‹ Nouveau dictionnaire de botaniqueChapitre 243 sur 414 · RIS. — IRRÉGULIER · texte numérisé non relu

RIS. — IRRÉGULIER

du rang extérieur), à tube soudé avec l'ovaire. Etamines 3, épigyues, alternant avec les divisions internes du périanthe, à anthères extrorses. Ovaire infère (soudé avec le tube du périanthe) prismatique-lriangulaire, composé de 3 carpelles, à 3 loges. Ovules réfléchis, plus ou moins nombreux dans chaque loge. Style indivis ; stigmates S, souvent membraneux pétaloïdcs et bifides ou bilabiés, Capsule coriace, trigone, 3-loculaire, à déhiscence loculicide. Graines plus ou moins nombreuses, globuleuses ou aplaties par leur pression mutuelle, à testa membraneux ; embryon entouré d'un périsperme volumineux.

IRIS. Iïspèces du genre Iris : I. yeriimnica, /. florentiiui, etc. (famille des

Iridées). I,es souches bulbeuses ou tubéreuses des Iridées renferment de la fécule, du mucilage, et en très-faible proportion des substances Acres et une huile aromatique; elles sont douées de propriétés plus ou moins stimulantes.

L’Iris florentina (Iris de Florence) est spontané dans l'Europe australe; ses rhizomes ou souches fraîches, légèrement excitantes des membranes muqueuses, sont purgatives; sèches, elles conservent indéfiniment une odeur de violette assez agréable. La souche de V Iris yermnnim et celles de plusieurs antres espèces offrent i peu près les mêmes propriétés. — Les fleurs des /. germanica et sibirica fournissent une matière colorante verte usitée pour la peinture. — L’Iris Pseudacorus, employé jadis dans

le traitement de l’hydropisie, et

! Fig. 961. — Rhiwxne o un Iris /ni qermminii.

r/m/a’riatsstma, qui passait pour '

antiscrofulcux et antiliystériquc, ont cessé d’èlre considérés comme substances

officinales. — Les espèces du genre (llndiolus sont douées de propriétés analogues à celles des Iris ; plusieurs ont été employées comme médicaments stimulants.

De nombreuses espèces appartenant il la famille des Iridées font l'ornement des jardins; les Iris, les Glaïeuls et les Crocus y sont surtout très-répandus.

La substance médicamenteuse la plus importante fournie par cette famille est un produit du Safran (Crocus sut i vus). Cette plante est originaire de l’Asie Mineure; on la cultive en grand dans l'Europe méridionale. Ses stigmates fournissent une matière colorante d’un rouge orangé très-précieuse pour la teinture, et usitée dans la peinture au lavis. Celte substance, dont l’odeur est aromatique et suave, est du nombre des médicaments excitanLs du système nerveux dits antispasmodiques ; on en prépare des ç'/ïxiVs. Le safran cultivé en France est d'une qualité inférieure a celui que le commerce Lire de l'Orient.

IRRÉGULIER, irregulm is. Dout la forme manque de régularité. Un organe simple irrégulier manque en même temps de symétrie : telles sont les feuilles dont les deux moitiés lougitudiuales sont inégales eu grandeur ou de formes dif-

GERMA1K (DE ST-HERRE’. 5t

802 IRRITABILITÉ. — ISOGYNE.

fércntes. Un organe ou un appareil composé de plusieurs organes simples peut être irrégulier toul en restant symétrique : telles soin les Heurs dont toutes les parties d’un même verticillc n'ont point exactement la même forme et la même grandeur (fig. 752, page 555). En effet, ces fleurs, conqwsées de pièces inégales, et qui sont dites h-régulières, présentent deux moitiés semblables, et sont |>ar conséquent symétriques. — frregulnriter. Irrégulièrement.

irritabilité, irrîtobilitas. Propriété dont certaines |>arties de quelques végétaux sont douées, et qui se manifeste par le phéuoinène de la contractilité. Voy. ce mot.

ISANDRÉÇS. Plantes à étamines semblables entre elles, cl en nombre égal à celui des lobes ou des pièces de la corolle. — S'oppose au mot anisandrêcs (fleurs à étamines dissemblables entre elles au point de vue de la longueur relative ou au point de vue de la forme) .

/su-. Dans les mots dérivés du grec, signilie égal en dimension; en latin, œqunlis. S’oppose à aniso- (imrqualis), inégal.

ISOÉTIDÉES = Psilolées). Famille de plantes acotylées (cryptogames), de la classe des Sélaginées, très-voisine de la famille des Lycopodiacées (voy. ce mot). Le caractère général différentiel consiste dans un conceptaclc pluriloculairc (le conceptacle est uniloculaire chez, les Lycopodiacées). — La famille des Isoétidées comprend les genres exotiques Psilutum et Tnutsipleris, et le genre indigène fsoëtes. — Les Psilutum sont des plantes frutescentes dicliotoincs, à feuilles squamiformes presque nulles, à microsporanges soudés |>ar trois, constituant une sorte de frurlilication triloculaire. — Les Tmesipteris sont pourvus de conceptacles biloculaires attachés à des feuilles ovales atténuées li la base. Ces deux genres peu vent être, ad libitum, rattachés à la famille des Lycopodiacées ou à celle des Isoétidées.

