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AMANDIER

si elles constituenl un seul rang, sont alternes avec les pétales (fig. 30) ; que les carpelles, s'ils sont en même nombre, alternent avec les étamines; et que s'il existe plusieurs rangs de pétales, d’étamines ou de carpelles, ces raugs sont alternes entre eu*. Un explique le cas où la disposition, ati beu d'être alterne, est opposée, en admettant qu’un verticille est avorté ou supprimé. En effet, dans la

Fig. 29. — Alternance dos pétales Fie. 30. — Alternance des étamines avec les sépales. Fleur de la l5our- avec la curulle. Fleur du Fenouil rache (Borrugo officinal is)» [Fœnicu/um officinale ).

dis|>osition alterne, qui est la même que la disposition en quinconce, les pièces du troisième rang sont opposées aux pièces du premier rang, et si le deuxième rang qui les sépare, et détermine l'alternance, vient à manquer, les pièces des deux rangs qui persistent sont des pièces opposées.

Alulaceus. D’un jaune rougeâtre, couleur de cuir tanné, fauve, chagriné. Alceolatus. Alvéolé, creusé d’alvéoles. Se dit d’une surface qui présente des cavités régulières étroites et assez profondes, séparées entre elles par des parois minces, ces cavités étant comparées aux alvéoles d’un gâteau de miel. Dans la famille des Composées, lorsque les réceptacles sont chargés d'écailles (bractées scarieuses) contiguës ou soudées entre elles, ces réceptacles sont dits alvmlés : tel est, par exemple, le réceptacle chez le Soleil ( Helinnlltm amtmis), alvéole, olrouln. Une des fossettes d'une surface alvéolée.

AMANDE, nucléus. Graine dépouillée de ses enveloppes propres (le testa et le tef/men, dont l’ensemble a reçu le nom de sj/enuixlerme). La graine, ainsi dépouillée de sa //eau et réduite à l’amande, se compose seulement de l'embryon, ou de l'embryon et du périspernie, lorsque cet organe existe. — Dans le langage vulgaire, le mot amande est synonyme de graine renfermée dans un noyau, et désigne particulièrement le fruit ou la graine de l'Amandier.

AMANDIER (Ami/gdahts vulgnris, K. des Amygdalées) (lig. 31), Le premier arbre de nos vergers qui fleurit au printemps: ses fleurs gèlent souvent dans le Nord : l'Amandier réussit surtout en Provence, où l'on cultive la variété Il coques tendres. On extrait de l’amande line huile grasse d’une saveur agréable; c’est un médicament adoucissant et laxatif qui entre dans la composition de plusieurs préparations officinales. Les amandes amères contiennent des traces d’acide cyanhydrique; elles servent à aromatiser les lunchs et les émulsions. L’essence d'amandes amères, qui sert à parfumer les savons de toilette, est le produit de la distillation avec de l’eau du résidu ou marc des amandes amère»

AMARANTACÉES. — AMARUS.

après l'extraction de l'huile; l'acide prussiipie (cyauh\dri<n«e). contenu dans ccttc essence après la distillation, en fait un poison violent (on enlève l'acide prussique par des lavages au contact de la |M>tasse et tin perchlorurc de fer).

FlC. 3!. — A. Fruit tic l'Amandier (, Amygdalus vuigaris).

B. Fruit ouvert, pour laisser voir l'amande g.

AMAItANTAGÉES. Famille de plantes dicotylées-apétalos. Les Amaranlacécs, très-proches alliées des Cliéno|Hxliécs, dont elles se distinguent plutôt |»ar le port et par un ensemble de caractères secondaires que par un caractère essentiel, sont la plupart des plantes des régions intertropicales; un certain nombre cependant appartiennent aux climats tempérés; elles s'avancent peu vers le Nord. Ce sont des plantes herbacées ou sous-frutescentes, ordinairement trèsrameuses, 4 rameaux anguleux ; glabres ou pubesceutes ; à feuilles brièvement pétiolées, entières ou sinuées, dépourvues de stipules. Comme chez les Chénopodiées, les fleurs sont petites, nombreuses en glomérules ou en panicules spiciformes ; ordinairement verdâtres, elles sont quelquefois vivement colorées : des Celosia, des Goinjihreiia , des Amarantus sont vulgairement cultivés comme plantes d'ornement. — Fleurs monoïques, dinïques ou |M>lygamcs, rarement hermaphrodites, naissant chacune à l'aisselle d'une bractée et accompagnées de deux bractéolcs latérales écailleuses. Périanthc scarieux, régulier, 4 5 ou 3 pétales, persistant. Étamines hypogynes, 5 ou 3, libres entre elles ou soudées par leurs filets. Ovaire à 2-3 styles ou stigmates. Fruit libre â péricarpe membraneux, non adhérent à la graine, uniloculaire, monosperme, rarement polysperme, indéhiscent (ulriculc) ou s’ouvrant circulaircment par un opercule (pyxide). Graines lenticulaires, à testa crustacé, 4 follicule inséré au fond de la loge; embryon annulaire entourant un périsperme farineux.

