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MALADIES DES VÉGÉTAUX

ses parties, si elle a sou principe dans une cause générale : par exemple l’altération de la sève, par suite de l'état des conditions générales du milieu dans lequel végète la plante.

Chez les végétaux, comme chez les animaux, il est des maladies qui ne me liaient que l'existence d’un certain nombre d’individus, et il en est d’autres qui peuvent devenir menaçantes pour l'espèce entière. — Les brûlures par un soleil ardent ou parle feu; les désorganisations de tissus par un froid accidentel intense (gélivore) ; les épuisements par manque d'eau pendant les longues sécheresses; les altérations dans la nutrition par le manque d’air ou de lumière (étiolement) ; les contusions déterminées par ex. par la chute de la grêle ; la pourriture par suite d'une submersion trop prolongée; les perturbations violentes dans le mouvement de la sève; la suffocation, par suite de tailles excessives et intempestives, etc. , peuvent déterminer de nombreuses maladies, auxquelles il est plus ou moins facile ou difficile de remédier, et qui peuvent occasionner la mort de certaines plantes, surtout des plantes soumises à un régime artificiel (plantes cultivées) dans de grandes étendues de pays à la fois. Mais ces causes de maladies sout toujours plus ou moins localisées; accidentelles et transitoires, elles ne mettent généralement pas enjeu la question de l'existence et de la conservation des espèces.

Les maladies dues à des influences générales, les maladies épidémiques ; pestes et choléras du règne végétal, sont bien autrement graves ; elles sont dues à des causes générales qui peuvent agir sur tous les individus (à la fois ou de proche en proche) qui constituent, soit une espèce, soit plusieurs espèces. — Ces causes générales si graves me paraissent consister généralement dans les conditions particulières de l'état atmosphérique, dans une sorte d'empoisonnement miasmatique.

Les végétaux atteints de ces affections générales sont souvent envahis par des végétaux cryptogames parasites, dont les spores, produites en quantité innombrable, sont emportées au loin et dans toutes les directions par les courants d'air, et contribuent à propager la maladie. Tel est le parasite microscopique, connu sous le nom A' Oïdium, qui envahit la Vigne.

Il est difficile cependant de décider si l'Oïdium est consécutif à une altération générale de la sève de l'arbre, ou si l’altération de la plante est consécutive an transport et au développement de l'Oïdium. L’emploi du soufre sublimé, qui, en détruisant l'Oïdium, combat, guérit même dans certaines limites, la maladie de la Vigne, ou du moins entrave le développement, arrête l'extension de cette maladie, semblerait démontrer que la cause du mal est due à la propagation de l’Oïdium.

Hien de semblable n’est démontré dans la gangrène-humide des racines de l’Oranger, des racines de la Betterave, et même des tubercules de la Pommede-terre ; les productions cryptogamiqnes, quand elles existent chez ces plantes, y sont évidemment, selon nous, la conséquence d’un état morbide général, d'une altération des liquides. — Les arrosages exagérés et en nappe des plantations d’Orangers dans des localités où (comme à Hyères) l'on cultive en plantes potagères, en Fraisiers par exemple, le sol des plantations d’Orangers; — une

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