INTEGER. — INTERROMPU
Integer. Entier; qni n’est pas divisé, mais qui pent cependant présenter des dcnticulaliuns superficielles : vagina integra , gaine à bords soudés, gaine complète.
Integerrimus. Très-entier. Se dit d’une feuille qui ne présente pas la moindre donticulalion ni la moindre sinuosité.
Integummtn flnralia. Enveloppes florales : calice et corolle, périanthe. — Integurnenla ovuli, serninis. Téguments de l’ovule, de la graine. Voy. Ovule et Graine.
Intense (adv.). D’une manière intense : interne r<prulens, d’un bleu foncé.
Inter, entre, situé dans l’intervalle de.
INTERCELLULAIRE. iuterrellularis. Situé entre les cellules ou utriculesdes tissus végétaux. — Substance intercellulaire, substance amorphe remplissant les intervalles qui séparent les cellules, ou épaississement des parois externes des cellules elles-mêmes, ne laissant aucun intervalle libre. — Méats intercellulaires, petits espaces restant libres sur les points où les parois des cellules ou utricules (de forme globuleuse ou sinueuse) ne sont pas en contact l’une avec l'autre.
INTERFOLIACÉ, interfoliaeeus. On a donné «Ile épithète aux péd icelles terminaux qui naissent entre deux feuilles opposées.
Inter furcalis (entre les deux branches de la fourche). Se dit des pédicelles terminaux qui, chez les inflores«nces dichotomcs, sont situés dans l'intervalle des deux branches de la dichotomie.
INTÉRIEUR, interior. Qui est situé en dedans. On emploie presque indifféremment les expressions intérieur et interne. — Intérieurement, introrsum.
Interjeitns. Intermédiaire, séparant deux objets.
INTERMÉDIAIRE, intermedius , inter jertus. Qui est situé dans l’intervalle qui sépare deux autres objets.
INTERNE, internus. Qui est situé en dedans relativement à une autre partie située plus près du bord ou de la circonférence. — La chalaze a été désignée sous le nom de hile interne ou otnbUir interne. — Le tegmen ou eniloplèvre de la graine, membrane ordinairement mince qui est située sous le testa, et qui enveloppe immédiatement l'amande (constituée par l’embryon muni ou non d’un |térisperine), est souvent désigné sous le nom de tunique interne.
INTERPÉTIOLAIRE, interpet iolaris. Même signification que le mot interfoliacé. — Stipules interpétiolaires, celles qui, chez les plantes à feuilles opposées, se soudent deux à deux, de telle sorte qu’au lieu de quatre stipules latérales, il semble, à la première inspection, qu’il y ait deux stipules véritablement interpétiolaires. Lorsque les stipules sont non-seulement soudées entre elles (par leur bord extérieur), mais aussi avec les deux pétioles (par leur bord intérieur), elles constituent avec les deux pétioles une gaine qui embrasse la tige. (Citez les plantes à feuilles alternes munies de stipules, une gaine analogue [nommée orhrea, guêtre, chez les Polggonuin] est constituée par les stipules soudées, d’une part au pétiole de la feuille, d’autre part par leurs bords externes.)
INTERROMPU, intermplus. On appelle épis interrompus, les épis qui, par suite de l'allongement d'un ou de plusieurs entre-nœuds, laissent voir une partie de leur axe, qui semble dépouillé. — b'euillrs pennatiséquées-interrompues, les
INTERSTITItm. — INYOLUCKLIK.
feuilles qui sont divisées en segments dont la base atteint la nervure moyenne, lorsque ces segments sont écartés entre eux et laissent la nervure moyenne complètement nue dans ces intervalles.
Interslitium. Interstice, fente qui sépare deux bords rapprochés.
Intertextus. Se dit d’objets filamenteux enchevêtrés. = Intricatm.
fntervalois. Situé entre les valves : par exemple le châssis qui porte la partie des feuilles carpellaircs qui se détache en forme tle valve chez le fruit des Crucifères.
INTESTINES, intestinal (Plantæ). — Parasites intestines, les plantes cryptogames qui se développent sous l’épiderme des végétaux vivants et se font jour au dehors en le brisant.
fntortus, tort us , contortus. Se dit d'un organe qui est tordu ou contourné sur lui-même.
