‹ Nouveau dictionnaire de botaniqueChapitre 318 sur 414 · PEAU. — PÊCHER · texte numérisé non relu

PEAU. — PÊCHER

doute reconnu que sa qualité y est inférieure à celle de l'opium qu'on prépare en Orient. 1,’opiutn dn commerce provient de Smyrne et de Constantinople, de la Perse et de l'Égypte. Celle substance doit scs propriétés narcotiques si puissantes à plusieurs alcaloïdes, dont les plus importants sont la morphine, la codéine et la narcotine. On cultive en grand le Pavot pour l'huile grasse qu’on extrait de ses graines, et qui est connue sous le nom A' huile d'œil telle; cette huile passe pour ne contenir aucun principe narcotique. Endlicher dit néanmoins avoir eu la preuve que cette huile récemment exprimée peut provoquer l’assoupissement. Le fruit de la variété officinale du Pavot est beaucoup plus volumineux que celui de la variété à fleurs doubles cultivée dans les jardins pour la beauté de ses fleurs ; on recueille ce fruit avant la maturité, et on le conserve sec sous le nom de tètes de pavot. On se sert des capsules du Pavot, après en avoir retiré les graines, pour préjwrer une infusion calmante ; ces capsules servent aussi à la préparation du sirop diarnde.

peau, epiderma, cuticula. Vulgairement l’épiderme des feuilles, l’épicarpe nu épiderme des fruits, l’épisperme ou enveloppe de l'amande. (Inusité.)

PKCIIKR (Amygdahis Persiea, famille des Amygdalées) (fig. 1216 à 1218). Le Pêcher est originaire de la Perse; il fournit un des fruits les plus délicieux.

Fie. 1216. — Rameau florifère ilu pêcher Fie. 1218. — Fruit du Pêcher (pêche), coupé à (leurs doubles (var. de VAmyyrtnlus verticalement pour montrer le sarcocarpe, le Version). noyau (endocarpe) et la graine (amande).

Sa culture et sa taille, savamment perfectionnées, sont, aux environs de Paris, l’objet d'une industrie très- lucrative; on ne l’y cultive qu’en espalier, et l'on

PËCTINATUS. — PÊD1CEU.F..

y préserve ses fleurs des gelées tardives au moyen d’abris habilement disposés, qui empêchent le rayonnement du calorique.

Prêt motus. Divisé en segments étroits, égaux et disposés sur un seul rang, comme les dents d'un peigne.

PÉDALÉ, PÉDIAIRE, prdatus (Mirb.). En forme de pédale ou de pied (vov. PÈDATtiOBÊ). Une pédale est, dans certains instruments de musique (à cordes), une palette sur laquelle on pose le pied, et qui est en forme de pied. Pedatus signifie proprement en forme de pied, c'est-à-dire terminé par des doigts ou digitations parallèles.

PÉDALIFORME. — Vov. PÊDATIFORME.

PEDALINEES. Famille de plantes dicolylécs gamopétales, à ovaire libre, de la classe des Personnées, comprenant un petit nombre de genres dont les espèces sont dispersées dans les régions tropicales et au cap de Bonne-Espérance. I.cs Pédalinées sont très-voisines, par leurs caractères généraux, des Gesnéracées et des Bignoniacées. Citons comme type des Pédalinées le genre Martynia, dont on cultive dans les jardins plusieurs jolies espèces à feuilles odorantes, à fleurs rampanulées d’un parfum aromatique enivrant, produisant de grosses capsules à long bec arqué, dont les deux valves, écartées à la maturité, ressemblent à deux cornes de bélier.

PÉDALINERVÉ, pedatinervis. — Voy. Pédatinekvé.

Pedalis. Qui est de la longueur d’un pied (environ un tiers de mètre).

PÉDATIFORME ou PÉDALIFORME, pedati/ormis (DC.). Épithète donnée aux frondes vasculaires de certaines Algues marines, découpées de la même manière que les feuilles pédatilobées, pédalilides, chez les plantes phanérogames.

