GOYAVIER. — GRAINE
rontiennenl de graines : tel est le fruit des Coronilla, des Hippocrepis, des ilrilysiiruin, etc. (lig. 858).
GOYAVIER, Gouyavier, l’oirier-des-Indes ( Psidium piriferum, famille des Mvrlacées) (Gg. 859). Arbre bas ou buisson, commun aux Indes occidentales et aux Antilles. De ses jolies fleurs blanches résultent des fruits gros comme
Etc. 859. — Goyavier ( Psidium pirifcivni , Myrlacécs). Rameau et fruit mur.
des Nèfles, couronnés par le limbe du calice. Ces baies sucrées acidulés rappellent la saveur de nos Vaccinium (Myrtille), avec un léger parfum de Framboise. Plusieurs autres espèces du genre Psidium, h fruits plus ou moins gros ( l'.pomi ferum, /'. aromaticum, etc.), habitent la Guyane, Cayenne, etc.
(iracilis, grêle. Se dit d’une tige, d’un pédoncule, pédicelle, etc., de taille mince et .allongée.
tiRAive, tjrannm (fig. 860 5 86!i). Ovule fécondé (renfermant un embryon) arrivé à l'époque de la maturité. La maturité est caractérisée chez une graine par la faculté que possède l’embryon qu’elle renferme de germer, c’est-à-dire de végéter lorsque la graine est séparée de la plante-mère, et se trouve placée dans des conditions de chaleur et d’humidité convenables.
On retrouve dans la graine la plupart des parties qui la constituaient à l'état d’os nie. Le testa, ou primine, s’est épaissi, a pris de la consistance, et constitue souvent mie enveloppe dure et crusiacée. Le letjmen, ou second i ne, se retrouve sons le testa : c'est une mince pellicule qui enveloppe \' amande (embryon accompagné ou non d’un périspermei ; ces deux membranes ont reçu le nom
GRAINE
d 'épispenne. Le nurelle, ou tcrcinc, constitue souvent une niasse charnue qui accom|iagne l'embryon, et à laquelle on donne le nom de péritjterme ou d'endos/ierme (lig. 862 et 863). Dans d'autres cas, le nuceliecst résorbé et a complètement disparu i l'époque de la maturité (lig. 860, 861, 86é). Dans un petit nombre de cas, le sac embryonnaire constitue un second périsperme ou pensionne interne; en général, le sac embryonnaire a disparu à la maturité. Dans
Fig. 860. — Graine du Haricot ( Phuseolus Fig. 861. — Fruit de Crucifère ( Bras sien ) vulf/aris). — A, entière; B, dépouillée de coupé transversalement, la coupe passant son tégument. par une graine. Graine sans périsperme
à cotylédons condupliqués.
certains cas, on retrouve, à l’extrémité radiculaire de l’embryon, des débris du cordon suspenseur ou partie supérieure de la vésicule embryonnaire . Enfin V embryon , qui constitue la partie essentielle de la graine, est entouré et protégé par les enveloppes ou tuniques que nous venons d’énumérer. L’embryon se
Fig. 862. — Graine fortement grossie d’un Muflier (An/ïrrhinum mu jus ), entière, et coupée longitudinalement pour montrer l’embryon entouré du périsperme.
Fig. 863. — Graine grossie d’un ( In/ium (famille des Rubiacée»), entière, cl coupée longitudinalement pour montrer l’embryon entouré du périsperme.
Fig. 864. — Noyau ( nucule ) de Nèfle (Mespifus), coupé longitudinalement pour montrer la graine.
compose d un axe dontl une des deux extrémités appartient au système desceudant ou racine, et a reçu le nom de radicule , et dont l’autre extrémité est un bourgeon qui appartient au système ascendant ou tige, cl qui a reçu le nom de plumule ou gemmule; une, deux ou plusieurs feuilles, plus développées que celles du bourgeou terminal ou gemmule, sont situées au-dessous de ce bourgeon et ont reçu le nom de cotylédons.
