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PARSEMÉ. — PARTHÉNOGENÈSE

alternes, ou en spirale, entières, munies de stipules scarieuses libres nu soudées deux à deux; rarement feuilles conuées, à base scarieuse, sans stipules. Fleurs régulières, ord. petites, peu apparentes, en gloiuérules, en cymes ou en panicules. Calice à 5 (rar. h) sépales, libres ou soudés entre eux. Corolle à pétales en nombre égal 1 celui des sépales ou en nombre double, souvent filiformes ou très-peu apparents, insérés h la gorge du tube du calice sur un épaississement glanduleux. Étamines ord. 5, insérées à la gorge du calice avec les pétales. Ovaire Il 2-3 carpelles, à 2-3 loges monospermes, à styles libres ou plus ou moins soudés eu un style indivis. Fruit libre, capsulaire, membraneux, uniloculaire par la destruction des cloisons; il une seule graine (par avortement) suspendue au sommet d'un long funiculc qui nait de la base de la loge, nu dressée sur un funicule court; périsperinc nul, entouré d’un embryon annulaire, rarement embryon à peine courbé.

PARSEMÉ, aspersus, conspersus. Parsemé de poils, de glandes, de taches, etc.

PtRinéxocCXÈSE (de jrotfQtvos, vierge). Génération vierge. Production d’uue graine fertile, d’un embryon susceptible de développement sans le concours du sexe mâle.

Dans le règne végétal comme dans le règne animal, le concours d’organes des deux sexes parait absolument nécessaire à la production de l’œuf ou de la graine contenant un embryon fertile, capable, en se développant, de reproduire un individu de l’espèce dont il provient. Néanmoins, dans les organismes inférieurs des deux règnes, cette double action finit par devenir très-obscure; mais beaucoup de végétaux où elle était considérée comme nulle (ayant été mieux étudiés) sont actuellement reconnus pourvus des deux sexes, et l’on est par conséquent amené il penser que dans les cas où l’absence de sexualité paraît la plus évidente, il peut se trouver l'équivalent de la double action (celte double action me semble se produire sous une influence électro-magnêtit/ue chez ces êtres si simples comme chez les êtres des classes supérieures).

I,a matière verte contenue dans les divers articles (ou endochromes) des Algues filamenteuses (dites Conjuguées) parait identique, et cependant une spore, pour être produite, exige le mélange des substances contenues dans deux endochromes différents.

Chez certaines plantes phanérogames dioïques, on a cru voir des individus femelles produire des graines fertiles en l’absence bien constatée d'individus du sexe mâle; l'exactitude de ces observations est révoquée en doute aujourd’hui : on suppose que les individus femelles, devenus fertiles, portaient quelques fleurs mâles restées inaperçues, ou quelques fleurs bisexuées (et que la plante n'était pas exactement femelle, mais monoïque ou polygame).

I.e Ctelebogipne ilirifolin, arbuste de la famille des Euphorbiacées, dont l’individu femelle existe seul dans nos serres (on le croit obscurément monoïque), et dont les graines sont fertiles et germent parfaitement bien, est la plante qui a donné lieu aux arguments en apparence les plus décisifs en faveur de la réalité du phénomène de la parthénogenèse chez les Phanérogames. — Nous ])ensous qu’on ne doit encore tien nier ni affirmer sur ce point resté obscur, et que les expériences à ce sujet doivent être reprises et être multipliées, eu les entourant

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