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ANATOMIE VÉGÉTALE

Du reste, il existe d'im|xirtanies différences (Sans les tissus et dans les organes «les animaux et des végétaux, et par couséquent aussi dans leurs (onctions.

Fir,. 37. — Anatomie de la tige d’une Dalsamine (coupe longitudinale, très-gronsie) (tissu vasculaire)* v"’”f un gros vaisseau articulé: v‘”\ v"\ v \ vaisseaux spiraux ou traehées% à une ou plusieurs spires, à spires continues ou dédoublées; r, vaisseau anneli. Dans l'intervalle, tissu cellulaire à cellules allongées.

Fie. 38. — Anatomie d'une portion de feuille du Zostern marina (coupe transversale, très-grossie) : ép, cellules épidernwpics ; /, lacunes ou chambres à air limitées par les grandes cellules qui forment le parenchyme; fl, faisceaux de cellules étroites et très-longues (fibres).

Citez les végétaux, l'appareil de l’innervation n'existe pas, ou du moins n’a encore pu être constaté.

L’appareil de la digestion n’existe pas non plus, ou du moins il n’existe pas de cavité digestive comparable à l’estomac et aux intestins des animaux. Mais, comme chez les animaux, il existe une fonction d’assimilation qui s’exerce dans toutes les parties du végétal , et des fonctions de sécrétion et d’exhalation.

l es appareils végétaux qui présentent la plus grande analogie avec les appareils animaux sont renx de la reproduction, de la respiration, et de la circulation ; mais, tandis que, chez les animaux supérieurs, les systèmes respiratoire et circulatoire, sont de grande dimension, au moins dans leurs principaux organes, ils sont entièrement, riiez les végétaux, du domaine de l’observation microscopique.

L’excessive ténuité des organes de quelques-uns de ces appareils, des organes vasculaires en particulier, rend leur préparation et leur examen susceptibles de donner lieu h beaucoup d’erreurs d’observation.

(le sont ces erreurs possibles qui ont jeté de la défaveur sur la précision, et par conséquent l’utilité de l'anatomie végétale. C’est ainsi que, si l’on dissèque en déchirant le tissu cellulaire ambiant, on s’expose à rompre les vaisseaux etixmèmes. et à interrompre leur continuité; et que, si l'on étudie au ntoj en de tranebes minces, (rôtir peu que la tranche soit oblique à la direction du vaisseau.

ANATOMIE Vfcr.ÉTALE.

on en perd également la continuité, et l'on peut prendre pour l'une de ses extrémités naturelles le point terminal qui résulte d'une section. Or, si l'on étudie des questions relatives à la marche et 5 la direction des vaisseaux, on conçoit qu'une erreur d'observation de ce genre, si facile lorsqu’on agit sur des dimensions microscopiques, |)eul avoir les résultats les plus fâcheux, en donnant 5 l'observateur le plus consciencieux l’occasion d’une interprétation foudée sur une observation erronée.

Du reste, l'anatomie végétale parait avoir chez les végétaux une importance plutôt relative qu’absolue. En effet, cette iuqiorlancc ne serait al solue que si elle résidait dans la présence et la situation de certains éléments organiques appartenant invariablement à des organes ou <■ des appareils déterminés, et devant servir par conséquent de moyen infaillible pour reconnaitre la nature de ces organes, lorsqu'ils affectent des formes ou des positions exceptionnelles. Mais il est bien pou d'éléments organiques dont la présence soit ainsi déterminée et localisée : c'est ainsi qu'après avoir regardé |iendant longtemps les trachées comme appartenant exclusivement aux feuilles et aux tiges, on les a retrouvées dans les racines des Monocotylédones ; d'ailleurs, la classe des vaisseaux mixtes, qu’on est obligé d'admettre, retire à la classification des vaisseaux une partie de son importance. Quant au tissu fibreux, il peut se rencontrer partout; et quant au tissu cellulaire, il est tellement polymorphe dans les diverses parties d'un même organe, des formes intermédiaires nuancent si complètement ses formes les plus éloignées, qu'on ne saurait en tirer de conséquences absolues au point de vue de la distinction des organes composés ou appareils végétaux.

Un autre ordre d’organes simples, les vaisseaux laticifères, sont restés jusqu'ici d'une observation tellement incertaine, que, tandis que plusieurs organograplies leur reconnaissent, comme aux autres vaisseaux, des parois propres, et en figurent les contours, d’autres assurent qu'ils ne consistent qu'en des sortes de méats intercellulaires. La première de ces opinions paraît néanmoins la mieux fondée, et est aujourd'hui généralement professée (fig. 3!)).

