‹ Nouveau dictionnaire de botaniqueChapitre 199 sur 414 · FRÊNE. — FRUIT · texte numérisé non relu

FRÊNE. — FRUIT

comme plante d'ornement. L’écorce et la racine de Fraxinelle sont d'une saveur Acre et amère, et sont douées de propriétés sudoriiiqucs et anllielminlliiques (vermifuges) .

Fig. 770. — Sommité florifère (proportion» Fig. 771. — Fronde d'un Lichen, le réduite») de la Fraxinelle ( Diclnmnus albus). Cetraria islaruticn ^Lichen O’Islaitde).

FIIKXK (Frcuinus ejcrelsinr). Grand arbre de la famille des Olcinécs. L’écorce du Frêne est d'une saveur amère; on l'a employée autrefois comme fébrifuge ; les feuilles sont douées de propriétés faiblement purgatives. La manne, qui constitue un des.purgalifs laxatifs des plus usités, est le suc concrélé qui s'écoule par dos incisions pratiquées sur les brandies et le tronc de plusieurs espèces de Frênes, cl particulièrement du Frnxinus rnhmdi folia. On en peut aussi recueillir sur le F. Ornus fvulg. Frêne-fleuri). La récolte de la manne se fait principalement en Sicile.

FRIABLE, friabiUs. Qui se résout en poussière quand on l’écrase.

Frigidus. Qui croit dans des stations froides.

F MOX l>i; . fruits. Nom donné aux feuilles des Fougères. Les feuilles portent les fructifications à leur face inférieure. I.es frondes jeunes sont roulées en crosse. On a aussi désigné sous le nom de frondes les lliallus foliacés de certains Lichens et de certaines Hépatiques (lig. 771).

Frundusus. Se dit de plantes cryptogames (les Lichens) qui présentent des expansions foliacées.

FRUCTIFÈRE, frurlifer. Qui porte un fruit ou des fruits. Le calice persistant ou accrescent est dit calice fructifère a la maturité du fruit. Tige fructifère s'oppose à tige stérile et à tige florifère.

FRUCTIFICATION, fructifirutio. Phénomène du développement des fruits.

fructifications. Nom donné aux fruits cl aux inflorescences des végétaux cryptogames.

FRUIT, frvrtus. Dans le langage botanique, on donne le nom de fruit à l’ovaire fécondé lorsqu'il a atteint sa maturité, c'est-à-dire lorsque, par suite

FRUIT

des progrès de la végétation, l’ovule ou les ovules qu’il renferme (pendant la période de la fleuraison) sont passés i l’état de graines mûres susceptibles de germer et de reproduire la plante (lig. 772 à 785). — Le fruit mûr se compose d’un ou de plusieurs carpelles libres ou soudés entre eus, non renfermés ou renfermés dans un tube, aux parois duquel ils sont ou non- adhérents. Un carpelle se compose d’une feuille carpellairc renfermant un ou plusieurs ovules. La feuille carpellaire, à la maturité du fruit, reçoit le nom de

Fie. 772. — Fruit à un seul carpelle et Fin. 772. — Coupe du fruit du Pécher (Perà plusieurs graines d’une Légumincusc, sien), fruit charnu à un seul carpelle et à genre Astragahut. une seule graine.

ptrirar/ie; sa couche extérieure est dite épicnrpe : c’est la pelure ou peau chez la cerise, la pomme, la pèche, etc.; sa couche moyenne, iitétncurpe ( sarcocarpe quand elle est charnue, chez la pèche, la pomme, etc.), et sa cuuche interne endocarpe (cet endocarpe est cartilagineux [le zeste ] chez la pomme et ligneux [le twi/tw] chez la cerise, la pêche, la coquille chez l’amande). L’ovule prend, à la maturité, le nom de graine. La graine est fixée au moyen de son funiculcmr le placenta ou placentaire, qui est pariétal, axile, ou central libre. — Voy. Car- PKI.LE, DÉHISCENCE et OVULE.

Fig. 774. — Fruit à carpelles libres, monospermes , secs , en nombre indéfini, espacés, portés sur un Xjnophore charnu, cites le Fraisier

(Fnigaria vr^ro).

