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LILIACÉES

PACfcES, 2° Auapanthêes, 3° A loin tes, 4“ asphorélées. Les Asphodèles elles-mêmes onl èlé sultdivisées en plusieurs tribus: Hvac.intiiêfs, AnthéricfcKS, Conanthêréfs, TulbakhiéES. Aspabagèbs (groupe précédemment uni aux Smilacécs sous le nom d'AsPARACINÉES et que nous traitons connue famille distincte), AphYi.lanthéis et (iiu.ifcsiAC.; fs.

Pu;. 1007. — Ovaire «le la fleur Fig. ] 008. — Fruit in il r (capsule à «téhiscencr

«l’une Tulipe (le Tuh)m lie*- loculieiile) «t’uno I.iliacc , genre Tultp't

nrriann). {T. Gesnetdana).

Les sourîtes bulbeuses des Liliacées renferment, unies 4 une substance nnicilagineuse abondante, des matières résineuses amères, un principe extractif âcre , et une huile volatile âcre. Quelques-uns de res bulbes, chez lesquels les principes âcres cl amers n’existent que dans une faible proportion, sont alimentaires, surtout après avoir été dépouillés, par la diction, de la plus grande partie du principe volatil. D’autres, chez lesquels les principes actifs dominent, sont doués de propriétés diurétiques, ou émétiques et purgatives. Quelques-uns peuvent être considérés comme très-vénéneux.

Parmi nos Liliacées indigènes, nous citerons : le Us-blanc ( Lilii/m nmdidum), dont les bulbes cuits soûl quelquefois employés à l'extérieur comme lualuratifs. Les bulbes di s Ttdi/ia, //ynciid/iux, Musrari, Srilhi, Omilhoi/nlum et Gdge.n sont d’une saveur âcre et amère; ils étaient jadis comptés au nombre des médicaments diurétiques et ptfrgalifs. Les bulbes du FritiUaria im/jerialis sont remarquables par leur odeur vireusc. — Les racines charnues des As/dimlvlus et des Antherhum contiennent de la fécule et du mucilage; elles perdent par la dessiccation une partie de leur àcrelé. On les employait jadis comme enunénagogues et diurétiques; plusieurs de ces racines étaient, en outre, regardées comme propres à guérir de la morsure des animaux venimeux.

Un grand nombre de Liliacées font l'ornement de nos parterres; nous citerons les Lis, les Tulipes, les Jacinthes, les Scilles, les Ornithogales les Kritillaires, la Tubéreuse, dont l'odeur rappelle celle de la lleur d’Oranger, et les Hémérocalles. Le l.is-martagon {/-Muni Ma/ltii/mi) décore de ses hampes fleuries les pâturages des montagnes.

MX.

UMBATL'S. —

Umhatus. Pourvu d’un limbe. — S’emploie quelquefois comme synonyme «le morginalus, entouré d’un rebord plus ou moins mince.

LIMBE, Urubus. Partie plane et foliacée de la feuille qui surmonte le pétiole chez les feuilles péliolées, ou constitue entièrement les feuilles sessiles. — Partie limbnire de la feuille s’oppose à partie petiolaire nu pétiole. La partie limhairc n’existe pas chez les feuilles dites phyllurles, qui (par compensation organique) sont réduites à la partie petiolaire élargie et membraneuse eu forme de limbe. — Partie du pétale située au-dessus de l'onglet, chez les pétales onguiculés. — Partie supérieure des corolles gamopétales à tube évasé, que cette partie supérieure soit indivise ou qu’elle soit lobée, el quel que soit le nombre des pétales dont se compose la corolle.

l.lMtVWTIIKKS. Famille de plantes dicolylées à llems dialypétalos régulières, à ovaire gynobasique, comprenant les deux seuls genres l.iuiuarit/ies et Hier ken, «pii renferment chacun une seule espèce. Ce sont des plantes des lieux marécageux de l'Amérique du Nord. Les Limnanlliées sont voisines des Tro|)éolées et des Géraniacées. Le L. Douglasii est cultivé comme plante d'ornement.

LIMON, citron. Fruit du (,'ilrus médira, famille des Auranliacécs. Le jus du fruit mûr sert à préparer la limonade et le sirop de limon.

Limosus. Limoneux, «pii croit dans les lieux marécageux.

I.IX {/.iuum Hsitatissimum [lig. 1009], famille des Linées). Celle plante, spontanée en Orient, est partout cultivée en grand, f.a nature filamenteuse et

Fit. I00S. — Sommité florifère du Lin*cul- F'ic. 1010. — Vaisseaux de l'écorce (couche tivé t Liuum usitntisiimuiu ) (proportions «lu liber) du Un-cultivé, empruntés à des réduites), libres préparées pour la fabrication du III

de lin (fortement grossis au microscope).

résistante des faisceaux lihro-vasculaires de son liber l’a fait ranger dès la plus haute antiquité au nombre des plantes textiles lig. 1010). Tout le monde connaît les propriétés émollientes de la farine de graine de Lin, si usitée sons la forme de cataplasmes, et de la décoction de graine de Lin, qu'on emploie, soit en bnis-

UNAIRE8. — LISÊES.

son dans le traitement de la dysscnteric et des phlegmasies des organes pulmonaires, etc., soit à l’extérieur en lotions, etc. Le mucilage appartient au tégument de la graine. On extrait de l'amande de la graine une huile d’une saveur désagréable, laxative à la dose de 15 6 30 grammes, et qui est d’un usage trèsrépandu dans les arts.

