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PALÉTUVIER. — PALMIERS OU PALMÉES

choroptrria , Pnlorachis, Diplophacetus, Ca/opteris, Ctepaydropsis, Sparyanum , Mrgalurachis, iàtrpbania, Periastrum, Syncarilia, Plerodictyon, llirrttgramma , Mesoneuron, (pétioles contenus dans une enveloppe de racines advenlives. PbthohoptÉrides) Zygoptcris, Astemchbena, Temskya, (ti^es de Fougères) Hhiïnmoptfrir, Sphal/opteris, Thnmnnpteris, Onomorrhma, Chelepteru, Cyatlieopteris, Prolopteris, Colnpltris, Slemmalopleris , Mcyaphytum , Zippea , Psaronius.

V* Cxassg : RH1Z0CARPÉES. — Salvimép.s : Salvinia. — Marsh. iacHes : Pilutnria.

VI* Classe : SÊLAGINÉES. — LtcopodiacEes et Lépidodekdrëes (genres non énumérés).

PALÉTUVIER ( Rhizophora gtjmmrrhiza). — Vov. Manguier.

PALIURE, Épine-du-Christ ( Paliuna aculeatus, famille des Rhatnnécs). Cet élégant arbrisseau, fréquent dans les haies de la région inédilerranéennc, renferme dans ses feuilles un suc astringent. Les graines sont oléagineuses et pectorales; on les met rarement en usage.

Pallidus. Pâle. Se dit d’une couleur quelconque très-affaiblie.

Palmaria. Qui est delà longueur d'une palme, trois pouces. (Mesure inusitée.)

PALMATIFIDE, palmali/idus. Se dit d’une feuille palininervée, découpée en lobes souvent aigus, disposés comme les doigts de la main ou les rayons d’un éventail, cl dont les sinus atteignent le milieu de l'étendue du limbe.

PA L M AT I LO B É, /ja/i/iot i loba tus. Une feuille palmatilobée diffère d’une feuille palmatifide en ce que ses lobes sont arrondis, moins nombreux, et par conséquent plus larges ; ils peuvent aussi être beaucoup moins profonds.

PALMATIPARTI, palviatipartitui. Se dit d’une feuille palininervée, découpée en lobes souvent aigus, disposés comme les doigts de la main ou les rayons d’un éventail, et dont les sinus atteignent presque la base du limbe, ou au moins dépassent le milieu de son étendue.

PALMATISÉQUÉ, palmatisectus. La feuille palmatiséquce diffère de la feuille palmati partie en ce que les lobes (appelés divisions) partagent le limbe de la feuille dans toute son étendue, c’est-à-dire jusqu’au pétiole; ces divisions seraient des folioles si elles étaient articulées à leur base (la feuille serait dite dans ce cas, composée-digitce).

palme (Huile de). L’huile de palme est extraite, par expression, du sarcocarpc (chair du fruit) de YElœis gnineensis. Palmier d’un genre voisin du genre Cocos. — On extrait une huile analogue du périsperme (chair interne, amande) du Cocos nucifera et du C. butgracea.

PALMÉ, palmalvs. Se dit d’une feuille palminervéc découpée en lobes plus ou moins profonds. Palmé est un terme générique dont les ternies palmatilobe, palmatifide, pahnatiparti cl palrnatisêqué indiquent les espèces. — Palmé a été quelquefois employé, mais à tort, comme synonyme de digité.

pti.nF.s. Nom donné aux feuilles des Palmiers, qui sout souvent digitées ou palmées comme celles du Chamœrops (Palmiers éventails), et qu’on donne par extension aux feuilles de Palmiers pennées comme celles du Dattier.

PALMIERS ou PALMÉES ( Principes ) (fig. 1 165 à 1 167). Famille de végétaux monocotylés. Plus de six cenLs espèces, réparties en plus de 60 genres, constituent la royale famille des Palmiers : princes du monde végétal, selon l’expression de Linné. Ces dômes fouillés qui se balancent sur des tiges, les unes sveltes, gracieusement flexibles, d’autres hardiment dressées comme les colonnes

PALMIERS OU PALMÉES

de l'architecture grecque, et se détachent, en groupes variés, sur le ciel lumineux des tropiques, n'ont rien d’égal en splendeur dans nos contrées septentrionales. Le sentiment poétique inspiré par le paysage où domine le Palmier nous

semble cependant, à nous habitants du Nord, moins profond que celui dont nous sommes pénétrés dans les ombreuses forêts de notre vieille Europe; après avoir admiré l’élégante simplicité des Palmiers, on vient retrouver avec bonheur la charpente accidentée et le feuillage varié de nos grands Chênes, des Trembles, des Bouleaux , des Aunes, des Charmes, des Hêtres, population à la fois luxuriante et rustique de nas bois.

