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MOUSSE-DE-CORSE. — MOUSSES

des serpents et la rage, t’est un médicament dangereux cl abandonné complètement aujourd'hui ; on prétend qu'il donne lieu h l'inflammation de l’estomac, et qu'à certaine dose il fait périr les chiens.

Fig. 1076. — Fruit fpyxide uniloculaire polycarpellée) du Mouron-rouge ( Anagal/ix r/rru/rn) : A , avant, et II, après la déhiscence. — s, sépales un peu accresccnts ; fr, fruit ; n. opercule de la capsule ou pyxide ; ij, graines.

JIOUSSE-DE-CORSE, Helrninihoehorton (Fucus [Ceromium, Gigartiuo, Spfuerococcus] Helminthochovton) . Plante marine de la classe des Algues, trèsemployée (en décoction, en gelée, etc.) comme vermifuge. Cette espèce croît dans la Méditerranée; elle est abondante sur les côtes de la Corse. Ses propriétés anlhelfuinthiqucs étaient depuis longtemps connues dans celle ile, lorsque, en 1775, ce médicament fut introduit en France.

MOUSSES ( Musci ) (fig. 1077, 1078, 1079). Plantes acolylées (Cryptogames) de la division des Acrogènes (s’accroissant par un bourgeon terminal), mais tou-

Fig. 1077. — Arcliégone et anthéridies d'une Mouste (un Hryum ) (objcU fortement grossi*). — n , archégones ; 6, anthéridies ; p, paraphyses. (D’après M. Schimper.) — Les paraphyses (filaments simples cloisonnés) ne sont pas un organe spécial et ne jouent aucun rôle dans l’acte de la fécondation ; ces petits organes paraissent n’ôtre autre chose que des organes femelles ( archégones) abortifs.

Fig. 1078. — Coupe verticale de la capsule ou urne d’une Mousse (un Pofytricltum ). — c, apophyse; ri, épiderme; (f, couches sous épidermiques ; parois du sac sporigère (contenant les spores ou séminules) ; <7, columelle et son renflement supérieur b\ a , opercule. (Objet fortement grossi.) — D’après M. Schimper.

chant encore aux Am phi gènes par leur structure celluleuse. Les Mousses, qui constituent un groupe très-naturel, ont été longtemps considérées comme formant une seule famille. Lndlicher les a élevées au rang de classe (Musci) ;

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d’autres botanistes les groupent avec les Hépatiques pour constituer leur classe des Muscinécs : nous adoptons ici l'opinion d'Endlicher.

MOUSSES (Classe des). Les Mousses sont des végétaux cclluto-fibreux, dépourvus de vaisseaux ; acotylés, mais pourvus d'organes reproducteurs des deux sexes; ayant de véritables tiges (simples ou rameuses) et de véritables feuilles (entières ou dentées) : ces feuilles sont disposées en spirale (selon des types divers), et quelquefois en rosettes (spirales à tours très-rapprochés en raison de la brièveté de l'axe). Les Mousses sont annuelles ou vivaces ; leurs liges sont munies inférieurement de fibres radicales advenlives. Les tiges vivaces se détruisent par leur partie inférieure (qui constitue une sorte de terreau), & mesure qu’elles s’allongent par leurs bourgeons terminaux. Ces plantes ont souvent l'aspect d’arbres eu miniature; elles recouvrent d’un tapis serré les vieilles écorces, les anciennes murailles et les toiLs (du côté exposé au nord), le* terrains frais sur la lisière et dans les clairières des bois, où elles conservent l'humidité du sol.

I.es Mousses (ainsi que les Hépatiques) sont pourvues d’organes reproducteurs des deux sexes : d’organes femelles, les arehêgones (lig. 1077) (qui deviennent les capsule* [fig 1070] ou unies), et d’organes mâles, les anthéridies. Étudions d'abord Vapchégone.

Etc. 1079. — Germination d’une Mousse (le Funarin hygrnmelrica). — spore de laquelle est émanée une production filamenteuse, rameuse, articulée (prothalle), pr ; «, bourgeon ou jeune plante née sur le prothalle ; r, ses premières racines. ^D'après M. Schiinper.)