La famille des Amaranlacécs a été partagée en trois tribus : 1° GoaithrênÉes (ex. : genre Gomphrena) ; 2° Achyra.nthéks, tribu divisée elle-même en quatre sous-tribus, savoir : Polycnémécs (ex. : g. Pohjcuemum), Aervées (ex. : g. Achyranthes), Desmochétées , et Amarantées (ex. : g. Amarantus ); 3° Cêlosiées (ex. : g. Celosia).

Amortit. Oc saveur amère : par exemple, la saveur de lecorcc de quinquina.

AMARYLLIDÉES. — AMBROSIACÉES. h 7

AMAIIYM. IDEES. Famille de plantes mcmocotylécs. Les Amaryllidées peuvent être définies dts I.iliacées à ovaire adhérent. Celte belle famille se divise en deux tribus principales : 1° les NarcisséEs, dont le |>ériantlie régulier est muni à la gorge d’une couronne ou tube pétaloîdc non antbérifère, comme dans le genre îXarcissus, ou portaiu les étamines, comme dans le geure Pancratium. Les plantes de cette tribu appartiennent principalement à l’Europe; elles embellissent la région méditerranéenne, et s'avancent peu vers le Nord. 2" Les Ama- RYLLÉes, dont le périanthe régulier ou irrégulier est dépourvu de couronne : plantes ayant de rares représentants en Europe (Galanthus nivalis, Leucoium wilivnni, . 1 maryUis autumiialis), mais abondantes dans les régions tropicales de l’Afrique e! de l'Amérique (tels sont les genres Slembergia, Amaryllis, Criiium, 1 humant bus). Viennent ensuite les AMARYLLIDÉES dites ANOMALES, section à laquelle appartient le genre Alstrwmerin (plantes d’Amérique à racines fasciculées, à tige feuilléc, à fleurs en ombelle) ; puis la sous-famille des AgavêES, à laquelle appartient V Agave nmericana (vulgairement Aloès), dont les vastes rosettes, à feuilles dentées-épineuses, émettent une hampe florifère de ü à 7 mètres de haut, ayant l’aspect, d’abord d'une asperge monumentale, puis d'un gigantesque candélabre. Un grand nombre de plantes de la famille des Amaryllidées, et surtout les Narcisses et les Amaryllis, font l'ornement de nos jardins, et sont cultivées en serre dans le Nord.

La famille des Amaryllidées se. compose de plantes vivaces bulbeuses ou à souches charnues. La tige florifère est ordinairement en forme de hampe ou de sra/te. Les feuilles sont ordinairement radicales, linéaires, engainantes à la base. Les fleurs, hermaphrodites, sont ordinairement régulières, quelquefois irrégulières, souvent d’une grande beauté et d’une odeur suave; elles sont solitaires ou groupées, quelquefois en ombelle. Le périanthe est sondé inférieurement avec l'ovaire, au delà duquel il se prolonge ordinairement en tube; il est à G pièces pétaloîdes, disposées sur deux rangs, semblables ou dissemblables. La gorge du périanthe est munie ou non d'un tube ou d'une couronne pétaloïtle, sorte de dédoublement des [létales. Étamines 6, sur deux rangs, insérées sur le périanthe ou sur la couronne. Ovaire adhérent, à 3 loges polyspermes, formé de 3 carpelles ; style soudé en une colonne indivise. Ovules réfléchis, insérés à l’angle des loges. Fruit capsulaire trigone, à déhiscence loculicide, à 3 valves. Graine à embryon droit, entouré d’un périsperme charnu.

