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HERMAPHRODITE

HERMAPHRODITISME VRAI.

HERMAPHRODITE, hermaphroditus. Sc dit d’une fleur pourvut* d'un audrocée (étamines) et d'un gynécée (ovaire). Celte qualification s'applique également à la plante dont les fleurs sont hermaphrodites. Voy. Dioïque, Monoïque et Polygame.

iiiiui.ti'iiitoiHiisvii: uni J'ai proposé [BuH. Soc. botan. France, sess. Nice, 1K05) «le réserver le nom d'hermaphroditisme à l’étal tératologique (signalé par moi chez diverses espèces de Saules) d'un organe simple (la feuille) présentant a la fuis les attributs de l'un et de l’autre sexe. — M'efforçant de démontrer la loi (T unité de composition dans le règne végétal, en évitant d'en exagérer la portée, j'ai insisté sur ces faits essentiels : que, d'une part, la feuille est l'organe fondamental de la plante; qu elle est productrice {au niveau de son aisselle) des bourgeons foliaires, et par conséquent des axes ; que, sous la forme de feuille earpellaire, elle est productrice des ovules, et que Us ovules sont eux-mêmes ( avant la fécondation) de véritables bourgeons; — et que, d'autre part, sous la forme de feuilje staminale, les cellules ou utriculcs dont se compose son parenchyme (tissu cellulaire qui sc trouve dans l’intervalle des nervures et entre les deux épidermes) se transforment en utricules pnlliniques nu grains de pollen. — Enfin (ce qui n'avait en réalité plus besoin d'étre démontré), que tous les organes de la fleur sont des feuilles diversement modifiées et susceptibles de se manifester accidentellement, dans certains cas, sous la forme de feuilles caulinaires. — Allant plus loin, j'ai démontré que non-seulement une feuille donnée d'un bourgeon flurul peut revêtir la forme staminale ou revêtir la forme earpellaire, mais qu’une seule et même feuille />eut revêtir à la fois les caractères de l’étamine et les caractères du carpelle ; en un mot, constituer à elle seule un être simple pourvu des attributs du sexe nulle et du sexe femelle : le pollen et les ovules ; c'est-à-dire constituer un véritable hermaphrodite.

D’après les cas tératologiques que j’ai observés et décrits, il n'existe aucune différence essentielle entre la feuille qui devient organe mâle la feuille qui devient organe femelle, puisque, soit l'une, soit l’autre peut réunir â la fois les deux sexes. I.'anthère se montre manifestement comme étant le résultat d'une modification du tissu cellulaire ou parenchyme renfermé entre les deux épidermes du limbe de la feuille ; et nous voyons que la production |)olliniquc n'est point incompatible avec le développement des bourgeons ovulaires sur les bords dr celle feuille. I.cs bourgeons ovulaires naissent, non pas sur un organe sp. cial, mais sur les bords modifiés de la feuille, qu’un simple épaississeniAlt constitue en lignes placentaires. Enfin, le stigmate n'est qu'une simple '..édification glanduleuse nu papilleuse de l'extrémité de la même feuill ou de plusieurs de ses divisions. — (les curieuses transformations d’une ïtiille mâle (étamine), tendant à devenir ou devenant une feuille femelle (carpelle), et d'une feuille femelle tendant à devenir ou devenant une feuille mâle, nous présentent le seul état qui doive être (selon moi) désigné en organographie sous le nom d'hermaphroditisme. Or, cet hermaphroditisme vrai ne se présente dans le règne végétal que par anomalie, ou état tératologique. Il n’est pas, à l'état normal, de plante phanérogame où le sexe mâle n'appartienne à uue feuille distincte

HERNIAIRE. — HÉTÉROGÉNIE.

de celle qui représente le sexe femelle. — Le mot androgyne pourrait convenablement être appliqué aux plantes dont la fleur renferme en même temps des organes mâles et des organes femelles (des étamines et des carpelles); mais ce mot androgyne a déjà été consacré à désigner les inflorescences qui présentent (sur un même axe ou un seul épi, ou sur une paniculc spiciforme) des fleurs mâles et des fleurs femelles. — Je propose donc de désigner les fleurs normales dites hermaphrodites, contenant à la fois des feuilles staminalcs ou étamines, cl des feuilles carpellairesou carpelles, sous une dénomination plus exacte : / leurs bisexuées ou fleurs carpello-staminées. — Dans le langage médical, on emploie le mol hermaphrodisme ; hermaphroditisme est plus conforme à l’étymologie.

