-à-dire lorsqu’elle est encore en bouton, cl l’on dit que l'époque de la /loraiton du Coquelicot est le mois de juin. La floraison de la Belle-de-nuit a lieu de juillet en octobre; Vnnthcse ou épanouissement de ses fleurs a lieu après le coucher du soleil.
FLORAL, floralis. Qui est relatif à la fleur. — Feuilles florales, les feuilles qui avoisinent les fleurs, et les bractées foliacées qui ont la forme ou la dimension des feuilles caulinaires.
FLORE , flora. Ensemble des espèces végétales d’une contrée. Vov. Géographie botanique. — Ouvrage dans lequel sont décrites et classées les espèces végétales d’une contrée. — Florule, flore d’une région très- restreinte.
FLORIFÈRE, florifer, flori/erus. Qui porte des fleurs, qui se termine par une fleur ou par des fleurs : ijemma floriferar, bourgeons à fleurs.
Florus. Fleuri, portant des fleurs, dans les mots composés. Ev. : multiflorus (multiflore), qui porte un grand nombre de fleurs ; /lauciflorus (pauciflore), qui porte un petit nombre de fleurs.
Fins. Fleur; dans les mots composés grecs, ant/ws. Voy. Fleuh.
FLOSCULEUX, flosculosus. Se dit d’un capitule dont les fleurons sont tubuleux et à cinq lobes égaux.
Flosculus. Fleuron. Voy. ce mol et Composée (Fleur).
FLOTTANT, fluitans. Su dit des plantes qui vivent dans les eaux courantes et se soutiennent entre deux eaux (les fleurs étant seules émergées), couchées dans la direction du courant : tel est le Ranunculus fluitans. — Se dit aussi des plantes aquatiques dont la racine n’est pas fixée à la terre et plonge seulement dans l’eau, de telle sorte qu’elles puissent voguer ou flotter librement au gré des vents : telles sont les espèces du genre Lemna (vulg. Lentilles-d’eau). Ces plantes habitent les eaux dormantes. Voy. Aquatique.
FLUVIAL, fluvialis — Fluviatile, flu fiat i lis. Se dit des plantes qui habitent le bord des rivières, des ruisseaux, ou dans les eaux courantes mêmes.
FLUVIALES. Classe comprenant les familles des N'aîadÉE.s et des Lemna- Cêes. Ses caractères sont les suivants : Plantes monocotylées. Fleurs à ovaire libre. Périanthc ord. rudimentaire, quelquefois nul. Ovaire ord. composé de plusieurs carpelles libres entre eux, quelquefois un seul carpelle, renfermant
FOF.DATUS. — FORMES.
chacun un seul ovule pendant (plus rarement dressé), droit ou courbé (rarement réfléchi). Graine dépourvue de périsperme.
Fœdatus. Sali, gâté, souillé. Se dit d’un organe dont la couleur semble tachée par une autre couleur superposée.
Fœmmetu ou Femincu s, femelle (Fleur). Fleur pourvue d’un ovaire cl dépourvue d'étamines. Voy. Fleur.
Fœtidus = Fetidus. Dont l’odeur est fétide.
FOLIACÉ, foliaccus. Qui a la couleur et la consistance des feuilles.
FOLIAIRE, foliaris. Qui appartient à la feuille. Les vrilles foliaires sont celles qui terminent les feuilles, dans le genre Latliyrus, par exemple.
Folialio, Feuillaison. Phénomène du dév eloppemenl des feuilles.
Fulialus. Feuillé, qui est muni de feuilles, line tige conqvosée d’un seul entre-nœud très-allongé entre la souche et les fleurs ne saurait être feuillée; ces tiges ou pédoncules radicaux mot ont été dits : hampes chez les Monocotylédoncs, scapcs chez les Dicotylédones. — Tiges feuillées, celles qui ne portent que des feuilles, par opposition à l'expression tiges florifères.
Folii for mis. Qui a la forme d’une feuille, bien que n’étant point de la nature des feuilles (ex. les rameaux aplatis du Ruseus aculeatus).
foliole, fotioluin. Petite feuille. Nom donné aux divisions articulées des feuilles composées. F.es folioles ont la forme de |)etiles feuilles ; elles sont insérée, sur la nervure moyenne (rachis) de la feuille composée, ou sur des divisions île celte nervure (vov. Feuille). — On désigne aussi sous le nom de folioles les bractées dont se compose l'involucre du capitule dans la famille des Composées.
FOLIOLE, foliolalus. Qui se compose de folioles, qui présente des folioles.
Foliosus. Feuillu. Se dit d'une tige chargée de feuilles amples et rapprochées.
Folium. Feuille. — Voy. ce mot.
follicixe, follintlus. Nom donné aux fruits constitués par un seul carpelle libre, polyspcrme et de consistance membraneuse. Le follicule diiïère de la gousse ou légume par sa déhiscence, qui a lieu seulement par la suture ventrale, tandis que chez la gousse la déhiscence a lieu à la fois par la suture ventrale et par la suture dorsale (nervure dorsale). La gousse (fruit du groupe des Légumineuses) constitue à elle seule tout le fruit; les follicules sont disposés, en général, en un verticille dont l'ensemble donne lieu à un fruit composé (ex. dans les genres Franthis, Helleborus, Caltha, Aquilegia, etc. ).
FONGINÉES (CLASSE DES). — Voy. CHAMPIGNONS.
Fontinalis. Qui se plaît dans le voisinage des sources.
Foramen. Très-petit trou, pore, pertuis. — Foraminulosus. Criblé de pores.
