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ANTHÈRE

été prises par certains descripteurs pour une seule luge : cette disposition existe chez la Mercuriale, dans les genres Lamium,' Gnleobdnlon , etc. Quant aux anthères réellement unilobécs, il est évident qu'elles s’ouvrent par une seule fente, qui, bien que longitudinale, paraît transversale, si cette anthère est, comme cela arrive fréquemment dans ce cas, renversée sur le dos à l'extrémité du filet. — Il est un genre de déhiscence sans analogie apparente avec les précédents, et qui est assez rare; chaque loge s’ouvre par une ou même plusieurs valvules qui se relèvent de bas en haut comme un store : telle est la déhiscence de l'anthère dans le genre Berberis (Épine-vinette), chez le Laurier ( Jjturus nobilis) (fig. kl), etc. — L’anthère est dite intrurse lorsque l’ouverture des loges regarde le centre de la fleur ( introrsum ) : c’est la direction normale; quelquefois les fentes sont placées un peu en dehors de la face interne, on dit alors que les loges s'ouvrent par des fentes latérales. Il arrive aussi que les fentes regardent l’extérieur (ejttrorsmn), ce dernier cas est rare ; on en trouve des exemples dans la famille des Henonculacées, tribu des Klléborées ; genres Calt/ia, He/leboi-us, Migella, Ar/uilegia (Ancolie), Aconitum, Delphinium (l’icd-d'alouctte), etc. La direction extrorse peut n'ètre qu'apparente, lorsque, par exemple, l'anthère

Fie, 47. — Étamine d'un Laurier (Lnurut nobilis ) à anthère s’ouvrant par des opercules a, a'. Le filet de celte étamine présente, vers m base, deux appendices e, e' (étamines stériles soudées).

Fig. 48. — Étamines à anthères flextta uei de la Bryone ( Bnjania tlioicu). — A, l'un des deux faisceaux composés chacun de deux étamines soudées par leurs filets; B, l'étamine unilobée, libre.

est vacillante et retombe en dehors, après l'émission du pollen, par un mouvement de bascule ; pour connaître, dans ce cas, la direction réelle de l'anthère, il faut étudier t'anllièrc avant sa déhiscence et son déplacement, dans le bouton de la fleur (|>cndaiil la préfloraison). — Certaines anthères ne se composent que d’un seul lobe ( anthères untlubées, ou uniloculaires ) : telles sont les anthères des Malvacées, de la Guitnanvc ( Alltuea o/fi/ inalis), par exemple ; telles sont aussi les anthères dans le genre Polygala , et celles de la Bryone {Bi-yonia ilioiea) (fig. 58), libres ou soudées deux à deux (dont chacune se compose d'un lobe linéaire flexueiix replié sur lui-même et adhérent au filet dans toute son étendue). Dans certains cas, les anthères uniloculaires résultent de l'avortement d'un des deux lohes, comme dans la Sauge, où le lobe unique est porté à l’une des extrémités latérales d’un long connectif. Dans d’autres cas, le lobe unique est le résultat évident du partage d’une étamine à anthère hiloctilairc en deux moitiés longitudinales : c'est ce qu’on peut admettre dans le genre Futùaria, qu’on décrit comme à 6 étamines, dont 2 opposées bilobées, et les U intermédiaires

CEIIIIAIK (de ST.-riEBHt). 5

ANTHÊHIDIE.