Ambihis. Circonférence, contour. — Ambiens. Environnant, bordant.

AMIIKETTE ( Hibiscus Abelmosehus ) (de l'arabe kab-el-misk), famille des Malvacées (fig. 32). Plante de l’Inde acclimatée en Égypte et aux Antilles : ses graines pulvérisées ont une légère odeur d'ambre ; elle est employée comme parfum par les Chinois.

AMIIIIOISIE, Thé-du-Mcxiquc (lig. 33) ( Chenopodium ambrnsioides, F. des Chénopodiées). Plante annuelle odorante, cultivée comme espère médicinale. L'infusion est tonique et stomachique, et rappelle un peu l’arome du ’l'hé ; les sommités pulvérisées sont anthelminlhiques (vermifuges).

AMIIItOSIACKES. Petit grou|ie de plantes dicotylées gamopétales, à ovaire adhérent, considéré par quelques auteurs comme une tribu, ou uue sous- famille

AMBROSUf.ÈES.

(le la fam. des Composées, niais suflisamment caractérisé pour constituer une famille distincte. Celte petite famille renferme le genre Xanthium (dont plusieurs espèces sont des plantes herbacées indigènes : ,\. strninanuni , macrocnrpuni , n/miMum), le genre Ambrofia (plantes ord. frutescentes, de l’Asie et de l'Afrique), et le genre Fraiiseriu, dont les espèces appartiennent à l' Amérique. — l.cs

Fie. 32. — Ambretle (//f'èôciw Alichnusrhu'). Fie. 33. — Sommité d'Anibroisie

( Chenopwtinm amOrosioitles) .

caractères essentiels de ce groupe sont les suivants : Fleurs unisexuées ; plantes monoïques; involucrcs à folioles soudées en un sac capsulaire souvent coriace ou ligneux, ordinairement épineux ou prolongé en cornes; les involucres mâles pluriOorcs, les involucrcs femelles paucillorcs ou même uniflores. Corolle tubuleuse brièvement ti-dentée, souvent nulle dans les fleurs femelles; anthères non appendicuiécs, rapprochées entre elles, mais non soudées eu tube. Akènes dépourvus d’aigrette. — Les espèces indigènes sc rencontrent sur les sables maritimes, au bord des rivières, sur les décombres, etc.

AMBULACRUM. — AMPÉLIDÊES. !|9

Ambulacrum. Lieu planté d’arbres, lieu de. promenade. Certains arbres loull'us sont consacrés particulièrement il la plantation des promenades.

AMEXTACÉES ( Juli flores). Classe comprenant les familles suivantes : Casnarinées , Myricées, Bétulacées, Cupuliférées, lllmacées, Cellidées, Morées, Artocarpées, Urlicées, Caunabinées, Antidesniées, Platanées, Balsamiftnécs, Salicinées, llenslowiacées, l.acistémées. Plantes dicotylées, apétales. Fleurs unisexuées, rarement hermaphrodites, souvent disposées en chatons. Périanihc nul ou rudimentaire, rarement caliciforme et régulier. Ovules ordinairement solitaires dans chaque carpelle. Carpelles souvent isolés, quelquefois soudés entre eux. Fruit ord. monosperme. Graine pourvue ou non'de |>érisperme. Arbres et plantes herbacées.

A mention, chaton. — Amentaceus, disposé en chaton. Voy. Chaton.

AMER, amarus. Saveur amère, celle de l’écorce de quinquina, de coloquinte, etc. Beaucoup de médicaments végétaux toniques ont une saveur amère.

Amethystinus. D’un violet tirant sur le rose, couleur de l’améthyste.

Amiantinus. Qui a l'aspect filamenteux, blanc et nacré de l'amiante.

iniDOX, amyltan = Fécule. — Amyleus. De la nature de la fécule. — Amylaceus. Constitué par la fécule. Voy. Fécule.

amxios. Enveloppe gélatineuse qui, dans la jeune graine, entoure l'embryon et parait destinée à le nourrir. Cette liqueur est quelquefois entièrement résorbée è la maturité de la graine ; dans d'autres cas, elle se concrète et constitue le fjérùperme. La membrane qui renferme l'amnios a reçu le nom de sac de l'amnios , ou sac embryonnaire (l'amnios et le sac embryonnaire constituent un même tégument, dont le sac est V épiderme et l'amnios le parenchyme). Voy. Ovule.