Intra, en grec, endo-, Dedans, en dedans.
fntrafoliaceus. Qui est situé en dedans des feuilles.
INTRAIRE, intrnrius. Se dit d’un embryon situé dans l'épaisseur du périsperme.
/ntricatns = Intertextus. Enchevêtré.
Introeurvus. Courbé en dedans. = Intro/lexus. Fléchi en dedans.
INTRORSE, introrsus. Se dit d'une étamine dont les lobes sont dirigés vers le centre de la fleur et s’ouvrent par une fente qui regarde cette direction. Dans les cas les plus fréquents les étamines sont inlrorses; dans le cas contraire, où la fente est située en dehors, l'étamine est dite extrorse.
fut us. En dedans.
INTL’NSI'NCF.PTION. Fonction qui a pour résultat la nutrition et l'accroissement des êtres organisés. S'oppose au mot agrégation, mode d'après lequel s’opère l’augmentation de volume chez les corps inorganiques.
Inundatus. Inondé. Se dit d’un terrain recouvert d'eau. Voy. Inondé.
/nus. Terminaison latine qui indique que l’adjectif auquel on l'ajoute s'applique à la nature de l'organe désigné. !.a terminaison aceus a la même valeur. Ex. : calyrinus, de la nature du calice. — Calycatus signifie, qui est pourvu d’un calice ; calycosus, qui a un très-grand calice.
Inversas. Renversé ; qui est renversé la base en haut et le sommet en bas. — Ovule renversé (orn/um inoertum), un ovule suspendu au sommet d’une loge, dans laquelle il est solitaire. Si la graine qui résulte de cet ovule a conservé les mêmes rapports, on la dit également renversée. Le mot suspendu (, suspensus ) nous (tarait plus explicite et par conséquent préférable. — On a employé les expressions embryo inversus et embryo antitropus, pour désigner un embryon dont la radicule est dirigée vers le point diamétralement opposé au hile.
Invert entia (Folia). Rabattues. Chez les feuilles coinposées-pinnées, on a appelé foliota inrertentia , les folioles qui, pendant la nuit, deviennent pendantes sur le rachis, en même temps qu’elles deviennent connivenlcs, les folioles opposées s'appliquant l’une sur l’autre.
INtoixt ELLE, iiwolurellum. Dans la famille des Ombellifères, on nomme invnluere, le verticille de bradées qui existe ordinairement à la base de l’oin-
1NV0I.UCI1A L1GMEA.
belle; cl involurrlle, le verticillc de bractées qui existe à la base de chacune des ombellules ou ombelles secondaires, qui terminent les branches ou rayons de l’ombelle générale.
fnvolucm ligne». Malpighi a ainsi nommé les couches ligneuses concentriques des végétaux ligneux dicotylédonés.
/nuolucmlis. Qui appartient à l'involucre.
/iwolwralus. Muni d’un involucre.
IWOLK HK. inmlucrum (fig. 953 et 9 .Vil Ensemble des bractées qui sont situées à la base des inflorescences en têtes terminales compactes qu’on désigne sous le nom de cn/nlule s (dans la famille des Composées, par exemple).
Pic.UdU. — Capitule d'une Compo- Fig. 954. — Fleur du Nigeila iiamu$c?nat munie
scc-Liguliflore (Chicoracéc) dont d'un involucre à bractées multifulcs (feuilles
l'involucre est à bractées lancéo- involucralcs).
lées (1 Ylielminthia cchioidcs).
Les feuilles ou bractées de l'involucre sont, en général, constituées par un pétiole élargi, de forme lancéolée, dépourvu de limbe, et dont la consistance est scarieuse; on nomme souvent ces bractées écailles de l’involucre (fig. 953). Quand l’involucre se compose d’une spirale indéfinie de bradées, ces bractées sont eu général imbriquées ; quand les bractées de l’involucre ont la forme des feuilles caulinaires, elles sont dites feuilles involncrales.
INVOLUTIVES (Feuilles), folia involutiva. Feuilles dont les deux moitiés longitudinales sont roulées en dedans. — La préfoliaison est dite involutive chez les plantes dont les jeunes feuilles sont involutives. — S'oppose à révolutires, roulées en dehors.
