‹ Nouveau dictionnaire de botaniqueChapitre 288 sur 414 · N AT ANS. — NÉFLIER · texte numérisé non relu

N AT ANS. — NÉFLIER

riane (K. Phu), la Valériane (1 inique ( V. dioiea), la Valériane couchée ( V. supina, V. saliunca), la Valériane-celtique ou Nard-ccltique (F. tel tira), cl le Nardindien. Jatainansi, ou Spica-nard ( F. Jatamansi, JVardostachys Jatamansi 1. Le Nard d Italie de Matlhiole est la Lavande (l.avandula Spica) ; son Nardus silvestris, l'.dson/m europteum.

Natans. Nageant. Vov. ce mol.

Naucum. Brou de la noix. C’est la chair ou sarcorarpe qui entoure la partie ligneuse de la noix. (Inusité.)

NAVETTE ( Brassica Rapa var. oleifera , Crucifères [fig. 1 097]). La Navette est un Chou annuel t rus-voisin du Colza {Brassica Napus var. oleifera). Ces deux plantes sont cultivées en grand dans le nord et le centre de la France pour leurs graines oléagineuses. L’huile de Navette et l’huile de Colza sont (comme l’huile d’OEillette , de graines de Pavot, Papaver somnifenim var. officinale) des huiles douces d’une grande importance commerciale, et qui sont employées à l'alimentation et à l'éclairage. Ces huiles sont fréquemment mélangées, dans le commerce, à l’huile d’olive, qui est d’un prix plus élevé.

NAVICULAIRÊ, navicularis. Se dit d'un corps creusé en forme de nacelle et dont la face inférieure présente une carène : par exemple le fruit du Valerianella carinata (plante annuelle dont la rosette est comestible comme celle du F. olitoria, la Doucette ou Fie, 1097. — Navette {Brassiea Bapn Mâche) (dans ce fruit, la concavité est due var- oleifera).

à l'écartement des deux loges stériles, et la carène â la saillie de la loge fertile).

NECTAIRE, nectarimu Surface glanduleuse sécrétant un liquide sucré, nectar. ’

nectar. Liquide ordinairement sucré, sécrété par les surfaces neclarifères.

NECTARIFÊRE, nectarifer, nectari /liais. Qui sécrète le nectar. Non-seulement certains disques ou écailles neclarifères, organes abortifs glanduleux situés ii la hase de l’ovaire, mais certaines surfaces |>étaloïdes, sécrètent des liquides et sont dits neclarifères : telle est la fossette située au-dessus de l’onglet et à la face interne des pièces du périanlhe chez le Fritillaria imperialis (Couronneimpériale), et à la surface de la cavité des organes de la fleur prolongés en sac ou en éperon, par exemple l’éperon de la Capucine ( Tropaeolum mnjus).

Nectarotheca. Nom donné aux récipients du nectar qui s’écoule des glandes neclarifères ; ce sont en général des fossettes ou des éperons qui sont des dépendances de la corolle ou du calice.

NÉFLIER (Mespilus germanica ); — Sorbier, Cormier ( Sorhns dnmestiea)\ — Alisier ( Sorbus lomnnatis), famille des Pomacées. Ces arbres ont fourni peu de variétés par la culture. Leurs fruits, nèfles (fig. 1098), cormes ou sorbes.

NtLOMBIÉES. — Nfir.OMBONf.K5.

et alises, sont d'une saveur très-âpre , et ne deviennent sucrés et comestibles que lorsqu'ils ont subi un commencement de fermentation sucrée semblable à celle qui s’observe chez les poires dites molles ou blettes ; on les recueille avant

Fig. 1 098. — Nèfle, et coupe verticale de ce fruit (fruit du Néflier, Mrspitui germankn).

qu’ils aient passé à cet état, et on les dépose sur un lit de paille pour les laisser mollir. On prépare dans quelques campagnes, avec les sorbes écrasées ou macérées dans l'eau, une boisson fermentée analogue au cidre. On emploie les fruits, pour cet usage, avant qu'ils aient subi leur fermentation.