AMOMÉES (Balisiers, Juss.). Famille de plantes monocotylées, dont les genres sont actuellement répartis (A. Ricli. et Rob. Brown) en deux familles distinctes : lesZiNGinÊRACÉES ou Scitaminêes, et les Cannées ou Cannacées.

AMOMUM, genre de la famille des Zingibéracées. A ce genre appartiennent diverses plantes des Indes, il souches ou rhizomes (et à graines) aromatiques et doués de propriétés stimulantes : ces produits sont du domaine de la matière médicale; ils sont aussi considérés comme condiments, surtout dans le Nord. — (les substances sont le ginyembre, les cardamomes et la graine-de-paradts. Voy. ces mots.

AMORPHE, amorphus. Qui ne présente aucune forme déterminée.

AMPÉLIÜÊES. Famille de plantes dicotylées, dialypétales, à ovaire libre ; ne comprenant guère que le genre Vitis (Vigne), dout les espèces sont originaires des contrées tempérées de l’Asie et de l'Amérique du Nord, et le genre Cissus, dont plusieurs espèces sont des lianes intertropicalcs. Mais, ne renfermât-elle que le Vitis ci ni f cm, la famille des Ampélidées serait célèbre. La Vigne! une plante qui joue, depuis le patriarche Nné, un bien grand rôle dans le monde ! A voir les pampres chargés de leurs grappes dorées ou empourprées appuyer leurs longs bras sur Ira buissons, ou se traîner au soleil, dirait-on qu’ils renferment en eux tant de puissance ? Les produits de la Vigne, dout l'abus obscurcit

AMPÉMDfcKS.

la raison, stimulent utilement l’imagination, si l’on sait en user avec modération; les vins généreux de France et d'Kspagne suscitent dans la vie la plus déshéritée des élans de reconnaissance, des éclairs de génie, le mirage du bonheur ! L’abns du vin devient de plus en plus rare en France ; col abus serait moins redoutable que l'abus du tabac et l'abus de l'absinthe (I ’o/.inm drs thriihn - Mm-) : tabac, absinthe, opium, sont des magiciens qui font payer cher leurs prestiges. — Les caractères de la famille des Ainpélidées (fig- 3ti) sont les suivants

Fie. 34. — Ami'tilidcns. Rameau fructifère et (leur de Vigne (lïfi* uini/erri).

pour les trois genres typiques, VU U, f'Usiis, et Phrinaul/ii's (tribu des Vitécs) ; Arbrisseaux souvent sarmenteux-griiiqiaiits, à sève aqueuse abondante. Feuilles palmées ou pennées, rarement iiipenuécs, munies ou non de stipules. Fleurs hermaphrodites ou polygames, régulières, souvent petites, verdâtres, dis|M>sérs eu tbyrses, en panicules ou en ombelles. Pédoncules opposés aux feuilles ; ces pédoncules, souvent stériles, et transformés alors eu vrilles qui accrochent la plante (surtout dans la partie supérieure des liges), représentent, chacun, une tcriui liaison de l'axe ; la tige se continue par la série de ces rameaux axillaires qui usurpent successivement ainsi la direction l'uu de l’autre. Cette disposition se trouve quelquefois masquée par des soudures, par le développement de plusieurs bourgeons ; quelquefois aussi un même axe se continue et fournit plusieurs eulre-meuds. Calice libre, très-petit. Corolle à /i- > pclales, quelquefois agglutinés au sommet. Étamines ordinairement -’i, opposées aux (létales. Ovaire libre, ordinairement bilocidairc, à loges ordinairement bi-ovulees. Graines dressées, à testa osseux, a péi isperme corné renfermant un embryon court. — Le

AMPH1. — AMPLECTENS.

genre Leea s'éloigne des caractères typiques des Atnpélidées par les |>étales cohérents à la base , les étamines monadeiphes , l'ovaire à 3-6 loges uniovulées, et par l’absence de vrilles. — Les Atnpélidées appartiennent la plupart à l’Amérique du Nord. La Vigne commune ( Vitis vini ferai) est originaire de l’Asie centrale. Comme la plupart des espèces cultivées depuis une haute antiquité, la l igne a fourni d'innombrables variétés et sous-variétés; elle se reproduit subs|iontanémcnt, rit et lit, par graines, de même que l'Olivier, dans l’Europe méridionale, et retourne alors à son type primordial. — Les Ampélidées présentent d'assez étroites analogies avec les Araliacées ; elles s'en éloignent notamment par leur ovaire libre, ordinairement biloculairc.