Fig. 775. — Fruit à carpelles libres, monospermes, en nombre indéfini, d’un tieum llenotte). — B, carpelle isolé; C, le même, pour montrer la graine.

Malgré l'impossibilité réelle de faire rentrer dans un cadre régulier toutes les nuances de structure et de formes que présentent les fruits, et de signaler, dans une classification méthodique présentée sommairement, les exceptions nom-

FRUIT

tireuses qui peuvent échapper à la règle, je vais proposer une classification qui me semble propre à faire connaître exactement la structure des fruits, en les groupant naturellement.

Je divise les fruits en monnrar/tellés (fig. 772 et 773), constitués par un scu carpelle, et polyrar/tellés (Gg. 774 4 781), composés de deux ou de plusieurs carpelles.

Je divise les inonocarpellés en acMamydés (non renfermés dans un tube}, par exemple le fruit des Papilionacées (gousse, légume) et le fruit des Amvgdalées (drupes) (fig. 772 et 773); et en chlamydés, renfermés dans un tube provenant, selon moi, d'une dépression de l’axe (suivant l'opinion antérieure, de la partie tubuleuse du calice), et je subdivise les chlamydés en libres (ex. les fruits de VAlchimilla et de Y Agrimonia, var. b fruits monocarpellés) et en adhérents (ex. le fmit de l’ Hippuris vulgaris).

Fig. 776. — Silique de U Chélidoine Fig. 777. — Capsule polysperme d’une

(C/ielùlunium ma Jus), Tulipe (Tu/ijxi). — J, graines.

Les fruits polycarpellés présentent, en raison du nombre, de la disposition et de l'indépendance ou de la soudure de leurs carpelles entre eux, des combinaisons bien plus nombreuses. Je les divise en spirocar/ies (carpelles rangés en une spirale indéfinie) et en cyrlorarpes (carpelles rangés en cercle ou verticillc).

l,o division des spirocarpes se subdivise en acMamydés (non renfermés dans un tube) : ex. le fruit des genres Anemime, Myosurus, Fragaria , Alisma, etc.; et en chlamydés (renfermés dans un tube) : ex. le fruit chez le genre Hosa. En général, les fruits de la division des spirocarpes ne sont ni soudés entre eux, ni (dans la section des chlamydés) soudés au tube qui les renferme.

La division des cyclocarpes est celle qui renferme le plus grand nombre de fruits, et par conséquent qui nécessite le plus grand nombre de sections. Cette division se partage, comme la précédente, en acMamydés et en chlamydés.

FHlilT.

fi 7 2

Je divise les cyrlararpes whlam yilés en deux sections : les dinlyrarpellés (ii carpelles libres entre eux) et les ynmornrpellés à carpelles soudas entre eux). — Je citerai comme exemple de fruits cydnrttrprs nchhnnydrs dmlyrurpeUEs à carpelles mwws/ier mes (il une seule graine), le fruit dans le genre ( ,crnnium , chez les Labiées et les Borraginées; et comme exemple de fruits à carpelles pnlyspnmes (h plusieurs graines), dans la même section, les genres t ulllm et Aquilegia.

K IC. 77R. — fruit c.ipsul.iire du l.i/uwfe lu n Klc. 77tl.— fruit du Pavot cultivé (P«/,«r/*r

eu t'jmis (Priuiulacé<'3i. tirfntal e>.