La forme de l’archégnne rappelle celle d'un carpelle libre et isolé; dans le premier âge, cette forme est cylindrique, puis la base de ces organes se renfle, et ils prennent la forme d’une petite bouteille étroite à col allongé et terminé par un léger évasement. — i es arcltégones se composent d’une membrane externe celluleuse transparente ( epiganium ), et d’un sac intérieur d'une couleur rougeâtre (endogonium). L ’epigonium recouvre l’ endogonium, et constitue à lui seul le col de l’archégone ; ce col est ordinairement creux et ouvert à l’extérieur. Vendngonium est sans ouverture. — Après la période qui correspond à la floraison, l’archégone, en |>assant à l'état de fruit, éprouve de curieuses transformations. La base de l 'endogonium s'allonge en un pédicelle grêle et séliforme (ptdirellus, pedunntlut, Ihecaphurtt, setu), qui élève ['endogonium devenu capsule bien au-dessus du niveau qu'il occupait d'abord, l.'epigonium ne se développe pas dans la même pru|)urtiou, aussi est-il déchiré par le cor|is central (chez les Hépatiques, celle déchirure se lait un peu au-dessous île son

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sommet, et il se trouve réduit 5 une sorte de gaine membraneuse [ocrai] qui persiste à la base du pédicelle). Chez les Mousses, la déchirure se fait circulairement, à la base de l ’epigonium, dont il reste ou non des débris qui constituent une petite gaine ; la (dus grande partie ou la totalité de P epigonium est entraînée par Yendogimium, devenu capsule ; il recouvre cette capsule d’une sorte de capuchon iiiembraueux ordinairement terminé en pointe, et qui a reçu le nom de coiffe (i culyplra ). Celte coiffe étant, dans le principe, adhérente à l’urne, continue à croître ; néanmoins la capsule grossissant dans une proportion plus rapide, la coiffe se fend longitudinalement d’un côté et recouvre obliquement la capsule. La capsule (urne, uroa [voy. ce mot!) est d’une structure assez complexe; elle s’ouvre ordinairement au moyen d’un opercule qui se détache de son sommet à la maturité. Dans le genre Andrrœa, l’urne se partage en h valves (c’est une sorte de transition vers la capsule quadrilide des Hépatiques). Les capsules renferment les spores (et en outre, chez la plupart des Hépatiques, de petits organes nommés élatères, qui sont le résultat de longues cellules découpées en spirale.

Iacs archégones sont situés dans un involucre nommé périchèse, pericheelium (les feuilles de cet involucre sont dites feuilles périehêtialcs). Les périchèses sont terminaux (terminent un rameau) ou sont latéraux (sont situés à l’aisselle d’une feuille caulinaire; ils s'y trouvent mêlés à des organes consistant en filaments cloisonnés (archégones abortifs) qu’on nomme paraphyses. Les archégones sont ordinairement groupés en assez grand nombre dans un même périchèse; mais, en général, un seul archégone passe à l’étal de fruit dans chacun de ces groupes, les autres s’atrophient; et il résulte de l’allongement du réceptacle qui constitue le pied de l’archégone fertile, que les archégones stériles paraissent être insérés sur la base du pédicelle de la capsule. Chez certaines espèces, les archégones et les anthéridies se trouvent groupés dans un même involucre (fig. 1077).

M. Ad. Brongniart regarde (Dictionnaire classique d'histoire naturelle, article Mousse) l’urne des Mousses comme pouvant être comparée à une graine nue renfermant de nombreux embryons très-simples (spores). Vepigonium (coiffe) correspondrait au testa; Y urne correspondrait au nacelle, sa membrane interne au sac embryonnaire ; le pédicelle serait un développement du funicule; et la columclle (axe central autour duquel sont situées les spores) serait une extension de la chalaze (1).