Amphi, autour de... Préposition grecque qui entre dans la composition de quelques mots ; ex. : ovule amphilrope.

AMPHIBIE, ampbibius. Qui est susceptible de vivre plongé dans l’air, ou plongé dans l'eau. — Plantes amphibies , celles qui sont à la fois terrestres et aquatiques, ou qui peuvent vivre et végéter alternativement la tige recouverte d’eau ou 5 l’air libre. Ex. : le Pulyyonum amphibium.

AmphùJermis. Membrane externe de l’écorce; cuticule épidermique.

AMPHIGAMES, Amphigami. Végétaux dont la sexualité est douteuse. Cette expression est synonyme A'Agames (sans sexes). On a donné cette épithète aux végétaux cellulaires (Lichens, Algues et Champignons). Aujourd’hui la sexualité est constatée chez un grand nombre de ces plantes où elle n’était |>as supposée.

Amphigastria. Organes qui naissent sur la partie ventrale des tiges rampantes. On a donné ce nom aux feuilles accessoires qui constituent un troisième rang sur la lige d'un grand nombre d’Hépatiqucs. Ces feuilles , nommées aussi stipules , sont plus petites que les feuilles latérales et souvent de forme différente.

Ant'lltcÈVES, Amphigenee (Brongniart). Plantes qui (au moins pendant la période de la germination) s’accroissent dans tous les sens. On a désigné sous ce nom la division des Cryptogames ou Acotylées qui renferme les familles composées de plantes à tissu exclusivement cellulaire : les Algues, les Champignons et les Lichens. I.a dénomination de Thallogènes (Lindley), plantes à thallus (dont |a tige n’est pas distincte des feuilles, ou mieux n’ayant ni tiges ni feuilles bien distinctes), est complètement synonyme de celle d'Amphigènes. — Amphigènes s'oppose h Acrogenes, plantes qui croissent par leur sommet (tels sont, chez les Cryptogames, les Mousses, les Fougères, les Lycopodes, etc.). — (Voy. Acotylées, Acrogénes, Cryptogames. — Voyez à leur place alphabétique les classes des Algues (Phycées), des Champignons ( Fungi ) et des Liciiénées. et les familles renfermées dans ces cHtsscs. — Voyez aussi Générations alternantes des Cryptogames.;

Amphigenus. Qui a une double origine.

AMPHITROPE, amphitmpus (ovule). Ovule courbé en même temps que scmirélléchi; ex., celui des Légumineuses: du Pois {Pisum). • — Embryons amphitro/ies, les embryons courbés. Voy. Ovule et Emrryon.

AMPLE, am/iltts. Uu ge, de grande dimension. Se dit des feuilles, des fruits, etc.

Ampleclens = Ampleuatis , embrassant : folia amplectentia, feuilles em-

AMPLEX1CAULE. — AMYMVALÉES.

brassantes, feuilles embrassant la tige. — Feuilles embrassantes, celles qui embrassent ou enveloppent toute la circonférence de la tige, au moins dans leur partie inférieure; ordinairement l’insertion de ces feuilles s’étend 5 toute la circonférence de la tige, lorsque les deux bords d’une feuille embrassante sont soudés, ils constituent une gaine.

AMPLEXICAULE, amplexicaulis. gui embrasse la tige dans la plus grande partie de sa circonférence.

Amplexus. Embrassé, entouré.

Ampliatus, élargi. — Folia ampliata, feuilles dont la largeur est remarquable comparativement 5 la largeur ordinaire des feuilles dans d’autres parties de la même plante ou citez des plantes voisines.