Le genre /sortes représente un type d’orgauisation très-tranché. Les /sortes sont des plantes à souche réduite à un rhizome court, sorte de pl itcau charnu. Les frondes, toutes radicales et disposées en touffe, sont longuement linéaires, élargies 5 leur base en une petite gaine qui porte eu dedans et enveloppe le conceptacle (les conceptacles sont ainsi réunis en groupe il la base de la plante). Le conceptacle (ou s|>orauge), inséré largement 5 la fronde, est à parois minces et membraneuses ; il est divisé en plusieurs loges par des cloisons complètes ou incomplètes. Les spores sont fixées à des prolongements placentaires. — Les conceptacles (maemsporauges) placés à la base des feuilles extérieures renferment des s|H»res assez grosses (macros/, ro cs) ; les conceptacles (microsporanges) placés à la base des feuilles intérieures renferment des spores très-petites, dites micrus/iores.

La structure de ces conceptacles rapproche les Isoétidées des iUarsiliacécs. Les /sortes forment des gazons submergés (ou émergés quand l'eau se retire) au bord des lacs, des étangs, et autour des mares des pâturages humides et marécageux. Certaines espèces, récemment découvertes (A lhjstrix, etc.), croissent dans les landes arides.

ISOGYNE, isoggnus (Ad. Itronguiart). Se dit d'une fleur dont les car|iclles et les |>étales sont en nombre égal. S’op|)osc à anisugynr.

1S0STÉM0NE. — JALAP. 803

ISOSTÉMONE. Se dit d’une (leur dont les étamines et les pétales sont en nombre égal. S’oppose à anisoslémone.

lulus = J nias = Amvnlum. chaton, sorte d’épi. Voy, ce mol et Inflorescence.

IUSCULE, -iusculus. Diminutif qu’on place à la üu de certaius mots qualificatifs pour en atténuer la valeur. Exemple : uru/us, aigu; ucutiuncule (acutiuscultis), un |>eu aigu; obtusiuscule (obtusiusculus), un peu obtus, etc.

JALAP (Exogonium officinale [lig. 962], famille des Convolvulacées). Plaute du Mexique, qui fournit un suc résineux doué de propriétés purgatives, d'un usage

Fig. 962. — Jalap ollicinal (Bxogmium Fie. 963. — Faux Jalap (J. Belle-de-nuit,

officinale). Mirabilis lomjifiora).

assez fréquent dans la pratique médicale. Cette gomme-résine était connue autrefois sous le nom de Hhubarbe-des- Itulm. (Indes occidentales, c’est-àdire l'Amérique, ou du moins les colonies européennes de l'Amérique, des

JAM-ltOSt. — JAQUIERS.

Antilles, etc. Ou donne encore le nom d 'Indiens aux peuplades indigènes de l'Amérique.) — On a désigné sous le nom de Jala/j ou Faïu-Jala/i, le . Mirabilis longiflora (lig. 063), famille des Nyclaginécs.

JAM-KOSK, Jambosier. Plusieurs especes du genre Jambosa (Fuyeniu), famille des Myrtacées. L'espèce la plus connue, le J. vulynris [F. Jambos , originaire des Indes orientales, a été transportée en Amérique et dans les diverses rolouies. C’est un grand arbuste toujours chargé de lleurs et de fruits : ses fruits (jain-rosades, jam-tnalous, pommes-roses) sont de couleur abricot, delà grosseur d’une nèfle; leur parfum est celui de la rose, leur saveur est très-agréable. Ils mûrissent eu Provence (jardin botanique de Montpellier). On en prépare une excellente limonade. — D’autres espèces : J. malai-censis, des Indes; J. caryn/ihyllifolia (Jam-longue, Syzygium jainbulanum) , des Moluques, etc., fournissent des fruits également estimés.

JAQUIERS. Espèces à fruits comestibles du genre Aiiuctir/iiis, famille des Murées ou Arlocarpées. Les plus importantes sont : le Jacqs (Tsjaka) ou Jaca (A. integrifulia), arbre des Indes (la pulpe du fruit est sucrée, ses graines se

Fie. 964. — Hameau île l’Arbre-à-pain (Artocarpu* incisa), proportions réduites.

mangent grillées); et l’Arbrc-5-pain ou Kima (A. incisa ) (lig. 9ti?i), originaire des ilesde l’océan Pacifique (Océanie), cultivé à Cayenne, à la Jamaïque, à l ile de France (Maurice), etc., grand arbre il cime arrondie, très-touffue, fi feuilles très-amples, incisées. Le fruit (infruclescence résultant d’un ensemble de fleurs mûri» charnues, groupées et serrées en télé très-volumineuse) contient une .iiulpc abondante et de consistance gélatineuse. A l’étal sauvage, ce fruit renferme

JABHIN 01! BOTANISTE.

un grand nombre de graines de la grosseur d’une olive ; mais ces graines avortent dans les variétés cultivées, et le fruit présente alors mie masse entièrement charnue. Avant la maturité, la chair est ferme et farineuse; c’est à cet état qu'on en fait usage. Pins tard la chair devient succulente, de saveur douceâtre, et est douée de propriétés laxatives.