Les fruits cy< tornrpes nc/ilnmyilés gnmru nrpeltés présentent les formes les plus variées. Ces fruits peuvent être tnnnnsprnues, que les carpelles dont ils se composent soient dans l'origine à un seul ovule, ou à plusieurs ovules (tous les ovules avant avorté, moins un). I.e nombre originaire des carpelles qui constituent ces fruits mnnnspermes se reconnaît, soit an nombre des loges qui persistent villes chez le fruit ex. chez les J'iileriniudla), ou qui disparaissent chez le fruit, mais qui sont manifestes quand le fruit est à l’état d'ovaire (ex. chez les Cupulifercs). Dans certains cas (ex. chez les l’olygonérs, les Cjpéracées et les (j ranimées) , le nombre des carpelles n’est indiqué, même chez l'ovaire, que par le nombre des stigmates. — Dans le plus grand nombre des cas, les fruits cyclocarpes achlamydés gamocarpellés sont à plusieurs graines (pnlyspcrmes), que. les carpelles qui les constituent soient mono'permcs ou qu'ils soient poly spermes (voy. Carpelle, Déhiscence et i’LACLN l ATlOPi). — le rappellerai seulement que les fruits composés de carpelles groupés en cercle et soudés entre eux peuvent être constitués par des carpelles fermés et accolés par leurs faces latérales, et que, dans ce cas, la coupe transv ersale du fruit présente des cavités qui correspondent à chaque carpelle, et qu'on nomme luges, et d' s rtoismis qui sont le résultat de l'adossement des parois des carpelles ; et que les lignes placentaires occupant généralement alors la suture ventrale des carpelles, ces lignes se trouvent groupes au centre du fruit eu une colonne autour de laquelle sont situées les loges : on dit dans ce cas que les graines sont insérées n l’nnyle mit nu- des h.yrs (placentation axile). Je citerai comme exemples, pour le cas où les loges sont inonospermes, le genre Eiipborbiu et le genre Jbdyynln ; et pour le cas fréquent où les loges sont |Milyspermes, les familles des l.inées, des Solanées, des Scrofularinées et des Colchicacées. — Lu antre mode d'agrégation des carpelles chez lés fruits cyclocarpes achlamydés gamocarpellés consiste dans l'accoleinent bord à liord des feuilles carpellaires étalées; il en résulte un ovaire composé

FRUIT

uniloculaire. Chez ces fruits, les lignes placentaires occupent, en général, les sutures intercarpellaires, et la placentation est dite pariétale (et. Violai iées, Oislinées, Liliacées, etc.). Dans des cas moins nombreux, il existe une masse placentaire unit] ne indépendante, du moins en apparence, des feuilles carpcllaires, et qui est dite placenta central (chez, les Printulacées et les Lentibulariées).

Je divise les fruits cyclocarpes chlamydés en libres et en adhérents. Je citerai comme exemple de cyclocarpes chlamydés à carpelles libres le genre l’otenum. — Les cyclocarpes chlamydés adhérents sont très-nombreux (les fruits de la plupart des plantes à insertion dite épigync rentrent dans celte section); au point de vue de la placentation cl de la déhiscence, ils présentent les mêmes modifications que les fruits cyclocarpes achlamvdés. Je citerai, parmi les cyclocarpes chlamydés monospcrines, le fruit chez la famille des Composées (fig. 780);

Fie. 780. — Fruit monosperme, sec (akène), surmonté d’une aigrette résultant d’un ovaire adhérent, chez une Composée, genre Centaurea .

Fig. 781. — Coupe verticale du même akène de Ctrntau rra ,

Fig. 782. — Fruit polysperme, charnu, résultant d’un ovaire infère, du Pommier (IU a tus communié). — g , graine (pépin); /></, pé-i icelle du fruit.

— parmi les cyclocarpes chlamydés à placentation a*ile, le fruit chez les familles des Ombellifères, des Rubiacées, des Pomaeées (fig. 782), des Auranliacées et des Myrlacées. (le fruit du Grenadier [/‘unira Granntum] appartient aussi 5 celle section, mais il présente la remarquable particularité de deux vertirilles de carpelles supervisés : le verlicille supérieur é placentation franchement axile, et le verlicille inférieur ,i placentation semblant pariétale. 51. le Maout regarde celle disposition du verlicille inférieur comme apparente et non réelle; il pense qu’elle est due à l’entrainement ou au soulèvement de la base des carpelles dont le sommet reste fixe, cet entraînement [qui produit un renversement de bas en haut et d'avant en arrière] étant le résultat de l’accroissement de la partie intérieure du péricarpe au point où les carpelles sont insérés.) — Parmi les fruits cyclocarpes chlamydés à placentation pariétale, je citerai le fruit chez les Orchidées, les Amaryllidécs et les Iridées.