« Trois formes d'une par- » faite beauté (dit Humboldl i Tabl. tint.) se retrouvent . dans les contrées tropicales i de toutes les parties du » momie : les Palmiers, les * Bananiers et les Fougères « arborescentes... Des Pal-

Fio. ttG5. — Dattier i/'é ei/ie rltr! 7/1/. v/i ; , groupe de deux arbres vus de loin.

» miers de 80 à 100 pieds » de haut ornent les rochers

» qui dominent les cataractes... Leurs tiges sveltes et unies forment des colnn- » nades au-dessus du feuillage épais des arbres dicotv lés. Leurs cimes aériennes » contrastent merveilleusement avec les branches touffues des Cciba, avec les » forêts de Laurinées, les Cahiphyllvm cl les Avn/ris qui les entourent. Les » folioles ont un parenchyme mince comme celui des Graminées; elles Bottent, » légères et frémissantes, autour du pétiole qui se balance lentement au gré » des airs. ■

Les caractères généraux de la famille des Palmées sont les suivants : Végétaux ligneux arborescents, b souche cespiteuse quelquefois traçante. Tronc ord. élevé, simple, très-rarement rameux, ord. revêtu de la base persistante des feuilles détruites; quelquefois tige grêle et flexible, à entre-nœuds très-longs. Feuilles disposées en un large bouquet au sommet de la tige, d’une grande dimension, à côte ligneuse, souvent armée d'épines (lobes avortés), ord. profondément découpées (palmes), à découpures pliées, canaliculées, pinnatiséquées (en barbes de plumes), ou palmaliséqtiées (en éventail). Spadiccs florifères pourvus d’une spathe membraneuse coriace, naissant à l’aisselle des feuilles, et ord, terminés en

PALMIERS OU PALMÉES

paniculc maltiflore. Fleurs nombreuses, petites relativement à la dimension de la plante; ord. unisexuées, ord. dioïques, ord. munies de 2 petites bractées opposées. Périanthe composé d’un calice à 3 sépales, et d’une corolle à 3 pétales

Eu;. 1166. — Sti'jus fnrinma , arbre dont la moelle sert à préparer le sagou.

libres ou cohérents, peu colorés. Étamines ord. 6, insérées k la base de l’ovaire ou sur un disque hypogyne. Ovaire libre, ord. composé de 3 carpelles ord. soudés entre eux, dont 2 ord. abortifs, k loge fertile ord. uni-ovolée. Ovules ord.

Etc. 1167. — Eruil du Dattier (groupe de trois dattes); fruit coupé longitudinalement pour montrer la graine (noyau de datte); graine coupée transversalement.

réfléchis. Fruit ord. k 3 angles, ord. réduit k un seul carpelle, et uniloculaire et monosperme (par avortement); quelquefois uniloculaire, renfermant 3 graiues, ou même k 3 loges monospermes par le développement des 3 carpelles ; k péricarpe extérieurement charnu ou fibreux, et intérieurement (endocarpe) souvent ligneux. Graine souvent adhérente k l’endocarpe, composée d’un péri-

PALMIERS OU PALMÉES

sperme volumineux quelquefois liquide ou vide (par résorption) au centre; renfermant, vers un point de sa circonférence, un embryon petit, conique ou cylindrique.