Le suc des plantes de la famille des Linées est généralement amer et doué de propriétés légèrement purgatives. Le Linum ralhartirum, petite plante commune inusitée, doit son nom spécifique à celte propriété.

I.INAIHES. Iispèces du genre Linaria , famille des Scrofularinées. — Les Linaria vulgaris et Elatine étaient employés dans le traitement de l'hydropisic, de l’ictère (jaunisse), etc. Le L. t’ywhnlnrin. comme diverses autres plantes qui croissent dans les vieilles murailles et contiennent du sel-de-nitrc ou salpêtre (nitrate ou azotate de potasse) est doué île propriétés stimulantes et diurétiques.

Linea. Ligne, raie, rayure. — Ancienne mesure de longueur.

LINÉAIRE, linearis. Se dit d’une surface étroite et à bords parallèles, ou d’un organe plan, une feuille, par exemple, ayant cette forme. Le limbe de la feuille, chez la plupart des Graminées et des Cypéracées, est plus ou moins linéaire.

Lineatus. Marqué de rayures linéaires.

I.LYKKS. Famille de plantes dicotvlées dialvpétales, 6 ovaire libre. L’espèce typique de la famille des Linées est le Lin vulgaire ( Linum mitai issimum), une des plantes les plus usuelles (fig. 1009) chez les anciens et les modernes, comme plante textile et comme plante médicinale (rappelons : le fil et la toile de lin ; l’huile de lin; la farine de graine de lin, la substance aux cataplasmes; la décoction émolliente de graine de lin, etc.). Peu de plantes d’aspect aussi modeste rendent des services plus multipliés. D’autres espèces du genre Linum embellissent nos campagnes et décorent nos jardins ; les unes, comme le L. mrntanum, il jolies fleurs bleues ; les autres, comme le L. cnm/tanulalum, de la Provence, à grandes fleurs jaunes. Une de nos plus petites plantes phanérogames est le Radioln linnides, la seule espèce du genre. Les genres Linum et Hadioln composent il eux seuls cette famille. — Les caractères généraux de la famille des Linées sont les suivants : Plantes herbacées annuelles ou vivaces, quelquefois sous-frutescentes, à feuilles en spirale ou opposées, linéaires, entières, sans stipules. Fleurs hermaphrodites régulières, en panicules, en corymbes ou en fausses grappes, bleues, blanches, roses ou jaunes. Calice persistant à 5 sépales (Linum) ou à 6 sépales (fiadiola). Corolle hypogyne. à 5-6 pétales libres, très-caducs, 6 préfloraison contournée. Étamines hypogyncs 10-8, disposées sur deux rangs, l’un des rangs fertile, l’autre rang il filets dépourvus d’anthères. Ovaire libre, à 5-6 loges bi-ovulées. Ovules suspendus, réfléchis, présentant une fausse-cloison dorsale; styles pins ou moins libres, en même nombre que les loges ou carpelles. Fruit capsulaire il 6-5 loges, subdivisées chacune par une fausse-cloison dorsale en 2 loges secondaires monospermes ; les carpelles devenant libres 6 la maturité (déhiscence septicide) et se partageant chacun par le dos (déhiscence loculicide) en deux demi-coques contenant chacune une graine. Graines insérées à l'angle interne des loges, suspendues, corn-

LINGUIFORMF,. — LITCHI.

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primées, à lesta crustacé, luisant, devenant mucilagincux par macération. Périsperme nul, embryon droit, un peu courbé. — Les espèces du genre Linum sont répandues dans les diverses contrées tempérées du globe ; elles sont cependant surtout abondantes dans la région méditerranéenne. Le Radioln linoide» appartient à l’Europe. — Les Linées ont des affinités avec les Géraniacées, les Oxalidées, les Caryophyllées et les Élatinées.

LINGUIFORME, linguiformist. En forme de langue, de ligule ou de languette.

Lingulaiut = Ligulatus — Linguiformis. Ligule, en languette.

Liquwens — Del\qttescens. Se résolvant en une matière liquide.

LIQUIDAMBAR, Copalme [Liquidambar Styraciflua). Arbre du Mexique (fig. 1011), de la famille des Balsamilluées. On en relire, par incision, l’huile de

Fie. 1011. — Rameau florifère et capitule fructifère du h'quû/nm/mr Sh/rncifïun.

liquidambar, laquelle, épaissie à l'air, constitue le baume de liquidambar : c’est une substance analogue au baume de copahu ; il est riche en acide benzoïque. Ce baume est un médicament stimulant peu usité.

LIQUIDE, liquidas. Qui a la consistance de l’eau.

I.IRELI.E, U relia. Nom donné, chez les Lichens, aux apothecium sessiles linéaires et flexueux, s’ouvrant par une fente longitudinale.

LIS-BLANC (Lilium eandidum). Plante d’Orient naturalisée en Provence et cultivée dans tous les jardins. D'une royale beauté, d’un parfum délicieux ; emblème héraldique de noblesse et de dignité. Il est à remarquer que la culture n’obtient pas ou n’obtient que très-rarement des variétés à fleurs colorées des fleurs blanches. La déformation à fleurs doubles du Lis est inélégante.

LISSE, lavis. Dont la surface ne présente aucune aspérité. S’oppose à âpre ou rude ( asper ), et 1 rugueux ( rugnsus ).

LITCHI ( Nephelium Litchi , Sapindus edulis, famille des Sapindacées). Arbre de l'Inde et de la Chine, transporté à la Jamaïque, à Cayenne, à Maurice et autres colonies. Son fruit, de la grosseur d’une pomme et d'un rouge vif, est

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