Dans la classification dont je viens d’exposer le tableau, je n’ai point fait entrer les considérations tirées de la consistance du fruit à la maturité, parce que les fruits, quelle que soit leur structure, peuvent offrir les consistances les

FHÜIT.

plus opposées, c'est-à-dire la consistance charnue ou pulpeuse, ou la consistance ligneuse ou scarieuse; ces différences doivent, dans chacune des divisions que j'ai établies, constituer des divisions secondaires. — Adrien de Jussieu désigne sous le nom d'uathncai/e s les fruits environnés |»r un calice libre accresccnt (ex. le fruit de la Bclle-dc- nuit, Mirabilis Jalapu, et celui du Physalis Alkekemji, en le regardant comme composé de la baie et du calice vésiculcux). ou par un involucelle gamophylle accresccnt (chez les Dipsacées, les Scabiusa cl les Di /meus, par exemple), ou d’une cupule réceptaculaire libre (chez les Geum, les /Iota).

Fig. 783. — Fruil agrégé du Cyprès Fig. 784. — A, fruit agrégé du Figuier (Ficus (Cupressus stmpervirens) in rien) ; 0, un des fruits simples isolé et grossi.

Les fruits dits agrèges sont, à proprement parler, des inflorescences fructifère» (infructesccncej. Ils résultent du rapprochement de fruits disposés en spirale, et dont la réunion constitue un ensemble compacte d’une forme régulière se détachant en une seule pièce et ayant l’apparence d'un seul fruit : tels sont, chez les Angiospermes, les fruits du Mûrier, de l'Ananas, du Houblon, du Bouleau et de l’Aune; et chez les Gymnospermes, les fruits des Pins et des Mélèzes ires fruits ont reçu le nom de cône on strobile chez les Abiétinées et les Cycadées, eide gulhule chez les Cupressinées |lig. 7K3]}. Lorsqu'ils sont disposés dans la cavité d'un ave renversé en lui-mème comme un doigt de gant retourné (ex. le Figuier), ils ont reçu le nom de si/cone (lig. 7H/i).

Il nous reste à passer en revue les expressions généralement admises dans les ouvrages descriptifs, |>our désigner les différents genres de fruits appartenant à des groupes de piaules représentés |>ar de nombreuses espèces; ces expressions indiquent la forme générale du fruil et sa consistance, mais groupent souvent des fruits sans analogie par leur structure. — L 'akène, nu

FRUIT

achaine, est un fruit sec monosperme et indéhiscent, t|u’il doive son origine à un seul carpelle, comme ceux dont l’ensemble constitue le fruit composé die* les Renoncules, les Potenlilles et les Potamogeton ; qu'il soit le résultat de plusieurs carpelles soudés (ex. les Polygonum et les Cypéracées), et que ces carpelles résultent d’un ovaire libre ou d'un ovaire adhérent (ex. les Composées). — Chez les Graminées, où la graine est intimement soudée au péricarpe, l’akéne a reçu le nom de caryopse. — I.es akènes dont le péricarpe est pincé en une aile circulaire ou latérale (ex. l’Érable) sont désignés sous le nom de samare. — L'ulricule est un akène à |>éricarpe membraneux. — l.a drupe est un akène dont la couche extérieure du péricarpe est charnue et la couche intérieure ligneuse (ex. le fruit du Cerisier et du Pécher [fig. 773]); le fruit de la Ronce et du Framboisier est constitué par une réunion de petites drupes. — Le foliiculc est un carpelle sec, polvsperme et déhiscent, qui ne s’ouvre que par sa suture ventrale : le fruit de l'Ancolie ( Aquilegia ), par exemple, est composé d'un verticille de follicules. — La goutte ou le légume (fig. 772) est un carpelle sec et polvsperme qui s'ouvre par la suture ventrale et se fend en même temps par la nervure dorsale (ex. le fruit chez les Papilionacées). On donne l’épithète de lomentacêes aux gousses qui se partagent, à la maturité, en articles transversaux renfermant chacun une graine. — La coque diffère de la gousse eu ce qu’elle est oligosperme (c’est-à-dire renferme un (vêtit nombre de graines).

— la» différents fruits monocarpellés que nous venons d’énumérer sont susceptibles d’exister isolément ou d'être groupés, soit en cercle, soit en spirale, de manière à constituer des fruits composés à carpelles libres : c’est ainsi que chez le M y murus les akènes sont disposés sur un axe allongé en une spirale indéfinie.