I,es Palmiers habitent les contrées inlertropicales des diverses régions du globe ; moitié des espèces, environ, appartiennent h l’Amérique. — Le Dattier (lig. 1165) (Phœnix dnctylifera), originaire de l’Inde et de l'Afrique, a été introduit eu Amérique et dans les diverses colonies (il mûrit ses fruits en France, h Hyères, pointe méridionale de la Provence). Le Cocotier ( Cocos nucifera) est originaire de l’Amérique. Le Palmier nain, on Palmier éventail (Chamœrops humilia), couvre de grandes plaines en Algérie. La culture d'un des plus beaux Palmiers, le Jubœa spcctabilis, est actuellement tentée avec succès en France. — La fécule connue sous le nom de sagou est extraite des tiges de diverses espèces du genre Sagus (ûg. 1166); un autre produit analogue est extrait des tiges d’une espèce du genre Mauritia. Les jeunes bourgeons de divers Areca et de quelques autres Palmiers sont comestibles (choux-palmistes). — Parmi les Palmiers les plus intéressants par leur beauté ou les particularités de leur structure, citons encore : \' Hyphœne thebaica (le. Doum), dont la tige est rameuse; le Lodoicea Sechellarum (Palmier des Séchclles), dont le fruit, à péricarpe ligneux, bilobé, est énorme. Dans certaines espèces de la famille des Palmiers, la base du tronc de l'arbre se trouve portée au-dessus du niveau du sol par les racines (aériennes à leur point de départ). D'autres espèces présentent la singularité d'une tige renflée ou en fuseau dans sa partie moyenne (Acrocomia, Jubœa, Areru, etc.).

La forme typique de la famille des Palmiers est parfaitement définie; mais des tribus à caractères tranchés sont d'autant plus difficiles à y établir, que la famille est plus naturelle et renferme de très-nombreuses es|>èces où les caractères se nuancent de l’une à l'autre. Endlicher adopte la classification de Martius, fondée sur le nombre des loges du fruit et la forme de la spalhc, etc., et sur la forme des feuilles qui sont ou pinuatiséquées ou en éventail. Les tribus, au nombre de six, sont les suivantes : Ahêci.nées (genres : Chamœdorea, Euterpe, Areca, friartea, Caryota, etc.); — LépidocarynÊes (genres: Calamus, Sagus, Metroxylon, Mauritia, etc.); — Borasslyêks (genres : Borassus, Jjjdoicea, I Mania , Hyphœne, etc.); — Coryphinêes-Sabaunêes (genres : Corypha, Sabal, Copemicia, Chamœrops, etc.); — Coryphinées-Piioenic usées (genre Phœnix); — COCOïnêes (genres : Acrocomia, Elœis, Cocos, Jubœa; etc.).

Cette famille, qui produit sous l’équateur un si grand nombre d'espèces remarquables par leur élégance, et dont quelques-unes sont, dans ces climats, d'une si grande utilité : le Dattier (Phœnix dactylifera), le Cocotier ( Cocos nurifera), le Palmier h sagou (Sagus Uumphii), les Palmistes (Euterpe oleracea et Areca oleracea), ainsi que plusieurs autres espèces qui fournissent diverses substances alimentaires, du sucre, des iiqueurs spiritueuses, etc. , n’est représentée dans la région méditerranéenne française que par une seule espèce, dont la rosette de feuilles s'élève à peine au-dessus du sol : le Chamœrops humilie, plante commune sur les côtes médiierranéeimes de l'Afrique.

PALMINEBVÊ. — PANDANÉES,

PALMINERVÉ, palminervus. Feuilles dont les nervures partent du sommet du pétiole en rayonnant comme les doigts de la main écartés ou les rayons d'un éventail étalé. Les feuilles dont les nervures présentent celle disposition peuvent être simples et entières, ou plus ou moins profondément découpées en lobes rayonnants (ces feuilles découpées sont dites palmées), ou dire composées (et alors elles sont dites dùjitées). •

Palttdosus = Palustris. Qui habite les lieux marécageux, le bord des mares, des étangs et des fossés.

PAMPLEMOUSSE ( Citrus derumana, famille des Aurantiacées). Oranger dont le fruit est presque de la grosseur de la tête d’un enfant. L’écorce de ce fruit, qui est très-épaisse, eu fait la plus grande partie; la pulpe est acidulé et un peu amère. On cultive ce bel arbre aux Indes, aux Antilles, à i’ile de France (Maurice), etc., et même en Provence (Il llyéres, par exemple, où le fruit mûrit parfaitement bien).