PÉDATILOBÉ, Pédalilide, Pédaliparli, Pédatiséqué (ou Pédaliflde, etc., si l'on compose le mot de l’expression française pédale, et non de l'expression latine /ledatus, qui signifie en forme de pédale), jieiintibibatus, pedatifidus , pedatipartitus, pedatisertus (DC.). Feuilles pédalinerves plus ou moins profondément découpées en lobes ou segments disposés selon la direction des nervures. (Voyez, pour la valeur de ces expressions, -fidus, -partitus, etc.) Les feuilles de 1 ' Helleborus fœtidus, de l’Arum Dracunculus, etc., sont jtédatipartites. — Mirbel a désigné ces feuilles sous le nom de pédalêes, quelle que soit la profondeur de leurs découpures.

PÉDATINERVÉ ou PÉDALINERVÉ, pedatinervis. Feuille dont le pétiole se partage à son sommet en deux nervures très-divergentes qui émettent chacune verticalement, à leur côté intérieur, des nervures secondaires parallèles entre elles. Ce genre de nervation n'est pas fréquent.

Pedatus. Pédalé, pédiaire.

pêntt elle. pediceUus. Support particulier de chaque fleur : c’est un ramuscule du pédoncule qui se termine par une fleur unique. Lorsque le pédicelle ne nuit point sur un pédoncule commun avec d'autres pédicelles, et qu’il est inséré directement sur la tige aérienne ou sur la souche ou le rhizome d’une plante, on le désigne souvent sous le nom de pédoncule nnifîore, surtout s’il porte des bractées dans sa longueur, et que par conséquent il soit susceptible d’être pluriflore, et de devenir ainsi un véritable pédoncule. — Des organes

PÊDlCELI.fi. — PELTÊ. 1035

de diverses natures, de forme grêle, et terminés par une partie plus large, ont été désignés sous le nom de péd icelles.

PÉDICELLÉ, fiedicellnlits. Muni d'un pédicelle.

PÉDICULAIRES. Espèces du genre Pedicularis, famille des Scrofularinées. Le Pedicularis palmtris était employé autrefois comme astringent et diurétique. Les bestiaux ne broutent point les Pédiculaires.

PÉDICULE, pediculus. Nom donné 5 l’axe de certains Champignons (Agarics, Bolets, etc.). — Pédicule ( pediculutus ). Pourvu d’un pédicule. — Les pédicules des Champignons ont reçu les dénominations suivantes (Lév.) : Hasis, caulicu/us, caulis, cepltalnp/inrum, cystophorum, fibrtr, fibnllw , fila , filaments , florci, hyphn, hyplm/iodimn, pédicelle, pediceüus, pédicule (Vaillant), pedunculus, pes, petio/us, scapus, setulœ, spnridochium, stijtcs, stipites, stroma, trichophorum, vellus,

pédoncule, /ledunculus. Axe florifère, plus ou moins rameux, émettant un plus ou moins grand nombre de fleurs; chacune de ses divisions, terminée par une seule fleur, a reçu le nom de pédicelle. Voy. ce mot.

PÉDONCULÉ, pedanculatus. Sc dit d’une inflorescence portée sur un pédoncule, c’est-à-dire d’une inflorescence pluriflare, que les fleurs soient sessiles comme dans l’inflorescence en capitule, ou que le pédoncule soit rameux et les fleurs pédicellées.

PELLICULE, pellicula. Membrane mince et transparente.

Pellitus — llerutit-us. Pelé, écorché, dépouillé, écorcé; dont l’épiderme ou l'écorce semble avoir été enlevée.

Pellucido-punctatiis. Marqué de ponctuations transparentes : les feuilles de \' Il ypericum perforatum (Millepertuis), par exemple. Ces points transparents sont des vésicules glanduleuses (remplies d'uu liquide transparent) et traversant toute l'épaisseur du parenchyme de la feuille, de manière à n'élre recouvertes sur l'une et l'autre face que de l’épiderme, transparent lui-même; de telle sorte que, la lumière passant à travers ces glandes, il semble que chacune soit une petite ouverture dont la feuille serait perforée.

Pellucidus. Transparent, diaphane.