— La liaie est un fruit mou et succulent com|vosé de plusieurs carpelles soudés ; elle provient, soit d’un ovaire libre (comme chez la Vigne), soit d'un ovaire adhérent (comme chez le Groseillier) ; elle peut offrir diverses placentations. — La uuculaine résulte de plusieurs drupes soudées appartenant à un ovaire adhérent.

— La i tomme est une baie provenant d'un ovaire adhérent et dont la chair est ferme (fig. 782). — Vhes/iéridie (fruit de l’Oranger) est une baie libre dont les loges sont remplies de filaments vésiculeux gorgés de suc à la maturité. — La /e-ponide (fruit des Cucurbitacées) est une baie volumineuse (provenant d’un ovaire adhérent) offrant une cavité centrale et une placentation d’apparence pariétale. — La balauste est le fruit du Grenadier.

On désigne d'une manière générale tous les fruits mous et succulents sous le nom de fruits bucci firmes (en forme de baie), et les fruits secs polycarpellés, polyspermes et déhiscents, sous le nom de capsules ou fruits capsulaires (fig. 776 à 779). Les capsules présentent les formes les plus variées; on les distingue, selon leur mode de déhiscence, en capsules seplicides, IncuhcidfS, septifrages et porieides (voy. Déhiscence). — On désigne sous les noms de silique et siliculc (voy. ces mots) la capsule des Crucifères (fig. 776), et l’on donne le nom «le pyjide aux fruits qui s’ouvrent circulairement en manière de Invite à savonnette (ex. le fruit des Anagallis, des J/yoscyamus et des Utricularia).

Tableau synoptique d’une classification morpholooique des fruits.

Les fruits gamocarpellés polyspermes peuvent être à carpelles monospermes ou à carpelles polyspermes.

FRUTESCENT. — FUCACÉES.

FRUTESCENT, frutescens. Se dit d’une plante ligneuse, très-rameuse dès la base. — Suus-frutrsccnt ( suffrutescens ) se dit d'une plante dont la partie inférieure des tiges est ligneuse et résiste seule à la gelée, et dont les branches périssent tous les ans.

Frutex. Arbrisseau. Arbre de petite dimension et rameux dès la base. — Su ff rut ex, sous-arbrisseau. Plante ligneuse de très-petite dimension, cl dont l'extrémité des tiges ne résiste pas à la gelée.

Fruticetum. Taillis; lieu planté d’arbrisseaux.

Fruticulosus. Frutiqueux. Se dit d’une plante herbacée qui tend à devenir frutescente. — Fruticulus = Su/frutex. Plante ligueuse de petite dimension.

Fie. 785. — Lnminnria snccharina Fig. 786. — Fucus xcrrnlus (proportions

(proportions très-réduiles). réduites).

FUCACÉES. Famille de l’ordre des Algues = tribus Piiêosporées et Fucacées (Thurel), Aplosporêes (Decaisne), MÉLANOSPORÉES (Harvey). Je reproduis ici la diagnose donnée par 51. Decaisne, qui a savamment étudié ce groupe important : « Algues marines, brunes ou olivâtres, mucilagineuses, de formes très-variées, acaules ou caulcsccntes, arrondies ou allongées, conformées eu cupule ( Himanthalin ), ou en corde ( Chorda ), ou en lame (Lam inaria) (Fig. 785), ou en éventail ( Pmlina ); à fronde munie ou dé|>ourvue de nervures, entière ou diversement découpée, quelquefois percée de trous ( A gamin ), quelquefois con-

GERHA1S (DE ST-FIERKE). 37

FÜCAfifcES.

tournée en spirale (l'halnssin/ihyllum), quelquefois pourvue de vessies natatoires [Sargax.sum [fig. 795 à 799], Mnrrocystis, etc.), quelquefois 1 tige fistuleuse

Fig. 787. — Aurai silii/iiu'iu. Sommité Fig. 788. — Fui ut ve-urulmm. Sommité fructifère de dimensions naturelles. fructifère pourvue d’aérucystes, de di-

mentions naturelles.