PANACHÉ, variegalus. Qui présente des couleurs variées tranchant les unes sur les autres et disposées régulièrement selon les nervures ou irrégulièrement et comme à coups de pinceau. La Tulipe des jardins offre de nombreuses variétés à fleurs panachées de diverses couleurs; certaines plantes varient, par la culture, à feuilles panachées de ladies blanches ou jaunes ; la Sauge, le Houx, etc.

PANAIS ( Paslinaca saliva, famille des Ombellifères). Le Panais, spontané dans les prairies de toute l’Europe, fournit, comme la Carotte, une racine pivotante que la culture a rendue charnue et alimentaire ; la consistance de cette racine cuite est pâteuse et sa saveur aromatique.

PANDANÉES. Famille de plantes monocotyiécs, ayant des affinités, d’une part aveclesTyphacécs (parleur inflorescence), cl d’autre part (par la structure des feuilles dans certains genres) avec les Palmiers. Cette famille a été divisée en deux petites sous-familles : l’une, Pandanées proprement dites, à feuilles entières graminiformes, ou en glaive denlées-épineuses , à fleurs dépourvues de périanlhe : elles comprennent des plantes tropicales de l’Asie et de l’Océanie; l’autre sous-famille, Cyclantuées, à feuilles découpées en éventail, ou pinnatiséquées, ayant l’aspect de celles des Palmiers, et à fleurs munies d’un périanlhe.

Les Pandanées sont des plantes arborescentes, rarement acaules ou à tiges flexibles, grimpantes ou tombantes; à feuilles disposées eu spirale, très-rapprochécs, à pétiole semi-engaiuant ; à fleurs unisexuées, disposées sur des spadices simples ou ratneux qui naissent à l’aisselle d’une spathe colorée. Fleurs mâles composées d’étamines groupées, â filets filiformes, â anthère 2-4-loculaire, ord. disposées en longs chatons dont l'ensemble forme des panicuies. Fleurs femelles ord. rapprochées en capitules. Carpelles tini-ovulés. Fruits composés de carpelles nionospermes, à péricarpe charnu, non adhérents entre eux, ou plusieurs cohérents et constituant alors des ensembles pluriloculaires; disposés en tètes volumineuses. Embryon renfermé dans un périsperrne. Les fruits de quelques Pandanus sont alimentaires; les feuilles servent à faire des nattes et des tissus grossiers. Diverses espèces croissent aux Indes, dans les Antilles, â Madagascar, etc.

P A NDU RI FORME. — PAPAVÉRACÉES.

PANDURIFORME, panduriformis. Signifie en forme de violon (le pandtira, ir avfcjpa, était cliezles Grecs un instrument de musique à trois cordes). Ce mot (inusité) a été créé pour indiquer la forme des feuilles (en Irésqietit nombre) qui sont oblongucs et étranglées vers leur partie moyenne : la feuille du Humes pulcher, par ex. Mais le mot lui-même ayant besoin d'explication pour être compris, il est beaucoup plus simple de décrire la feuille. De Candollc ( Théorie élémentaire de la botanique) cite ce terme comme un îles plus inutiles qui aient été produits par la manie de créer des mots pour chaque forme exceptionnelle.

PAMCt l.l], panicula. Sorte d'inflorescence appartenant au type indéfini. La paniculc peut être considérée comme un épi dont les pédicellcs uniflores disposés sur l’axe seraient remplacés par des pédoncules rameux, c’est-à-dire pluriflores ou multiflores. Ces pédoncules fleurissent à partir de celui qui est situé le plus bas, et la floraison continue à se faire de la base au sommet. Telle est l'inflorescence chez un grand nombre de Graminées, etc. lorsque les rameaux de la panicule vint dressés et appliqués le long de l’axe en se recouvrant les uns les autres, la panicule est dite spici forme ; on donne aussi à ces panicules le nom d'épis composés. — Le coryrnbe est une panicule dont les rameaux, partant de diverses hauteurs, arrivent tous au même niveau, en raison de leur longueur, d'autant plus grande qu'ils sont situés plus bas et qu’ils sont extérieurs. — Des cymes (inflorescences définies) disposées autour d'un axe principal indéfini constituent une inflorescence mixte (cymes disposées en panicule).

PANICULÉ, punicutntus. Se dit d’une tige florifère dont les rameaux constituent une paniculc.