( I ) Cette interprétation ingénieuse (et qui me semble très-admissible) de la valeur morphologique des parties constituantes de l’organe femelle des Mousses, fait faire un pas important à la morphologie végétale, en ajoutant un trait de ressemblance de plus entre les types cryptogamiques et les type» pbanérogamiques, regardés jadis comme si dissemblables, si éloignés, au point de vue orgauographique. 11 me semble, en effet, que la capsule ou urne des Mousses serait alors, à certains points de vue, l’analogue de la graine nue des Gymnospermes 'Conifères et Cycadées), Un fait remarquable serait, cher la graine (/»/>/embrgoaaée, « embryons libres, spores, des Mousses, la prolongation (coluinelle) de la chalaze (ou mieux du hile, car l’ovule ou archégone serait un ovule tirait et non réfléchi) à l’intérieur du bourgeon ovulaire (ou des téguments de la graine). I.a chalaze est le sommet du raj.hr ; le raplié est l’extension du funieu/e, lequel est le pèdice/te ou axe du bourgeon ovulaire ou ovule. Celle chalaze (ou ce hile), prolongée en eo/nmelte, serait, pour l’ovule (archégone) ou |M>ur la graine (capsule) des Mousses, quelque chose d’analogue à ce qu’est le placenta central pour l’ovaire ou le lruit d’une l’rimulacée.

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Passons à l’examen «le l’organe mâle : Vanthéridic.

Une antliéridie est un petit sac membraneux composé d’un réseau de cellules, et ordinairement porté sur un pédicclle constitué par une cellule ou par plusieurs cellules superposées; ce sac contient de petits ulricules dans chacun desquels est renfermé un animalcule doué de mouvements spontanés, qui devient libre par la rupture de l'utriculc, et auquel on a donné le nom A' anthérozoïde. On ignore encore la manière dont les anthérozoïdes se mettent en rapport avec les jeunes spores contenues dans les archégones, néanmoins ou a lieu de croire que le rôle des anthérozoïdes chez les Mousses n'est pas sans analogie avec le rôle de la fovilla chez les Phanérogames. Les anlhéridies sont situées à l'aisselle de feuilles dites |>érigouia)es ; rarement elles sont solitaires : elles sont ordinairement an nombre de deux à cinq à l'aisselle de chacune de ces feuilles. — On nomme périgone {perigonium ), l'ensemble «les feuilles périgoniules, à l'aisselle desquelles sont ordinairement situées les anthéridies.

Les spores des Mousses, par leur germination, ne reproduisent pas directement la plante-mère : le résultat immédiat de leur germination est la production d’une sorte d'Alguc filamenteuse et rameuse; c'est sur un point (au niveau d’une bifurcation) du cette plante provisoire (prothallc) que naît un bourgeon fcuillé qui, en s'accroissant, reproduit l'espèce mère. — Voy. Générations alternantes, Mousses et Hépatiques (Familles des).

La classe des Mousses est divisée (par Payer, Botanique erypt.) en quatre familles (nous adoptons cette disposition), savoir : — 1° Andreéacées (genre unique, Andreœa), dont la capsule (urne) se partage en h valves longitudinales (qui restent adhérentes par la base et par le sommet). Ce petit groupe établit, par ce mode de déhiscence de la capsule, une sorte de transition entre les Jongermannes (classe des Hépatiques) et les Mousses. — 2” PllASCACÉES (six genres : Pltascum, Archidium , kphemerum, Plcuridium, Bruchia, Voit ta), capsule membraneuse, indéhiscente ; les spores deviennent libres par la destruction de ses parois. — 3° IIYPOPTÉRYGIÊES, dont la capsule s’ouvre par un opercule, mais dont les feuilles rappellent, par leur disposition tristique et sur un même plan, certaines Jongermanues (Hépatiques) (quatre genres : Hijjmptcrygium, C yulhophorum, Bhacupilum, I/elicophyllum). — U" Bkyacées, ou Mousses proprement dites, dont la capsule (urne) s’ouvre par un opercule, et où les feuilles sont disposées en spirale ; groupe nombreux cil genres et en es|>éces, dans lequel le type Mousse atteint sa plus complète expression.

La famille des Bryacées comprend 27 sous- familles ou tribus, dont voici l'énumération (nous suivons ici la classification pro|>osée par Payer, Botanique cryptogamique).

