CflAINE-UE-PARADIS. — GRAMINÉES
(.HilMNnE f ARtnis Poivrc-de-Guinée, Maniguette. Graines contenues dans la capsule 'fig. 665} d'une plante de la famille des Amomacées (VAmomum Gmmm-paradisii ), plante à souche a i\are, à hampes unillores, deCeylanet de
Madagascar. Ces graines ont une saveur chaude, poivrée et aromatique, analogue à celle de la racine (rhizome du Gingembre, plante appartenant également au genre Amomum ; elles sont douées de propriétés stimulantes et excitantes.
«.H VMIM KS (flg. 666 5 860). Famille de plantes monocotylées , dont les nombreuses espèces annuelles ou vivaces, la plupart à tiges herbacées et à feuilles étroiles-iinéaires, sont désignées vulgairement sous le nom A' herbe. I.es Graminées occupent une place importante élans le tapis végétal epii recouvre le globe; elles constituent en grande partie les prairies où les animaux herbivores trouvent leur nourriture, animaux herbivores qui servent à leur tour aux repas îles carnassiers. I,es graines farineuses de plusieurs Graminées (céréales), cultivées en grand dès la plus haute antiquité, contribuent puissamment, surtout sous les latitudes tempérées, à l’alimentation de l'espèce humaine.
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Graine-tlc-parailti (.1. (iranHm- I.es Graminées sont des plantes herbacées
pimtlisii). annuelles ou vivaces, croissant en touffes ou
longuement rampantes; rarement elles sont sous-frutescentes ; dans le genre Jinmbusa (Bambou) et quelques genres voisins, elles atteignent la dimension des arbres. Leurs rhizomes souterrains sloloniféres ont été improprement nommés racines ram/iantcs. Les tiges aériennes (chaume, cuirnus) se terminent par des inflorescences en panicules étalées (fig. 866) ou en épis composés (panicules spiciformcs [lig. 867]). Les tiges sont cylindriques, munies de feuilles alternes qui déterminent à leur insertion la présence d’un nœud (sorte de diaphragme ligneux); elles sont ffstuleuses (creuses) dans l'intervalle des nœuds (entre-nœuds), par suite de la destruction de la partie médullaire (moelle). Les feuilles sont longuement engainantes, à gaine roulée autour de la tige, mais non à Itords soudés entre eux (gaine dite improprement fendue). Cette gaine est l'analogue d'un pétiole, et se termine par un limbe étroit, allongé en forme de ruban, et il nervures parallèles; à la naissance du limbe et à sa face supérieure, se trouve une écaille membraneuse (ligule), sorte de dédoublement de la feuille. Ces feuilles sont ordinairement à bords scabres.
Les fleurs des Graminées sont en général |vetites, pressées les unes contre les autres, et leur périauthe écailleux (scarieux) se compose de pièces qui ont la même consistance que les bractées qui enveloppent les épillels (groupes de fleurs). Ces circonstances en rendent, mais en apparence seulement, l'étude difficile. On doit enlever d'abord un épilict avec le scalpel ou la pointe des ciseaux,
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puis écarter les deux bractées stériles qui occupent sa hase, cl alors détacher mie ou plusieurs des fleurs insérées sur le petit axe île l'épillct ; si ces fleurs sont |X'tites, on dépose l’une d’elles sur le porte-objet du microscope simple (loupe montée) , puis, à l'aide de deux aiguilles, ou écarte, pour les reconnaître elles distinguer, les diverses parties qui constituent la fleur.
