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ORGES

valeur et trouveor d'Aristote, l’opinion de ce philosophe, de ce savant d'un antre âge, ne saurait augmenter ou diminuer la valeur des faits qui nous ont été révélés, bien des siècles après lui, par cet instrument merveilleux qui nous a ouvert un monde nouveau : le microscope.

organogénie ou oR(,\vm;(:\Ésii: VÉGÉTALE — Phytogénésie. Étude du développement d'un organe pendant toutes les phases successives qu'il parcourt, depuis sa première apparition à l'état de mamelon cellulaire jusqu'à son état parfait, chez une même plante, ou simultanément chez plusieurs plantes que l'on compare entre elles.

organograpiuic v ku:tiik Ensemble de toutes les études qui ont pour objet les organes chez les végétaux. L’étude des formes que chaque organe peut revêtir dans les divers groupes de végétaux a reçu plus particulièrement le nom de morphologie. L'élude du développement d'un organe pendant toutes les phases successives qu'il parcourt, depuis son apparition jusqu’à son état parfait, chez une même plante, ou simultanément chez plusieurs que l'on compare entre elles, a reçu le nom à’orgaiiogénie, organogénésie ou phylogénésie. Enfin l'étude des fonctions que remplissent ces mêmes organes constitue la physiologie. La biologie, science de la vie, comprend l'étude des organes cl de leurs fonctions. La morphologie et l'organogénie se prêtent un mutuel secours, et ne sauraient être complètement étudiées l'une sans l’autre; toutes deux doivent être éclairées par des recherches anatomiques.

C’est grâce à la morphologie qne l’organographie, qui ne consistait autrefois qu’on des études superficielles et sans liaison entre elles, constitue aujourd'hui upc science précise et vraiment philosophique. C'est aussi grâce au principe sur lequel sont basées les études organogéniques, et qui consiste à étudier successivement le même organe à toutes les périodes de son existence, qu’un grand nombre de questions obscures ont pu être éclairées, et que les plus compliquées tendent à se simplifier chaque jour.

L’histoire des déviations accidentelles des formes dans les divers organes constitue la tératologie végétale. L'examen des anomalies ou monstruosités facilite singulièrement l'intelligence de la structure des organes à leur état normal, car la nature nous révèle elle-même, par ces sortes d'oublis ou d'indiscrétions accidentelles, la solution de problèmes compliqués qu'elle semblait avoir mis tous ses soins à dissimuler. I)u reste, quelque désordre qu'il paraisse régner dans certaines déformations ou anomalies, on y retrouve eu général lus mêmes lois qui président aux organisations et aux dispositions normales. Cela est si vrai, qu'un grand nombre d’anomalies ont des analogues dans la structure normale de piaules d'un ty|ie différent, plus ou moins éloignées dans la série végétale.

O ItC. ES. Espèces du genre Hordeum, famille des Graminées. Les H. vulgart (Orge, Escourgeon), //. hexastichum (Orge d’hiver, O. à six rangs, O. carrée), et 17/. distichwm (O. à deux rangs. Paumelle, Pamelle), sont des céréales cultivées (dans les terrains maigres et sablonneux où le Froment ne pourrait pros- |>érer) dès la plus haute antiquité. Ges espèces cultivées n’ont point été rencontrées à l’état franchement spontané. D’autres espèces du genre Hordeum sout

ORGYA. — OROBANCHÉES.

des herbe» communes à l’état sauvage : Il murinum, H. secalinum , etc. La bière est une boisson légèrement alcoolique, résultant de la transformation en sucre de la fécule des grains de l’Orge pendant leur germination, puis de la fermentation de celte matière sucrée, à laquelle on ajoute les principes amers et aromatiques du Houblon.

Orgya. Toise, ancienne mesure chez les Grecs; six pieds, un peu moins de 2 mètres. — Orgyalis. Qui a une toise de long.

ORIGAN. Grand-Serpolet ( Origanum vulgare , famille des Labiées). Jolie plante vivace, commune dans les bois, remarquable par ses larges bractées violettes; son parfum rappelle celui du Serpolet.

Origoma (Neck.). Nom donné aux réceptacles en forme de coupe déjà nommés cyatlms ou scyphus, qui existent à la surface des frondes des Marchanda et sont remplis de sortes de bulbilles nommés propagines.

OROBANCIIES. Espèces du genre Orobanche, famille des Orobanchées. Les plantes de la famille dcs’.Orobanchées renferment des substances résineuses amères, âcres et astringentes; quelques-unes contiennent une matière colorante brune. Certaines espèces, et particulièrement l 'Orobanche Epithymum, étaient employées jadis comme vulnéraires ; on leur attribuait aussi des propriétés toniques. On a cessé depuis longtemps d’en faire usage.