PÉI.ORIE, pcloria. Phénomène tératologique qui consiste dans la régularisation anormale ou accidentelle d'une fleur normalement irrégulière. Telle est la déformatiou de la fleur des cs|>èces du genre Linaria, lorsqu'il existe cinq éperons disposés en cercle, au lieu d’un éperon unilatéral (chacun des pétales se prolongeant en éperon), ou que tous les pétales sont dépourvus d'éperon (fleur sans éperon). Daus le genre Ancolie ( Aquileyia ), tous les pétales sont normalement prolongés chacun en éperon. Dans une anomalie de l’Ancolie fréquemment reproduite par la culture, les éperons disparaissent, et tous les pétales sont complètement plans : ce retour anormal d’une forme cuculliforiue normale à la forme plane des pétales ordinaires rentre également dans la classe des anomalies désignées sous le nom de /jélories.

Pelta. Sorte d'apothecium de forme peltée. — Peliatus. Pclté.

PELTÉ, peliatus. Se dit d’un organe quelconque (une feuille, une graiqe) qui est orbictilaire et qui adhère à un support (pétiole, funicule) par le milieu

1036 PEI.TIFORMB. — PENNATIFIDE.

de l’une de scs faces et non par un îles points du bord. — La feuille jieltée résulte d'une feuille fudtinerrée, c’esl-b-dire dont les nervures partent en rayonnant de l'extrémité du pétiole et sont unies entre elles par un limbe continu même au nivenu de la partie qui correspond II la hase de la feuille. I nc feuille pelléea l’aspect d’un parasol. Les feuilles sont peltées dans le Tro/xrolum wajus (la Capucine) (fig. 1219), I '( mbilicus pen- < liilinns , V Hydrncatyle vulgaris, etc.

PELTIFORME, peltifunnis. S’est dit d’une fronde d’Algue en forme de feuille peltée.

PELTINERVÉ, peltinervis. Se dit d’une feuille dont le pétiole se partage à son sommet en un certain nombre de nervures qui rayonnent horizontalement en éventail. Si toutes ces nervures sont unies entre elles i droite et à gauche par du parenchyme, il en résulte une feuille peltée. Si les deux nervures de la base ne sont pas unies entre elles, la feuille est orbiculaire, mais elle n’est pas peltée. bans les feuilles composées, la disposition peltinervée donne lieu aux feuilles digilées.

PELURE. Écorce d’un fruit, épicarpe. Chez les fruits qui résultent d’un ovaire libre (chez la Pèche, par ex.), la pelure correspond à la face externe ou inférieure de la feuille carpcllaire. Chez les fruits qui résultent d’un ovaire adhérent (chez la Pomme, par ex. , la pelure appartient au tube soudé du calice ou capsule réceptaculaire.

PENCHÉ, nu/ans. Incliné; qui est intermédiaire entre la direction verticale et la direction horizontale.

PENDANT, pendulus, peiiditlinus. bout la base est fixée en haut et le sommet libre en bas. — Ovule pendant ou suspendu , celui qui est suspendu dans la cavité de l’ovaire, le hile étant en haut et le sommet apparent en bas. On a employé plus particulièrement le mot pendant lorsque la loge ne contient qu’un ovule, et le mot suspendu lorsqu'elle en contient plusieurs.

/‘endulinus, pendu/us. Pendant, qui est suspendu.

PÉNÉACKKS. Famille de plantes dicotylées apétales, voisine des Thyntélées et ayant le port des Hhamnées, établie pour quelques plantes frutescentes du Cap incomplètement connues (g. l'entra et Snvrurolla). — Feuilles coriaces, sans stipules. Fleurs hermaphrodites, régulières, colorées, h périanthe tubuleux, fi -fide. Ktatnines fi. Ovaire libre, fi-loculaire, à loges 2-ovulécs. Fruit capsulaire.

PÉNÉANTHÉES (A. Juss.). Fleurs appauvries. Épithète donnée aux plantes diclincs fà fleurs unisexuées) et apétales.

PÉNÉTRANTE. Se dit d’une odeur qui, comme celle du musc, se répand avec intensité. — Odeur pénétrante agréable se traduit en latin par le mot f rageons ; odeur pénétrante désagréable , par le mot grarentens.

Penirillatus — /'enieiltifirmis. En forme de pinceau.