Le point au niveau duquel la graine est fixée au funicule reçoit, ainsi que chez l’ovule, le nom de hile; chez les graines qui résultent d’un ovule réfléchi, le raphé et la ehalnze (ou bile interne) conservent la même situation et portent les mêmes noms. L’ouverture ou bord supérieur des tuniques de l’ovule, désigné chez l’ovule sous les noms d ’exostomu (pour le lesta) et A'endostome pour le tegmen, porte chez la graine le nom collectif de micropyle. Le micropylc est souvent peu distinct chez la graine mûre; on détermine sa situation par celle de
GRAINE
|a radicule, dont la pointe se trouve toujours dirigée vers lui. En ciïot, l’embryon se trouve renversé dans l’ovule, et par suite dans la graine; il y est placé comme s’il y eût pénétré par son sommet, c’est-à-dire par sa gemmule ou par l'extrémité supérieure des cotylédons rapprochés, et que la radicule fût restée près de l'ouverture par laquelle il y serait entré. Cette situation relative à l’ouverture de l’ovule ou exostomc, et chez la graine au micropyle, ne peut être modifiée par suite des courbures de l’ovule ou de ses inégalités de développement, le micropyle et la radicule se trouvant déviés simultanément et dans le même sens par suite de ces courbures ou de ces développements inégaux. Lors donc que l 'ovule est droit, c’est-à-dire n’éprouve aucune courbure, il en résulte une graine dont le micropyle (ou sommet organique) et la radicule sont situés au point diamétralement opposé au hile (ou base de la graine). Lorsque l’ovule est courbé ou plié, il en résulte une graine dont le micropyle et la radicule sont rapprochés du hile par suite de la courbure. Lorsque l’ovule est ré/léchi, il en résulte une graine dont le micropyle et la radicule sont dirigés vers le hile.
Selon leur insertion au sommet ou à la base de la loge et selon leur direction, les graines, comme les ovules, sont dites pendantes ou suspendues, dressées ou ascendantes, ou enfin horizontales.
Les graines sont souvent pourvues d'appendices de dill'ércntes natures, de formes variées eide consistances diverses; il en est en forme d'aile membraneuse, en forme d'aigrette, en forme de crête et d’enveloppe charnue, etc. Les derniers appendices ont été désignés sous les noms d ’arilles, de strophioles ou de caroncules.
En général, la graine est libre dans le péricarpe, que le péricarpe renferme plusieurs graines ou une seule graine ; dans certains cas cependant, où le fruit est monosperme (à une seule graine), chez les Graminées par exemple, la paroi externe de la graine est soudée à la paroi interne du péricarpe. Les fruits monospermes étaient autrefois désignés sous le nom de semences, qu’on appliquait aussi à des graines détachées du péricarpe. Ces fruits étaient désignés sous le nom de graines nues, à une é|>oque où on les croyait dé|xmrvus de péricarpe : ou a reconnu que les graines ne sont réellement nues «pic dans le groupe des gymnospermes (Conifères et Cycadées), cl encore les graines y sont-elles étroitement recouvertes par des écailles imbriquées, mais elles ne sont pas situées dans des carpelles fermés.
A l’époque de la germination, l’embryon se fait jour à travers les parois ramollies de la graine; c'est la radicule qui. sort en premier lieu. L’embryon, pendant la première période de la germination, se nourrit soit aux dépens des matériaux nutritifs accumulés dans l'épaisseur du cotylédon ou des cotylédons, soit aux dépens du périsperme. Quand il existe un périsperme, cette nutrition se fait par toute la surface de la partie de l’embryon encore plongée dans le péris|ierme ou accolée à scs parois. — Voyez, pour plus de développements, les articles consacrés aux diverses parties constituantes de la graine : OVULE, Testa, Tegmen, Périsperme, Kmiiryon, Radicule, cotylédon, Hile, Raphé, Chai.aze, Micropyle, Aiulle, Germination, etc.