OROBANCHÉES. Famille de plantes dicotylécs gamopétales, à ovaire libre, de la classe des Personnées. Les Orobanchées sont des plantes fort curieuses par leurs mœurs parasites et par l'aspect insolite qui en est le résultat. Ce sont des productions charnues ressemblant (à distance) à des pousses d'Asperge. Décolorées, au point de vue de la couleur verte, elles présentent de jolies teintes blanches, jaunâtres, bleuâtres ou lilas. Les feuilles sont réduites à des écailles appliquées sur la tige; elles se modifient en bractées à l’aisselle desquelles sont situées les fleurs, disposées en épis dressés terminaux. La fleur est à 5 sépales inégaux et plus nu moins soudés ou libres entre eux ; à corolle longuement tubuleuse et arquée, à limbe sub-bilabié; à U étamines didynames; à ovaire composé de deux carpelles soudés; à style courbé, indivis, à 2 stigmates; à ovules très-nombreux. La capsule est bivalve; les graines nombreuses, très-fines, pourvues d’un périsperme. Ces caractères, sont à peu près ceux des Scrofularinées, famille dont les Orobanchées diffèrent par leur capsule uniloculaire (en raison de la réunion bord à bord des deux feuilles carpellaires). — Les Orobanchées implantent leur racine (qui devient un vaste suçoir) sur la racine des plantes qui les nourrissent, et vivent en s'assimilant le suc pompé dans le sol parles racines étrangères, line espèce, commune en Provence (l 'Orobanphe pruinosa), ravage les champs de Fèves, comme Y O. ramosa les chèncvières dans le Nord ; d’autres espèces, \'0. Eryngii, par exemple, s'attaquent à des plantes vivaces. Les espèces des genres Clandestine et Lathrœa, qui vivent sur des racines d’arbres, me semblent avoir un mode de multiplication analogue à celui que je crois avoir constaté chez le Gui (Viscum album) : ces espèces m’ont paru modifier par leur sève descendante (ou les tissus qui en résultent) la racine nourrice, à ce point que cette racine étrangère émet, après un certain temps, des bourgeons adventifs producteur» de tiges florifères de la plante parasite.

OnONT.E. — ORPINS.

de» tiges à divers étals de développement existent à la fois sur ces racines : le développement de ces plantes serait simultané, s'il était le résultat d'un même semis naturel.

OltOXCK (Amanita aurantiaca ) (fig. 1142). I.c genre Amanita dilîère du genre A garirus par le volva, qui enveloppe complètement le chapeau dans le premier âge. L’Oronge est un des Champignons comestibles les plus délicieux. On le reconnaît il son chapeau d’un rouge orangé en dessus, et à ses lames (et son voile ou anneau) d'un jaune-citron : le volva hlanc qui l’enveloppe dans son premier âge se déchire, et reste adhérent au pédicule sans laisser de débris sur le chapeau. Ce beau Champignon n'est pas rare dans le centre et surtout dans

Fie. 1142. — Oronge vraie ( Amanita Fie. 1143. — Fausse Oronge [Amanita

mirantitirn). Champignon comestible. nmsrnrin ), Champignon vénéneux.

le midi de la France, où je l'ai vu vendre en abondance sur les marchés. — Il faut se garder de confondre l'Oronge avec une autre Amanite qui est des plus vénéneuses, 1’. I . muscariu (fig. 1143), la fausse Oronge, dont le chapeau est d'un rouge vif presque toujours moucheté de blanc : ces mouchetures sont des débris du volva, qui se déchire en nombreux fragments restant adhérents au chapeau ; ses lames sont d'uu blanc pur et non pas jaunes comme celles de l'Oronge). Celte espèce dangereuse est moins vénéneuse encore que Y Amnnita venenosa, qui se trouve dans les mêmes lieux, dont le chapeau, de couleur gris cendré, est parsemé de débris granuleux du volva, et dont les lames sont blanches. Une autre espèce également vénéneuse est l'.l. bulbosa, dont le chapeau est jaunâtre et les hunes blanches. Ces Amanites sont coupables des neuf dixièmes des empoisonnements par les Champignons ; elles croissent abondamment dans les bois des environs de Taris et du centre de la Fiance.

OItPIXS. Plusieurs espèces du genre Srilmn , famille des Crassulacées, et notamment le S. Tele/dtium ;ilerhe-.i-la-coupurc, Iteprise), plante à fleurs roses, commune dans 1rs prairies, les vignes, etc., dont le suc est mucilagineux et dépourvu d’àcrclé. La feuille a été employée pilée (ou l’épiderme enlevé) pour faciliter la cicatrisation des blessures légères, et en topique sur les tumeurs héuiui rhoïdales. la; S. Tch-phium, et le S. album (Vermiculaire), plaute à fleurs

ORTHO-. — OSCILLANT.

blanches commune sur les anciennes murailles et dans les sables arides, entrent dans la composition de l 'onguent populéum. — Un autre Sedum, le S. acre (Vermiculaire-àcrc), à fleurs jaunes, qui croît dans les lieux arides avec la précédente, est au contraire une plante à suc âcre, douée de propriétés émétiques et d'un emploi dangereux.