Je renvoie le lecteur à l’article Gf.ume (où j'ai tenté de faire bien comprendre la structure de la fleur des Graminées au point de vue de la nature et de ladis- |wsilioii des bractées et des pièces du périanthe); je dois en présenter ici le résumé : [,'infloresreuce des Graminées se compose d’un ensemble de petits épis (t:/it//"ls) dis|M>sés, soit en panirnlcs lâches; soit en paniculcs compactes (jmiii- -•‘iiia/oniii-s, désignées vulgairement sous le nom d >'///.<). Les ttxes de cette inflorescence générale, y compris les axes des épillels, ne naissent pas à l'aisselle germais ici; st-pierre). . 42
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de bractées (fait exceptionnel assez rare dans le règne végétal). — Un e/iillet se compose d'un axe (le pénultième de l'inllorescence) qui porte une série de brac-
tées de consistance écailleuse; les deux bractées inférieures, situées presque en face l’uue de l'autre, sont généralement l’une et l'autre stériles (c'est-à-dire ne portent pas de lleur à leur aisselle; dans le genre Lolium, l'inférieure seule est stérile. Les bractées suivantes, alternes, distiques, quelquefois au nombre de 1-2 seulement, ou plus ou moins nombreuses, portent chacune une fleur à leur aisselle. Les deux bractées inférieures, ou bractées invnlucraks, stériles, sont souvent désignées sous le nom de glumes: ces bractées sont quelquefois prolongées en arête. La bractée fertile, ou bractée florale, a été regardée à tort comme faisant partie de la fleur qui liait à son aisselle (on l'a désignée sous le nom de glumelle inférieure ou glunielle uni carénée ); cette bractée fertile est souvent prolongée en une arête quelquefois genouillée qui sc détache au-dessous de son sommet. ta fleur (fig. 868) qui liait à l’aisselle de cette bractée est pourvue d’un [KTiantlie dont les pièces sont disposées sur deux rangs : le rang extérieur, véritable calice incomplet et irrégulier, se compose en apparence d’uue seule pièce, de consistance écailleuse comme les bractées; mais, si l’on examine celte pièce, souvent bifide, on voit qu'elle présente deux carènes ou plis longitudinaux, sortes de nervures dorsales : d'où l'on peut conclure qu’elle se compose de 2 sépales soudés entre eux par un de leurs côtés. Celte pièce extérieure du périanlhe a été désignée sous le nom de glumelle bicarénée {l). Le rang intérieur des folioles du |>érianthc se compose de deux, plus rarement trois petites pièces membraneuses transparentes (qui quelquefois manquent complètement) : ces petites pièces sont des pétales rudimentaires. (On peut considérer indifféremment, si l’on vent, celte petite corolle comme constituant le périanlhe propre-
Fie. 8ti7. — Sommité lieu- ment dit, et la glumelle bicarénée comme constituant
rie (panmule -plafonne . jeux bractées soudées situées sur l’axe de la fleur.) — vulg.epu)il une Grami-
née, le Latium prenne Chaque fleur est ordinairement enveloppée par la (Ivraie vivace). bradée unicarénéc axillanle ou glumelle inférieure, qui
joue le rôle d'une votre, la glumelle bicarénée jouant le rôle d'une seconde valve. La fleur marcescente se détache ordinairement à la maturité du fruit, en entrai-
I) Je suis parlé à regarder la f/fmnr/fc hiwirénAe îles Graminée* comme analogue, au point de vue: morphologique, à Viifrim/e «les Cfli'W, formé également de deux bractées ou écailles soudées (mais soudées par leurs deux bords en un sac ouvert au sommet, et non soudées d'un seul côté, comme pour h ghurclle bicarénée des Graminées)#
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liant ccs deux pièces, ce qui a fait donner par les descripteurs le nom de fleur à cet ensemble composé d’une fleur et de sa bractée axillante. — Caractères essentiels : Étamines 3 (fig. 868) (plus rarement 2-1 par avortement, très-rarement 4-6 disposées sur deux rangs); filet long et grêle, fléchissant sous le |>oids d'une anthère insérée à sa partie moyenne, et à lobes linéaires libres et divergents à chaque extrémité (fig. 869). Ovaire à 2-3 carpelles (leur nombre est rcconDais-
FtG. 868. — Fleur d'une Graminée, genre Avoine. — pi , glutne 11c bien rénée (calice]; *</, squamnles ou glumellules corolle; (1).
Fig. 86'J. — Étamines d’une Graminée, genre bt/ium, au commencement de l'épanouissement.
Fig. 870. — Embryon grossi, détaché du périsperme d’une Graminée , genre Avoine (Amin).
sable au nombre des styles sligmatifères), uniloculaire, uni-ovulé. Ovule adhérent à la paroi interne de la loge ; stigmates à poils simples ou rameux. Fruit: akène (fig. 871 à 880) h péricarpe mince, adhérent à la graine (caryopse), sec, monosperme, indéhiscent, libre, quelquefois adhérent au périantbe. Graine pourvue d'un périsperme farineux qui constitue la plus grande partie de sa masse; embryon (fig. 870) appliqué à la base de la face extérieure du |>érisperinc. — Voyez, pour l'élude de la structure de I embryon dans la famille des Graminées, l'article Hypoblaste.