{iXcreocyslis, etc.). — Organes reproducteurs : sporanges superficiels et sous forme de sores; spires, tantôt provenant de la condensation de la matière

Fie. 789. — Coupe verticale d'un conceptaele femelle de Fucus vesiru/ows, — o, ostiole (ouverture extérieure). Ce conceptaele renferme des sporanges ; la cavité est tapissée de filaments. (D’après M. Tliuret, ainsi que les détails suivants.)

colorante des frondes (Iricliosporanges), très-petites, munies de cils vibratiles et douées de motilité, tantôt résultant d'une véritable fécondation sexuelle (fig. 790 i 794), et alors monoïques ou dioïques, les femelles oosporanges)

FÜCàCÊES.

soit externes, soit conceptaculaires, renfermant des spores grosses, ovoïdes, ou globuleuses, privées de motilité, solitaires ou géminées, ou quaternées, ou au nombre de huit; anthéridies sessiles ou disposées en ramules, obion-

Fig, 790. — lin des sporanges, $, contenus dans unr.onccpUiclc du Fucus v esfcuio.su*, très-fortement grossi. — p% poils ; pd, pédicule du sporange. Le sporange est fractionné en huit masses distinctes passant chacune à Tétât de spore. Les parois de ce conceptacle sont formées de trois tuniques.

Fig. 791 . — Masse des huit spores déjà distinctes; In masse est sortie de la tunique externe.

FlG. 792. — Les spores sont complètement formées; la tunique interne qui les contient est encore engagée dans la tunique moyenne.

gués ou linéaires; anthérozoïdes contenant un globule rouge et doués de motilité, pourvus de deux cils vibratiles, l’un antérieur, l’autre postérieur, »

Fig. 793. — À, poil rameux du Fucus vesieufosus portant des anthéridies. — B, une de ces anthéridies (plus fortement grossie) s’ouvrant pour laisser échapper les anthérozoïdes.

Fig. 794. — Deux spores (considérablement grossies) du Fucus vesieufosus entourées d'anthérozoïdes. Des anthérozoïdes sont appliqués sur la spore B, à laquelle ils ont imprimé un mouvement de rotation.

Première sous-famille : LaminahiKes. Organes reproducteurs superficiels (sores); spores ordinairement mutiles, fertiles sans fécondation apparente. Genres principaux ; D>‘mnrcstin, Dictyosiphun, lîctocarpus, Clariostep/ius, Artltrocladûi, Myrinnenin, Mexnghnu, Chordnrin, ('/tordu, An/ierococrus, Sporochmis, Stilophora, Lamiunria (fig. 785), Haliyvnia, fassuniti, Macrocystis, Alaria, Thalnssiophyllum, Oiclyota, l>iulina, etc.

FUCHSIA. — PULCRA.

Deuxième sous-famille : Fucacêes proprement dites. Organes reproducteurs mâles et femelles renfermés dans des conceplacles ; anthérozoïdes munis de cils; spores immobiles. Genres principaux : Fut ur (fig. 786 à 79ù), Urvillen, Cgslopltora, Cyslttseira, Halidrys, Sargassum (lig. 795 à 799), Himanthalia, etc.

Figures partielles de t à 5, correspondant, dans la série générale des ligures du livre, aux n°* 795 à 799.

J’ai représenté dans celte planche des fragments, de grandeur naturelle, des cinq espèces les plus curieuses du genre Sargassum (vulg. Raisins-des-tropiqucs, Algues delà mer de Sargasse), d’après des échantillons conservés à l'herbier Üelesscrt (aujourd’hui à Genève).

Les ligures partielles n’ayant pas été numérotées, je désigne les espèces figurées par une courte diagnose, en leur attribuant un numéro d’ordre.

Fig. I (795). — Sarqattum Vayuerianum. Vésicule* (rcâiiei natatoires) elliptique* ou ovnide», petite* ;

feuille* (fronde*) elliptique.*, étroite*. — La plante ornipc la partie supérieure et moyenne du groupe. Fig. 2 (71*5,1. — S. barcifrrum. Vésicule* globuleuse»,, petites ; feuilles longuement linéaire*, fortement dentées. — * La plante occupe le baut (A gauche) et le milieu du groupe.

Fig. 3 (797). — S. vulÿnrt. Vésicule* globuleuses, petites; feuille* obovalrs, «innées. — La plante ocrupe le milieu du groupe, A droite.