JARDIN DL' botaniste. A l'exception des directeurs d'un jardin public de botanique, il est assez rare que les botanistes aient un jardin qu’ils consacrent à des études sur la natnre vivante.

I.a possession d’un jardin peut cependant fournir aux botanistes amis de l'étude, ou même désireux seulement de compléter à certains points de vue leurs collections, d'amples dédommagements du temps qu’ils pourraient consacrer à la culture.

Il n’est pas toujours nécessaire que ce jardin soit d’une vaste étendue; mais il est indispensable qu’il soit bien aéré et puisse recevoir de toutes parts les rayons du soleil. Un cours d'eau naturel traversant le jardin est une circonstance précieuse dont on peut obtenir les pins utiles résultats; mais cette disposition est exceptionnelle, et ce n’est guère le plus souvent qu’au moyen d’une conduite artificielle que l'eau peut être amenée. Un bassin doit être destiné â recevoir les pots où sont plantées les espèces aquatiques et qui doivent êtremaintenus submergés ; l'eau doit se renouveler incessamment dans ce bassin, et de lâ être conduite dans un on plusieurs tonneaux ou bassins destinés aux arrosages.

Une plantation d’arbrisseaux touffus doit être établie pour servir d'abri aux plantes herbacées des forêts. Iles amas de pierres meulières et même de gravois doivent être disposés pour recevoir les plantes des rochers et des murailles. Selon l'extension qu’on doit donner aux cultures et selon la nature des plantes qu’on veut cultiver, on peut se contenter d'établir une ou plusieurs biches recouvertes de châssis vitrés, ou une serre vitrée susceptible, au moyen d'un poêle ou d’un calorifère, d’être maintenue pendant l’hiver à la température chaude ou tempérée.

Le sol du jardin doit être substantiel et léger, et chaque année on doit entretenir sa fertilité par des engrais, afin de le rendre propre aux cultures qui doivent être faites en pleine terre. Mais je recommande la cnltnre en pots pour le plus grand nombre des plantes qui doivent servir à l'étude. Ce mode de culture permet de transporter an besoin les plantes cultivées dans les lieux ombragés on exposés au soleil, de les désherber aisément, de renouveler au besoin la terre qui les nourrit quand elle est épuisée, et de les rentrer sous la bâche, s'il le faut, en hiver; enfin, par la culture en pots, on est moins exposé à perdre, comme cela arrive souvent en pleine terre, les bulbes et les tubercules, souvent détruits par les insectes on par une humidité trop prolongée. Les pots doivent être disposés en lignes dans les plates-bandes et enfoncés dans la terre jusqu'au bord, afin qu’ils soient constamment à l'abri de la sécheresse.

Pour les cultures soignées des plantes en pots, on doit en général se servir de terre de bruyère; presque toutes les plantes y réussissent parfaitement. Celle qui convient aux plantes bulbeuses, et au plus grand nombre d’espèces annuelles ou vivaces, est la terre de bruyère dite à gras grains. Cette terre est légère.

80fi JARDIN DD BOTANISTE.

bien que substantielle, et contient une assez forte proportion de sable siliceux très-fin. La terre de bruyère noire, de consistance grasse et compacte, et qui serait mieux nommée terre tourbeuse, convient aux plantes des tourbières et aussi il certains arbrisseaux (tels que les Azalea et les Cnmeltin), qui sont cultivés par les horticulteurs plutôt que par les botanistes.

I) est donc nécessaire d’avoir toujours un ample approvisionnement de |>ots de diverses grandeurs, de terre de bruyère et de terre tourbeuse, de terre argileuse, de terreau, de fumier, et même de sable fin, etc., |>our être en mesure de placer les diverses espèces dans des conditions aussi analogues que possible à celles où elles se trouvent dans la nature, et aussi dans des conditions dissemblables, si l’on se livre aux études d’expérimentation.

Les |x>ls doivent être soigneusement étiquetés : on trouve dans le commerce des étiquettes de plomb ou de porcelaine portant des numéros, et qui sont d'un usage précieux en ce qu’elles sont inaltérables; un catalogue soigneusement tenu doit présenter la même série de numéros, suivis du nom des espèces et des observations relatives à la culture ou il l'expérimentation qui peuvent s’y rattacher, ainsi que la date du semis nu de la plantation, etc. Mais ce système a l’inconvénient d’obliger à des recherches continuelles dans le catalogue, qu’il faut modifier et recommencer à mesure que les espèces cultivées sont remplacées par d'autres.