AmplicoUis. Dont une partie rétrécie, ou col, est moins étroite que chez les organes analogues des plantes voisines. Se dit de certains fruits.

jtsip»UliE. ampiilla. Nom donné à divers corps vésiculeux à parois minces et membraneuses; ex. : aux vésicules portées par les feuilles des Utricularia.

Ampullarem. En forme d'ampoule, vésiculeux.

AMYGDALEES. Famille de plantes dicotylées, dialypélalcs, périgynes, à

ovaire libre. — On peut définir les Amygdalées : des Rosacées à ovaire composé d’un seul carpelle ordinairement bi-ovulé ; à fruit à endocarpe ligneux (noyau) ,

ordinairement monosperme. — Cette famille se compose d'arbres et d'arbustes , la plupart de l’hémisphère boréal. Nous lui devons les fruits les plus délicieux de nos climats lenqtérés : les genres Cerasus (Cerisier; , Prunus (Prunier) (fig. 35), Armeniara (Abricotier;, Amygdalus (Amandier), Persica (Pécher), composent la famille des Amygdalées. — Panaches de llcurs blanches des Cerisiers et des Pruuiers, fleurs rosées des Amandiers et des Abricotiers, fleurs roses des Pêchers, vous faites au prinlcm|>s le charme de nos vergers ! Blanches de Cerisiers chargées de vos jolis fruits rouges; Pruniers couvrant la terre d’une grêle de fruits savoureux disputés par les guê|>cs ; beaux espaliers mûrissant au soleil des abricots parfumés ; pêches qui unissez à une forme exquise des teintes charmantes, une peau veloutée , le plus suave parfum et une chair fondante d'une si line saveur, ne comptez-vous pas parmi les bienfaits du ciel et les vraies conquêtes de l'humanité !

I,es Amygdalées présentent les caractères généraux suivants : Arbres ou arbrisseaux à ramuscules quelquefois spiitesceuls. Feuilles eu spirale, simples, dentées.

Fie .(35. — Amygdulècs. Hameau fleuri de Prunier {Prunus tlomestica).

AMYLUM. — ANANAS. .r)3

à stipules libres, caduques. Fleurs régulières, hermaphrodites, paraissant avant les feuilles ou avec les feuilles, disposées ordinairement en corymbcs, en fascicules ou en ombelles, quelquefois solitaires ou géminées. Calice libre, 5-fide, caduc. Corolle à 5 pétales insérés à la gorge du calice. Étamines en nombre indéfini, insérées au niveau des pétales, à la gorge du calice. Ovaire composé d’un seul carpelle renfermant 2 ovules suspendus réfléchis. Fruit charnu drupacé, uniloculaire, à noyau ligneux ordinairement monosperme par l’avortement de l'un des deux ovules. Embryon dépourvu de périsperme, h cotylédons planconvexes, charnus.

La famille des Amygdalées a été détachée, ainsi que la famille des Pomacées, de l’ancienne famille des Rosacées ; ces trois familles, séparées entre elles par des différences importantes, constituent toujours néanmoins un groupe trèsnaturel par leurs caractères généraux et par la nature de leurs propriétés. Les substances qui sont communes aux trois familles sont : le tannin, une gomme, du sucre et une huile grasse ; mais, chez la famille des Amygdalées. à ces diverses substances inoffensives se joint un principe très-vénéneux, l’acide cyanhydrique : ce principe réside dans les feuilles et dans l'embryon d’un certain nombre d'espèces. Aux propriétés astringentes des Rosacées s’ajoutent donc, chez les Amygdalées, des propriétés stupéfiantes.

Une gomme de la même nature que la gomme arabique, mais de qualité très-inférieure, s’écoule des crevasses et des blessures de l’écorce de plusieurs arbres de cette famille, et particulièrement des Cerisiers, des Pruniers et des Amandiers. — L’importance des fruits comestibles, à chair acidulée et sucrée, fournis par les arbres de cette famille, est bien supérieure à l’importance des substances médicamenteuses.

Amylum, fécule, amidon. — Amylaceus, constitué par de la fécule. — Amy- Irus, de la nature de la fécule.

AMYRIDÉES. Groupe voisin de la famille des Burséracées et des Téréhinthacées, comprenant le seul genre Amyris. Les Amyris sont des arbres ou arbrisseaux résineux des régions tropicales de l’Amérique; leur suc gommorésineux répand une odeur balsamique.