PENNATIFIDE, Pennatilobé, Pennatipartit, Pennatiséqué. — Vov. Pimvati- FIDE, PlNNATILORÉ, etc.

Fie. 1219. — Feuille petite d’une Capucine (Tro/trotum) (proportions réduites).

PENNÉ. — PÉPONIDE.

PENNÉ = Pinné, pinnatus. — Voy. cc mot.

PENNIFORME, jwnniformis (DC.). Se dit d’une fronde d'Algue en forme de feuille pennée.

PENNINERVÉ, penninervis. Se dit des feuilles dont le pétiole se prolonge en une nervure moyenne, côte ou rachis, qui émet à droite et à gauche, de distance en distance, dans toute sa langueur, des nervures secondaires (disposées par conséquent comme les barbes d’une plume). Les feuilles dont les nervures présentent cette disposition peuvent être simples et entières ou plus ou moins profondément découpées en lobes alternes ou plus rarement opposés (ces feuilles découpées sont dites pennati/ides, pennalipartites ou pennatiséquées, selon le degré de profondeur des incisurcs. Si les segments sont articulés, elles sont dites coinposécs-pinnées).

PENSEE-SAUVAGE ( Viola tricolvr, famille des Violariées) (fig. 1220). Celte plante est douée d'une certaine ârrelé; son infusion est excitante, et est d'un emploi fréquent dans le traitement des maladies de la peau. Ou en prépare un sirop qui remplit les mêmes indications.

Etc. 1220. — Rameau de la Pensée-sauvage (Viola tricolor var. armais) (proportions réduites).

l’enta-, dans les mots composés dérivés du grec, signifie cinq, en latin qiiiiu/ne: IHmtngynm, h cinq carpelles; penhmdrus, à cinq étamines; pentangularis , à cinq angles; pcntapetalm, à cinq pétales; pentaphyllus, à cinq feuilles.

PEPIN. Nom donné aux graines qui occupent les loges des fruits charnus appartenant aux arbres de la famille des Pomacécs.

PÉl’OMiiE, Pépon, pepo, peponida, pepnnium. Nom donné au fruit dans la plupart des genres de la famille des Cucurbitacées. Ce fruit résulte d’un ovaire adhérent composé de plusieurs carpelles incomplètement fermés et soudés par leurs parois; cc verlicillc de carpelles constitue, en raison de celte disposition, un fruit incomplètement pluriloculaire. Cc fruit est ferme à sa circonférence et charnu à l'intérieur; les placentas, étant réfléchis sur les cloisons, donnent lieu à une modilicatiou de la placentation pariétale.

5038 PÉPONIFÉRÉES. — PERI.

PHIHJNIFÉRÉES. Classe comprenant les familles des NhanivirObées, des CüCCRBITACÊES et des BÊGONI ACÉES. Ses caractères sont les suivants : Plantes dicotylces dial} pétales. Fleurs ord. unisexuees. Calice et corolle à 5 pièces, ord. gamo|>élales (bien que la classe se rattache par d'autres analogies aux dialypétales). Étamines 5 ou moins, libres ou soudées. Ovaire infère (soudé avec le périanthe), ord. pluriloculaire (souvent à 5 ou 3 carpelles), ordinairement plurion mulli-nvulé. Fruit ord. charnu, rarement ca| solaire. Graines pourvues ou non de périsperme.

Per. La préposition latine /ter, placée devant un adjectif, lui donne la valeur d’un superlatif : pusillus, grêle ; perputillus, très-grèle; integer , entier; /xrinteger pour inteyerrimus , très-entier, tout à fait entier.

pf:K,vpmi.l.E , peraphyllum. Nom collectif donné par Mœnch à des organes qui n’ont aucune analogie entre eux : par exemple la bosse delà lèvre supérieure du calice dans le genre Scutellaria; l'appendice scarieux du calice dans le genre Salsola, etc.

PERCE-PIERRE, Fenouil-marin ( Crithmum maritimuin, famille des Ombellifères). Plante très-répandue dans les rochers de nos cèles. Les feuilles ont naturellement une saveur salée et aromatique ; leur suc, exprimé, [tasse pour vermifuge. Ces feuilles charnues, confites dans le vinaigre, sont employées dans quelques localités comme condiment.