NÉLOMRIKKS. Classe comprenant les familles des NymphÊacËes, Cabom- Bér.s et NÊLOMBONÊES, présentant pour caractères: Plantes dicotylées dialy pétales. Calice libre ou adhérent à la partie inférieure de l'ovaire. Corolle à pétales hvpogynes ou insérés en spirale autour de la partie inférieure de l'ovaire. Étamines définies ou plus ou moins nombreuses, insérées au même niveau que les pétales ou au-dessus de ce niveau. Carpelles plus ou moins nombreux, ord.. soudés entre eux. Fruit charnu ou sec. Graines pourvues ou non de périsperme. Plantes aquatiques.

N K I .OM BOX CCS. Famille de plantes dicotylées dialypétales, à ovaire libre, renfermant uniquement le magnifique genre Nrlumbium, composé lui-même de deux seules espèces, l’une de l'Asie moyenne, l'autre de l’Amérique boréale, f.e genre Nrlumbium est très-voisin de la famille des Nymphéacées, mais il en diffère essentiellement par l'absence de périsperme; il se rapproche, par ce caractère et par plusieurs antres, de la famille des Papavéracées, dont il s’éloigne beaucoup par ses carpelles isolés monospermes ou dispermes, plongés dans les alvéoles d'un vaste disque ou toi ns (prolongement de l’axe en forme de pomme d’arrosoir), et par ses graines volumineuses. — Les Nelumbium font l'ornement de nos aquariums et passent l'été dans nos bassins en plein air; magnifiques par leurs feuilles à large limbe orbiculaire polté, ils sont splendides par leurs grandes fleurs d’un blanc rosé élevées sur des hampes unillores. Les sépales (4-5) passent à la forme des pétales, qui sont en nombre indéfini, comme dans les Ni/mpltwa. Les (létales et les étamines sont insérés en spirale dans la partie inférieure du lot us; les anthères sont terminées par un appendice pétaloïde. L'ovaire est constitué par le toras, à la surface duquel sont nichés les carpelles, dont on ne voit au dehors que les stigmates peltés. L’ovule ou las deux ovules

NKMA-. NÉNUFAR.

sont pondants, réfléchis. Les carpelles mûrs sont ovoïdes, à péricarpe ligneux, ord. monospermes. La graine qui remplit leur cavité est à lesta spongieux, dépourvue (de périsperme; l'embryon est volumineux, à cotylédons charnus et il plumule déjà développée.

Aeiim-, dans les composés tirés du grec, signifie filet; en latin, filament um.

.\emanitm. Qui croît dans les forêts et les bois. = Silvntiek*, silve.itris.

NÉNUFAR (ou NÉNUPHAR) BLANC [Ni/mphœa altja) (fig. 1099); — Nénufar jaune [Su fur hitennt). Plantes indigènes de la famille des Nymphéacccs.

Le suc des Nymphéacées renferme de l’acide galliquc, qui lui donne des qualités astringentes ; les jeunes rhizomes renferment une fécule abondante et sont comestibles. Les fleurs, douées d’une faible odeur, passent pour légèrement narcotiques. Mais c’est par leur beauté, bien plus que par la nature de leurs propriétés médicales, que les Nymphéacées ont dès longtemps conquis leur célébrité. « Nymphæaceæ (dit » Endlicher) mvstico flore decoræ, et « pulcherrimo foliorum aulxo aquam » miraculorum parentem tegentes, ab » anliquissimis temporibus inter sacras » numerantur... Inter nostrates Nym- » pltæa alba, planta latissimc |ier nm-

• nem hcmisphæram borealem diffusa,

• memorandaest, æstatepulcherriinuin » aquarum ornamentum, florem albuin » et inter indigenos amplissimum, inter folia lata natantem, hora malulina

» septima pandens, pomeridiana quinla claudens Folia vulneraria pcrlii-

» lient. Flores subnarcotici, antiapbrodisiaci creduntur (1). >> Les propriétés du Nnfar hiieinn (Nénufar) différent peu de celles du Nymphœa alba.