§ I. BRYACÉES ACHOCARPES. — Crnes placées à C extrémité de ta tige et de rameaux

allongés.

1. OrthotricHÉks. Vivaces. Coiffe en mitre, ordinairement couverte de poils redressés. Péristome double : l'extérieur conqvosé de 8 dents à h rangs de cellules ou de 10 à 2 rangs de cellules; l’intérieur, de 8 ou 16 «lents alternes, à un rang de cellules disparaissant quelquefois. — Genres : Orthotriehum ,

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Macromitrium, Scftlotheimio, Zygadon, Codnnoblepharum , Glyphomitrium, Drummondia.

2. Bryêes. Vivaces. Coiffe en capuchon. Péristome double : l’extérieur composé de 16 dents à 2 rangs de cellules; l'intérieur formé par une membrane carénée surmontée de processus et de cils. — Genres : Bryum, Mnium , Orthodoiitium, Timmia, Aulacomniitm, Paludella, Meesia, Cinclidium, Leptnchlœna.

3. TrichostomEes. Vivaces. Coiffe en capuchon. Péristome simple, A 32 dents A un rang de cellules, et portées sur une membrane basilaire. Genres : Trichostomum, Barbula, Distichium.

b. Dicranêes. Vivaces. Coiffe en capuchon. Péristome simple, A 16 dents A 2 rangs de cellules, libres jusqu'A la base. — Genres : Dicranum, Campy- Inpm, Trenialodnn, Campylostelium, Ceratodon.

5. GrimmiF.es. Vivaces. Coiffe en mitre ou en capuchon. Péristome simple, A 16 dents percées A jour ou divisées au sommet en plusieurs cils. — Genres : Grimmia , Orens, Weistia, Seligeria, Catoseophim, Iihacamitrium , Btindia, Coseinodon, Angstrœniia, Oncophorm, Leucophtmes, Octoblepharum .

6. TEtrodontiÊes. Terrestres, vivaces. Coiffe en mitre, fendue en plusieurs lanières A la base. Péristome composé de U dents. — Genres : Tetrophis, Tetrodont ium .

7. LeptostomÉES. Vivaces. Péristome membraneux, annuliforme, dressé (plantes exotiques). — Genres : Schiz/tymenium , Leptostomum.

8. G ymnostomées. Vivaces. Coiffe en capuchon. Péristome nul. — Genre : Gyninoslomum.

9. Hedvvigiées. Vivaces. Coiffe petite, en capuchon. Péristome nul. — Genres : Hrdwigia, Braunia.

10. PottiEes. Annuelles. Coiffe en capuchon. Péristome nul ou simple. ■— Genres : Pallia, Anacalypta.

11. Discéuêes. Annuelles. Coiffe en capuclion. Péristome des Grirnmiées. — Genre : Discelium.

12. Encaeyptées. Annuelles. Coiffe en éteignoir. Péristome nul, simple ou double. — Genre : Encalypta.

13. FunariÉES. Vivaces. Coiffe grande, en vessie, et se contractant au dessous de l'urne, qu'elle renferme en entier. Péristetne nul, simple ou double. — Genres : Funaria, Physcnmitrium, Entosthodon.

14. BartramiEes. Vivaces. Coiffe en capuchon. lime sphérique. Péristome ntd, simple ou double. — Genres : Barlramia, Pbilniwlis, Cnnnstnmum, Barlramidttla, Glyphorwpm.

15. Buxbaumiéf.s. Annuelles ou trisannuelles. Urne en forme de sabot, fixée obliquement sur un pédicellc court. Péristome double. — Genres : B tuba» min, Diphyscium.

16. SplachnacEes. Vivaces. Apophyse (renflement de l’extrémité du pédicelle) renflée en col allongé ou ovoïde, quelquefois en forme de plateau circulaire plus large que l’urne. Péristome nul, simple ou double. — Genres ; Splachnum , Œdipodium, Tuyloria.