Fig. 4 (7981. — S. arinneiforme. Vésicule* ovoïdes, grosso* ; feuille» linéaires dentées. — La plante oocnpc la base «lu groupe, A gaurke.

Fig. 5 (799). — S. javanictim. Vésicules ovoïdes, grosses ; feuilles elliptiques, assez larges et ooduléee. — Lu plante occupe la buse do groupe, A droite.

FUCHSIA. Genre delà famille des Onagrariées. Les Fuchsia, ces jolis arbrisseaux cultivés aujourd'hui partout comme plantes d'ornement, sont originaires du Chili, des Antilles, etc. Kn Amérique, les fruits de la plupart des espèces sont employés â la préparation de conserves sucrées.

FUGACE, fugax, fugacmimus = evanidus. Qui sc détruit rapidement et dont il reste à peine des traces.

Fut cm (plur. de fulcrum). Crampons. Linné désignai! sous le nom de fulcra non-seulement les racines nommées crampons, mais les v rilles et d'autres organes de nature très-diverse.

FULCRACÊ. — FUMARIACÉES. 581

FULCRACÊ (Bourgeon), fulcraceus. Se dit des bourgeons dont les écailles sont formées par des stipules pétiolaires, le limbe des feuilles étant nul.

Fuligineus et Fuliginosus. Couleur de suie, fuligineux.

Fui vus. De couleur fauve, d'uu brun rougeâtre.

FUMARIACÉES. Famille de plantes dicolylées dialypétales, à ovaire libre, voisine de celle des Papavéracées (dont elle a été considérée comme une section); clic en est cependant assez distincte par les étamines soudées en deux

Fie. 800. — Sommité florifère de I» Fumeterrc officinale ( Fumarin offirinalù) (proportions réduites), et détails (de grandeur naturelle) de la fleur et du fruit.

faisceaux, et par la forme irrégulière, ord. bilabiée, de la corolle. — Les Fumeterres sont de jolies plantes à feuilles finement découpées, à fleurs en épis souvent d’un rose brun; couvrant les terres cultivées d’une végétation printanière: mauvaises herbes pour les jardiniers, qui les retournent sans pitié; plantes officinales pour les herboristes. Le suc amer de la Fnmeterre (fig. 800) (Fumarin officinalis et espèces voisines) est en effet employé comme dépuratif. Certains Corydallit à (leurs jaunes décorent les vieilles murailles; les llulbocapnos offrent, dans la structure bizarre de leur souche tubéreuse, un intéressant sujet d'étude.

Les Fumariacécs sont des plantes herbacées de l'hémisphère boréal, tant de l’Europe et de l’Asie que de l’Amérique; elles sont abondantes dans la région méditerranéenne ; quelques-unes appartiennent au cap de Bonne-Espérance. — Les caractères généraux des Fumariarées sont les suivants (fig. 800 à 805) : Plantes herbacées annuelles ou vivaces, succulentes, à suc amer, à feuilles ord. d'uu vert glauque, alternes, hi-tri-pennées. Fleurs (fig. 800) en grappes, ou en

FUMETF.RRE. — PUNICUI.AIRE.

épis lerminauxu no ppnsés aux rouilles, hermaphrodites irrégulières. Calice à 2 sépales colorés, caducs. Corolle à 6 |iélales hypogyues, conuiveuts, caducs, libres ou quelquefois soudés entre eux, les deux laléraux (intérieurs) souvent cobércuts au sommet, le supérieur prolongé à sa base en éperon, quelquefois

Fin. 801. — Diagramme d'une fleur de Fumeterre ( Fumaria ).

Fin. 802. — Étamines et ovaire

du Fumaria officinatis.

le supérieur et l'inférieur ainsi prolongés l'un et l’autre. Etamines 6, hypogynes, à filets soudés en deux faisceaux opposés, à anthères extrorses, les deux latérales de chaque faisceau unilobécs, l'intermédiaire bilobée (fig. 801). Ovaire (fig.802)

Fin. 802. — Fruit du Fumaria Fin. 801. — Fruit capsulaire du Cnrydallis o/firina/is (grossi). ochru/ruca.

composé de 2 carpelles, uniloculaire, nni-ovulé ou pluri-ovulé; ovule réfléchi. Fruit libre, sec ou membraneux, uniloculaire, monosperme (ord. subglobulcux) (fig. 803) ou polysperme, capsulaire à deux valves (Gg. 804). Graine pourvue d'un |)éris|iernie charnu renfermant un très-petit embryon.

