LARGE
Comment, en effet, un ordre d'idées étranger au commerce ordinaire des hommes pourrait-il trouver un vocabulaire dans le langage de la vie privée? Il faut toujours, pour exprimer nettement des idées nouvelles, des mots nouveaux, un langage technique.
Quant au manque d'euphonie, qu’on reproche aux termes Irataniques, il n’est réel que pour ceux qui ne les comprennent pas, et qui, blessés de ne pas saisir le sens d’expressions dont ils n’ont jamais pris la peine de chercher l’explication, s'en dédommagent en les traitant de barbares.
(ie n’est pas que je prétende imposer l’élude du langage botanique à ceux qui se contentent d’admirer les fleurs sans leur demander leurs noms et lents secrets, et qui craindraient d’analyser l’objet de leur culte dans la crainte d’en altérer la poésie: la délicatesse de leur sentiment n’aurait cependant aucune atteinte à redouter de cette étude, car, au moyen même de ce langage, ils ne larderaient pas à découvrir de nouvelles merveilles. Plus on pénètre avant sur cette grande scène, plus on trouve à admirer.
Que l'homme du monde permette donc au botaniste tle se servir d’un langage qui fait nécessairement partie de ses moyens de travail, et qui d’ailleurs, au lieu de se compliquer, tend à se simplifier tous les jours. Qu’on ne demande pas surtout de renfermer la science dans de galantes devises ! — Mais si je me pose en défenseur de notre utile langage technique, je me |x>se en adversaire déterminé de l'introduction de moLs inutiles, et surtout en adversaire de l'obscurité : il n'est aucun sujet qui ne puisse être exposé avec méthode et avec clarté. Cette tendance fâcheuse à la création de mots qui ont déjà des équivalents, cette tendance à l’obscurité caractérise, soit une époque où les connaissances sont très-incomplètes et où l'abondance des mots supplée à la rareté des faiLs, soit une époque où l'on veut faire de la science un sanctuaire impénétrable, toujours une époque arriérée : cette époque n’est |»as la nôtre.
Quant à la langue latine dans laquelle sont écrits une partie de nos livres, cl à notre nomenclature latine, qui est la même dans toutes les langues et pour tous les pays du monde, qui n’adinirerail ce précieux résultat, cet accord unanime qui, de tous les hommes studieux, fait un seul peuple parlant une même langue, et s’entendant pour agrandir chaque jour lis limites d’une même science et concourir à un même résultat ! Voy. Glossologie et Nomenclature.
LAXM UITE, ligvla. Voy. I.IGUl.K.— En languette. Voy. LIGULE.
Lapide»*. De consistance pierreuse.
Lnpidmua. Qui croît dans les terrains pierreux.
Lappaeeus. Chargé de poils crochus ou de petits aiguillons crochus.
L.MIDIZ.V BAI.KES. Famille de plantes dicotylées dialypétales, à ovaire libre, comprenant un petit nombre de plantes de l'archipel de l'Inde, de Madagascar et «lu Pérou. Ce groupe, très-voisin de la famille des Ménispermées, en diffère par les carpelles polyspermes, par la graine sans périsperme, volumineuse, renfermant un très-petit embryon, et par les feuilles composées-digitées ou biternées.
LARGE, latin, et dans les mots dérivés du grec, platy-. Se dit d'organes plans dont la largeur (ou dimensions transversales) a beaucoup d'étendue relati-