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MÉLILOT

base et cohérents au-dessous du limbe, à limbe libre, tous dcjetés par en haut. — line pièce charnue glanduleuse, insérée sur la base du sépale supérieur, en forme de nectaire, sécrétant une liqueur noirâtre, à bords courts (J#, min or), ou en forme de sac {M. major). Celte pièce, qui occupe la place qu’occuperait la cinquième étamine qui manque, en est peutêtre une transformation. — Quatre étamines didynames, à anthères bilobées dressées, la paire supérieure plus courte, à filets soudés à leur base ; la paire inférieure plus longue, à filets libres; ces 4 étamines courbées. — Ovaire libre à 4 loges renfermant chacune, dans leur partie supérieure, plusieurs ovules horizontaux ou pendants, réfléchis ; ces 4 loges alternant avec les 4 étamines et pouvant être considérées comme 4 carpelles. Si les 4 loges représentaient ‘2 seuls carpelles partagés en deux, chaque paire de fausses-loges ne devrait occuper qu’une place dans l’alternance (c’est ce qui a lieu dans la famille des Labiées, où les 4 fausses loges, opposées aux 4 étamines, sont en réalité alternes en les associant deux à deux). Style unique, filiforme, courbé, indivis. — Fruit capsulaire membraneux, quadrilobé, à lobes carénés, à 4 loges contenant chacune une (ou plusieurs) graines. Graine subglobuleuse, à testa crustacé d’un noir brillant, pourvue d’un périsperme renfermant un embryon droit à cotylédons linéaires.

Les Melianlhus sont de grandes plantes frutescentes originaires du Cap. Le M. mojur (Grande-Pimprenelle)esl cultivé dans les grands jardins, où il s'élève à 2-3 mètres de hauteur: son beau feuillage découpé, d'un vert glauque, et tes grands épis d'un brun sombre à rellcts pourpres, qui se dressent au-dessus des toulTes, cil font une plante éminemment décorative. Le M. minor produit moins d'eirel; ses épis, cachés sous les feuilles, sont nuancés de vert et de rouge vif.

Ftc, 1033. — Feuille du Melinnthui major Fig. 1034. — Sommité florifère du Mélilot (proportions réduites). ( Melilotus officinale ) (proportions réduites).

MÉLILOT (Melilotus officinal U, famille des Papiiionacées). Cette piaule (fig. 1 03/») est une de celles (pii communiquent au foin leur odeur aromatique; sa saveur est amère-aromatique. ,On emploie l'infusion du Mélilot en lotion, comme médicament résolutif, et eu collyre.

MÉLISSE. — MÉLOMDE.

MÉLISSE, Citronnelle ( Melissa nfficinalis , famille des Labiées). On prépare avec la Mélisse officinale (lig. 1035) une eau distillée légèrement stimulante. La Mélisse entre dans la composition de l’alcoolat composé, dit eau des Cannes. — L'odeur de la Mélisse est celle de l’écorce de Citron.

Fie. 1035, — Sommité florifère de la Mélisse Fin. 1038. — Fragment de tige florifère (ilelissa of/icinalis). du Melon ( Cueillais Melo) (proportions

réduites).

Melleus. Sucré, tpii a la saveur du miel. Se dit des liquides sucrés sécrétés par les nectaires. — Mellinus. I)c la couleur du miel, d'un jaune doré pâle.

MELON [Cucumis Melo , famille des Cucurbilacées) (fig. 1036). A produit, par suite d’une longue cuit lire, de nombreuses variétés à fruits alimentaires, dont les principales sont : le Melon brodé, le Cantaloup, le Melon-vert ou Melon-de-Malte (le plus fréquemment cultivé en Provence), qui se conserve jusqu'en janvier.

MÉLOMDE, melonida (Rirli.), melonidiuin (Desv.), pyridium (Mirb.). Mots inusités, synonymes de y tomum , pomme, fruit des Pontacées. Vov. Fruit.

MEMBRANE. — MÊNISPEBMÉES.

MEMBRANE, membrann. Organe mince et transparent. Certaines feuilles ou écailles sont comparées à des membranes.

MEMBRANEUX, membratiosus. Qui a la consistance, l’aspect, la structure d'une membrane.

MEMBRANIXE, membronula. Petite membrane. Neckera nommé membranuln Yindusium ou tégument qui, chez les Fougères, recouvre les groupes de sporanges; le même auteur a nommé membranula, dans les Mousses, la membrane interne de l’urne au point où elle se divise en dents pour constituer le péristome interne. C’est cette même membrane qui, étant indivise, constitue Yépigramme dans le genre Poh/lricktim.

.MÉXIAXTIIE, Trèfle-d’eau ( Menianthn trifolinia, famille des Gentianécs) (üg. 1037). Jolie plante vivace à souche traçante, qui décore le bord des eaux. Son nom vulgaire est dù à scs feuilles trifoliolécs (elle n'a aucun rapport avec

le genre Trèfle, Trifolium). Le suc ou l’extrait de Méniantbe est amer et tonique : il est employé comme dépuratif dans le traitement des maladies de la peau et îles alTections scrofuleuses ; il a été conseillé comme vermifuge.

« Cette plante (dit Guibourt, » Hist. nat. drog. simpl.) est i très-amère, tonique, fébrifuge » et anliscurbutique.On l’adini- » nistre sous forme de suc.d'ex- » trait ou en sirop. Elle est em- » ployée , dans quelques con- » trées, en place de houblon, » pour la fabrication de la bière. »

Fie. 1037. — Sommité florifère, feuille, souche, — " , cs li8e* cl ,es feuilles de corolle ouverte, fruit du Ménianthe Trèflo-d’eau » cette plante (dit A. Richard) (Menianthn, trifoliala) (proportions réduites). , sont extrêmement amères;

» elles jouissent d'une propriété tonique bien manifeste. On en exprime le suc, • que l’on donne à la dose de fit) 4 90 grammes; on en prépare également « une décoction et un extrait. C'est surtout pour combattre les scrofules, le » rachitis, etc., qu’on en fait |varliculièremcnt usage. »

Mmhcoideua (Gærtn). Se dit d’un corps hémisphérique concave dont la coupe est en forme de croissant. (Inusité.)

MÉXISPERMKES. Famille de plantes dicotylées dialypétalcs, 4 ovaire libre, ayant quelques alTmités, d'une part avec les Anonacées, et, d'autre part, avec les Berbéridées; abondantes dans les régions tropicales de l’Asie et de l'Amérique, rares en Afrique; plantes ligneuses, 4 racines amères, égraines souvent douées de propriétés narcotiques ; comprenant les genres Menis/ierniuiii, Cocculus, Cissamprlos et quelques autres. — Les Ménispermées sont des arbris-

MENSTRUAL1S.

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