PARTI. — PASS1PI.ORÊES
<lc toutes les précautions possibles |x>ur arriver à des résultats qui ne puissent être contestés.
PARTI ou PARTIT, PARTIE ou PARTITE, part il us. Se dit d’une feuille divisée en lobes profonds, mais n'atteignant pas la nervure moyenne dans les feuilles penninerves, et n'atteignant pas le pétiole dans les feuilles palmincrves. Vov. Pennatiparti, Palm ati parti, etc.
Partibilis. Susceptible d’être partagé Se dit d’un fruit provenant d’un ovaire composé de plusieurs carpelles fermés et soudés entre eux, mais qui se désagrègent à la maturilé.
PARTIEL, partialis. Se dit d’un organe qui, considéré isolément, est complet, mais qui concourt, avec d'autres organes semblables A lui, à former un organe composé dont il n'est qu’une partie. C’est dans ce sens que les imibellules, ou petites ombelles, dont la réunion constitue l’ombelle générale ou composée, ont été nommées ombelles partielles. Dans les feuilles composées, on a nommé pétioles partiels les pétiolules. Dans les feuilles doublement composées, on nomme pétioles partiels, les raebis articulés sur le rachis principal; les |>élioles parliculiers des folioles gardent le nom de pétiolules.
paktitiox, partit io. Nom donné aux lobes, lanières ou segments des feuilles divisées dites parties ou partites.
Parvus = Minutas. Pelit ; dans les mois composés dérivés du grec, micros.
Pascuus. Qui croît dans les pûlurages.
PASSIFI.OIIKKS. Famille de plantes dicotylées dialypélalcs, à ovaire libre, il placentation pariétale. — l.a nature a déployé dans la création des Passiflores
Fig« 1210. — Fleur d’une Grenadille ou Passiflore ( Posai florn ).
(lig. 1210) le luxe des plus brillantes couleurs, la richesse et l’élégance des formes, et la grAcc qui résulte d'une disposition en guirlandes étoilées de fleurs. Ces belles lianes, qui enlacent de leurs réseaux les buissons et les arbres, d’où elles retombent livrées aux caprices du vent, contribuent à la splendide décora-
PASSIPI, ORÉES.
lion dos forêts vierges du nouveau monde. Les plus I telles espèces font aujourd’hui l'ornement de nas serres; cl quelques-unes : le /‘assiflora cicrulea (Grcnadille, Fleur-de-la-Passion) à Heurs lilas, le Tactonia iynea à fleurs couleur de feu, etc., tendent à sc naturaliser dans les jardins de la Provence.
Le nom de Passiflore vient de la ressemblance qu’on a trouvée entre les diverses parties de la fleur et les instruments du supplice de la /‘nssion (la couronne frangée qui double le périaulhc simule la couronne d'épines ; les étamines à longues anthères horizontales simulent les marteaux; et les trois st; les à stigmates obtus simulent les clous.
Les caractères essentiels de la famille des Passiflorées sont les suivants : Plantes vivaces, ord. frutescentes, presque toujours grimpantes, se fixant aux arbres voisins par des vrilles nées à l'aisselle des feuilles (et qui sont des pédoncules déformés, comme les vrilles de la Vigne). Feuilles alternes, simples, entières, lobées ou palmées, ou composées imparipennées, munies ou* non de stipules. Pédoncules axillaires ord. uniflores, se continuant par un pédicellc articulé, muni à sa hase d'un involucre de 3 feuilles libres ou soudées entre elles. Fleurs très-amples, de forme élégante et de couleurs variées. Calice et corolle soudés en un même tube dans leur partie inférieure (et constituant par leur ensemble un |iérianthc dont les parties passent du sépale au | relaie par la forme et la coloration), à tube tubuleux ou urcéolé souvent très-court, .1 limbe à 6-5, rarement il 3-8-1 0 divisions ; ces divisions sur tleux rangs, étalées, les extérieures plus ou moins herbacées, les intérieures pélaloïdes; gorge du périanihe munie d’une couronne d’appendices filamenteux, colorés, disposés sur un ou plusieurs rangs, ou soudés en tube (on pourrait admettre que ce que nous avons appelé périanihe constitue le calice, et que la couronne de filaments constitue une corolle laciniée). Le tube est en outre tapissé par une lame glanduleuse plus ou moins distincte. Étamines hypogynes, ord. 6-5, insérées à la base du tube (ou au sommet d’un prolongement de l'axe) en une colonne qui supporte l'ovaire, à filets libres au-dessus de leur insertion, à anthères horizontales. Ovaire porté à l'extrémité de la colonne qui s'élève du centre de la fleur, uniloculaire, à 3 carpelles, à 3 placentas pariétaux, 6 3 styles cylindriques terminés en stigmates capités. Ovules plus ou moins nombreux, réfléchis. Fruit bacciforme, succulent, indéhiscent ou coriace vésiculeux ; quelquefois capsulaire ou crustacé, 5 3-5 valves, à déhiscence loculicide. Graine à follicule charnu qui se prolonge en un arille cupuliformc succulent coloré, enveloppant la graine elle-même, 5 testa crustacé, h raplié filiforme, Il périsperme charnu, contenant un embryon droit à cotylédons foliacés.