Il est plus commode de pouvoir écrire sur l’étiquette elle-même le nom de la plante et tous les renseignements qui peuvent y être relatifs; cm étiquettes détaillées dispensent en effet de la tenue rigoureuse d'un catalogue. On peut se servir, pour cet usage, do petites palettes de bois larges de 3 centimètres et effilées en pointe il la base, revêtues d’une couche de blanc de céruse, et sur lesquelles on peut écrire avec un crayon de mine de plomb; mais la pluie et l’Immidité ne tardent pas à en effacer l’écriture. Je trouve préférable. |>our mon usage particulier, l’emploi d'étiquettes coupées dans une feuille de zinc. Pour avoir un nombre suffisant de ces coupures de même taille et de même forme, on se procure chez un plombier une ou plusieurs feuilles de zinc, qu'on lave avec un mélange d'eau et d'acide chlorhydrique, et qu'on fait couper eu bandes de 10 centimètres de largeur; puis ou fait subdiviser ces bandes en carrés ou parallélogrammes défi centimètres de largeur; enfin oti fait coiqter diagonalemont chacun de ces parallélogrammes, de manière à obtenir avec chacun deux étiquettes en forme de triangle allongé, et qui sont destinées à être enfoncées dans la terre du pot par leur pointe. Pour écrire sur ces étiquettes le nom de la plante et autres renseignements, on se sert d'une encre dont la préparation est facile. En voici la composition :

Vert-de-gris (acétate de cuivre). 15 grammes.

Set ammoniac (chlorhydrate d'ammoniaque). .. . 15 —

Noir de fumée K —

Eau distillée 75 —

Faites, avec les trois premières substances, une pâte homogène, puis délayez en ajoutant l’eau peu à peu. — Pour se servir de cette encre, on doit préalablement agiter le flacon qui la contient, et écrire avec une plume d’oie.

JASMIN. — JASMINÊES.

La culture d’an jardin peut rendre de grands services au botaniste qui se livre à l'étude des espèces ; il peut, par des semis successifs, s'assurer si telle plante doit être considérée comme espèce ou connue variété, selon qu’elle se reproduit avec des caractères constants ou qu'elle retourne au type duquel elle était dérivée. Que de questions difficiles à résoudre sur la plante sèche sont simplifiées par l'étude sur la plante vivante, qu’on peut souvent obtenir, par des semis, dans un assez court intervalle de temps! C’est encore le moyen de compléter les échantillons d’herbier, qu’on peut ainsi se procurer à toutes les périodes de la végétation. Mais un des résultats les plus précieux est de pouvoir étudier complètement, et h loisir, les divers modes de végétation, au poiut de vue des souches et des racines, les collections sèches ne pouvant en général fournir que des renseignements insuffisants sur ces importantes questions.

Le cabinet d’un botaniste physiologiste ne doit être en quelque sorte qu’une dépendance de son jardin; r’est dans son jardin qu’il doit épier les mystères de la nature, à laquelle il s’efforce de surprendre, 5 l’aide des procédés de la culture, les secrets qu’elle ne laisse ravir qu'à de constantes sollicitations.

C’est dans ce laboratoire agreste et fleuri qu’il lui est réservé d’étudier les limites dans lesquelles les unions entre espèces différentes peuvent s’effectuer, ainsi que les curieux résultats de ces hy bridations; c’est là que, par mille ingénieuses tentatives et de fréquentes méditations, il prépare l’explication des phénomènes obscurs et fait l'application des lois de la physiologie végétale au perfectionnement des procédés de la culture.

JASMIN ( Jasminum officinale, famille des Jasminées). L’huile volatile qui exhale chez ses fleurs une odeur si suave et si pénétrante est recueillie par les parfumeurs; on ne peut imiter cette délicieuse odeur.

JASMINÉES. Famille de plantes dientylées gamopétales, à ovaire libre. Croupe peu nombreux, dont le genre typique, Jasminum, est surtout représenté dans nos jardins par le Jasmin blanc (J. officinale), célèbre à la fois par son élégance et le parfum délicieux et pénétrant de ses fleurs. I,es Jasminées sont des arbustes (à tiges dressées ou sarmenleuscs grimpantes) disséminés dans la région méditerranéenne, et répandus dans les contrées intcrtropicales, surtout de l’Asie et de l’Afrique, un petit nombre en Amérique. Alliées à la famille des Oléinécs, les Jasminées en different parla corolle à préfloraison ord. tordue, les ovules ord. solitaires ascendants, et la graine à périsperme mince. — Les caractères généraux de la famille sont les suivants : Feuilles opposées ord. composées itnparipennées, rarement unifoliolées. Fleurs hermaphrodites, régulières, en bouquets ou eu panicules tricholomes mulliflorcs. Calice libre, gamosépale, à 5-8 divisions ou dents, persistant. Corolle hypogyne, tubuleuse, à limbe étalé, à 5-8 lobes égaux, à préfloraison tordue. Étamines 2, insérées au tube de la corolle, à anthères sessiles incluses. Ovaire biloculaire (composé de deux carpelles), à loges renfermant ord. chacune un seul ovule. Ovule ascendant, réfléchi. Fruit composé de 2 carpelles presque isolés, charnus- bacciformes (ou composé d’un seul carpelle par avortement de l’autre); baies ordinairement monospemies. Graine inûrc pourvue d'un mince périsperme renfermant un embryon droit.

