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MÉDULLAIRE (CANAL). — MELAS

MÉDULLAIRE (Canal). Cavité cylindrique remplie par la moelle, occupant le centre de la tige chez les végétaux dicolylédonés. — /{ayons médullaires , expansions planes et verticales de tissu cellulaire qui partent de la moelle directement ou indirectement, et sont disposées en rayonnant du centre de la tige vers sa circonférence, chez les végétaux dicotylédunés. Les rayons médullaires séparent longitudinalement les faisceaux fibro-ligneux.

Medallosus. De la nature de la moelle, dont la moelle est volumineuse.

Mégalos, dans les mots dérivés du grec, signiGe grand; en latin, magnus, grandis.

Meios, ou mieux Mi os, daus les mots dérivés du grec, signifie moins : meiostémones, fleurs chez lesquelles les étamines sont en moins grand nombre que les pétales.

MELALEUCA. Plusieurs Melaleuca (fig. 1032) et Metrosideros peuvent, comme les Eucalyptus (arbres de la famille des Myrtacées), fournir des essences aromatiques, utiles comme médicaments stimulants, et intéressantes au point de vue de la parfumerie : l’huile volatile de Caja-puti (Arbre-blanc) est d’une odeur suave; elle est fournie par le Melaleuca rninor, arbre des îles Moluqucs.

« La Mvrtacéc employée le plus fréquemment dans la parfumerie est le Myrte ( Myrtus commuais ); la distillation de ses feuilles donne une essence très-odorante ; 50 kilogrammes de feuilles produisent environ 155 grammes d’huile volatile. L’eau de fleurs de Myrte se vend en France sous le nom d'eau d’anges ; on peut la préparer comme les eaux de Ilose, de Sureau ou de toute autre fleur. »

(Peisse, Parfums, trad. Réveil.)

Selon Matthiole (trad.), • la fleur » de Meurte (Myrthe) est blanche et odorante ; pour cesle cause les parfumeurs » en font d'eau, de laquelle ils fout grand cas. Et combien que la fleur de nos » Meurtes sente fort bon, j’estimerois les fleurs de Meurte d’Égvpte estre les * plus souveraines, car Théophraste dit que les plus odorans et les plus beaux » Meurtes croissent en Égypte. »

MÉI.AMPYRE. Queue-de-renard ( Melampyrum arvense, fam. des Scrofularinées). Les graines de cette jolie plante, commune dans les moissons, donnent 5 la farine une couleur bleuâtre et des qualités qui (lassent pour malfaisantes.

Mêlas ou Melanos, dans les mots dérivés du grec, signifie noir; en latin , m’ger et ater.

Fie. 1032. — Rameau florifère et fructifère d’un Melaleuca .

870 MÊtASTOMACÊES. — MÉLIACÉES.

MÉLASTOMACÉES. Famille de plantes dicotylées dialypétales, à ovaire adhérent. Les Mélastoniacées sont des arbustes ou des plantes herbacées des contrées tropicales de l’Amérique (quelques-unes de l’Asie cl de l’Afrique). Leurs feuilles sont dépourvues de stipules, non aromatiques, opposées, simples, entières, à 3-5-7 nervures principales saillantes. Leurs fleurs, blanches, d'un blanc rosé, ou pourpres, sont disposées en bouquets ou en panicules, leurs verticillcs à 5 ou à h pièces (pentamères et tétramères) régulières. Leur fruit 5-è-loculairc, résultant d’un ovaire adhérent, ne diffère pas, par sa structure, de celui des Myrtacées. Cette famille (traitée monographiquement et avec supériorité par M. Naudin) renferme environ 150 genres. — Un petit nombre de ces belles plantes sont représentées dans les serres d’Europe. Les plus remarquables appartiennent aux genres Lavoisiera , Microlicia, Centradenia, /l/iexia, Mar cclia, Sonerila, Bertolonia, Melasloma, Osbeckia, Octomeri», etc. — Les Mélastomacées ont des affinités avec les Myrtacécs : elles s'en rapprochent beaucoup par certains genres 5 étamines de formes régulières , elles s’en éloignent par les genres à étamines à connectif appcndiculé, etc.; elles se rapprocheut aussi des Lylbrariées.

Les caractères essentiels tirés des organes de la floraison sont les suivants : Fleurs bisexuées régulières, tétramères ou pentamères. Calice à dents courtes. Pétales ord. obovales. Étamines présentant ord. un connectif diversement appendiculé; anthères s'ouvrant souvent par un seul pore (dans le cas d'avortement de l'un des lobesî) ou par deux pores terminaux (fentes latérales réduites à une ouverture supérieure). Ovaire adhérent dans toute sa surface ou adhérent en partie seulement ; ord. A-5-loculaire, à placentation axile ou pariétale, à loges multi-ovulées. Fruit sec capsulaire, ou pulpeux bacciformc. Graines nombreuses, ovoïdes ou réniformes, à testa chagriné ou aréolé; embryon droit ou courbé, dépourvu de périsperme.

MELIA AZEDARACII (famille des Méliacées). Le Melia Azedaraeh, arbre originaire de l’Asie, est actuellement naturalisé dans toute la région méditerranéenne; on le cultive surtout comme arbre d’ornement. Ses feuilles et l'écorce de scs racines sont douées de propriétés purgatives et vermifuges, mais leur administration il 'est pas sans danger. A haute dose, ce médicament provoque des nausées et des vertiges, et peut môme donner la mort. Ses graines fournissent une huile bonne à brûler.