I.a famille des Graminées comprend plus de 200 genres, groupés en nombreuses tribus que l’espace ne nous permet que d'indiquer ici : les tribus des Pâturées, Chloridécs, Saccharinées, Oryzées, Olyrées, Bambusées, comprennent des espèces toutes, ou la plupart, propres aux régions tropicales; les Bromées, Hordéacées, Agrostidées, Stipacées, sont au contraire plus généralement distribuées dans les contrées tempérées.
Citons : les Ohyzéks (ex. Oryia saliva , le Riz); les Olyrées (ex. Zea May s, le Maïs ou Blé-de-Turquie, originaire de l'Amérique; Coix Lacrima, curieuse plante des Indes, l'Herbe-aux-améthystes d'A. Karr); les Pualaridées, qui comprennent beaucoup de plantes de nos prairies; genres Cryptis, Alujiceurus, Phleum, PhaUiris, J/olcus, Anthoxanthum, etc.; les Panicées, genres Paspalum, Milium, Panicum, etc.; les Stipacées, genres Sti/m, Aristida, etc.; les Agrostidées, genres A grostis , Polypngon, Avundo , Phragmiles, Gynérium, etc.; les Chloridéks, genres I y uuduu [C. Darlyltm ,
(t) La bractée axillante de cette fleur (glumelle unirai énée) a été enlevée.
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qui partage avec le Tritirum repu» s le nom vulgaire de Chiendent), Eleusine, Spartina, etc.; les AvénacéES, genres Aira, Lngurus, A verni, etc.; les Fkstucacêes, genres Poa, llriza, Melica, Eirlrrin, Dartyli», Cynoturus , liromus, etc.; les Bamri'sêes, Baaibusa (les Bambous), etc.; les IIokdéacées : la plupart des Céréales, genres Tritirum (Froment), Secnlr (Seigle), Elymus , Hordeum (Orge), yEgilops; les AndropogonÊes, genres Sacc/iarum (S. officinarum, Caime-à-sucre), E riant hm, Andrnpogon, i>ory/ium (le Sorglto), etc.
Fig. 87t.
Fie. 872. Fig. 873.
Fig. 874.
Fig. 875.
Fig. 876.
Fig. 877.
Fig. 878. Fig. 879.
Fig. 880.
Fig. 871 à 880. — Graine? grossies de Graminées appartenant à différents genres : Frstuen illg. 871), Dcetytis (dg. 872), Agrostis (tig. 873), Lngurus (fig. 874 et 875), Milium (tig. 876), Panirum (tig. 877), Ca/amugrosti* (flg. 878), Çynosvrus (tig. 879), Potypogon (tig. 880).
La tige des Graminées contient, surtout sous l'épiderme, une proportion notable de silice; le suc de la lige (jeune) de quelques-unes renferme du sucre. Les graines de toutes les espèces contiennent de la farine; on y trouve, en outre, des traces d'une huile grasse et quelques sels.
Les liges souterraines rampantes du Chiendent (Tritirum re/iem), qui infestent les champs cultivés, fournissent, par infusion, une tisane mucilaginetise sacrée, rafraîchissante, qui est des plus vulgairement employées; on l’unit ordinairement à l'infusion de racine de Réglisse. La souche du Cynodon 1 tact y ion est employée dans le Midi au même usage que la souche du Tritiemn reprns dans le Nord. Dans l’Inde, on emploie le Cynudon Unvarc, et dans l'Amérique l’ Andro/togoii bicomis.) — Le gruau, qui fournit, par décoction, une boisson nourrissante et adoucissante, n’est autre chose que l'Avoine pilée. — L'orge mondé sert à préparer une tisane rafraîchissante. — La décoction légère de riz est vulgairement employée dans le traitement delà diarrhée. — Les souches de
«RAMIXIEO-VIRIDIS. — GRANATÊES.
VArundo Dnnnx (Canne-de-Provence), et de VA.'Phrngmites (Roseau), qui passaient jadis pour diurétiques et diaphoniques, sont très-rarement employées.
Personne n'ignore que le sucre de Canne est un produit qu'on extrait de la tige du Sacr/iarum offic inarum. Cette précieuse Graminée est spontanée dans l'Inde; elle est depuis longtemps cultivée dans toutes les régions tropicales; elle était même cultivée jadis dans l'Europe australe.