JAUNE. — JONCÉBS.

JAUNE (de couleur) , luteus , aureus, auratus, flavus, sul/ureus, ochroleucus, luleolus, lulescens , helmlus, mellinus, flauidu », ochraceus. — Voyez Couleur.

JONCAGINÉES. Famille de plantes monocotylées, renfermant un très-petit nombre d'espèces, la plupart de l'ancien monde; habitant les terrains marécageux. Leurs feuilles, réduites à la partie pétiolaire (phyllodes), leur donnent un aspect jonciforme. Lesüeurs, ord. disposéesen grappe terminale, sont régulières; leur périaullic se compose de deux verlicilles, chacun de trois pièces herbacées ou peu colorées. Les étamines, ord. en même nombre (pic les pièces du périanthe, 6, sont ord. h anthères extrorses. Les carpelles, ord. 3-6, sont plus ou moins soudés entre eux; chacun renferme 1-2 ovules collatéraux, réfléchis, dépourvus de périsperme. Nos prairies inondées d'eau douce ou saumâtre nous offrent les Triglochin /mluslre et Trigl. maritimum ; le Scheuchzeria paluslris habite les terrains marécageux de l'Europe et de l'Amérique du Nord, exemple remarquable d’une espèce â la fois s|>onlanée dans l’ancien et le nouveau continent.

JOXCÉES. Famille de plantes monocotylées, dont le plus grand nombre habite l’Europe. Les principaux genres sont : Juncus (Jonc), Luzula et Narthecium. Le* Joncées sont des plantes la plupart vivaces, ît rhizomes rampants, munis de feuilles squamiformes, et émettant ordinairement de nombreuses hanqies ou scapes florifères. — Feuilles souvent engainantes, quelquefois dépourvues de limbe, quelquefois à limbe linéaire nu rubané, glabres ou poilues. Fleurs hermaphrodites, régulières, disposées en cyntes latérales ou terminales. Périanthe régulier, à 6 divisions libres, scarieuses, glumacées, ou subcolorées, dont 3 externes et 3 internes. Étamines 6 (deux cycles de 3), ou un seul cycle de 3; continuant l’alternance des cycles du périanthe (et ne paraissant opposées à ses divisions que par suite du rapprochement de leurs deux cycles pris mal à propos pour un seul cycle de 6 étamines). Ovaire libre, triloculaire ou incomplètement triloculairc (formé de 3 carpelles soudés), à loges mh-ovulées(/.u:w/<j), ou multi-ovulées (Junrus). Ovules réfléchis. Capsule Irivalvc à déhiscence septifrage. Graines 3, ou plus, pourvues d'un périsperme.

Les espèces du genre Luzula, à feuilles (Kvilues, à inflorescence en cvines terminales, habitent les clairières des bois et les prairies alpines; les espèces du genre Junrus (Jonc) préfèrent les lieux humides et marécageux. L’inflorescence latérale des Joncs, leurs scapcs terminées en pointe, leurs feuilles subarticulées, offrent des singularités d'un grand intérêt et encore mal étudiées.

Plusieurs genres, dont les espèces appartiennent généralement à l’Australie, restent sur la limite de la famille des Joncées : A sir lia, llangunnn, S muni, dont le fruit est baçciforme; /’lagellnria, dont le fruit charnu est monosperme; Da.il/pagon, Caleetaria, à ulrictile munosperme ; llapatea, dont la corolle est pétaloïde, etc.

Les propriétés des plantes de celte famille sont assez insignifiantes. I.es souches du /.iizii/n rernnlis, du Junrm rnmmunis et du J. glanais, sont employées comme diurétiques dans le nord de l’Allemagne. Le Niirthecium ossifragnm était au nombre des remèdes vulnéraires. — Selon Diosrnride, le Srlnrnir'1

JONQUILLE. — JUGLANDfeES. 809

Oxyschœnus des anciens (qui parait être le Juncus acuius), cuit avec du vin, est laxatif et diurétique.

Une petite famille voisine des Joncées, les Philyorées, a été établie pour deux plantes, l’une de la Chine (genre Pbilydrum), l'autre de l'Australie (genre Hetæria ), d’une structure très-spéciale. I,c périaullie se compose de deux seules folioles pétaloïdes ; étamines 3, soudées par leur base ; ovaire composé de 3 carpelles; capsule 3-loculaire à déhiscence loculicide ; graines nombreuses, pourvues d'un périspertne. Ces plantes, comme nos Joncs, dont elles ont le port, habitent les lieux marécageux.