La famille des Passiflorées n’est pas sans analogie avec celle des Capparidées; elle présente en même temps d'assez étroites affinités avec les Cucurbitacécs (plantes grimpantes, li placentation pariétale, etc., mais h ovaire adhérent au calice). — Les espèces de la famille des Passiflorées, presque toutes originaires des régions tropicales de l’Amérique, ont cependant quelques représentants en Asie et dans l'Australie; très-rares en Afrique, leur type parait y dévier: telles sont les es|>èces des genres Paropsia et Smeathmania , qui sont des arbustes non grimpants 5 fruits capsulaires déhiscents.
PASTEL. — PATF.I.LIFORMIS.
PASTEL (/salis tinrtnrin, famille «les Crucifères) (fig. 1211). Celle plante est cultivée eu grand pour la matière colorante qu'on en retire; elle est d'un grand usage dans la teinture. Sa culture en Frauce est assez récente.
PASTÈQUE, Melon -d'eau ( Citrullui edulis, Cucumis Citrullui , Cucurbitn Citrullui , famille des Cucurbitacées). Les feuilles de la Pastèque sont 1 limbe profondément découpé. Le fruit, de la taille d’uu très-gros melon, est 1 écorce trèslisse non marquée de cèles, d'un beau vert ; la chair est, à la maturité, d'un rose vif, couleur sur laquelle tranchent de grosses graines aplaties, noires ou d'un pourpre foncé. La Pastèque est abondamment cultivée dans toute la région méditerranéenne: en Provence, en Espagne, en Italie, sur la côte d'Afrique, etc. Sa culture est la même que celle du Melon : la plante se plaît dans un bon terreau et demaude des arrosages. La chair du fruit est peu sucrée; sa saveur est plutôt fade et presque nauséeuse : elle se rapproche de celle du Fig. 1211. — Sommité florifère concombre cru. On fait, dans le Midi, une grande du Pastel [Isatis tmcturiu). consommation de ce fruit rafraichissaut, qui se trouve sur tous les marchés en grande abondance. L’écorce de la pastèque jeune se confit dans le sucre comme celle du melon, du cédrat, de l'orange, etc.
PATATE (Coiwoleulus Batatus , famille des Convolvulacées). Celte plante est originaire de l'Amérique. On l’y cultive eu grand pour ses tubercules alimentaires, qui ne renferment aucune trace du principe résineux purgatif de certaines Convolvulacées, et y sont préférés à ceux de la Pomme-de- terre. On cultive la Patate dans la région méditerranéenne : en Espagne, en France et en Italie.
PATCHOI'I.T (corruption de Patehey elley, feuille de Patehey). Feuilles et tiges du Puynsteuton Patehuuly (Plectrauthus erasii fulius) (fig. 1212), plante de la famille des Labiées (de l’Inde et de la Chine). La plante est à feuilles radicales longuement pétiolées, les fleurs en épis pédonculés. — On cil prépare des sachets qui éloignent les insectes destructeurs des lainages cl des fourrures. L'essence de palchouly est employée dans la parfumerie. On prétend que l'odeur ambrée de Fig. 1212. — Sommité florifère l'encre de Chine est due à un extrait de palcltoulv
du Palchouly ( Poyvitemun rj| ^ probable que l’ambre gris s’v trouve au Pat(hiMtu). . ... , ,
moins associé il cette substance).