unilobées ; ces U (-lamines soin probablement le résultat (le deux étamines bilobées fendues dans toute leur longueur (ces moitiés d'étamines sont, dans l’exemple cité, soudées en faisceaux avec chacune des étamines bilobées). — Dans certains cas, au contraire, deux étamines à anthères bilobées peuvent si? souder dans toute leur longueur, de telle sorte que les deux anthères rapprochées aient l'apparence d’une anthère quadrilob>:e (ou quadrilnculaire) : les chaluns mâles du Salix purpurea (appelé à tort, |>our cette raison, numandra, à une seule étamine) offrent un exemple de cette disposition ; dans une espèce voisine, le Salix ntl/ra, la soudure n’a lieu que dans la moitié inférieure du lilet (celle espèce avait été, pour celte cause, appelée /issu, à étamine fendue, par suite de la même erreur d'observation qui u fait donner au précédent le nom de nnmandra). Enfin, toutes les antlières d’un vcrtirille d’étamines peuvent être soudées entre elles par leurs bords, de manière à constituer une couronne ou une gaine : c'est ce qui a lieu chez toutes les plantes de la nombreuse famille des Composées, appelée pour celle raison famille des S ijnunt lierres. — Kelalivcment à sou insertion sur le filet, l’anthère est dite tithtrr. quand les deux loges sont adhérentes au lilet (ou au connectif qui eu est la continuation) dans toute leur longueur; l’anthère est alors immobile (nul h. bnsifu'v ) : par exemple, chez la Bourrache, le Laurier-Kose, etc. Mais plus ordinairement le lilet, se termine par une pointe aiguë qui s’insère au connectif, soit vers l’une de scs extrémités, soit vers le milieu (anlh. tlnr.iifi.rc) ; l’anthère est alors mobile sur le lilet, et change de |iosilion selon les mouvements qui sont imprimés à la fleur (anthère vacillante ou oscillante, versatilii) : telle est l'anthère dans les familles des Graminées, des Cvpéracées, etc., etc. — Les anthères se prolongent quelquefois en des appendices bizarres : dans le genre Vaccinium, non-seulement les loges se prolongent en tubes ouverts à leur extrémité seulement, mais chaque loge est munie d’un appendice dorsal en forme d’ergot ou de corne; dans le genre Yinln (la Violette odorante, par exemple), l'anthère s’amincit au sommet en un appendice membraneux terminal. Chez un grand nombre de plantes de la famille des Composées, chacune des deux loges

linéaires se prolonge à sa base (au-dessous w;- de l’insertion du lilet) en un long appen- / y J dice membraneux (< antheru * rundattr).\ ov.

Jîfkfci le» mots Étamine, Ktt.tr, Connectif,

/ POU.tN.

„ I I vmiii kidif: , antheridium. Organe nyj qui, chez les Cryptogames, est sup|>osé jouer un rôle analogue à celui de Vanlhère Kic. AO. — A. Groupe (très-grossi) il'an- citez les Phanérogames. Les anthéridies tliéridies, lc> unes encore pleines, sont de forme et de structure très-diverses d’autres déjà vidées, d’une Algue, te . . ,

fiictu vesiculoius. — II. Une antlicri- chw lcs différentes classes des végétaux die plus fortement grossie, à l'instant crvptogames où elles ont été observées ; où les anthérozoïdes s’eu échappent. d,^ contiennent des animalcules végétaux doués de mouvements spontanés, et connus sous les diverses dénominations de : sporidies (4. Ag.), ganidies (Kuetz.), spurozoïde* (D. et S.), et anthérozoïde s (Thurel) (fig. 49). 11 ne faut pas confondre ces organes avec les spores douées

ANTHÉROZOÏDES. — ANTITROPE. 67

de mouvements spontanés, que l’on observe chez ccrtaiues Algues (chez les Vaticheria, par exemple).

AXTHÉROZOïnis. Ce sont des animalcules munis de cils, et doués de mouvements spontanés après leur sortie des anthéridics, où ils ont pris naissance. Ces organes sont considérés comme des agents fécondateurs; on les a observés chez un grand nombre de végétaux de l’embranchement des Cryptogames.

Anlhesis. Anthésc ; épanouissement des (leurs. Voy. Floraison.

A MllODi:, anthodium — Calathidc = Céphalanthie. Nom donné au capitule de fleurs dans la famille des Composées. Voy. Fleurs composées.

wnioPHORi:, unthophorium «= Gynoslemium. Colonne qui porte les anthères et le stigmate chez certaines plantes; ex. : les Orchidées. Celle colonne est due à la fusion de l’amlrocéc avec la partie supérieure du gynécée.