JONQUILLE (A ’areiism Jonquilla , Amarvllidées). On pourrait extraire des fleurs un délicieux parfum, mais le petit nombre des fleurs de chaque plante rendrait leur culture trop dispendieuse. Le parfum livré sous le nom de jonquille est (dit l’auteur des Parfums et Cosmétiques) un composé de jasmin, de lubérensc. de fleurs d'oranger et de vanille.

JOUBAHHK (Sempervit'um tectorum, famille des Crassulacées). Celle plante était considérée comme diurétique, sédative, antiscorbutique et vulnéraire; elle est encore usitée dans la médecine vulgaire. On attribuait des propriétés analogues à plusieurs autres plantes de la même famille, et notamment au Sempervivum arboreum, aux Sedum album, refle.rum, Ccpeea, Telepbium (Herbe-à-la-coupure) Anncampseros, stel/atum, Rltodiitla, etc. , et à l’ f/mbilieus pendulimis.

JTC.LANDÉES. Famille de plantes dicotylées apétales, amcntacées, à ovaire adhérent, se rapprochant, par certains caractères, de la famille des Téréhinlhacécs; contenant les genres Jug/nns ( fig. 965) (Noyer), Cargo, Engellmrdtia (plus un genre monotype du Caucase : Plernrarga). — Les Juglandées sont de grands arbres qui, pour la plupart, appartiennent à l’Amérique du Nord, où le genre Jugions est très-largement représenté. Notre Noyer commun (J. n’gia), cultivé en Europe dès les temps anciens, est originaire de la Perse. La noix fraîche et le pain bis, repas d'anachorète, est un f(>stin digne des dieux, s’il est assaisonné par la fatigue et l'appétit. L'huile de noix supplée dans le Nord à l'huile d’olive et est préférée aux huiles, sans saveur, d’oeillette et de colza (1).

(I) Selon Malthiole (trad.): « Los latins oppriment les noix Juglandcs, comme qui dirait » le gland de Juppiter, et leur fut ce nom baillé au premier nage du monde, selon que, » dient plusieurs Autheurs, les hommes ayons long teins vesou de gland, et despuis ayans n rencontré les noyers, qui portoyenl un fruict beaucoup meilleur et plus sauoureux que le » gland, luy donnèrent pour ce regard le nom de gland de Juppiter, à cause de son excel- « lence. Le Noyer, à la prime-vère lorsqu’il commence à surjetter, il jette quelques petits » châtions, qui peu après se flétrissons tembent : et de là sort la lleur qui est herbeuse : >» chaque fleur a sa couverture verde, en chacune des quelles il y a une noix. Or la noix est » revuestnë de double robbe, dont la première est verde (comme dit Pline), et la seconde » dure comme bois. Les Noyers fuyent les lieux aquatiques, et cherchent les montagnes et a lieux froids. On cueille les noix en Automne avec de grandes perches ; et leur avant » osté la première robbe, on les fait seicher en lieux ombrageux, (le qu’on mange de la noix, » est huileux et subtil ; et aysément en fait-on de l’huile, laquelle tant plus est gardée, n tant plus elle devient subtile. — Les noix fraisches sont meilleures à l'estomach que les » seiches, aussi sont-elles do meilleur gousl : et estans meslées avec un ail, elles ostent » toute la mordacité de l'estomach. Si on en frotte les ternissures et meurtrissures du corps, » la tache s'en va. IVauantage il est tout notoire que les noix fraisches sont plus laxatives s que les seiches. Plusieurs aussi mangent a ieuu des noix avec garum I poissons salés.

JUr.LANDÉES.

Fig. 965. — Étude de la fleur d’une Juglandéc, le Noyer commun Jutjlnni Rameau

fructifère (proportions réduites); chaton de fleurs mâles; fleur mâle, fleur femelle ; coupe verticale et horizontale du fruit.

froissement une odeur aromatique, dépourvues de stipules. Fleurs incomplètes, monoïques ou dioïques : les mâles disposées en chatons cylindriques, et offrant

» anchois) pour faire bon ventre. La noix est de meilleure digestion que la noisette, aussi » est-elle plus profitable à l’estomach : et ce tant plus quand on la mange avec ligues « seiches. Les noix qu’on cueille sur la fin de May, ou au commencement de Juin, avant » que leur escorce soit dure, cslans conlUes en sucre, ou en miel, sont de bon goust, et si » sont propres à l'estomach. Les noix ont aussi une particulière et naïfuc vertu et propriété » stimulante ; appliquées avec oignon, sel. miel et rue, elles servent aux morsures des » gens et des chiens.