Patelli fanais. En forme de patelle et non de patère (le patelin était une assiette ou un plat sur lequel les anciens plaçaient les viandes offertes aux dieux; le
/ VjOC
'le
PATËT.I.ULR. — PAUCIRADIATUS. 1031
paiera était une coupc plus profonde que le pntellae t portée sur un pied). Certains embryons en forme de disque excavé ont été dits en forme de patelle.
PATELLL’LE, patellula. Dans la famille des Lichens, on a donné ce nom à des a/tolhecium orbiculaires sessiles et entourés d'un rebord appartenant au réceptacle et non au thnllus : chez les Leeidea, par exemple.
/‘aléas = Patulus. Doit se traduire par le mot étalé, lorsqu'il s’agit d’une feuille écartée du rameau, ou d’un rameau écarté de la tige; par le mot ouvert, lorsqu’il s’agit d’un verticille d’organes, par exemple d’une corolle II pétales ou à lobes étalés. — Patent issimus. Superlatif de païens, étalé à angle droit ou même un peu renversé.
PATHOLOGIE végétale. Partie de la science qui a pour objet l’étude des maladies chez les végétaux. Voy. Maladies des plantes.
PATIENCE (/ lumex Patientia, erispus, sanguineus, nbtusifolius, etc.). Ces espèces étaient comptées au nombre des remèdes dépuratifs et antidartreux; leur peu d’efficacité leur avait valu, dit-on, le nom de Patience, mot qui faisait allusion II la vertu dont ceux qui se servaient de ces remèdes devaient être pourvus : « Attendez encore avec une demi-once de Patience. » (Rabelais.) M. Eug. Fournier a proposé une autre étymologie |xmr le nom de Patience: ce serait l’ancienne dénomination La pat lium (/Iumex Hydrolupathum) dont, par corruption, on aurait fait la Patience, étymologie admise par M. Littré dans son Dictionnaire (1). — Leur racine est légèrement tonique et purgative. Le II. alpinns (Uhubarbe-des-moines) est doué des mêmes propriétés et passe pour plus actif. Enfin le H. Hgdrulapathum, qui est le fameux Herba-britannica de Munting, a été regardé comme une panacée universelle.
PATRIE, patria. Se dit de la partie du monde ou de la contrée dans laquelle croît une plante. Cette contrée se désigne, soit d’après le nom politique du pays, soit d’après le nom des mers, des fleuves, des chaînes de montagnes, etc., ou en indiquant les degrés de longitude et de latitude.
Patulus = Païens. Étalé. Voy. Patens.
Pauci- (dans les mots composés dérivés du grec, oligo-). En petit nombre. Ce préfixe fait partie de beaucoup de mous composés (ex. paucistamineus, qui ne présente qu’un petit nombre d'étamines).
PAUCIFLORE, pauci flortts. Se dit d’une tige ou d'une inflorescence (une ombelle, un épi, un glomérule, un capitule, etc.) qui présente un très-petit nombre de fleurs, ou un nombre moins grand que dans les cas analogues.
Pauriradiatus. Qui présente un petit nombre de rayons. Se dit en parlant d’une ombelle. Umbella / tauriradiata s’oppose à U. multiradiata on à rayons nombreux. — Dans la famille des Composées, les fleurons ligulés (ou demifîeuruns) qui occupent la circonférence du capitule, chez un grand nombre de genres de la division des Corymbifères, sont quelquefois appelés rayons. Les capitules qui présentent un seul verticille de ces fleurons ligulés ont été appelés capitula pauciradiata ; ceux qui eu présentent plusieurs, C. multiradiata.
(t) « Altéré (lu bas allemand Patieh , qui est une altération du bas latin Lapathium , venant de Aina&tv, Oseille, a (Littré.) ,