Perennans. Les feuilles qui restent plus d'un an vivantes sur l'arbre sont dites : folia perennantia ou persistent ia.

PÉRENNANTES (Plantes). Plantes ordinairement annuelles dans les climats du Nord, mais qui, dans des circonstances exceptionnelles, supportent l'hiver et continuent à végéter pendant quelques années.

Perenni». Vivace. S’oppose à minuits, annuel. Voy. Durée des plantes.

PERFEITIOVNI.tlEVIN OU MOMIFICATION» »l CCE»«lt E» MK»

TIPES vÊoftTAix. — Voy. Ages du Règne végétal.

Perfectus. Parfait; dont le développement est complet. — Qui ne présente point d’anomalie.

PERFOLIÉ, perfnliatus. Une feuille est dite perfoliâe, lorsque, étant alterne, elle embrasse complètement par son insertion le rameau sur lequel elle est insérée, de manière à paraître traversée |>ar lui. Les feuilles du Bupleurmn rotundi folium sont perfoliées. La feuille perfoliée peut être considérée comme une feuille embrassante dont la base est prolongée en deux lobes qui se soudent entre eux par leur bord interne, ou mieux être considérée comme ayaut une insertion réellement périphérique, c'est-à-dire occupant toute la circonférence du rameau, au lieu de u'en occuper qu'une partie. Il ne faut pas confondre les feuilles / lerfoliées , qui sont nécessairement alternes, avec les feuilles comices, qui sont o|»posées et embrassent la tige en se soudant entre elles base à base : telles sont les feuilles bractéales du (ihèvrefenille des jardins ( f iancera Cuprifolium), du Dipsacu s silvestris et du !). [ullunum (Chardon-à- foulons, ou Cardère), du f'hlnra per foliota (dont le nom dev rait être rr mania), etc.

Pergamenus. (lui a la consistance du parchemin, parcheminé.

Péri, dans lus mots dérivés du grec, signifie autour; en latin, circule.

PÉRI AN THE. — PÉRlCHtSE.

périaathe, /teriantliiwu = pcrigonium. Ensemble des enveloppes florales, composé du calice el de la corolle. Cette expression est principalement usitée dans la description des plantes de l'embranchement des Monocolylédones, le calice el la corolle étant souvent, chez ces plantes, l’un et l'autre pétaloïdes, et présentant l'aspect d'une enveloppe unique, surtout dans les cas où l'insertion est périgync.

péricarpe;, periearpium. Nom donné aux feuilles carpellaires à l’époque de la maturité du fruit, c’est-à-dire le fruit lui-méme, moins les graines et les placentas. Le péricarpe peut, par conséquent, se composer d'une seule ou de plusieurs feuilles carpellaires soudées, selon la structure du fruit. — Nous avons déjà étudié (voy. Carpelle, Déhiscence et Eruit) la structure des péricarpes et leur mode de déhiscence.

Scion que le fruit résulte d'un ovaire libre ou d’un ovaire adhérent, on conçoit que la coCtche extérieure du péricarpe appartient au carpelle lui-méme ou au tube enveloppant; lors donc qu'on a proposé de subdiviser le péricarpe eu plusieurs couches, il aurait fallu d’abord indiquer si l'un entendait parler des péricarpes libres ou des péricarpes adhérents. Ces couches sont, en procédant de l’extérieur à l’intérieur, l’épicarpe, le mésocarpe (ou snrcocarpe chez les fruits charnus) et l'endocarpe.

Chez les péricar|>es appartenant à des fruits résultant d'un ovaire libre, l'épicarpe correspond à l'épiderme de la face externe (ou inférieure) de la feuille carpellaire, le mésocarpe à la charpente fibro-vasculaire et au parenchyme de la feuille, et l'endocarpe à l'épiderme de la face interne (ou supérieure de la feuille). Clic/, les fruits qui résultent d'un ovaire adhérent, il existe de plus une couche extérieure plus ou moins épaisse, constituée par le tube dans lequel le fruit est inclus.