a Les noix seiches engendrent la colere, et causent douleurs de teste, estant vrayes enne- » mies de ceux qui ont la toux : propres neantmoins, mangées à jeun, à ceux qui désirent » vomir. Mangées avec rue et ligues seiches après le past, elles servent de contre -poison, » quant mesme on auroit desia beu ou mangé la poison. Si on en mange abondamment, u elles chassent les vers larges du ventre. »

l,es rararièros de la famille des .ItiglandiVs sont les suivants: Grands arbres à siic aqueux nu résineux ; à feuilles alternes coinposées-pennées, exhalant par le

JUGl'M. — JUSQUIAME.

chacune une écaille bractéale soudée à une sorte d'invnlucre piunaiilolvé, portant lh-36 étamines à filets courts; les fleurs femelles non disposées en chaton, offrant chacune un involticre uniflore à tube soudé avec le calice, h partie libre courte A -dentée. Calice soudé en dehors avec l’involucre, et en dedans avec l'ovaire, à limbe A-fide. Ovaire adhérent, uni-ovulé, à deux styles stigmatifères en dedans. Fruit composé de l'involucre et du calice soudés et accnis, charnus. fibreux, se déchirant à la maturité; Il péricarpe ligneux, luonospcrnic, subdivisé en loges incomplètes par de fausses cloisons qui pénètrent entre les loties delà graine unique ; le péricarpe s'ouvrant en deux valves à l'instant de la germination. Graine quadrilobée au sommet et à la base, dépourvue de périsperme ; embryon à cotylédons charnus, huileux ; plomule à 2 feuilles multifides.

Jiujum (plur. jngn). On désigne sons ce nom les côtes longitudinales du fruit chez les Ombellifères; les intervalles de ces côtes sont nommés vattécule* {valleeuli).— Jugimi signifie également une paire de folioles chez les feuilles compnsées-pennées : folium foliolis bijugis, quadrijugii, feuille ideux, à quatre paires de folioles.

JUJUBIER ( Zizgphus vulgaris, fig. 966).

Arbre épineux, famille des Rhamnées, h ramuscules fructifères articulés et caducs.

Cet arbre, originaire des contrées orientales, est cultivé en Provence. Son fruit est une drupe de la grosseur d'une olive, dont la pulpe mucilagineuse, rougeâtre, est d’une saveur sucrée douceâtre un peu pharmaceutique. On en prépare, avec addition de gomme et de sucre, des tablettes de pâte pectorale; on fait usage également de la tisane (décoction) béchique de jujubes.

Julus — lui us. Chaton, épi caduc.

JUSQUIAME (ffynscyamus niger [fig. 967], famille des Solanées). La Jusquiame se rencontre dans toute l’Europe; elle habite le bord des chemins, et s'éloigne peu des lieux habités. La couleur grisâtre de scs feuilles visqueuses au loucher, et l’odeur vireuse qu'elles exhalent, semblent annoncer ses propriétés délétères; néanmoins scs (leurs jaunâtres, veinées de noir et 1 gorge pourpre, et ses calices fructifères dentelés et rapprochés sur une tige roulée en crosse, ont une beauté agreste en harmonie avec les lieux incultes oü on la rencontre. On a tenté d’utiliser les propriétés narcotiques de la Jusquiame en l’employant dans le traitement de diverses affections du système nerveux ; ou a reconnu que son usage a toujours été moins avantageux que celui de l'opium, dont le mode d’administration convenable est d’ailleurs infiniment mieux connu. Les fumigations de graines de Jusquiame reçues dans la

Fin. 066. — Rameau florifère du Jujubier {Zizyphus vuigaris) (proportions réduites).

irXTAPOSÉ. — KAMALA.

bouche constituent un remède populaire contre les maux de dents ; ce remède est loin d'étre sans danger. Les feuilles sont employées pour faire des cataplasmes calmants.

Fig. 9IÎ7. — Sommité florifère et fructifère de ta Jusqoiame officinale (fhjorcyormts niyrr) (proportions réduites).

Klo. tins . — Sommité floritere et fructifère de la Jusi|uiamr tdanrhe (ffi/ornjnmm albn > . plante méridionale.

Deux autres espèces, dont les propriétés sont analogues: ffi/otcyamut altnis ' lie. (KiH et //. aureu», habitent l’Europe méridionale.

JUXTAPOSÉ, juxla/insitw. Appliqué contre, mais non adhérent ( juxtn . auprès, contre).

KAKI (. Pinsjiyros Kaki). Arbre de la famille des Ébénacées, communément cultivé au .lapon pour ses baies pulpeuses, comestibles, de conlenr muge orangé et de la grosseur d’un petit abricot. I.eur saveur sucrée-acidtile et assez agréable rappelle celle de plusieurs autres espèces de f)io»/)ym* (Plaqtieminierx) cultivées dans la plupart des contrées chaudes du monde et jusque dans la région méditerranéenne.