Tant de causes d’erreurs et de sujets de difficultés ne doivent pas cependant éloigner les observateurs de l’étude de l’anatomie végétale; ces difficultés sont au contraire, h ce qu'il me semble, un attrait de plus pour les hommes vraiment laborieux. Mais ce doit être en même temps, pendant longtemps encore, la cause d’une extrême réserve sur le degré de certitude relatif aux résultats obtenus et aux applications 5 faire de ces résultats. Voy. Cellules, Kibues, Vaisseaux, etc., et Microscope.

ANATROPE, anahvpus (ovule) = ItéOérhi. Voy. Ovule.

Anceps. Incertain, douteux, qui peut être interprété de diverses manières.

Fie. 39. — Fragment du réseau fatici/i’red'un fruit jeune de Figuier.

ANCOtlE. — ANDROSTTLIUH.

ANO.OIJE (Aquilegin mdgnris, K. dos Renoncnlacées). La racine est d'une saveur un peu âcre et d’une amertume prononcée. Cette jolie plante n’est pas rare dans les bois des environs de Paris ; plusieurs variétés à fleurs doubles sont cultivées dans les parterres.

AXDHEÈACEES. Famille de la classe des Mousses. Yov. Mousses.

. I ndre (en latin, mnsettlus, mâle). Ce terme, employé comme préfixe ou suffixe dans les mots composés dérivés du grec, signifie étamine : — mnnandre, à une seule étamine; / mlyandre , à plusieurs étamines; andrngyn, nulle et femelle, etc.

AAWBOCÉE , androceum. Ensemble des étamines; cpie cet ensemble se compose d’un seul verticille ou de plusieurs verticilles , d’une seule étamine ou de plusieurs faisceaux d’étamines. Mot analogue aux nuits calice, rortdle et dist/ue, <pii désignent l'ensemble des sépales, l'ensemble des pétales, et l’ensemble des écailles nectariféres. Selon la mémo nomenclature, l’ensemble des carpelles est désigné par le mot gyncci'-e, quel que soit le nombre des carpelles, qu'ils soient libres ou soudés entre eux. — On peut reprocher aux mots androeêe et gynécée de signifier proprement : lieu où sont placées les étamines, lieu où sont placés les carpelles, au lieu de signifier, ensemble des étamines, ensemble des carpelles; mais leur sens botanique étant déterminé, cet inconvénient est insignifiant. — L’androcéc a été défini : la réunion de trois des verticilles de la fleur, le verticille des nectaires, celui des étamines et celui des pétales. Cette réunion qui groupe sans utilité des organes différents, en englobant toutes les parties de la fleur, à l'exception des carpelles et du calice, présente en outre l'inconvénient de laisser sans nom le verticille des étamines considéré isolément. Nous engageons donc h admettre le mot androeée (qui, bien qu'utile et sans synonyme, est peu usité), mais seulement dans le sens que nous lui avons attribué.

ANDROGYNE, andrugynns. Se dit d’une plante monoïque chez laquelle les fleurs mâles et les fleurs femelles sont grotqiées sur les mêmes |>édonculcs ou sur le même épi. r— Les épis ou épillcls de certains Carex sont androgynes, c’est-à-dire qu’ils se composent de fleurs mâles et de fleurs femelles, les unes occupant le sommet, les autres la base de l'épiliet : d où il résulte, si les fleurs mâles occupent la base de l'épiliet, qu'à la maturité des fruits les écailles desséchées des fleurs mâles forment une sorte d’involucre apprimé contre Taxe ; ou que , si les fleurs mâles occupent le sommet de l’épiliet , à la maturité des fruits les écailles desséchées de ces Heurs mâles forment une sorte de plumet ou de massue (pii surmonte la partie fructifère de l’épiliet. — Si, comme il arrive chez beaucoup de plantes de la famille des Composées, des fleurs hermaphrodites sont groupes avec des fleurs mâles et des fleurs femelles, la plante et le capitule sont dits polygames (la plante est dite polygame lors même que les fleurs de différent sexe sont portées sur des pédoncules différents).

axdrophore, mdrop/wrus. Nom donné, chez certains genres, ati tube formé parles filets soudés des étamines; ex. : la colonne staminalc des Malvacées.

Andrnslylium — Gynostemium. Organe résultant de la soudure des étamines avec le style. Cette disposition existe chez la fleur des Orchidées, où l’organe en question est désigné généralement sous le nom de colonne ou de gynostème.

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