GIBBOSITÉ. — GIROFLÉE
gibbosité:, qibhmitas. Bosse. — GiMtus, gibbosus, Bossu, gihbcux. GIGANTESQUE, gi gant en*. D'une taille extrêmement élevée, ou de dimen sien considérable coniparalivenient aux individus de la même espèce ; se dit aussi en parlant des dimensions d'un organe.
GINGEMBRE ! Zingibcr officinale, lani. des Amomacées) (fig. 844). Plante originaire des Indes orientales, des Moluques, des Antilles, et surtout de la
Fin. 811. — Gingembre officinal f Zingiber Fig. 815. — Autre Amnmnrér. Grappe Irucnffinntifr, famille des Amomacées) (dimen* tifère de l'Amomc eu grappe [Amominn sions réduites}. rncrmo^um)»
Jamaïque. I.c rhizome (vulg. racine) de cette plante monocntylée ressemble un peu à celui des Cannas; il est articulé et marqué d'anneaux peu apparents. C’est une substance douée de propriétés stimulantes très-actives; sa saveur est âcre et brûlante. Le Gingembre est eu usage comme substance médicamenteuse, et, comme condiment on épice, les distillateurs en font usage pour aromatiser certaines liqueurs de table; on en prépare en Angleterre une Ixtisson fermentée ( 'ÿingerbeer ). — I.cs épis fructifères d’une plante de la même famille, l'Amome en grappe (Amomum roi cmnsum, % 845), sont composés de capsules sèches qui renferment des graines d'une odeur résineuse pénétrante et d’une saveur âcre et piquante, analogue à celle du Cardamome et de la Graine-de- Paradis (voy. ces mots).
GIROFLÉE ( Matthiola annun); Ciroflée-de-murailb s < < ' hrimn thunC lui n) ; Julienne (ffct/ieris matronalis). Plantes appartenant à la famille des Crucifères, communément cultivées dans les jardins pour leurs jolies fleurs odorautes. Ces
GIROFLIER. — Gf.ABRISME. 637
fleurs pourraient fournir des parfums agréables : les parfumeurs n’ont, sous le nom d’essence de Giroflée, qu’un mélange de diverses odeurs.
GIKori.ll.lt ou GÉHOKLIER ( Caryophytlus aromaticus, fain. des Myrtacées). Cet arbre aromatique est cultivé en grand, en Chine et auv îles Moluques, pour les boulons de sa fleur (clous-de-Girofle) qui fournissent par la distillation une huile aromatique à odeur d’œillet très-usitée dans la parfumerie.
Eu,. 846. — Rameau fructifère du Giroflier
[Caryophy/fu* nromalicus).
Fig. 847. — Rameau Aurifère du Giroflier, famille des Mvrlacées.
line goutte d huile de Girofle sur un peu de coton calme les douleurs de dents, étant placée dans la dent cariée. Les clous-dc-Girofle sont employés comme épices dans I art culinaire, et entrent dans la fabrication de quelques liqueurs de table. Les fruits du Giroflier, qui sont du volume d'une prune, se mangent confits (en Chine) comme excitants. La poudre de Girofle est un médicament stimulant. — Rameau florifère cl rameau fructifère (fig. 846 et 847).
(ilabralus. Glabresccnt. — Glabriusculus. Presque glabre.
GLABRE, glaber. Se dit d'un organe (tige, feuille, etc.) complètement dépourvu de poils. •
Gi,»iiKhS(H\«E= Glabreité, glabritiex. État d’un organe dé pourvu depoils.
GLABRESCENT, ylabratus. Qui tend à être glabre, qui devient glabre |>ar la chute'ou la destruction des poils.
6LABHI8MI:. Liai d une piaule pubesccnteà l’état normal, lorsque, parsuite de circonstances accidentelles, provoquées ou non par la culture, elle se développe glabre.
Gr.ACtAr.K. — GLAMV.
GLACIALE f Mesembriantheuium rrystallinum, fam. des Mésembrianthémées). Crotte espèce, remarquable par ses feuilles, qui semblent couvertes de gouttes d'eau glacées, est naturalisée dans la région méditerranéenne ; son suc est diurétique et en usage dans le traitement de l’bydropisie. Cette plante est une de celles qui fournissent de la soude, dans les îles Canaries. Le M. rrystallimtm est comestible, on le cultive quelquefois comme plante potagère; il en est de même du M. ulule, h feuilles charnues triquètres, connu en Provence sous le nom d ’Ongles-de-swrière. Plusieurs espèces, originaires du cap de Boune- Espérance, sont cultivées |>our la beauté de leurs fleurs. On désigne vulgairement les diverses espèces du genre Mrsrmhririiilfmiinm sous le nom de Firahles.
Ghcinlis. Qui croit dans le voisinage des glaciers.
Gludiatus. En forme de glaive à deux tranchants : par exemple les feuilles d’iris, de Glaïeul, etc.