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17. PolytbichÊes. Vivaces, à rhizome. Coiffe hérissée de poils pendants, lime fermée par nn disque (]> est l'extrémité de la columelle dilatée et adhérente aux dents du périsèome. — Genres : Polytrichum , Datvsonia, I.ytllia , Hymenostomvm.

18. SCHISTOTÊGÊES. A deux sortes de tigçs : les unes en forme de thalle pinné et stériles, les autres fertiles et à feuilles disposées sur plusieurs rangs. Coiffe cuculliforme. Périslotne nul. — Genre : Schistotega.

19. DrËPANOPHYLLêes. Vivaces, à feuilles distiques engainantes comme celles des Iris. Coiffe en capuchon. Péristomc simple. — Genres : Drepanofihyllum, Fimdent, Phyllngonium.

20. Hydropogonëes. Mousses flottant au milieu des eaux courantes. Coiffe en mitre, l’éristome nul ou simple (plantes américaines). — Genre : llydropogon.

21. CiNCLinoTÉES. Mousses flottant au milieu des eaux courantes. Coiffe cuculliforme. Péristomc en treillis. — Genre : Cinclidotus.

§ II. RRYACËES PLEimOCARPES ou CLADOCARPES. — Urnes placées le long de la lige ou de\ rameaux y ou à l'extrémité de rameaux latéraux très-courts.

22. Fontinalées. Mousses flottant dans les eaux courantes, à feuilles disposées sur trois rangs. Coiffe conique. Péristome double. — Genres : Fonlinalis, Diachelyma.

23. SphagnÉes. Mousses aquatiques, vivaces. Coiffe en capuchon ou en mitre. Péristome nul. — Genre : Sphagnum.

24. Angectangiêes. Mousses terrestres, vivaces, 4 feuilles disposées sur plusieurs rangs. Coiffe en capuchon. Péristome nul. — Genre : Anœctangiuin.

25. Sr.LÉRonoNTlÉES. Mousses terrestres, vivaces. Coiffe en capuchon ou en mitre. Péristomc double. — Genres : Srlerodontium, Ijeptodon, Dicnemon, Leurodnn, Regmatodon, Fnbronin.

26. IIypnêes. Mousses terrestres ou aquatiques, vivaces. Coiffe en capuchon ou en mitre. Péristome double. — Genres : ffypnum, Lnkea, Neckera, Cryphœa , Anacamptodon, Lepidopiliim , Actinodontium, Daltrmia, Pylaistrci.

27. Miei.iciihofEriÊes. Mousses terrestres, vivaces. Coiffe en capuchon. Péristome simple. — Genre : Mielichhofcria.

Les propriétés médicales des espèces appartenant à la famille des Mousses sont assez insignifiantes. L'infusion du plus grand nombre est légèrement astringente et diaphorétique. Un trouvait autrefois, dans les pharmacies, plusieurs espaces A'Hypnum sous le nom de Muscwt vulgaris. Les Polytrichum étaient employés sous le nom A' Adiantum aureum. Le Font tiw lis antipyrctica était regardé comme stimulant. Le Leskea sericea Hedw. , un peu plus astringent, était considéré comme propre 4 arrêter les hémorrhagies. — Les Mousses sont employées à quelques usages économiques ; on s’ensert pour boucher les fentes des bateaux, pour décorer les corbeilles, pour emballer les objets fragiles, etc. liai, la nature, le rôle des Mousses est d’une graude importance : leurs générations successives constituent assez rapidement un terreau qui augmente l'épaisseur du sol végétal, et le constituent dans des lieux arides où il n'existait

M.ji'TMIPK-ÜMM.rm. — MtXTJ. VGINEUX.

pas. Les Mousses servent aussi .V;, réserver, dams les bois, le sol de la sécheresse, en conservant les eaux pluviales, comme pourrait le faire une vaste éponge, et en mettant obstacle !i l'évaporation.

Diverses espèces de S/ihagnum, abondantes dans les marais des contrées hyperboréales, nourrissent (concurremment avec le Lichen [ Cenomyce ] rangifermvs) de nombreux troupeaux de rennes. Les pauvres habitants qui vivent sous ces tristes climats réduisent en poudre ces Mousses, dit Eudlicher, pour s’en faire un pain imaginaire, délices de leur vie misérable.