MÉLIACÉES. Famille de plantes dicotylées diaiypélalcs, à ovaire libre. Les Méliacées sont des arbres ou arbrisseaux à feuilles ord. alternes, entières ou lobées, pennées ou bipennées, dépourvues de stipules; habitant les coutrées tropicales de l'Asie, de l'Amérique et de l’Australie, rares en Afrique. Les Méliacées se rapprochent, d’une part des Aurantiacécs et des Cédrélacées, d’autre part des Kutacées et des Sapindacécs ; elles se divisent en deux tribus, savoir : MÉLIêes (graines pourvues de périsperme), renfermant les genres Melia, Turrira, Quivisia, etc.; et Trichiliées (graines sans périsperme), genres Aglaia, Milnea, Amoora, Epicharis , Trichilia, Guarea, etc., etc. — Aucune espèce de la famille des Méliacées n’est indigène en Europe.

Le Melia Azedaraeh est un grand arbre de la région méditerranéenne, intro-

MÉLIANTHACÊES.

duit dans les parcs pour son beau feuillage; ses fleurs en grappes sont de couleur lilas; ses graines fournissent une huile bonne à brûler; sa racine, de saveur amère, est vermifuge. — La famille des Méliacées présente les caractères suivants : Fleurs hermaphrodites ou polygames, axillaires ou disposées en corymbes, en panicules, en grappes ou en épis. Calice régulier, tubuleux, à û-5 divisions. Corolle ord. à û-5 pétales, insérée sur un disque hypogyne. Étamines insérées avec les |>étales et en nombre double, à lilets larges bidentés au sommet et soudés en tubes ; h anthères situées entre les dents des filets. Un disque annulaire autour de l’ovaire. Ovaire libre, pluriloculaire, à loges en même nombre que les pétales, ord. h un ou II deux ovules droits, courbés ou semi-réfléchis ; style indivis. Fruit hacciforme ou capsulaire, & déhiscence loculicide. Graine munie d’un arillc, dépourvue ou pourvue de périspenne ; embryon à cotylédons courts ou foliacés.

MÉLIANTHACÊES. Famille de plantes dicotylées dialypétales (mais se rapprochant par ses affinités des Gamopétales), il ovaire libre, fa famille des Mélianthacées comprend le seul genre Meliantba. Le genre Melianthus mérite en eiïet l'attention par l’organisation assez spéciale de la fleur et du fruit, qui en a rendu problématique la place dans la série des familles. Fndlicher place les Mélianthacées à la suite des Zygophvllées (plantes dialypétales à fleurs régulières). Cette place dans la série végétale ne lui appartient pas, selon nous. Le genre Melianthus, malgré l’existence des stipules, malgré ses sépales libres (cohérents dans leur partie moyenne), et malgré son ovaire (peut-être à U carpelles, mais peut-être aussi à 2 carpelles subdivisés chacun en 2 loges, analogue, dans ce cas, à l'ovaire des Labiées, dont il différerait par les loges plnri-ovulées), nous semble dériver, à de nombreux points de vue, du type des Scrofularinées. — Les descriptions du genre Melianthus (ou, ce qui revient au même, de la famille des lUélianlhacécs) ne nous semblent pas satisfaisantes; je décris cette famille sur le vif (d'après deux espèces; M. major (fig. 1033), et M. minor, que j’ai sous les yeux, à llyères) t

Plantes herbacées vivaces, h feuilles alternes pennatiséquées, à rachis ailé, à segments dentés, munies (le stipules linéaires libres (tf. minor), ou (le stipules foliacées soudées entre elles en dedans (interpétiolaires, tf. major). Fleurs à pédicelle contourné au moment de l'épanouissement, la fleur étant alors renversée, de manière que sa partie réellement supérieure (en rapport avec la partie supérieure de l’axe de la grappe) paraisse la partie inférieure ; ces fleurs placées 4 l’aisselle de bractées herbacées (tf. minor ) ou colorées (.U. major), et disposées en grappes à (leurs rejetées d'un même célé, c'est-à-dire d'apparence unilatérale (il. minor), ou en grappes cylindriques à fleurs dirigées dans tous les sens (.1/. major)-, ces grappes penchées, et plus courtes que les feuilles (.1/. minor), ou longuement pédonculées (d'aspect terminal;, à pédoncule muni dans sa partie moyenne de 2 feuilles nées au même niveau, déjetées du même côté, et unies par leurs 4 stipules soudées en une seule pièce intra-axillaire (.tf. major). — Passons à l'examen de la fleur ellemême (il est entendu que, dans celte description, nous redressons ou retournons la fleur dans la position normale qu’elle présente lorsqu'elle est encore en bouton. : Fleur irrégulière. Calice à 5 sépales colorés, inégaux, confluents à la base, dont 3 extérieurs ; le moyen paraissant inférieur, et réellement supérieur, en forme de sac (M. major), ou linéaire [.W. minor)-, les 2 latéraux très-ainples ; et 2 intérieurs, lancéolés, à limbe inéquilatéral (.tf, major), ou subulés (tf. minor). — Corolle à 4 pétales insérés sur la base déviée et prolongée du calice (le pétale inférieur manquant : tf. major), ou à 4 (accidentellement 5 : tf. minor) pétales; ces pétales à longs et larges onglets charnus, parfaitement libres 4 la

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