U.lXD, glniis. Nom donné au fruit dans le genre Chêne (Qtiercus ). Le gland résulte du développement d’une fleur femelle composée d’un ovaire soudé avec le calice cl entourée d’un involucre. Cet ovaire esté 3-4 loges dont cha-
Fig. 848. — Gland avec sa cupule, du Chêne- Fie. 840. — Gland du Chêne commun, sans jf.gilops ((iiienui* Æijilu/i >■). sa cupule. Coupe longitudinale qui montre
les deux cotylédons de l'embryon.
cunc contient deux ovules ; une seule des loges se développe, les antres s’atrophient; des deux ovules que contenait cette loge, un seul se développe, l’autre s'atrophie. A sa maturité, le gland est un fruit uniloculaire indéhiscent contenant une seule graine. Le |)éricarpc est coriace et assez mince, il est surmonté des restes du limbe du calice et du style; la graine est dé|x>urvuc de périsperme, les cotylédons sont volumineux. le fruit est entouré à sa base d'une cnpulc ligneuse, résultant de l’accrescence de l’involucrc, composé de folioles imbriquées, qui renfermait la fleur (fig. 848 et 849). — La structure de la noisette a beaucoup d'analogie avec celle du i/lnml. Son involucre, composé d'un petit nombre de bradées soudées entre elles, est foliacé.
le gland du Chéne-liége (Quercus Suber) et ceux de quelques autres Chêne-, à feuilles persistantes de la région méditerranéenne ont une saveur moins âcre
GLANDES. — GLAUQCE.
que les glands de nos Chênes du Nord ; mais ccs glands doux ne sont en réalité comestibles que pour les porcs, qui les dévorent avec avidité. Ccs glands, torréfiés, fournissent une iufusion amère qui a l’apparence du café, et ne le cède en rien au café de racine de chicorée. Le café de glands doux, comme le café de chicorée, est inolTeusif; il est dépourvu de principe aromatique cl de parfum, et ne rappelle le café que par sa couleur, mais il n’est pas dépourvu d'amertume : à ce double litre, le café de glands doux agit comme tonique, sans agir comme excitant.
GLAtlDES, glanduhe. Organes de nature celluleuse doués de la propriété de sécréter des liquides particuliers qui ne se rencontrent point dans les autres parties de la plante. Certaines glandes font saillie à la surface de l'épiderme : les unes sont sc.ssiles; d'autres, dites glandes pédicellées ou poils glanduleux, constituent la partie terminale de véritables poils. Si le poil se compose d’une seule cellule, sa partie terminale se dilate en une petite ampoule où se dépose le produit de la sécrétion; s’il se compose de plusieurs cellules, les cellules terminales sont en général celles où se dépose le liquide sécrété. Chez les poils de l'Ortie, qui sont dits poils urticanls, la partie glanduleuse est située à la base du poil, et le produit de la sécrétion remplit la cavité du poil en entier : c'est ce liquide qui, versé dans la petite plaie faite par la piqûre du poil (dont l’extrémité, qui se casse, reste fixée dans la peau), cause le sentiment de brûlure, et détermine le gonflement et l'élevure de la peau autour du point blessé.
D'autres glandes, dites vésiculaires, ne dépassent point ordinairement le niveau de l'épiderme, et contiennent généralement des huiles volatiles ou des substances résineuses incolores. Ccs glandes, dont certaines feuilles sont criblées, ont l’aspect de ponctuations transparentes comme celles qui résulteraient de piqûres d'épingles (telles sont les glandes des feuilles du Millepertuis, de la Rue, de l'Oranger, etc.). Ces glandes se composent d'un groupe de cellules qui laissent quelquefois entre elles une lacune où le liquide se réunit. A. de Jussieu fait judicieusement remarquer que ccs glandes ne sont pas sans analogie avec les réservoirs des sucs propres situés plus profondément dans les divers organes des végétaux.
GLANDULEUX, gltmdulosiis. De la nature des glandes. — Surfaces glanduleuses, celles qui sécrètent des liquides. Le stigmate est de nature glanduleuse; les disques présentent souvent une surface glanduleuse. — On emploie à tort le mot glanduleux comme synonyme de glandulifère.
GLANDULIFÈRE, glanduli/er. Qui porte une glande ou des glandes ; qui est revêtu ou chargé de glandes ou de |x>ils glanduleux.
Glunduloso-pilosus. Chargé de poils glanduleux.
Glareosus. Qui habile les grèves ou plages sablonneuses ( glarea , grève).
Glaucesccns. D'une couleur glauque. — Glaucus. Glauque.
GLAUQUE, g la unis, pruinosus, glaucinus, ca.'sius (dans les composés grecs, tilaucos). Se dit des organes qui sont recouverts d’une matière pulvérulente blanclu: ou blanchâtre (/> ruina), qui est le produit d’une sécrétion ou excrétion normale propre à quelques parties (l’épiderme de la feuille, de la tige, du fruit, etc.) chez certaines plantes. La couleur réelle de l'organe ne se trouve pas