(I) « Les Nymphéacées décorent les eaux qui les produisent de leur fleur mystique qui s’épanouit fièrement, entourée de splendides feuilles; elles sont comptées depuis la plus haute antiquité au nombre des plantes sacrées.. . Parmi celles de nos climats, la plus digne de mémoire, le Syr/iphteit alba , fait l'ornement des eaux donnantes dans la vaste étendue de l'hémisphère boréal. Entourée de ses larges feuilles nageantes, la fleur magnifique du Sym^funt. la plus grande des fleurs indigènes, ouvre sa blanche corolle à sept heures du matin et la ferme à cinq heures du soir... Les fleurs sont légèrement narcotiques ; elles passent peur antiaphrodisiaques... Les feuilles sont vulnéraires. »

Selon Matthiole, • le Nymplur.i. Lys d'eslang. Blanc d'eau ; Arabes ; Nilofar, Nilofan et ■ Nilufar ; Aliénions : gelb et vveiss Scebhiomcn et ilaarwurtz; Espagnol : Escudetes del s rio et lligos del rio.. . Ses feuilles sont semblables à celles de la Fève-d’Ëgypte (le .Ye/iiuia 'nnrn yj- ' iixm/i ; les unes nagent sur l'eau, les autres se nourrissent au fond de l'eau. » Sa fleur est blanche et semblable au Lys ; estant defleurée, elle jette une chose ronde n comme une pomme ou comme une teste de pavot. Prise en breuvage, elle amortit les » songes et les fantaisies de l'amour. Elle a pris le nom de Nyinpliaia pour ce qu'elle s'aime n en l’eau. — Il y a une autre espèce de Nénuphar dont la fleur est appelée Blephara, Jaunet » u’eau -, sa fleur est jaune et luisante, a

Fig. 1099. — Fleur du Nénufar blanc ( Sympha-a alba) (proportions réduites).

NÊPENTHÉES.

Deux des pins belles plantes du monde : l' Euryale ferox (plante de l'Inde) et le Victoria Rcgince, Schonib. ( Euryale amazonien, Pœpp.), le Maruru des indigènes des bords de l’Amazone, appartiennent it la famille des Nymphéacées. Fndlicher mentionne le Victoria en ces termes : • ... In vastis Americæ flmni-

» nibus nascitur, Victoria;, An- > glomm Rcginæ virgini, nunc » populorum matri pulchrefoe- >■ eundx, dicata. Planta ingens » est, foliis, giganteis et bene » armatis late per undam donti- • nans. Flores maximi et fra- » grantissimi, ubi panduntnr i> candidi, deinde sanguineo ru- » bent. Frnctum sub aqua ma- » turat. Seminibus popullis » victitat (1). • XKPENTIIÉKS. Famille de plantes dicotylées apétales, renfermant leseul genre Repentîtes.

I,a structure de la feuille des Népenthès (fig. 1100) est une des plus singulières du règne végétal; la nature s’y est livrée à une fantaisie qui touche au fantastique: Un pétiole, d'abord metnbraneux-foliacé.se prolonge en une longue vrille qui se redresse et se dilate brusquement en une membrane roulée en cornet foliacé ( ascidie , sorte d’urne de la forme la plus élégante), puis se contracte pour fournir ensuite un petit limbe ovale, qui sert de couvercle ou opercule i l’urne pétiolaire. — l,es Népenthès, indigènes à Madagascar et dans l'Asie tropicale, sont des plantes herbacées dont la tige n 'offre pas de canal médullaire distinct. — Fleurs dioïques nombreuses, en grappes ou en panicules subterininales, la tige se prolongeant au délit de l'inflorescence. Périanthe (dans les deux sexes) herbacé, quadriparli, pubesccnt en dehors, les deux sépales

Fie. H00. — Deux feuilles d'un Népenthès (JVepenfAr.* nm/iu/lann) terminées en urne ou ascidie.

