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OMBELLIFÈRES

capitules globuleux (ex. genre Eryngium) et rappellent rinflorescence des Composées (plantes à ovaire adhérent, à 2 styles ou style bifide, et à 5 étamines; mais à corolle gamopétale, à étamines soudées en tube par les anthères, et i fruit monosperme).

Fie. 1132. — Fleur (grossie) du Scmulix Fie. 1133. — Fruit (grossi) de VHydroto-

Pecten-Vcneris (vulg. Peigne-de-Vénus), /y/e vulgnris (vulg. fxuelle-dVau), Orn-

Ombellifére-campylosperméo. bellirère-orthospermée.

Cette famille est une des plus importâmes du règne végétal par le nombre des espèces qu’elle renferme , et surtout par les propriétés actives de la plupart et l’usage alimentaire si répandu de quelques-unes. La plus grande partie de ces plantes habitent les régions tempérées de l'hémisphère boréal ; elles sont fort abondantes en Europe.

Les propriétés actives des Ombellifères résident dans une huile volatile renfermée surtout dans les fruits, et dans des substances résineuses amères et âcres particulièrement contenues dans la racine ; il existe dans le suc de quelquesunes un alcaloïde narcotico-Acre qui leur donne des qualités délétères. L’huile volatile est tantôt pure, tantôt mêlée à une matière résineuse.

• Toutes les anomalies apparentes de la famille des Ombellifères (dit De Can- » dolle, Essai sur 1rs propriétés médicales des plantes) me semblent s’expli- » quer, en admettant que leur extractif est narcotique et leurs principes rési- » neux plus ou moins stimulants et aromatiques, ou, en d’autres termes, que » leur sève i moitié élaborée est narcotique, tandis qu'au contraire elle devient » aromatique ou stimulante lorsqu’elle est transformée en un véritable suc » propre. »

L'huile volatile du fruit des Ombellifères est renfermée dans des canaux longitudinaux du péricarpe (les vitta ou canaux résinifères). Les fruits de certaines espèces sont souvent employés comme condiment. Cette huile a beaucoup d'analogie avec les huiles des Composées et des Labiées, et possède les mêmes propriétés stimulantes. Un grand nombre d'espèces, la plupart originaires de l'Europe méridionale ou de l'Asie, et cultivées dans toute l'Europe, fournissent des fruits, d’une saveur chaude et aromatique, usités comme condiment

OMBELLULE. — ONAGRES.

de temps immémorial. Tels sont : le Fenouil ( Fœniculum officinale), spontané dans les moissons de l’Europe australe; l'Anis ( Pimpinella Anisum), originaire de l'Égypte et de la Grèce; le Cumin { Cuminum Cyminum), de l'Égypte et de l’Asie Mineure; l'Aneth ( Anethum graveoletis) , de l’Orient; la Coriandre ( Coriandrum sativum), de la Tartarie; le Carvi ( t'arvum Caroi), commun dans presque toute l'Europe; le Sinon Amomum, indigène dans l’Europe moyenne et l’Asie Mineure, et VAmmi majut, plante commune dans la région méditerranéenne. L’Ammi Visnaga (vulgairement Herbe-aux-cure-dents) habile les mêmes lieux que le précédent : ce sont les rayons de l’ombelle durcis par la dessiccation qui constituent des cnre-deuts aromatiques dont on se sert en Orient.

La saveur de l’ t'ehinophora spinosa, plante de la région méditerranéenne, a de l’analogie avec celle du Panais. — Smyrnium Olusatrum (Maceron). Cette plante était cultivée autrefois ; on en mangeait les feuilles et les jeunes liges, dont ta saveur se rapproche de celle du Céleri ; la racine était regardée comme diurétique. — Sium Sixarum. On pense que cette plante a été apportée de la Chine en Europe vers le xin" siècle; sa racine est d’une saveur assez agréable, elle passe pour stomachique.

L’ Helosciadium nodiflorum cl l’ Ægopodium Podagraria sont inusités aujourd'hui; on les employait autrefois pour leurs propriétés aromatiques, stimulantes et résolutives. — La racine du Meum alhamanticum, plante alpestre, est âcre et aromatique : on s’en sert dans la médecine vétérinaire. — L ’Athamanta crelensis entrait dans la composition de la thériaque. — Les Pimpinella magna et P. xaxifraga, employés autrefois, sont sans usage aujourd'hui; il en est de même du Si taux pralensis et du Tordylium maximum.

onttr.i.i.ii.K, umbellula. Nom donné aux ombelles partielles dont l’ensemble constitue l’ombelle composée ; l’involucre qui se trouve ordinairement à la base de chaque ombellulc est désigné sous le nom d'involucelle (involucellum).

ovfBH.lt', ambitieux — Hile. — Voy. HILE.

ovf phalodk, nmphalodium (Turp. ). Point central de la cicatricule ou hile après la chute de la graine ; c’est le point qui correspond au passage des vaisseaux dits nourriciers de la graine.

OMPIIALODES. Jolies espèces du genre Omphalodcx, voisin du genre Myosotis, famille des Borraginées. On cultive comme plantes d’ornement I '0. Unifolia, plante annuelle à fleurs blanches, et l’O. verna, à souche vivace, à feuilles ovales-lancéolées pétiolées, â (leurs d’un bleu d’azur.

ON A Gît A R! K ES. — Voy. flENOTflf.tif ES.

ONAGRES. Les espèces du genre tlFnothera (Onagre) qui ornent nos parterres sont originaires d’Amérique. Les racines pivotantes des diverses espèces sont comestibles : on n’en fait pas usage eu France. L 'Œnothura biennis, originaire de l’Amérique du Nord, n’est introduit en Europe, où il est actuellement naturalisé partout, que depuis deux siècles. L ’Œnothera xuaveulens embellit nos jardins de ses larges fleurs odorantes de couleur jaune-de-soufre. Plusieurs autres belles espèces â grandes (leurs, d’un blanc rosé, sont cultivées depuis un plus petit nombre d’années, avec les Clarkia elegam et pulchella, le Ijopezia ramona, les Fuchsia et autres belles Onagrariées. Les Fpilobiutn font

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