MOUTARDE-BLANCHE {S inapis a!ba, famille des Crucifères) (fig. 1080). — La graine de Moutarde-blanche, préconisée en Angleterre, puis en France, comme un précieux stimulant des organes digestifs, n'a pas, à beaucoup près, répondu aux bons eiïels qu’on en attendait. On la prend ramollie dans l’eau, à la dose de deux ou trois cuillerées à café dans le courant de la journée.

Fig. 1080. — Sommité florifère et fructifère Fig. 1081 .— Sommité florifère et fructifère de la Mputardo blanche (Sinapis altm) de U Moutarde-noire (Smr//u* [/fraioco] (proportions réduites). nigra) (proportions réduites).

MOUTARDE-NOIRE (Sina/m nigra, famille des Crucifères) (fig. 1081). Personne n’ignore que les sinapismes, les cataplasmes sinapisés et les pédiluves sinapisés, se préparent avec la farine de graine de Moutarde-noire. Cette farine doit son âcreté et les propriétés irritantes et rubéfiantes qui en font un des meilleurs révulsifs, à une huile volatile associée à l'huile grasse que les graines renferment. C’est avec la farine de celte même espèce, associée au verjus, que l’on prépare la moutarde qui sert de condiment.

MUCILAGINEUX, mucilaginosus. Se dit d’un liquide visqueux et filant. Le suc contenu dans la racine, la tige, les feuilles et les fleurs des plantes de la famille des Malvacées, est mucilagineux; la plupart des bulbes renferment un suc mucilagineux.

MUCRON.

MULTIF1DK.

fll'(Rn\, mucro. Pointe roide terminant brusquement une extrémité plus ou moins large. — Mucroné (mucronatus), qui se termine par un mucron. Une feuille, une capsule, etc., peuvent être murronées.

MUFLIER, Gnenlc-de-Lion ( Antirrhinum mnjus, famille des Scrofularinées) (fig. 1082). Cette plante, spontanée dans les rochers et sur les vieilles murailles du midi de l’Europe, et qui embellit nos parterres de ses nombreuses variétés, était employée 5 l'extérieur comme vulnéraire «t à l’intérieur comme diurétique.

Fig. 1082. — Corolle du Muflier {Antirrhi- Fig. 1083. — Diagramme de la fleur

num mnjus). du Muguet ( Convallaria maialis).

MUGUET (Convallaria maialis, famille des Asparaginées [fig. 1083]). Jolie plante des bois à souche longuement traçante, à feuilles elliptiques d’un beau vert, à fleurs blanches en grelots, disposées en grappes terminales, à odeur très-suave. Le Muguet (en allemand, Maiblume) est une des fleurs champêtres qui, dans le nord de l’Europe, signalent l’arrivée du printemps.

Multi (dans les mots dérivés du grec, poly). Nombreux, en grand nombre.

MULTICAULE, multicaulis. Se dit d'une plante dont la souche émet des tiges nombreuses.

MULTICÉPHALE, multicephalus. Se dit d’une plante dont l’inflorescence est constituée par un grand nombre de capitules.

MuUkeps. Se dit d’une racine qui, dés son origine, se divise en plusieurs branches.

Multicuccus. Se dit d’un fruit qui se compose de plusieurs coques devenant libres à la maturité.

Multicoslatus. Se dit d’un fruit qui présente un grand nombre de côtes : de certains fruits d'Ombellifércs, par exemple.

Multidentatus. Qui présente un grand nombre de dents.

Multi fer. Se dit d’une plante qui fleurit plusieurs fois par an: par exemple, la variété du Fraisier ( Fragnria vesca) dite de tous- tes- mois ou des quatresaisons.

MULTIFIDE, multi fidus. Se dit d'une feuille dont les divisions sont nombreuses et s'étendent environ jusqu’à la moitié de sa largeur (cher, les feuilles penninervées), ou jusqu’à sa moitié supérieure chez les feuilles palminervées). Voy. Fidk, -fidus.

Mm.Ttri.nRE.

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