LIERRE-TERRESTRE. — MOULÉ
de l-ierre sont employées à tenir fraîche la surface dénudée des exutoires ; ces feuilles, pilées, sont aromatiques. Leur suc ou leur décoclion étaient autrefois en usage pour obtenir la guérison des ulcères et des brûlures.
LIERRE-TERRESTRE ( Glechoma hederacea, famille des Labiées). Parmi les Labiées qui agissent eu même temps comme amères et aromatiques, et qui sont employées dans les affections des voies respiratoires, la plante le plus usitée est le Lierre-terrestre (fig. 998). On en prépare une infusion stimulante (coupée de lait et sucrée) dont la saveur n’est pas désagréable. — La plante est commune le long des haies.
1,10 M-:, linen. Trait allongé tranchant par sa couleur sur celle du fond. — Ancienne mesure de longueur, la douzième partie du ponce. = 2""” ,256.
l.lttXKN NTltiM ATIQIEM. Stigmates formant deux lignes de papilles 5 la face interne de chacune des deux branches du style chez les plantes de la famille des Composées.
Lignetcent. Devenant ligneux, passant à l'état de bois.
i.iuxeex. Les chimistes donnaient ce nom à la substance (pii constitue les différents bois; h la traîne solide de tous les végétaux. Ils ont reconnu depuis que le ligneux se compose de plusieurs principes : la cellulose [voy. ce mot) et diverses matières incrustantes (résineuses ou autres). Les libres textiles du Chanvre et du Lin sont de la cellulose dégagée des matières incrustantes. — Les substances incrustantes qui pénètrent la cellulose out été distinguées par les chimistes en lignine , lignone, lignin et ligniréose.
LIGNEUX, lignosus. Qui est de la nature du bois et a la consistance solide du bois. S’op|xise an mot herbacé ( herbneeus ), qui a la consistance des herbes ou tiges annuelles. — I j tige et les rameaux des végétaux ligneux sont herbacés à l'époque de leur développement. Voy. TISSUS.
Ligman. Bois, corps ligneux, tissu ligneux.
I.K.UI.E, ligulu. Membrane scarieusc, mince et transparente, qui existe h l’extrémité de la face interne de la gaine dans la feuille des Graminées; cette membrane est considérée comme un dédoublement de la feuille. Chez certaines plantes de la famille des Liliacées (genre Allium), il existe une ligule de la même nature que celle des Graminées.
LIGULÉ, ligulatm. En forme de languette. — Dans la famille des Composées, fleurons ligules (ou demi-fleurons) : fleurs dont la corolle, bien que gamopétale, a la forme d'une lame; cette corolle ne difTère de la corolle tubuleuse (fleuron) qu’en ce que le tube est fendu en dessus et étalé dans toute sa longueur.— Les fleurons extérieurs du capitule sont ligules chez un grand nombre de Composées de la section des Corymbifères : par exemple chez la Pâquerette [n-llis /irrennis), la Marguerile-des-prés ( P gret liront Leurmithrmum), etc. —
Fin. 998. — Lierre - terrestre [Glechoma hederacea).
LILAS. — L1LIACÊES.
Tous les fleurons du capitule sont ligulés dans la section des Composées dite, pour cette raison,. sec/ /on 'les Ligulijlorcs : par exemple la Chicorée ( Cichorium fnlybus), le Pissenlit ( Taraxacum Dens-leonis). Voy. Fleuron, Capitule, Composées (Fleurs).
LILAS (Syringa vulgaris, F. des Oléinées). Son mérite est dans leléganceet la douce odeur de ses panicules fleuries, qui parent au printemps les parcs les plus splendides et les pins modestes jardins avec une somptueuse profusion.
LILAS, lilacinus. Couleur de la fleur du Lilas, d'un violet pâle et rougeâtre.
LILIACKKS. Famille de plantes monocotylécs. un des groupes les plus remarquables du monde végétal par l'élégance, l'éclat et le parfum des fleurs ;
Fig. 999. — Fleur de la Tulipe-des-jardina Fir.. 1000. — Bulbe écailleux du Lis-blanc [Tii/i/ta Cexneriiinii). ( U/ium c'imlidum) (proportions réduites).
un des plus intéressants par le nombre des genres et des espèces. Ces belles plantes sont répandues dans les diverses contrées du globe, et surtout dans l’an-
Fic. 1001. — Fleur de VAgrtiphi< (Sei//u) milwix.
Fig. 1002. — Coupe longitudinale de la fleur de VA . (Scii/a) nutans.
cien continent. La culture décorative s'est emparée des plus remarquables : la Tulipe ( Tulifta Gesnerinnn) (fig. 999) fournit des variétés de forme et de coloration qui ont passionné les amateurs: la Jacinthe ( Hyacinthus orientalis) est, comme la Tulipe, l'objet de9 soins de l'horticulteur ; le Lis-blanc (l.ilium
UL1ACÉES.
cmdidum), emblème de candeur et de dignité, n’avait aucun perfectionnement à recevoir de la culture. Les Scilles, les Muscaris (Tu;. 1003), les Ornithogales, les Anthericvm, VErythronium, etc., sont, comme les Tulipes, des plantes de la flore indigène. D’autres climats plus chauds ont fourni è nos jardins ou it nos serres : la Tubéreuse ( Polianthes lul/ernsa), l'Agapanthe, les Aloès, les
Fie. 1003. — Diagramme d’une fleur Fig. 1004. — Diagramme d'une fleur de Muscari. deJacinth e (Hyacirithu* orientais).
Yuccas, etc. Les nombreuses espèces du genre Allium fournissent à nos potagers l'Ail, l'Oignon, le Poireau, la Ciboule, etc. — La famille des lkliacées a d’étroites affinités avec les Pontédériacées, les Asparagées, les Smilacinées, les Aphyllanthées. Plusieurs de ces groupes s’en distinguent plutôt par le port que par des caractères essentiels d’une grande valeur.
Fig. 1005, — Coupe du fruit d’une Jacinthe Fig. 1006. — Orale (grossi: d'une Liliacée, I llyadnlhm ). genre Scilla.
Les Liliacées sont des plantes ordinairement vivaces, bulbeuses (fîg. 1000), ou à souche (rhizome) charnue; rarement elles sont sub-arborescentes. La tige aérienne, quelquefois rameuse, est plus fréquemment réduite 0 une hampe feuillée ou non feuillée. Les feuilles sont linéaires, engainantes à la base. Les fleurs (fig. 999, 1001, 1002, 1003, 1000) sont hermaphrodites, régulières, en grappe, en panicule, en ombelle, ou solitaires. — Périanthe pétaloïdc, régulier, à 6 pétales (deux rangs très-rapprochés, de trois pièces chacun, de forme et de couleur ordinairement presque semblables), ces six pièces libres ou soudées entre elles à leur base. Étamines ord. 6, insérées à la base du périanthe. Ovaire (fig. 1007) triloculaire, formé de 3 carpelles soudés entre eux, à ovules plus ou moins nombreux, réfléchis ou courbés-réfléchis (fig. 1006). Styles des 3 carpelles ordinairement soudés en une colonne indivise ou trifide. Fruit ordinairement sec, capsulaire, à déhiscence loculicide (fig. 1003 et 1008). Graines plus ou moins nombreuses, !i testa membraneux ou crustacé ; embryon droit ou courbé, entouré d’un périsperme relativement volumineux. — La famille des Liliacées a été divisée en quatre sous-familles peu faciles à bien limiter : 1° TULI-