IIKItMAini:, Hcrbe-aux-hcrnies (Htrniaria hirsuta et H. glabra, famille des Parouycliiées). — Celte plante était autrefois considérée comme vulnéraire et résolutive; elle est inusitée. — On prépare dans la province d’Oran, avec les sommités fleuries du Paronychia argentea, une infusion d'une saveur agréable, analogue à celle du thé, qui a été adoptée par nos soldats. M. Duricu de Maisonneuve pense que l’usage du Paronychia a été introduit en Afrique par les Espagnols.

IIESPÉIUDÉES. Classe comprenant les familles suivantes ; Humiriacées, Olacinêes, Aurantiacées, Mêliacées, Cédréeacées. Scs caractères sont les suivants : Plantes dicotylées dialypétales, Calice libre à préfloraison imbriquée. Corolle à pétales hypogy tics en nombre égal à celui des sépales et alternant avec eux, à préfluraison valvairc ou convolulivc. Étamines en nombre égal, double ou quadruple de celui des pétales, ou en nombre plus grand, libres ou soudées en un ou plusieurs faisceaux. Ovaire à plusieurs loges ou à une seule loge, à loges uni- ou multi-ovulées. Graine ordinairement dépourvue de périsperme.

IlESFÉKinit:, liesperidium. Nom (inusité) donné au fruit des arbres de la famille des Aurantiacées. Voy. FRUIT.

HÉTÉROCftF.r-IEN (Uesv.). Se dit d'un fruit dont la forme est plus ou moins dissimulée par des organes qui se sont accrus en même temps que lui. (Inusité.)

Heterogàmus. Synonyme A'andrugynus cl de polygamus.

HfertKottMK — Protorgani('= Génération spontanée. — Voy. ce mot (1).

(1) Je résume ici ce que les naturalistes de l’école expérimentale, h laquelle j'appartiens, entendent par gtntraiion tpunlunét ou Mtérutjtnw (ce que j’entends par / irotor jouir).' — Uc« corps .élémentaires qui, par leur association ou par leurs combinaisons, constituent essentiellement la trame organique des corps visants, sont les memes éléments qui, par leur combinaison ou par leur union, constituent, par des groupements divers, l’air et l’eau oxygène, hydrogène, azote, carbone).

Partent où ces éléments se rencontrent à l’état d'eau et d’air (l'eau et l'air associés ou en contact, et sous l'influence de la chaleur, de la lumière et de l’électricité), ils sont susceptibles de se grouper, de s'organiser en petits globules creux ou cellules microscopiques (cellules susceptibles de se grouper à leur tour pour constituer des membranes).

Ces cellules sont les premières ébauches du monde organique : les unes, privées de mouvement (matière verte), sont le point de départ du règne végétal ; les autres, douées d'un mouvement de trépidation et même de translation volontaire (monades) au sein de l'eau où leur production s'est effectuée, sont le point de départ du règne animal. — Si l’eau-mére do ces cellules renferme des débris de substances organiques à l'état de dissolution (si, par exemple, on y a fait bouillir ou infuser des brins d'herbe), la production des cellules primitives a lieu avec plus d’abondance et de rapidité. — Les cellules se groupent en pellicule

756 BETEROMORPHUS. — HÊTÊROPHYLLE.

Heteromorphus = Heteroideus = Diversif orrais, Qui se présente sous des formes différentes.

HÊTÊROPHYLLE, heterophyllus. Se dit d'une plante qui présente des feuilles de deux formes très différentes (ex. : la variété nageante du Hanunculus aquatilis , dont les feuilles submergées sont divisées en segments filiformes, et dont les

Fie. 911.

Fie. 911. — Acacia heterophylla : une feuille multipcnnée de la plante adulte.

Fig. 912. — Les premières feuilles sont complètement dépourvues de limbe et sont réduites à de véritables phyllodes.