PAPAVÉRACÉES. Famille de plantes dicotvlées dialypétales , à ovaire

du tilanciam /lacunu de F Bschschottiia cali/ormca.

libre, à 2 ou plusieurs carpelles soudés entre eux. Les Papavéracécs (fig. 1 168 à 1180) ont d’étroites analogies avec les Nyiuphéacées par la structure du fruit, par les étamines eu nombre indéfini, et quelquefois par le nombre quaternaire des pièces du périanthe. Elles se rapprochent également des Crucifères par ce

PAPAVÉRACÊES.

nombre quaternaire et par la structure du fruit (souvent à 2 carpelles soudés), et aussi des Renonculacées par le périsperme et les étamines en nombre indé-

Fig. 1170. — Coupe verticale de la fleur de Y EsMschollzia californien.

Fig. 1171. — Fleur du Mcconopsn Fig. 1173. — Ovaire ( grossi )

cambrica. du Glnucium flnvum .

Oui ; mais elles différent de ces dernières par leur fruit & carpelles soudés et par le nombre quaternaire des (létales, et dilïèrcnt des Crucifères par la présence

r.tllMAIS DE SI FIEUHE). 00

toto

l’Al'AVÉRACÉES.

d’un périsperme et par les étamines en nombre indéfini : se rapprochant précisément de chacune de ces deux familles |>ar les caractères qui l'éloignent de l’autre; et différant à la fois de l’une et de l'autre par un suc ord. laiteux, à propriétés narcotiques (le suc des Renoncu lacées est âcre et souvent vénéneux, et celui des Crucifères à saveur piquante et à propriétés stimulantes). La famille des Kumariacées est plus voisine encore que les précédentes des Papavéracécs, dont elle offre la graine pourvue de périsperme, le fruit souvent à deux carpelles soudés, etc., mais dont elle est assez distincte par la corolle ord. irrégulière et par la disposition toute spéciale des étamines.

Fig. 1171. — Fruit Mliquiforme Fig. 1176. — Fruit siliqoiforme, A, avant la du Gluucium {lu mm , et coupe déhiscence, B, après la déhiscence, du Cheligrossie du fruit. dnnium majus (Chélidoine).

La famille des Papavéracées , dont les espèces appartiennent, en grande partie, aux contrées tempérées de l'hémisphère boréal, renferme un assez grand

PAPAYÊRACÊES.

nombre de plantes de nos climats, et dont quelques-unes brillent dans les parterres comme dans les champs par l'éclat de leurs belles fleurs. Malgré l’odeur vireuse qui leur est particulière, toutes nous plaisent par leur grâce rustique; toutes sont en harmonie, par leurs vives couleurs, avec les sites agrestes éclairés par un beau soleil : Chélidoine aux fleurs d’or, s'étageant sur les vieilles murailles, â l'arrivée des hirondelles; Coquelicot aux pétales de feu, rehaussés de leur onglet noir, luttant de grâce et de fraîcheur, à travers nos moissons, avec le Bluet, la Nielle, le Muscari et le Miroir-de-Vénus; et dans les jardins ; fleur superbe du Pavot double, qu’aucune nouveauté ne saurait faire oublier ; fleur simple, niais d’un pourpre éclatant, du Pavot-â-bractées ; fleur de VEschscholtiia, reflet doré de la Californie.

Fig. 1777. — Fruit capsulaire à déhiscence poricide du Pavot (Papavcv tomniferum).

Fig. 1179. — Graine (fortement grossie) du tilaucium flauum .

Fig. 1178. — A, fruit capsulaire à déhiscence poricide du Papaver H/urtix (Coquelicot); B, coupe transversale (grossie) de cette capsule.

Fig. 1180. — Graine (fortement grossie) du Papaver mmitiferum.