Ant/ios, mot grec, en latin Fins , fleur, -anthu s, -anthium, anth-, anlhe, dans les mots composés tirés du grec, siguiGenl fleur : polyanthus, qui a beaucoup de fleurs; phoranthe, phoranthium, qui porte les fleurs (nom donné au réceptacle chez les Composées). Mans les mots composés tirés du latin, florus remplace ant/ius : ainsi grandiflorvse st synonyme demegalanthus : longijlorus , de macranthus.

Anthracinus. Couleur de charbon, noir.

Antivirus (Link). Inflorescence composée de pédoncules grêles portant des fleurs fasciculées; ex. : les Ainarantacécs et les Chénopodiées. (Inusité.)

Anticc (adv.), antérieurement, en avant. — Anticus, dirigé ou situé en avant ou en dedans; ce mot est synonyme A'introrsus. Ces expressions s’opposent à postions et extrorsus, dirigé en dehors, situé en dehors, en arrière. — Les mots antious et posticus ont souvent donné lieu à des erreurs, les diverses conditions de position relative faisant que, selon qu’il a en vue l’une ou l’autre, tel auteur caractérise par le mot anticus ce que tel autre caractérise par le mot posticus. — Relativement aux organes de la fleur, anticus doit toujours signifier qui regarde l’axe de la fleur ; / toslicus , qui regarde en dehors de la fleur.

.WTIDESMÉKS (STILAGINÊES). Famille de plantes dicotylées, apétales, voisine des Urticées, comprenant des espèces originaires de l’Inde orientale et de Madagascar, et présentant les caractères suivanLs : Ovaire libre, uniloculaire, biovulé, entouré d’un disque glanduleux. Fruit bacciforme, à noyau osseux. Graine munie d’un périsperme pénétré par des processus de l'endocarpe, à embryon droit. — Près des Aniidesmées viennent se grouper divers genres plus ou moins alliés ii cette petite famille : Putranjiva, Furestiera, Scepa, L^pidnstachys cl Garrya. Ce dernier genre renferme des arbrisseaux de la Californie, à ovaire infère; à tiges quadrangulaires, constituées par des lames libro-ligneuses disposées verticalement autour de la colonne médullaire.

ANTIDROME. Se dit d'une spirale dont le sens est opposé au sens de la spirale qui précède.

ANTIKIWIIXÉES. — Voy. Scrofularinées.

ANTITROPE, antitropus. Se dit de l'embryon dont la radicule est diamétralement opposée au hile. La graine qui renferme cet embryon résulte d'un ovule droit (dont le micropyle est situé à l’extrémité opposée au bile). Voy. Embryon et Ovule.

Al'ÉRIANTUfcK. — APÉTALE.

APËRIANTHÉE (Kleur), dépourvue de périantlie.

.1 pertus, ouvert. Se dit d'uue cavité qui présente une ouverture béante : /Jus o purins, fleur épanouie. — On ne doit pas dire rameaux ouverts, mais rameaux formant avec la lige un angle ouvert, ou mieux, rameaux rlirariquês.

APÉTALE, apetalus. Qui n’a |>oiiit de pétales, qui manque de corolle. — Chez les végétaux dicotylédones, les feuilles modifiées nommées enveloppes florales (parties qui servent de téguments aux étamines et à l’ovaire) constituent deux et quelquefois plusieurs verticilles de la fleur, dans un grand nombre de familles. Le verticille extérieur est composé de feuilles ordinairement vertes, mais quelquefois d une autre couleur. Ces feuilles modifiées ont reçu le nom de s/- pales, et, qu'elles soient libres ou soudées, leur ensemble se nomme ni lice. — Le verticille intérieur est composé de feuilles colorées (c'est-à-dire présentant une couleur autre que le vert ou couleur des feuilles normales : par exemple, le bleu, le blanc, le rose, le jaune). Ces feuilles modifiées se nomment pétales, et, qu'elles soient libres ou soudées, leur ensemble se nomme corolle. — Le verticille intérieur, la corolle, n’existe pas chez toutes les plantes dicotylédonées; mais le plus extérieur des deux verticilles, le calice, existe presque toujours. Les plantes dont la fleur offre celte organisation (dont les enveloppes florales sont réduites au calice) sont dites apétales, — Chez les plantes apétales, le calice