Fig. 913. — Une des feuilles de la même plante jeune. — Le limbe ne présente que deux pinnules, mais, par compensation organique, le pétiole ou rachis est foliacé (est à l’état de phyllodt).

feuilles nageantes sont suborbiculaires-crénelées; Y Acacia [J/imosa] heterophylfay dont les premières feuilles sont réduites à des pétioles foliacés [phyllodes/, et dont les suivantes sont bi pennées) (fig. 911, 912 et 913).

ou membrane à la surface de l’eau ; dans l'épaisscur.de ces membranes se produisent, par groupements moléculaires, par petits centres, de nouveaux organismes ; ces petits centres deviennent les vésicules embryonnaires dont le développement donne lieu à des organismes plus compliqués. (Voyex les observations de M. Pouchet au mot Gékéhation spoutanée.)

Ces petites sphères organisées, ces petits êtres 'végétaux ou animaux) sont produits sous l'influence de l'impulsion éternelle et divine qui fait s’agréger en sphères solaires ou planétaires la matière cosmique dont l'espace est rempli; ils sont produits au sein d’une substance non organisée et à ses dépens ; ils sont (ou non) doués de mouvements spontanés ou volontaires, en vertu de l'impulsion divine qui fait circuler les planètes autour du soleil. La spontanéité du mouvement, la volonté est une propriété que la puissance divine a attribuée à 1a matière organisée dans des conditions déterminées.

HETEROS. — HIPPOCASTANËES. ' 757

Heteros, dans les mots dérivés du grec, signifie dissemblable; en latin, dissimilis.

HÉTÉBOTROPE (Embryon), heterotropus. Embryon à radicule éloignée du bile sans lui être diamétralement opposée. Ces embryons appartiennent à des graines provenant d’un ovule semi-réfléchi. Voy. Embryon et Ovule. x HETRE ( Fagus silvatiea , famille des Cupulifères). Ce bel arbre forme de vastes forêts dans le centre et le nord de l’Europe. Les amandes de son fruit renferment une huile grasse (huile de faine). Cette huile, dont on se sert dans le Mord, cause quelquefois des vertiges; le |iéricarpc des fruits renferme une substance narcotique.

Hexa, dans les mots dérivés du grec, signifie six; en latin, ses : hexapetalus, à six pétales.

Hiam. Béant. Se dit des fruits qui s’entr’ouvrent h la maturité, et de certaines corolles à limbe étalé, par opposition 5 celles où les (vélales sont connivcnts.

HlBERViCLE, hibemaculum. Mom donné par Linné aux écailles coriaces qui protègent les bourgeons de certains arbres contre les rigueurs du froid et les préservent du contact de l’eau pendant l’hiver. Ces écailles sont quelquefois couvertes en dehors d’un enduit résineux et tapissées en dedans d’une bourre cotonneuse. Voy. Bourgeon.

HIBERNAL, hibemalis, hibemus. Qui végète pendant l’hiver. Se dit aussi d’un phénomène qui se passe pendant l’hiver. La floraison de l 'Hcllrborus niger est hibernale.

HILE, hilus, kilum = Hyle, hylus, hytum = Ombilic, Cicalriculc. Chez l’ovule, on désigne sous le nom de hile le point où le funicule devient adhérent au lesta. Après la maturation, on donne le nom de hile 5 la cicatrice qui existe au point où la graine s’est détachée du funicule. — . On a désigné la chalaze (point auquel se termine le raphé) sous le nom de hile interne (\ oy. Chalaze). — On désigne quelquefois sous le nom de hile du fruit ( hilum corpicum), la cicatrice qui existe au niveau où le fruit s’est détaché de son pédiceile, dans les cas où celte séparation a lieu (voy. Ovule et Chaîne). — Hile des grains de fécule. Petite surface par laquelle les dépôts successifs qui constituent ce grain ont commencé ; cette surface est recouverte d’un seul oôté par un dépôt plus large et plus épais, cette seconde lame par une troisième, et ainsi de suite.

