NARD-CELTIQUE
Liliacées. Le mucilage y est également abondant et uni à une gomme-résine amére. La plupart de ces bulbes sont doués de propriétés émétiques: tels sont ceux des Amaryllis, du Pancrativrm maritimum et du Leucoium vernutn.)
NARIbCEl.TIQtlE (Vakriana ce! tira, famille des Valérianées). La plupart des plantes vivaces de la famille des Valérianées ont une souche odorante, et sont
Kîg. 1095. — Nard-irulicn ( Sartiostachy v Fig. 1090. — Nard-ccltique (Vaieriana
Jntnmnnsi t Vaieriana S ardus indtca), reltica) (dimension naturelle).
douées, à un degré quelconque, de propriétés analogues h celles du Vaieriana officinalis. Les souches du Vaieriana cellira (fig. 1096) (le Nard-celtique), petite plante des hautes Alpes (1), étaient autrefois l'objet d’un commerce important; on chargeait, dit-on, des navires de ce produit, qui était très-rechcrché par les peuples de l’Orient et regardé comme un des parfums les plus précieux. Nous avions peine à comprendre, en recueillant celte petite plante dans les Alpes, comment elle avait pu suffire si longtemps à une telle consommation. — On conseillait autrefois (dit Moquin-Tandon, Uotnn, mcd.) comme succédanés de la Valériane officinale ( Vaieriana officinalis) : la Grande-Yalé-
(t) h Le nard gaulois ou celtique (dit Malthiole, trad.) croist es Alpes, en Ligurie... et » en Stirie, voisine du comté de Tyrole où les paysans l'apportent des montagnes et le » vendent à pleins sacs, lié par javelles, aux marchands trafliquans en Surie et Egypte ; car n à ce qu'on dit ils le demandent tort ès dits pays, pour le mettre 6s bains dont ils sont » coustumiers user... — Le Nard-indien (tlg. 1095), Aspic d'outre-mer, Nard-indiaski..., u Nardus, est appelé par les apothicaires S/> ica-Sarf/û,, Il advient souvent qu’étant porté à » Alexandrie par la mer Indique et Arabique et d'Alexandrie à Venise, pour la grande siccité a qui est en lui, il attire facilement l'humeur de la marine, qui le rend souvent remugle n et inoisy ; de là vient qu’ayant perdu sa bonne odeur, il sent mal. »