Kig. ÔO. Klcur npùtntr à sépales libres Kiu. 51. —Fleur apétale à sépales soud'uiic 'Hématite. dés en un périantlie tubuleux de VAnstu-

loehia Sipho.

est susceptible de présenter la couleur verte ou verdâtre, comme dans les familles des Lrticées, des Cannabinécs, etc. ; mais souveut aussi ce calice est coloré, comme dans les genres Daphné, Ciematis (fig. 50), Aristolochia (fig. 51), Anémone, etc. Les sépales sont alors dits pitalnîdes (ayant l’apparence de pétales). — Cbez les plantes monocolylédonées, le calice et la corolle étant ordinairement composés de pièces semblables et souvent pétaloïdes, on les a considérés, pour en faciliter la description, comme un même système d’organcs, et 1 on a donné à cet ensemble le nom de pênnnt lie ou péri jonc. Ce périantlie peut être réduit à un seul verticille ou même être entièrement nul; mais on ne se sert pas, dans ces différents cas, du mot a pétale pour désigner la plante qui présente celle organisation. — Certaines plantes pourvues normalement d'une corolle peuvent accidentellement devenir apétales par suite de l’avortement de

Al'EX. — APHYLLE. 69

la corolle : par exemple, certains Cerastium , certaines Violettes, etc. — Dans l'embranchement des Dicotylédones, on admet généralement quatre divisions : les J)ialy pétales (polypèliAes), à pétales libres; les Gamopétales (monopétales), à pétales soudés entre eux; les Apétales, qui manquent de pétales; et les Gymnospermes (Conifères et Cycadées), qui manquent aussi de pétales et dilTèrent des véritables Apétales par la slyiclure de l’ovaire. — I.cs Apétales peuvent se diviser en deux classes naturelles : 1° Les Apétales non nmentacées, dont les fleurs mâles ne sont jamais dispusécs eu chatons. Ce groupe renferme des plantes herbacées, comme les Amarontus, les Chenopodium , les Pnlyt/onum , les /lûmes, le Chanvre, le Houblon, les Orties, les Euphorbes, la Mercuriale, etc., et des arbres ou des arbrisseaux, tels que l’Orme, le Ce l lis, les Mûriers, le Figuier, les Daphné, le Buis, etc. — 2° Les APÉTALES amentncées, dont les fleurs mâles sont disposées en chatons. Ce groupe ne renferme que des arbrisseaux et des arbres ; il comprend les familles indigènes suivantes : les Cnpulifères (le Hêtre, le Châtaignier, les Chênes, le Noisetier, le Charme); les Salicinées (les Peupliers, les Saules); les Détulinées (le Bouleau, les Aunes); les Myricéet (le Alyrica Gale)-, et le Noyer et le Platane, arbres de l’Asie Mineure naturalisés dans toute l'Europe. — La division des Gymnospeiihes, qui ne renferme que des arbres ou arbrisseaux apétales, est représentée sous notre climat par l'ancienne famille des Conifères, élevée maintenant au rang de classe et partagée en plusieurs familles : les Abiélinées (genres Pin, Sapin, Mélèze, etc.); les Cupressinées (genres Genévrier, Cyprès, etc. ); les Taiinées et les Gnétacées.

Apex. Sommet, pointe : in apice, au sommet. — Tournefort désignait l'étamine sous le nom d 'apex.