L'n très-petit nombre de Graminées renferment des principes nuisibles; les graines du l.olium tcmukntum (Ivraie) ont été regardées comme malfaisantes dès la plus haute antiquité ; elles contiennent en eiïet un principe narcotique. — On dit que le Festtica i/uadridentata, espèce américaine, est doué de qualités très-vénéneuses.
Gramineo-viridis. Vert-pré; couleur verte du gazon.
Gramineus. Qui ressemble il une feuille de Graminée.
Graminosi (loci). Lieux fertiles en Graminées, pAlurages, pelouses, gazons, lieux herbeux.
Gramme. Mot grec; en latin, linen. Ligne, raie, rayure.
GIl.WATÉES. Famille de plantes dicolylées dialypétales, à ovaire adhérent , placée au voisinage des Myrtacécs, et établie pour le seul genre Punica, lequel renferme une seule espèce, P. Granutum (le Grenadier). — Le Grenadier, qui passe pour originaire de la Mauritanie, oh il était cultivé dans des temps reculés (sa patrie est inconnue ou douteuse), a été propagé par la culture dans toutes les chaudes contrées. Le suc aqueux acidulé des graines, en nombre indéfini, qui remplissent son fruit, est particulièrement agréable en Espagne et dans les autres pays aimés du soleil. Les belles Heurs rouge-dc-fcu du Grenadier décorent nos jardins du Nord, en été, A la condition de faire hiverner l'arbuste A l'abri des fortes gelées; mais le Grenadier s'est naturalisé eu Provence, où il croit dans les haies en liberté, près du Myrte et du Laurier-Rose. — Le type de structure si spécial de l'ovaire dans le genre Punica (espèce unique, P. Granalum ) pourrait faire supgtoser que le Grenadier est le dernier représentant d’un groiqie anéanti à quelque époque géologique, la nature n'ayant pas pour habitude de découper les genres ni les espèces à l'emporte-pièce.
te caractères de la famille des Granatécs, ou du genre Punira, sont les suivants : Arbustes à ramuscules finissant en épine; é feuilles entières, caduques. dépourvues de stipules, inodores, ord. disposées en spirale, souvent groupées en fascicules sur des ramuscules courts. Fleurs rouges ou jaunes, ord. grou|iées par '2-3 à l’extrémité des rameaux. Galice coloré, i tube charnu cartilagineux adhérent il l'ovaire, h 5 dit isions. Corolle à 5 pétales insérés & la gorge du calice, à préfoliaison chiffonnée. Étamines en nombre indéfini insérées au tube du calice, presque incluses. Ovaire adhérent au calice, composé de deux vcrlicillcs de carpelles superposés ; le verlicille inférieur à 5-9 carpelles, ii placenta regardant le centre du fruit ; le verticille supérieur il 3 carpelles dirigés en sens inverse, c.-à d. à placenta regardant les parois du fruit (disposition bizarre que M. Le Maout a expliquée par un accroissement inégal déterminant pour les carpelles supérieurs une sorte de mouvement de renversement ou de bascule). Fruit infère, couronné par les 5 divisions du calice étalées en
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GRAND. — GRATIOLL.
étoile; à écorco ou péricarpe coriace, multiloculaire, a loges disposées en deux étages, k cloisons membraneuses couvertes de graines serrées dont le testa succulent est rempli d'une eau sucrée acidulée, et dont le tegiuen ligneux constitue un pépin ou petit noyau. Périsperme nul; embryon droit à cotylédons foliacés éciiancrés en cieur, enroulés, rappelant l'embryon des Malvacées.
GRAND, grandis, mngnus. Qui présente des proportions supérieures aux objets de même nature ou aux individus de même sorte. S'oppose à petit (parvint, parvulns, exiguus). — On emploie le mot ample, lorsqu'il est question de corps dont l'épaisseur est peu considérable relativement aux autres dimensions (la largeur et la longueur, dans la description des feuilles, par exemple).
GRANIFÈRE, granifer. Qui porte un grain ou granulé : par exemple les trois divisions internes du calice chez certains Rumen (ce granule n’est autre chose qu’un éjtaississement de la nervure dorsale).
GRANULÉ, grnnulatus. Qui se compose de granules. Pollen granulé s’op- |K)se k masse pollinique compacte.