Foratus. Perforé.
FORME, -fonnis. Terminaison qui signifie en forme de. Ex.; sqnamiformis, en forme d’écaillc.
FORnrs Nom donné a des sous-variétés qui résultent en général de l’influence exercée |iar le lieu plus ou moins sec ou humide, plus ou moins ombragé ou aéré, etc., dans lequel une plante s’est développée. C'est aiusi que, dans uu lieu humide, une plante des lieux secs devient de plus grande taille.
FORNICATUS. — FOUGÈRES.
présente des feuilles plus amples et produit un moins grand nombre de fleurs; et qu’une plante annuelle croissant dans un lieu très-aride est réduite dans toutes ses proportions, quelquefois même unillore, tandis que la plante bien développée est multiflore.
l’ornicatw. Voûté {ex. le |>étale supérieur de la fleur des Aconitum).
Furuix, voûte. On a désigné sous le nom de fomice $ les écailles courbées en voûte qui ferment la gorge de certaines corolles tubuleuses.
rosStLES (Puantes). — Vov. Paléontologie végétale.
FOUGÈRES. Grande famille élevée au rang de classe sous le nom de FlLICl- N(;ts (vov. ce mot). Les caractères généraux de la classe des Fougères ou Fili-
Fir.. 755. — A, fragment (grossi) du Srphroilium Filix-mwi portant deux sores 'groupes de capsules, ci; i, iudusium. — B. capsule très-grossie : a, anneau ; 5, pédicule; ç, parois celluleuses.
Fie.. 756. — Capsules grossies. — A, capsule d'un Trichomanes. — B, capsule rompue d'un Parkerin. — C, capsule d’un Aneimùi : n, anneau; s, sémIRulcc
ciliées sont les suivants (lîg. 755 à 765) : Plantes acotylées (cryptogames) de la division des Acrogènes; é souche ligneuse ou frutescente vivace; herbacées.
Fig. 757. — Capsules grossies. — À, capsule Fig. 758. — v, séminule d’un Asplénium d’uu Todea. — B, capsule d'un Mertcn- en germination produisant un prothalle sia ; <i, anneau. (figure grossie).
pins rarement arborescentes (espèces des régions tropicales); à tiges composées de faisceaux ligneux fibro-vasculaires très-durs, disposés en cercle dans un tissu plus lâche, à vaisseaux rayés transversalement, dits vaisseaux scalariformes
FODGÈRES.
(en échelle). Feuilles (frondes) enroulées en crosse dans leur jeunesse (très-rarement non enroulées), disposées en spirale, constituant dans les espèces arborescentes une ample rosette terminale analogue à celle des Cycadées et des Palmiers, simples ou découpées, souvent penualiséquées ou nmltiséquées, nervées, ’d épiderme pourvu de stomates. — Fructifications (fig. 755 à 757) constituées par des sporanges souvent pourvus d'un anneau élastique, situés à la face inférieure des feuilles, naissant sur les nervures secondaires, et groupés en masses (sores) nues ou en masses recouvertes par un prolongement de l'épiderme (indusiuiu) ou par un rebord de la feuille; ces sporanges étant pédicellés ou sessiles et uniloculaires. Quelquefois la partie supérieure de la feuille est entièrement réduite h ses nervures et aux fructifications. — Les sporanges renferment des spores (ou mieux des séminules, sortes de bulbilles microscopiques) trèsnombreuses. Antliéridies et archégones nuis chez la plante adulte.
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Fig. 759. — Froment du prathalle complètement développé d'un Pterit. Coupe passant par deux archégones, l'un non encore ouvert, l'autre ouvert et prêt à être fécondé.
Fig. 760. — A, coupe d’uue anlhéridic (grossie) née sur un prothalle, à cellules-mères d'aiitbérozo'ïdes. — B, lin anthérozoïde très-fortement grossi.
La spore ou séminule, en contact avec la terre humide, sc gonfle, rompt son épispore, germe, et se développe en une petite fronde (fig. 758 et 761) munie de radicelles (prothalle ou pro-embryon), et dont la face inférieure se couvre de vésicules transparentes remplies de petites cellules qui renferment chacune un fil roulé en spirale et muni de cils doués de mouvement ; ce fil n'est autre chose qu’un s/ierniatozoaire ou anthérozoïde (fig. 760). Les vésicules transparentes sont, par conséquent, des antliéridies. Ce fait si remarquable a été signalé pour la première fois par M. Nægeli. Depuis, M. le comte Leszczyc-Suminski a décrit et figuré, et M. G. Thurct a observé à son tour, les organes femelles (archégones) placés au nombre de 6 à 8 h la partie antérieuredti prot Italie; ces organes, en forme de petits mamelons (fig. 759) d'abord pleins et fermés, s’ouvrent ensuite en tubes (ils ressemblent, en définitive, aux jeunes archégones des Mousses) ; leur cavité se prolonge dans l'épaisseur de la fronde; au fond de cet organe tubuleux (que je serais tenté de considérer comme un ovule on bourgeon ovulaire rudimentaire), un petit sac globuleux, qui (en continuant mon hypothèse) serait une sorte de nucelic ou de sac embryonnaire, deviendra la s|>ore proprement dite. Les antliéridies, beaucoup plus nombreuses que les archégones, sont situées en arrière, à leur maturité, elles s’ouvrent à leur sommet, les cellules ù anthérozoïdes s'en échappent ; ces cellules se déchirent 5 leur tour, et les anthérozoïdes deviennent libres- Pénètrent-ils