APHYLLE, aphyllus, sans feuilles. Se dit des plantes qui ne présentent point de feuilles foliacées. — Trois cas peuvent se présenter ; 1° Les feuilles existent, mais sont réduites à des gaines ou à des écailles décolorées ou colorées, mais non de couleur verte, comme chez le Monotropa Hypopitys, le Limodorum abortivum, et le i\eottia Nidus-avis. 2° Les feuilles n’cxislent que sous la forme de bractées et d'organes floraux , comme dans le genre Cuscuta (ûg. 52). 3° La lige aérienne n’étant représentée que par un seul entrenœud, elle ne peut offrir de feuilles dans sa longueur; dans ce dernier cas, cette tige aérienne n'est, en général, qu'un pédoncule partant d’une so&che souterraine, comme dans le Primula o/ficinalis , le Seilla autans, l’ Ormtlwgalum pyrenaicum, etc. Quelques-uns de ces pédoncules radicaux semblent fcuillés sans i'èire en réalité : en effet, chez les espèces du genre Allium (Ail), les feuilles parlent de la souche et emboîtent, sans lui adhérer, le pédoncule radical (ou liam/ie) par leurs gaines.

Fie. 52. — Plante a/itn/Ne (le Cuscuta major enroulée sur une tige d’Ortie).

APICALE. — APOCYNÉES.

APICALE (Déhiscence), qui a lieu par le sommet de l'organe. — Apicalis , qui occupe le sommet — Apicilaris, qui appartient au sommet.

APICIFIXE. Se dit d'une anthère qui semble attachée au filet par son sommet ( anthera apicifixa). Celte disposition, souvent réelle, m’a paru n'Olre, dans certains cas, qu'apparente, et |x>uvoir résulter du renversement des lobes libres d'une anthère réellement basifixe ou dorsifinj1.

APICULÉ, apiculatus. Terminé au sommet par une pointe courte et aigue. — Apiculum, diminutif A'n/wx, pointe terminale.

APOCARPÉ. — Fruit npocurpé, celui dont les carpelles sont libres entre eux (ex. : Renoncule, Fraisier), ou qui est constitué par un seul carpelle (ex. : plantes de la fam. des Légumineuses). — Syncarpé (à carpelles soudés entre eux) s'oppose à npocar/té.

APOCYXÉKS. Famille de plantes dicotylées, gamopétales, à ovaire libre ; comprenant des arbres élevés, des arbrisseaux à tiges souvent volubilcs, et des plantes herbacées vivaces, répandus dans les régions tropicales, mais assez rares dans nos pays tempérés. Citons, parmi les Apocynées indigènes, les genres 1 ittca (Pervenche), Merimu (Laurier-Rose, spontané dans toute la région méditerranéenne et notamment en Provence). Les Apocynées à fruit folliculaire et à graine chevelue ne diffèrent des Asclépiadées que par la structure du pollen ; les genres à fruits baeciformes ou drupacés se rapprochent des Oléinécs, des Strychnées et des Loganiacées ; elles ont enfin certaines affinités avec les Ruhiarées (qui en différent par leur ovaire adhérent et leurs stipules très-développées). Le suc et les graines de plusieurs espèces sont très-vénéneux ; les fruits charnus de quelques-unes sont cependant comestibles. Le suc laiteux de divers arbres de cette famille, obtenu par des incisions faites à l'écorce, se concrète en une gomme élastique analogue au caoutchouc qu’on obtient de certains Figuiers et de certaines Euphorbiacées. — Les caractères des Apocynées sont les suivants : Feuilles opposées, ou verticillées, quelquefois en spirale, simples, entières. Stipules rudimentaires ou glanduliformes, souvent nnllcs. Fleurs hermaphrodites, régulières; très-belles dans certaines es|)èces; ordinairement en cymcs ou en faux-corymbes. Calice libre ordinairement à 5 pièces. Corolle liypogyne, gamopétale, caduque, ordinairement rotacée, ordinairement 5-fide, souvent munie à la gorge d'écailles nectarifères, à lobes souvent obliques, à préfloraison contournée. Étamines ordinairement 5, réduites aux anthères, insérées à la gorge de la corolle; anthères bilobées, quelquefois ovoïdes, quelquefois sagittées, terminées par des appendices basilaires ; pollen granuleux. Ovaire libre, à carpelles indépendants ou soudés entre eux, à carpelles ou loges ordinairement multi-ovnlés. Ovule réfléchi. Fruit souvent composé de doux follicules membraneux coriaces, quelquefois un seul par avortement; ou capsule biluculaire, ou fruit dnipacé ou bacci forme. Graines souvent comprimées, entourées d’une aile membraneuse, souvent munies d'une houppe de poils soyeux ordinairement pourvues d’un périsperme renfermant un embryon droit. — Les Apocynées comprennent un assez grand nombre de genres répartis en trois sous-familles basées sur la structure et la consistance du fruit : CARlSSÊES, OPHlOXYLÊES, et Apocynées proprement dites (les genres Vinca, Neriutn, Apocynum , etc., appartiennent à celte dernière).