.' IlIPPOC VSTAXÉES. Famille de plantes dicolylées dial; pétales, à ovaire libre, voisine des Sapindacées, et comprenant le seul genre Æsculus (capsule épineuse) et sou sous-genre Pavia (capsule lisse). Grands arbres ou arbrisseaux de l’Amérique septentrionale et dans le nord de l’Inde. Quelques espèces, et notamment le Marronnier-d’Inde ( Æsculus Hippncastnnum ) et le Pavia rubra, sont plantées partout en Europe. Ces arbres, chargés au printemps de leurs fleurs blanches ou rosées, en grappes dressées, embellissent les parcs et les promenades publiques de leurs magnifiques dômes de feuillage, et nous oiïrent en été leurs grands ombrages. Les caractères de la famille des Hippocastanées sont les suivants : Fleurs hermaphrodites ou polygames par avortement, irrégulières. Calice tubuleux campanulé, à 5 divisions inégales, caduc. Corolle ord. à 5 pétales hvpogynes, libres, inégaux. Étamines ord. 7 (5-10), hypogyncs, insérées

HIPPOCRATÊACÊES. — HŒMODOBACÉES.

sur un disque charnu, circulaire ou unilatéral, il Glets libres, arqués, réfléchis. Ovaire à 3 loges bi-ovulées; ovules insérés à l’angle interne des loges, le supérieur suspendu, l’inférieur dressé. Style indivis, arqué. Fruit libre, à 3 carpelles, capsulaire, charnu- coriace, parsemé ou non de pointes épineuses, 3-loculaire ou 1-2-loculairc par avortement, à déhiscence loculicide. Graines très-grosses, à bile très-large, à testa ligneux, brun, luisant, dépourvues de périsperme. Embryon plié, à cotylédons très-volumineux. — Grands arbres ou arbrisseaux à feuilles opposées, péliolées, composées-digitécs, à 5-9 folioles dentées. Stipules nullcs. Fleurs disposées on thyrses ou en paniculcs pyramidales.

HIPPOCRATÊACÊES. Famille de plantes dicotylées dialypétaies, Ji ovaire libre. Arbres ou arbrisseaux souvent grimpants, munis de vrilles; à feuilles opposées entières ou dentées ;à fleurs régulières hermaphrodites; habitant, la plupart, les contrées tropicales de l’Amérique. Assez voisines des Acérinées, elles en sont bien distinctes par leur fleur (à 5 sépales et à 5 pétales) à 3 étamines seulement. Le fruit, à 3 carpelles, est capsulaire, à graines comprimées ailées, ou bacciformeà graines arrondies. La graine, dépourvue de périsperme, esta cotylédons charnus, soudés. Celle famille ne comprend que les trois genres Hippocratea, Salaria et Tunlelea. Les fruits bacciformes des Tantelea sont d’une saveur agréable.

IIIPPERIDKKS. Famille de plantes dicotylées apétales, à ovaire adhérent, contenant le seul genre Hippuris. Ce genre a été placé, en raison de diverses analogies, dans la famille des Lythrariées. VMippuris vulgari », espèce typique du genre ou de la famille, est une petite plante assez commune dans les lieux marécageux, sur le bord des eaux lentement courantes. Ses caractères sont les suivants : Tiges souterraines ou submergées, très -rameuses, longuement traçantes ou radicantes, émettant de nombreuses tiges aériennes, florifères, simples, ayant un peu l’aspect d'une Prêle. Feuilles disposées en anneaux superposés, de forme linéaire, |>ortaut la plupart à leur aisselle une petite fleur sessile verdâtre peu apparente. Calice soudé avec l’ovaire, à limbe circulaire presque nul; une seule étamine insérée sur un disque mince au sommet du tube du calice et du côté extérieur. Ovaire uniloculaire terminé par un style simple, linéaire. Fruit sec, uniloculaire, mouosperme, à graine suspendue remplissant la loge, à périsperme mince, à embryon droit.

Hircmus. Qui exhale une odeur de bouc (ex. les fleurs du lj»-oglossum hircinwm et les feuilles de V Hypericum hircinum).

Minuties. Villosité qui résulte de la présence de poils roides, longs et abondants.

llirsutus. Hérissé; couvert de poils longs et roides.

Hirtrn. Couvert de poils courts et roides.

HISPIDE, hispidu*. Couvert de poils longs très-roides et presque piquants, ou d'aiguillons très-Gns, sétacés ou subulés.

lit tEMOltOR ÂGÉES = IlKMODOIt AGEES. Famille de plantes monocotylées, voisine de celle des Iridées par leur [tort, mais présentant des caractères distinctifs tranchés : Fleurs ord. régulières. Étamines au nombre de 6. Ovaire souvent libre, à stigmate indivis. — Plantes des contrées tempérées de l’Afrique,

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