Ort/io-, dans les mots composés dérivés du grec, signifie droit; en latin, reclus.

Orthos/iermus. Dont la graine est droite. S'oppose à campyhspermus, dont la graiue est courbée.

ORTHOTROPE (Ovule) = Homotrope = Atrope == Droit (voy. Droit et Ovule). Dans les graines qui résultent d'un ovule orthotrope, l’embryon est antitropc (embryon droit dont la radicule regarde le point opposé au hile).

ORTHOTROPE (Embryon) = Homotrope.

Embryon droit dont la radicule est dirigée vers le hile. Cet embryon appartient aux graines qui résultent d’un ovule anatropc (réfléchi). Voy.

Embryon.

ORTIES. Diverses es|)èces du genre Urtica, famille des Urlicées. I, 'épiderme de plusieurs est chargé de glandes piliformes (fig. 1 1 UU) qui contiennent une matière âcre particulière (bicarbonate d’ammoniaque), dont la piqûre cause à la peau un sentiment de brûlure accompagné du développement de papules : nos Urticn urens, dinica, pilulifern, etc., produisent cette action, mais h nn degré bien moindre que certaines espèces de l’I ndc ( U. crenulnta et U. urent issimd) , qui provoquent une très-vive douleur et un gonflement qui dure plusieurs jours. I.’urtication, c'est-à-dire l’excitation de la peau au moyen de la piqûre des Orties, a été employée en médecine comme révulsif. Les jeunes feuilles d’Ortie peuvent être mangées à la manière des Épinards.

ORVALE, Sclarée, Toute-bonne ( Solda Sclaree i), famille des Labiées. Cette plante, cultivée çà et là comme plante médicinale, était regardée, au moyen âge, comme une panacée universelle : ses propriétés sont les mêmes que celles de la Sauge-officinale. On en prépare une infusion tonique et stimulante.

OSCILLANT, versatilis. Se dit des anthères mobiles sur leur filet. Ces anthères sont en général insérées, vers le milieu de leur longueur, à l’extrémité d’un filet terminé en pointe. — Les anthères immobiles, largement insérées au filet, sont dites adnées [pdnotee).

Feï. 1144. — Poil urticant (fortement grossi j d’une Ortie (Vl’rtica urens). Ce poil, composé d’une seule cellule terminée en pointe roi Je, est renflé à sa base en une ampoule enfoncée dans un support multicellulaire, regardé comme la glande qui sécrète le liquide irritant que renferme le poil et qui cause ta sensation de brûlure occasionnée par sa piqûre.

OSEILLES. — OVAIRE.

OSEILI.F.S. Diverses espaces du genre humer, famille des Polygonécs. Le genre humer ne présente pas moins d'intérét que le genre Polygonum, auquel appartient le Sarrasin ou Blé-noir ( Polygonum Fagoyyrum cl P. talaricum). Nous devons, en première ligne, mentionner l’Oseille ( humer Acelosa), l'une des plus vulgaires de nos [liantes potagères, que son agréable acidité a fait ranger au nombre des aliments tempérants et rafraîchissants, et des médicaments antiseptiques et antiscorbutiques. Les humer sculalus et Acetosella sont doués de propriétés analogues. Le h. Acelosa est commun à l'état spontané dans les lieux herbeux; le h. Acetosella, plante des terrains sablonneux maigres, a été négligé par la culture ; le h. sculalus est une plante des Alpes.

OSSEUX, osseus. Qui a la dureté et l’aspect de la partie compacte des os. Certains péricarpes, certains périspermes, sont de consistance osseuse.

Ossieulum — Putamen. Noyau.

Osas. Les adjectifs terminés en osus indiquent que l’organe qualifié est plus volumineux ou en plus grand nombre que dans les cas analogues ; ex. foliosus, qui a beaucoup de feuilles.

OVAIRE, ovm'ium. Est synonyme du mol gynécée, qui a remplacé le mot pistil. On disait qu’une fleur était à plusieurs pistils quand les carpelles étaient

Fin. 1 145. — A, fleur d'un Spirten (Rosacées) ; B, son ovaire isolé (grossi), composé de plusieurs carpelles libres ; C, l’un des carpettes (grossi), coupé longitudinalement pour montrer les ovules (commençant à passer à l’état de graines).

libres entre eux (fig. 1145 à 1154). Le mot gynécée est préférable en ce qu’il désigne l’ensemble des carpelles d'une fleur, quel qu’en soit le nombre (un ou plu-

Ftc. 114G. — A, ovaire monocarpellé (composé d’un seul carpelle) d'une Légumineuse (genre Lathyrus)’, B, coupe de cet ovaire.

Fie. tl47. — Coupe transversale (grossie) de l’ovaire 3-carpellé, uniloculaire, à placentas pariétaux multi-ovulés, d'une Violette (Viola).

sieurs), et que les carpelles soient libres ou soudés entre eux. Le mot gynécée n’est pas encore très-usité; ou se sert plus habituellement du mot ovaire, qu'on a

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