GRANULEUX, granulosus. Chagriné ; dont la surface est couverte de saillies ou rugosités en forme de granules.
Granum palliais. Grain de |M)llen.
grappe. Les grappes dites simples sont des épis ordinairement pendants, dont les fleurs ou les fruits sont en général espacés. Les grappes dites composées sont de véritables panicules (lig. 881).
Fig. 881. — Grappe terminale fouillée Fig. 882. — Graliole (G ratio/u of/icinahs), d’un Lofreziu (F. des Onagrariées). dimensions un peu réduites.
GKATIOLE, Herbe-au-pauvre-homme (Gratiola officinalis, faut. desScrofularinées). Cette plante est douée d'une âcrcté prononcée; son suc est rubéfiant ; on l'employait autrefois comme purgatif drastique (flg. 882).
GRATIIS. — GRENADIER. 663
Gratus, agréable. Se dit d'une odeur, d’une saveur, etc. On emploie par opposition le mot ingratus.
Graveolens. Qui exhale une odeur forte et désagréable : par exemple la Rue (ftutri graveolens), les feuilles fraîches de la Coriandre ( Coriandrum sativum ), etc.
Graviditas. État de l'ovaire pendant la maturation des graines.
Gravis (ndor). Odeur forte, odeur aromatique pénétrante.
ctBEFFE, inocidatio. Opération qui consiste h placer un bourgeon fraîchement détaché (y compris le lambeau d’écorce auquel il adhère), ou un jeune rameau, en contact avec l’aubier d’un autre arbre du même genre ou de la même famille, et à le maintenir dans celte situation par une ligature qui le préserve en môme temps du dessèchement. Le bourgeon ainsi appliqué absorbe les sucs charriés par l'arbre étranger et se soude avec lui en l'enveloppant ultérieurement d’une couche de bois. Le bourgeon greffé se développe avec les caractères de l'arbre duquel il a été détaché, et ne participe en rien de l'arbre étranger (qu'on nomme sujet) qui lui sert de support, et joue, relativement à lui, le rôle de terrain, l a greffe est le moyen qu’on emploie pour propager indéfiniment les variétés d’arbres fruitiers on d’ornement obtenues de semis, et qui ne sauraient se reproduire de graine. Les procédés de greffe sont très-nombreux ; leur description appartient aux traités d'horticulture. — On donne le nom de greffe au bourgeon (œil) ou au rameau qu’on ente sur le sujet.
Gregarius. Se «lit d’espèces dont les individus croissent s|)ontanémcnt en grand nombre (par troupes) dans le même lieu, et couvrent à elles seules de grandes étendues de terrain : par exemple certaines Bruyères, certaines Mousses, etc. (groges, troupeaux).
GRÊLE, gracilis — exilis, et dans les mots composés grecs, leptns. Se dit d’une tige d’un très-petit diamètre relativement à sa longueur; se dit également d’un rameau, d’un pédoncule, d’un pétiole, d’un style et autres organes cylindriques qui présentent des proportions analogues.
G Ri: l, or. En forme de grelot, urceolatus, urceolaris. Ureeolus était, chez les Humains, une petite cruche ventrue à étroite ouverture, et ressemblant, par sa forme, à un grelot. Le mot latin qui correspond littéralement au mot grelot est ajmbalum; il n’est pas employé dans le langage botanique. — Un grand nombre de corolles gamopétales sont en grelot ou de forme urcêolée : telle est la forme de la corolle chez le Muguet ( Convollaria maialis), des Bruyères ( Eriea ), etc.
GRENADIER. La famille des Granatées est constituée par le seul genre Punira. I/! P. Granatum (le Grenadier) (fig. 883) est, dit-on, originaire de la Mauritanie. Ce bel arbrisseau est naturalisé depuis l’antiquité dans toute la région méditerranéenne de l’Europe. Dans le monde entier, ses fleurs, d’une couleur de feu si éclatante, font l'ornement des jardins. Les fruits du Grenadier rafraîchissent et désaltèrent ; leur saveur est acidulé et légèrement sucrée. On en fait une grande consommation dans les contrées méridionales. La structure de ce fruit est des plus bizarres et est encore peu expliquée. L’écorce de la racine est acre et astringente: on l'emploie comme anthelminlhique, et spécialement contre le ténia (ver solitaire).