Am. Préposition grecque qui, comme préfixe, marque la réduplication , le retour, ou le mouvement de bas en haut. S’oppose quelquefois à rata.

ANACARDIÉES, tribu des Térébinthacées. — Anacardium. Vov. ACAJOU.

ANALYTIQUE (Système ou Méthode). — Voy. Clefs dichotomiques.

ANANAS (Bromelia Ananas, F. des Broméliacées). L’Ananas (fig. 36) est originaire des Indes occidentales; il est cultivé dans toutes les contrées intertropicales pour ses excellents fruits, dont la saveur sucrée, vineuse, acidulé et aromatique, rappelle à la fois celle de la Pèche, de la Pomme-de-Reincttc et de la Framboise. Les fruits provenant de nos serres sont beaucoup moins savoureux que ceux des colonies. — Les fleurs de l'Ananas sont disposées autour de la tige en un épi compacte surmonté d’un bouquet de feuilles terminal. Le fruit est le résultat de l'ensemble de ces fleurs accrues et soudées ensemble (dont chacune a donné lieu à une baie) ; ce fruit multiple constitue un cylindre ovoïde d’un jauuc doré, embelli par le panache des feuilles terminales. — Plusieurs Broméliacées sont des

ANASTOMOSE. — ANATOMIE VÊfiÉTAf.E,

plantes épipbyles-, à feuilles dentées-épineuses. et à (leurs très-élégantes et de couleurs éclatantes; elles sont souvent implantées sur les plus liantes branches des arbres séculaires îles furets vierges.

Anastomosons. Qui s'anastomose.

ANASTOMOSE , nnnstomosis. Abouchement entre deux vaisseaux ou deux nervures; |>oint où deux vaisseaux ou deux nervures s'abouchent et deviennent confluents en se réunissant en arc, pour ne former, au delà, qu'un seul vaisseau ou qu’une seule nervure. Les nervures des feuilles, chez la plupart des végétaux dicolylédonés, sont anastomosées en réseau.

ANATOMIE VÉGÉTALE. Science qui a pour objet la connaissance de la structure des tissus végétaux. On étudie ces tissus, soit en les séparant, soit en les divisant, par les procédés de la dissection, de la macération, de la coction, etc.; en les coupant Fie. 38. - Sommité fructifère .le cn "-anches minces, dans divers sens, et en l'Ananas (Hiumiim soumettant ces tranches et ces tissus macé-

rés ou isolés aux divers grossissements qu'on obtient au moyen du microscope : on commence à observer à un grossissement faible, et l’on augmente graduellement le pouvoir amplifiant. Certaines matières colorantes, la teinture d’iode par exemple, qui ont la propriété de communiquer des teintes différentes à diverses parties des tissus végétaux, facilitent l'observation. Les dissections de tissus doivent se faire dans une goutte d'eau ; si l'organe contient de la résine, on dissout cette substance en ajoutant de l’alcool. Les organes et les tissus végétaux doivent être étudiés à toutes les périodes de leur développement.

L'anatomie, chez les animaux, se divise cn anatomie île.* organes et îles régions, et cn anatomie des tissus ou anatomie mirrnsenpii/ur ; et l’on peut étudier isolément l’une de ces deux parties de la science. Chez les végétaux, an contraire, ces deux sortes d'anatomie se confondent en une même étude. Cela lient, en premier lieu, à ce que les appareils d'organes, intérieurs chez les animaux, sont extérieurs chez les végétaux, et tombent dans le domaine de t'organograpbic et non de l'anatomie ; et cn second lieu, à ce que les organes qui constituent ces appareils sont de si petite dimension, que, comme les tissus proprement dits, ils ne peuvent être étudiés qu’à l'aide du microscope. Il y a plus, les organes euxmêmes constituent, en partie, ce qu’on nomme, chez les végétaux, les tissus : en effet, on ne saurait refuser le nom d'organes aux vaisseaux des végétaux; on donne cependant à l'ensemble de ces vaisseaux le nom de tissu vasculaire (fig. 37), et cela cn raison seulement de l’excessive petitesse de leur diamètre ; et l’on donne à l’ensemble des relluks le nom de tissu nl/uluin ■ (fig. 38).

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