Certains péricarpes sont minces et membraneux, d’autres sont éqtais et ligneux, d’autres sont charnus; d’autres, enfin, sont en partie charnus et en partie ligneux : tel est le péricarpe chez les fruits connus sous le nom de drupes (la cerise et l'abricot, par ex.), chez lesquels les couches externes de la feuille carpellaire sout charnues et succulentes, et où les couches internes sont ligneuses et constituent le noyau.

PÉBICHÈSE, perichœtium. Involucre qui entoure les Heurs femelles daus la famille des Mousses. Un grand nombre d’espèces de Mousses sont monoïques ou dioïques, c'est-à-dire que les anthèridie», ou fleurs mâles, ne sont pas | torlées par les mêmes rameaux ou sur les mêmes pieds que les aivhégoues, ou fleurs femelles. Les groupes d’anthéridies et les groiqtes d'archégoues sont entourés de feuilles rapprochées qui constituent de véritables involucres. Les feuilles involucrales des authéridies ont été appelées feuilles périgoniales (folia perigonalia ); les feuilles involucrales des archégones ont été appelées feuille » périr/iélia/es ( folia perichætiala), et l’involucre formé par les feuilles périchétiales, périchèse ( perie/untium ).

Il est regrettable de voir deux noms dilTérenls adoptés simultanément pour l’involucre, dans une même famille ; le sexe différent des fleurs renfermées dans ces involucres ne justilic pas cette nomenclature. Les feuilles péricltéliales

PER1CI.AOIUM. — PÊR1DERME.

différent, il est vrai, (les feuilles périgoniales par une forme plus allongée, el surtout en ce qu'elles prennent la plupart de l'accroissement pendant la maturation du fruit ; mais celte différence tient moins à la nature même de ces feuilles qu’à la nature des organes qu’elles accompagnent : aussi me semblerait-il convenable que le nom de périgone, ou feuilles périgoniales, fut employé pour désigner l'involucrc des fleurs mâles aussi bien que l'involucre des fleurs femelles, ou des groupes où les fleurs mâles el femelles sont mêlées (fleurs hermaphrodites); l’expresssion feuilles pèrichétiales devant être supprimée comme inutile et superflue. Je trouverais encore mieux de renoncer même au mot périgone, et d’appeler tout simplement l’involucrc des Mousses, involucre, et les feuilles qui le composent, feuilles florales ou inoolurrales, ou bractées. La science ne peut que gagner à être dépouillée des mots inutiles dont on s’est plu pendant si longtemps à la surcharger.

Pericladium (Link). Nom (inutile et inusité) donné à la base engainante des feuilles, par ex. chez les Ombcllilêres.

Pf:Rl(I.IV>:, periclinium. Nom donné aux involucrcs dont les braetées tendent à la direction verticale. Or, pour que cette direction soit possible, il faut que le pédoncule soit dilaté en réceptacle et les fleurs dis|>osécs en capitule, comme dans la famille des Composées. Le périclinc peut être composé (l'un nombre de bractées variable : trois, cinq, plusieurs, un grand nombre (periclinium tri -, petit a-, pnlyphyllum); il peut se composer d’un seul rang de bractées, de deux rangs ou de plusieurs rangs, et les bractées sont dans ce cas presque toujours imbriquées (periclinium simplex ou uniseriale, duplex ou biseriale, / iulypliyllutn , imbricatum). Il peut être muni à sa base de trèspetites bractées accessoires formant une sorte de calicule ( periclinium calyculatuin). l/*s bractées qui composent le péricline sont quelquefois prolongées en une épine simple ou rameuse qui représente la nervure moyenne et les nervures latérales de la feuille : cette épine est simple chez le Carduus nul ans, elle est rameuse chez le Centaurea solstitiedis.

Les bractées (pii com|iosent le périclinc ne sont pas toujours libres, elles sont soudées en un périclinc yamnphylle , par ex. chez l'ÜKillel-d’Indc (Tagetcs erecla). Elles peuvent n’être soudées que dans une partie de leur longueur, et alors, selon l’étendue dans laquelle la soudure a lieu, le péricline gamophylle a été dit, de même que le calice gamophylle, denté (dentatum) fendu (fissura, purtitum), un chiffre placé avant l’adjectif indiquant le nombre des divisions, ou mieux des pièces soudées (ces expressions ne sont pas moins vicieuses pour le périclinc que pour le calice ou la corolle et autres organes multiples).