(1) « Cette plante, qui naît dans le» vastes (leuves de l'Amérique, a été dédiée

à Victoria la reine vierge des Anglais, aujourd'hui la mère heureusement féconde des peuples. La plante est immense; elle étale Itèremenl sur les ondes, dans de vastes étendues, ses feuilles gigantesques et bien armées. Les fleurs sont d’une merveilleuse ampleur; elles exhalent un parfum pénétrant, blanches quand elles s'ouvrent, elles deviennent ensuite d'un rouge de sang. La plante mûrit son fruit sous l'eau. Les peuplades qui habitent les bords de la rivière des Amaiones (Orénoquej »e nourrissent de ses graines. »

NEPHROIDECS, — NERVURES,

extérieurs couvrant les deux internes. Fleurs mâles à étamines nombreuses, soudées en une colonne centrale, â anthères extrorscs groupées en tètes globuleuses. Fleurs femelles à ovaire libre, â 4 angles (à 4 carpelles), quadriloculalre, à stigmate sessilc 4-lobé. Ovules nombreux, insérés sur plusieurs rangs aux cloisons, ascendants, réfléchis. Fruit capsulaire, coriace, â 4 angles, quadriloculaire ; à déhiscence loculicide, à 4 valves portant les graines. Graines nombreuses, fusiformes, ascendantes, â testa prolongé en tube â ses deux extrémités; embryon droit, cylindrique, à cotylédons linéaires, entouré d'un périsperme charnu globuleux. — Les Népenlhès sont une des plus curieuses acquisitions de nos serres.

Nephroideus. Eu forme de rein ou rognon. Ce mot, dérivé du grec, est inusité ; on emploie habituellement le mot latin reniformis.

Nephrosta (Necker). Nom (inusité) donné aux sporanges réuiformes des Lycopodiacées.

NERPRUN ( Rhamnus catharlicus, fam. des Rhamnées) (fig. 1101). — Les baies renferment, h la maturité, une pulpe d’une saveur amère et nauséeuse, assez fréquemment employée comme purgatif, et regardée autrefois comme fébrifuge : avant leur maturité, elles fournissent une matière colorante verte.

NERVALES. — Cirri nervales, les vrilles qui sont un prolongement de la nervure moyenne d’une feuille complètement développée. Les feuilles à ascidie

abortive des NepenlhesIN. destillatoria HOC — Rameau florifère du Ner- , , , prun (Rhamnus cathnrticus) (proportions

et autres especes) offrent un exemple réduites).

curieux de cette sorte de vrilles.

NERVATION, nervalio. Disposition des nervures chez une feuille.

NERVÉ, - nervus . Terminaison employée dans certains mots composés pour caractériser les diterses sortes de nervations chez les feuilles : digitinervé (digitinervus) ; pellinervé ( peltinervus ), etc.

nervures, nervi. Faisceaux fibro-vasculaires qui constituent la charpente du limbe de la feuille (fig. 1102 à 1105), et forment des lignes saillantes (à la face inférieure de la feuille) simples ou rameuses, souvent anastomosées en rameaux. Les nervures sont la continuation du pétiole lui-même, dont les faisceaux se dissocient à son extrémité supérieure et s’épanouissent sur un seul plan. Le tissu cellulaire, qui, chez le pétiole, entourait les faisceaux fibreux et constituait en outre une écorce, s'épanouit également au même niveau que les faisceaux, et s’étale en une membrane mince qui, chez les feuilles entières, remplit l’intervalle qui sépare les faisceaux divergents, et est recouverle sur ces dcüx faces par un épiderme qui est aussi la continuation de celui du pétiole. Selon que le

Page 1