Involutus. Roulé en dedans.
Juvolvens. Enveloppant; qui enveloppe complètement un autre objet.
IODE. On se sert de la solution alcoolique d'iode (teinture d’iode) pour connaître si une substance végétale contient .ou non de l’azote. Les substances végétales que cette solution colore en bleu ou eu violet sont celles qui ne sont point azotées : tels sont lesgraius de fécule. Les substances azotées sont colorées en jaune ou en brun par ce réactif.
IPÊCACUA.NHA.
IPÉO.ACITAIVHA. Nom donné à plusieurs plantes de la famille des Rubiacées,
Fia. 95ü. — Ipéracuaiiha- strié (Psyïhotriu eineiKfi).
appartenant à des genres différents, mais renfermant dans leurs racines, les unes et les autres, un princi|>c de saveur nauséeuse doué de propriétés émétiques.
I RI Ut-.liS.
On administre journellement l’extrait d’ipécacuanha sous la forme de sirop, comme vomitif léger, dans les cas où l’on veut éviter l’action trop énergique du tartre-stibië (émétique). — L'Ipécacuanha-annclé est la racine (à divisions loruleuses ou moniliformes) du Ce/ihiplis //tecacmnha (fig. 965); l’Ipécacuanhaslrié, la racine (à étranglements peu marqués) du f'sychotrit i emelica (lig. 956);
Kiü. 957. — Ipécacuanha-oitdulé (Hidiurdsoma lirtuUiciuiù).
l’Ipécacuanha-ondulé, la racine (i étranglements espacés) du Richardsonia brasiliensis (lig. 957). — Os diverses linbiacécs sous-frutescentes habitent les forêts du ltrésil (1 ).
IRIDÉES. Famille de plantes monocotylées. Les Iridées (fig. 958 à 961 ) sont réparties dans toutes les contrées tempérées du globe. Les principaux genres sont: //•»s(fig. 959), f/ermodactylut, Tiyridia, Gladiolus (Glaïeul), Sparaxis, /.vin , Sisyrinchium, Trichonema, Crocus (fig. 958), etc., dont la plupart fournissent de charmantes espèces et de nombreuses variétés à nos parlerres. Les
(I) Les Ipécacuanbas, racines de diverses Rubiacées sous-frutescentes du Brésil et du Pérou, turent introduits (dans la pratique médicale) en France, puis dans les divers pays de l'Europe, vers 1686. — Plusieurs autres substances douées de propriétés émétiques analogues, mais moins énergiques (Faux-Ipêcacuashas), sont les racines de diverses plantes américaines appartenant à d'autres familles : Violariées, ïpêracuanha blanc ( lonùiium //w*meuanha , I. Poaya, I. parviflnrum, I. brevirau/c)', Asclépiadées (Cifiinnrhum rornitonum, C. toruentosum , V. b rviyatum , Prnp/ora emelica , P. mauritana , Aw/epias cttrassnvico ); Faphorbiacées ( Kupborbin Tirucalli, Anisophyllum l/tecacuanhn).
tmnfcts.
Iris emlieilisseut lu bord dus eaux donnâmes ; les Glaïeuls, aux beaux épis de fleurs roses, pullulent dans les terres cultivées et incultes de la Provence.
Fie. 059. — Iris germanicn (proportions Fie. 960. — Diagramme il une Heur d'iris, réduites).
Les Iridées sont des plantes vivaces, herbacées, à souche charnue (Or. 9fil) tubéreuse ou bulbeuse. Feuilles ord. la plupart radicales, en forme de glaive, distiques, équilantes, b nervures parallèles saillantes. Tige scapiforine, simple ou rameuse. Fleurs hermaphrodites (fig. 9<itl), régulières ou irrégulières, terminales, en épis, ou en cymes rameuses pauciflorcs ou mulliflores. Fleurs pétaloïdes, souvent d’une grande beauté de coloris et du formes très-élégantes, mais éphémères, munies de bractées ou de spalhes membraneuses. Périanlhc b ü pièces (les 3 pièces du rang intérieur diffèrent souvent de forme des 3 pièces