KAMALA. Rot liera tinrtaria* t autres espèces voisines. Arbres ou arbustes de la famille dos Euphorbiacées, croissant dans la zone tropicale de l’Asie. La plante surtout le fruit, rapsttle à trois coques) est couverte de poils étoilés et de glandes constituant une surface pulvérulente rouge ou rougeâtre (lig. 969 et 1470, poils et glandes vus au microscope). On recueille cette substance pulvérulente, et on l'emploie, dans l’Inde et en Chine, romme substance tinctoriale de couleur rouge. Cette substance a été employée, dit -00, avec succès

KIINOS.

contre le ténia ; à ce litre de téuifuge, elle a été récemment importée eu Kurope et essayée dans la pratique médicale.

Fie. 969. — Poils cl glandes (vus au mi- Fie. 970. — Poils et glandes (vus au microscope) du Holt/era tinclùrio, vulgaire- croscope) d’une espèce de Knmulu voiment Kumutu. sine, mais distincte de la précédente.

MlNos. On connaît sous le nom de gommes kiwis, dans les pharmacies, plusieurs gommes-résines d’une saveur astringente, de diverse» provenances,

Fig. 971. — Rameau llorilère et fruit (guusse, de l'arbre qui produit la ijommc kinu (le Mutai frontlosu).

et appartenant à des arbres de diverses familles. Les uns, comme le Pterocarpus Marsupium et le Butta jiondim (fig. 971), sont de la famille des Léguuii-

LABEI.LE. — LABIÉES.

ncuscs; d’autres, comme l 'Eucalyptus retini/era, appartiennent à la famille des Myrtacées. Les premiers croissent dans l’Inde, le dernier en Australie.

la

LtlEI I.E, labtlhm. Dans la famille des Orchidées, on nomme labelle celui des trois pélales du verlicille interne du périanlhc qui est dirigé en bas: celle pièce présente souvent les formes les plus bizarres. Le labclle était autrefois apiielé tablier. Celte pièce est, en réalité, supérieure ; elle ne devient inférieure que par suite d'une torsiuu du pédicelle, qui change la direction de la deur.

LABIATIFLORE, labial iflnrui. Se dit d’un capitule dont tous les fleurons sont bilahiés.

LABIÉ, labiatus. Se dit des corolles gamopétales dont le limbe est divisé en deux lèvres: la lèvre supérieure est constituée par deux pélales soudés, et est en général bilobée ou émarginéc; la lèvre inférieure est constituée par trois pétales soudés, et est en général trilobée. — Bilabié s’emploie aussi pour distinguer les corolles qui présentent le type labié (normal chez la plupart des genres de la famille des Labiées) des corolles dites unilabiées. Chez le genre .! jitga, la corolle parait unilabiéc en raison de la brièveté de la lèvre su|>ériuure à peine apparente; chez le genre Teucrium, où les limbes des cinq (létales sont dis|>osés en une lèvre inférieure à cinq lobes, la corolle est réellement unilabiéc.

LABIÉES. F amillc de plantes dicotyiées gamopétales, à ovaire libre. Les Labiées (lig. 972 et 979) touchent, d'une part, les Verbénacées, et, d’autre part, se rapprochent des Uorraginées. Répandues dans les diverses parties du monde, rares néanmoins sous les tropiques, elles sont abondantes dans les contrées tempérées de l'hémisphère boréal, surtout dans la région méditerranéenne; elles s'avancent assez loin dans le Nord, et plusieurs se plaisent sur les pentes battues par les vents sur les plus liantes montagnes.

Les Labiées sont di*s plantes herbacées ou sous-frutescentes, rarement des arbrisseaux, à feuilles opposées et à rameaux opposés létragoues (à 4 angles). Mlles sont douées de propriétés amères et aromatiques ; elles fournissent d'agréables parfums et d’utiles médicaments toniques et balsamiques, Celle famille, une des plus riches en genres et en espèces, de la flore indigène, compte de nombreux représentants dans nos jardins, et contribue, surtout au printemps, h la décoration naturelle des terrains incultes ou abandonnés par la culture.

Les caractères essentiels des Labiées sont les suivants: Feuilles opposées ou verticillécs, simples, ord. dentées, dé|>ourvues de stipules. Fleurs hermaphrodites, irrégulières, groupées en deux glomérules axillaires opposés (faux-vorticillcs) ; l'ensemble de ces faux-verlicilles constituant quelquefois des épis composés feuillés ou non, et l'ensemble de ces épis des cymcs ou des panicules. Calice libre, tubuleux, oblique, 5-denté à dents inégales, sub-bilabié. Corolle bypogyne, gamopétale, caduque, irrégulière, bilabiéc, à limbe 4 5 lobes (ou moins, par soudure ou |«r avortement). Mlamincs 4, insérées au tulle de la corolle, placées sous la lèvre supérieure, did vilaines, c’est-à-dire deux à filets plus longs et deux à filet» plus courts ; les deux supérieures quelquefois stériles

Page 1