APOPHTSIS. — APOTBfT.IE.

A/mphysis. Éminence, apophyse ; bosse très-saillante, saillie en forme de crête. — Renflmieni qui existe h la base de l’urne dans certains genres de la classe des Mousses. — A/iaphysatus, muni d’une apophyse.

APOSTASIÉES. Kamille de plantes monocotylées. Plantes terrestres à racines fibreuses. Fleurs ordinairement régulières, très-petites, très-odorantes. Étamines 2 par avortement de la ,V ; pollen granuleux. Ovaire infère, style grêle. Capsule membraneuse trilnculairc, h déhiscence loculicide. Graines trèspetites, semblables à celles des Orchidées. .Le genre A/nstasia comprend des plantes de l'Inde à tiges grêles feuillées, à grappes florifères axillaires et terminales. Ce type d'organisation peut être considéré comme un écart de celui des Orchidées.

APOTIÉCIE, apnthecium. Dans la famille des Lichens, Acharius a donné ce nom au corps fructifère constitué par un réceptacle, et un noyau fructifère renfermé dans ce réceptacle (lig. 5 S). Selon sa forme et sa position, 1 ’a/mt/irriiim a reçu des noms très -nombreux : pci ta (bouclier), seule! la , patrllula, cephalodiwu, tuberculum, lirella , glnbuhis, pihdiinn , ristula , urbieuhis et nrbillux , si rama, et enfin sphæmta. Chaque organe ne doit recevoir qu’un seul nom ; les modifications que peut présenter cet organe doivent n’êlre qualifiées que par des adjectifs.

Dans le cas dont il s'agit, il sullit parfaitement que les modifications de forme Fic. 5;i Lichen d |9)andp (, e,rttr(a et de position que présente Va/iotlicciiiiii UUmdica) chargé d’«/«>fM-ï<u. ou l' apothécic soient clairement exposées dans la description de chaque genre ; et quand ensuite on passe à la description des espèces de l’un de ces genres, on sait & quelle sorte de réceptacle on a affaire, et l’on jieut conserver le même mot sans aucun inconvénient. 11 y a au contraire un très-grand désavantage il employer des mois différents, ces mots I suivant induire en erreur en dounant lieu de penser qu'il s'agit d'organes de nature différente, et non d’un même organe. — Vapot/tecima se compose, avons-nous dit, d’un réceptacle contenant une masse fructifère. Le réceptacle a reçu le nom A'exripnhtm, et la masse fructifère celui de thatamium. — Le, réceptacle on rxcipidum, ou spnranyr, peut être entouré ou non d’un rebord fourni par le thallus (ou fronde), et ce relmrd peut être d'une couleur qui tranche sur la sienne. Vrjripuhitn revêt des formes variées : il a la forme d'un disque (srutelle) dans le groupe des I.écidinées, des Parméliacées, etc.; dans le groupe des Graphidées, Ycxripnhnu est linéaire, simple ou rameux (li relie) ; dans le groupe des Verrncariées, l 'e.rn'/iulum est ovoïde et creux ( perithecium ); enfin dans le genre Cladonia , plusieurs exriptUwn se soudent ensemble en masses irrégulières ( apot/iecia sympltycarpa). — Le thatamium (ou nucleu»)

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