FUMETF.RKK ( Fumaria officinalû, fam. des Fumariacées). — Sa saveur est amère. Elle agit comme tonique et légèrement stimulante; son infusion est très-usitée dans le traitement des maladies de la peau et des affections scrofuleuses et scorbutiques. On emploie le suc exprimé, et l'on en prépare une eau distillée, un sirop et un extrait.

Le suc aqueux des plantes de la famille des Fumariacées renferme un acide particulier et une substance amère.

Fumoiwt. Couleur de fumée, noirâtre.

Funyiformi». Fongiforme ; qui ressemble â un Champignon.

FUNICULAIRE, funicvlaris. Qui appartient au fuuicule.

FDNICULàTUS. — GAINE.

Funiculatus. Sc dit d'une graine munie d’un long funicule.

FUNICULE, funirulus, funiculus urnliilicalis = Podos|>eroie, Cordon ombilical. Nom donné au support de l'ovule. Le funicule est en quelque sorte une atténuation en forme de pédicelle de la base de l'ovule ; la décurrence des funicules constitue le cordon placentaire : on donne le nom de placenta à la réunion des cordons placentaires. Le |ioint d’attache du funicule à l’ovule est désigné sous le nom de hile, c’est à ce poiut que la graine sc sépare du funicule à la maturité. Chez les ovules dits réfléchis, on admet que l’ovule se soude avec le funicule sur lequel il est réfléchi comme la lame d’uu couteau sur le inauche ; on donne chez ces ovules le nom de raphé à la partie du funicule ainsi soudée avec l’ovule. On nomme hile apparent le point où commence cette soudure, et l'on nomme hile interne ou chalaze le point auquel le raphé se termine, ce point étant considéré comme la base organique de l'ovule.— Je n'admets point que les choses se passent ainsi, et je me crois fondé à regarder le raphé comme résultant d’un développement extrême de l’ovule au niveau du bile et selon une seule des faces de l'ovule, tandis que l'autre face* ne participe qu'à peine au développement. Voy. Chalaze et Ovule.

Funifonnis. En forme de corde. Se dit d'un corps en forme de cardon tordu.

Furcatus. Fourchu, bifurqué, qui se termine par deux branches.

Furfuraceus. Qui a l’apparence du son, qui a l’aspect de certaines maladies de la peau (exanthèmes). Qualification donnée à certains Lichens (ex. Evemia fvrfuracea).

FUSAIN, Bonnet-carré ( Evonymus enrnpœus. famille des Célastrinées). — L’écorce, les feuilles et les fruits ont une saveur nauséeuse fort désagréable; à faible dose, ils agissent comme purgatifs et émétiques. Les tiges, réduites à l'état de charbon, constituent un crayon léger dont la trace s’eiïace aisément et dont les peintres font usage pour les esquisses.

Les arbrisseaux de la famille des Célastrinées contiennent des substances amères, astriugentes et âcres, douées de propriétés purgatives et émétiques.

Fuseut. D’un brun verdâtre.

FUSIFORME, fnsiformis. En forme de fuseau. Se dit d'un corps étroit, renflé vers le milieu de sa longueur et atténué par les deux bouts (certaines racines ou fibres radicales présentent celte forme). Il ne faut pas confondre le sens de fusiforme avec le sens de dauci forme, épithète qui doit être appliquée aux racines pivotantes (analogues à celle de la Carotte, Üaucus), qui sont plus ou moins larges à leur naissance et vont en s’atténuaul de ce point vers l’extrémité inférieure, qui se termine en pointe grêle.

GAIAC. — Voy. GAYAC.

gaine, vagina. Nom donné à la partie pétiolaire des feuilles lorsque celle partie est élargie en une membrane qui embrasse complètement la tige. Si les deux bords de la gaine ne sont point soudés eutre eux (ainsi que cela a lieu chez

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