Quant à la forme extérieure du péricline, elle se rapproche, dans un graud nombre de cas, de la forme cylindrique, ovoïde ou conique ( periclinium rylindricum, ocuidetim, connu in, etc.). — J’engage à ne point employer le mot péricline, el à se servir du mot incolucre |wur désigner l'involucre des Composées, aiasi que tous les autres involucrcs.

PÉRlDEitRE. peridenna (Molli). Nom pro|>osé |Ktur désigner, chez les végétaux ligneux, la couche extérieure de l’écorce. Cette couche est susceptible d’être constituée, soit |>ar l’épiderme, soit par la couche subéreuse, la couche herbacée,

PERIDIUM. — PÉRIGONE.

ou même par le liber, selon que les couches successives de l’écorce se sout détruites sans s’ètre régénérées. L'épiderme ne se régénère pas, et il est en général détruit par suite de la distension qu'il éprouve lors de l’accroissement de la tige dès la première ou les premières années. La couche subéreuse qu'il laisse à nu se détruit à son tour, mais dans certains cas elle se régénère au fur et à mesure, et constitue le périderme. Dans d’autres cas, celte couche ne persiste pas, et le périderme est constitué par la couche herbacée; cette couche peut enfin ellemême disparaître, et le périderme se trouver constitué par le liber. Ou conçoit, du reste, que, chez un même arbre, les rameaux de différents âges présentent un épiderme appartenant à des couches diverses, puisque, chez les plus jeunes, la destruction des couches externes ne s’est point encore opérée.

Peridium et Peridiolum. Nom donné, dans la classe des Champignons, à une enveloppe générale, d’abord sans ouverture, et qui est déchirée par suite des progrès de la végétation des organes qu’elle renferme, ou qui se détruit seulement à la maturité.

Dans les genres Amanita et Phallus , le peridium est désigné généralement sous le nom de voltia. Chez les Phallus , après avoir été déchiré par la partie centrale du Champignon, il constitue une gaine à la base du pédicclle. Le même phénomène se passe chez les Amanites; en outre, chez certaines espèces, l’/l. muscaria (Fausse-Orongc), par exemple, les débris de la partie supérieure du peridium ou volva restent adhérents par lambeaux à la surface du chapeau. Dans le genre Oeaster, le peridium se partage en une étoile à plusieurs branches qui s'étale à la surface du sol, ou embrasse le corps du Champignon (selon que l’air est sec ou humide). Chez les Lycoperdun, le peridium constitue le corps même du Champignon, et forme un sac rempli par les organes de la fructification, qui s’échappent sous forme de poussière par son sommet déchiré. Enfin, le nom de peridium est appliqué, même chez les espèces microscopiques (les Mucor, par ex.), aux sacs membraneux transparents qui renferment les spores. — Les peridium ont reçu du divers auteurs les dénominations suivantes : Aggedula, capitulum, caput, cellules cortex, cutis, epiperidium, globula, gluhuli, globus, irwohtcrum, lucelli, lundi, pericarpea, peridium (l’ersoon ), pseudoperidium, peridiulum, sporangium, sporanyiolum, sacculus, theca, tégument, tunique. ( Synonym . ex cl. Léveillé.)

Peridroma (Necker). Nom (inusité) du |>étiolc dans la famille des Fougères.

perigunium (DC.). Synonyme du mot périanthe. Enveloppe ou enveloppes florales chez les Monocolylédones. Le mot périanthe, plus ancien, signifie placé autour de la fleur. De Candollc a créé le mot périgone (qui signifie placé autour des organes sexuels) comme plus exact. En effet, le périgone, faisant partie de la fleur, ne peut être regardé comme entourant la fleur, il n'entoure que les étamines et les carpelles. Néanmoins, soit que l'on considère les étamines et les carpelles comme la fleur proprement dite (les enveloppes florales n’étant en réalité que des organes accessoires), soit que le mot périanthe ait paru plus euphonique, ou qu’on l'ait préféré comme plus ancien, il est généralement employé (voy. Périanthe). — Hedwig s’est servi du mot perigunium pour désigner, chez les Mousses, l'involucre des fleurs milles.

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