Les caractères généraux de la famille des Papavéracées sont les suivants : Plantes herbacées, annuelles ou vivaces, ord. à suc laiteux ; â feuilles alternes, sinuées, pinnalifides ou pennatiséquées, dépourvues de stipules. Fleurs terminales sub-solitaires, quelquefois en ombelles simples, pauciflores. Fleurs hermaphrodites régulières. Calice à 2 sépales libres, caducs, â préfloraison valvaire. Corolle à U pétales hypogynes, caducs, â préfloraison imbriquée-chiflbunée. Étamines ord. en nombre indéGni, rarement 6-6, hypogynes, libres. Ovaire libre, composé de deux ou de plusieurs carpelles soudés entre eux, à loges incomplètes, polyspermes; stigmates sessiles, deux ou plusieurs, disposés en rayons constituant un plateau circulaire. Fruit libre, sec, polysperme, à 2 car-

PAPA YACÈES. — PAPAYER.

pelles soudés en forme de siliqoc; ou à plusieurs carpelles constituant une capsule incomplètement pluriloculaire, rliacune des loges s'ouvrant au-dessous du stigmate dans la partie cônes pondant à la partie dorsale du carpelle; ou cylindrique, indéhiscent, se partageant en articles monospermes. Parmi les genres principaux de la famille des Papavéracées, nous citerons : Chelidonium (fig. 1176), Aryemonc, Meamopsis (lig. 1171), f'apaver (fig. 1172, 1177, 1178, 1180), Bœmtria, Glaueium (fig. 1166,1173, 1176,1175, 1179), Eschsrhulliia (fig. 1169, 1170), Hypecoum.

I,e suc laiteux du l‘a paver minai ferma (notre Pavot-des-jardins), qu’on recueille en pratiquant des incisions 3 la capsule de la plante vivante, et qui se durcit sous la forme d'une gomme-résine de couleur hninàtre, est un des produits végétaux les plus justement célèbres : c'est V opium. Cette substance, si précieuse dans la pratique médicale par ses propriétés narcotiques et sédatives, produit, par une action prolongée, le trouble des fonctions du cerveau. Substitué au tabac, dans l'extrême Orient, l'opium menace les populations de l'anéantissement progressif des qualités physiques et du naufrage des facultés de l'intelligence. I.a capsule du Pavot, qui contient dans ses parois ce poison si redoutable, renferme des graines dont on obtient une huile douce (huile d'œillette) analogue à celle qu’on extrait du Colza (graine du Chou-sauvage, Bratsica campestris, Crucifères), et qui ne participe en rien aux qualités de l'opium. Les Anglais et les Allemands font entrer les graines de Pavot dans certaines pâtisseries.

PAPAYAOKKS. Famille de plantes dicotylées, établie pour placer le genre Carica, qui renferme des arbres tous indigènes de l'Amérique tropicale, mais aujourd'hui ré|>audus par la culture {Cariai l'upaija, fig. 1181) dans les régions analogues de l'Asie et de l'Afrique. Ces arbres, dont les graines soûl regardées comme anthelminthiques (vermifuges), ont un fruit charnu comestible, très-recherché dans les colonies. — Les Papayacées ont le port des Arlocarpées: elles les rappellent aussi |>ar leur suc laiteux et quelquefois vénéneux, mais elles n'en oiTrcut aucunement les caractères; leur fruit a quelque rapport de structure avec celui des Cucurbilacées.

Les caractères du genre Carica sont les suivants : Arbres toulTus, Il troncs cylindriques éfiaissis à la base, d’uue croissance rapide. Feuilles alternes, longuement péliolées, pahuatifides, dépourvues de stipules. Fleurs ord. dioïques, les tuiles en curymbes, les femelles en grappes. Calice très-petit cl 5-denlé, chez les deux sexes. Fleur nulle à corolle libre, tubuleuse, A limbe 5-parli; étamines 10, insérées <i la gorge delà corolle. Fleur femelle à corolle à 5 pétales libres, linéaires; ï ovaire libre, à 5 carpelles uniloculaires, à placentas pariétaux ; ou complètement 5-loculaire ; style terminal indivis, à stigmate 5-lobé. Ovules nombreux, réfléchis. Fruit charnu, en forme de massue, à 5 angles, ord. uniloculaire, à chair ferme, pul|>eusc au ceulre. Graines nombreuses niellées dans la pulpe, comprimées, à testa revêtu d’une couche charnue, à |>érisperme renfermant un embi von droit à cotylédons foliacés.

PAPAYKK. I)u num caraïbe AOabaye {Carica l'upuyu) (lig. 1181). Le genre Carica a été placé tour à tour dans les (Jrticccs, les Fuphorbiacecs et les

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