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PÊRIGONIAIRES. — PERIGYNIUM.
PÉHIGONIAIRES (DC.). Qualification (inosilée) donnée aux fleurs dites doubles dont les organes sexuels n’ont point subi d’altération, et chez lesquelles les enveloppes florales supplémentaires sont dues à des dédoublements ou à des multiplications des enveloppes florales, et notamment de la corolle.
pÉBlttvvxxDES, periggnanda, Nom donné par Necker aux enveloppes florales en général, soit chez les Dicotylédones, soit chez les Monocotylédones ; il nomme le calice, perigynandum exterius, et la corolle, perigynandum interius. — Le même auteur nomme perigynandum commune, l'involucre (ou périclinc) des Composées. Cette expression est la traduction de l'expression ancienne, calice commun. (Expressions inusitées.)
PÉRIGVNE, />erigynus. Se dit de la corolle et de l’audrocée (étamines) insérés sur le tube du calice, et par conséquent au-dessus du niveau auquel le gynécée
(ovaire) est inséré sur l’axe. Il arrive fréquemment, chez les gamopétales, qne la corolle étant périgyne, les étamines sont insérées sur le tube de la corolle beaucoup au-dessus du niveau de son insertion sur le calice. Dans ce cas, comme dans celui (beaucoup pins rare) où les étaminrs sont insérées au même niveau que la corolle, les étamines sont dites périgynes. — Le mol périgyne s’ap-
r». no . - n™ ■ ra™ plique en même temps à l'insertion et
périgyne! du Ccrnier (Cerasus vulgans). r 1 1
aux organes insérés. Voy. Insertion.
Perigynium. Nom proposé par Link pour désigner un des vcrlicilles de la fleur, qui précédé quelquefois le verlicille carpellaire, et remplacer les mots nectaire et dingue (appliqués à des organes de nature si différente, qu’il est difficile de leur attribuer un sens bien limité ; le mot disque, s'il peint bien le verticille en question lorsqu'il est réduit à une couronne glanduleuse, en donne une idée fausse quand il se compose de pièces pétaloïdes isolées). — Le mot disque a cependant prévalu, parce qu’on a craint que le mot perigynium ne causât de la confusion avec le mot périgyne consacré par A.-L de Jussieu pour désigner un mode d'insertion des pétales et des étamines. Cet inconvénient u’existerait pas dans les descriptions françaises si l'on conservait au mot sa terminaison latine; quant aux descriptions latines, la manière d’employer le mot (qui diffère d’ailleurs |>ar une voyelle de plus) suffit en réalité pour que la confusion y soit difficile, perigynium étant un substantir et perigynus un adjectif. Il n’est donc pas impossible qu’on se détermine à remplacer le mot disque par le mot perigynium. Le mot phycostème a été proposé pour désigner le même organe; il n'a pas l’inconvénient du mol perigynium, mais il signifie antre chose que ce qu'il doit exprimer. Ce mot, proposé par Turpin, et qui présente un sens étranger a l’organe qu'il doit désigner, n’a pas été plus admis que le mot perigynium. — Le nom de perigynium a été appliqué aussi par Link à Vntricule ou urcéole qui enveloppe l’ovaire (ou le fruit, et se détache avec lui en simulant un aliène) dans le genre Carex.
PERINTEGER. — PÉRISPERME.
Perinteger. Très-entier. Se. dit en parlant d’une feuille, d'un pétale, etc., dont le limbe ne présente ni denticulation ni émarginature.
PÉRIPHÉRIQUE, periphericus. Qui orcupc toute la périphérie. On nomme périphérie la surface d'un solide, et la circonférence d'une surface, soit courbe, soit limitée par des ligues droites. — Insertion périphérique, celle qui a lieu à un même niveau dans toute la circonférence de la tige, par exemple l'insertion d'une feuille perfoliée. lin embryon courbé en anneau et entourant le |iérisperme est dit périphérique ( embryo periphericus) : exemple l’embryon clic/, les Cliéno|K>diées et chez un grand nombre de Caryophyllécs.
PÉRiPHORAM'UE, penphoranlhium . L.-C. Richard donnait ce nom à l’involucre commun ou péricline des Composées. (Inusité.)
Periphyllia (Link). Nom donné aux glumeltules de la fleur des Graminées. (Inusité.)
Peripteratus. Entouré d'une aile. Se dit des fruits et des graines qui présentent à leur circonférence un rebord membraneux en forme d'aile (ex. le fruit de l'Orme [Ulmrn campestrit], la graine du Drosera rotundifolia, etc.).
PÉuispi: H lit:, perispermium, nlfnimen= Albumen, Endospcrnie (lig. 1222 et 1223). Organe qui existe chez un certain nombre de graines seulement (ex. dans la famille des Graminées: le Froment, le Maïs, etc.; des Liliacécs, des Caryo-
■ et
Fie. 1222. — Graine (fortement grossie) et Fis. 1223. — Graine (fortement grossie) coupe de la graine d’un Antirrhinum , et coupe verticale de la graine d’un
pourvue d'un périsperme, ni, qui entoure Gatium, pourvue d'un périsperme qui
l'embryon. — r’, radicule de l'embryon; entoure l'embryon.
et, ses cotylédons.
phy liées, des Ombcllifères, cite/ la Vigne, etc.), et qui n’existe pas dans beaucoup d’autres (ex. chez les légumineuses, les Amygdalées. etc.). Cet organe est dit, dans Certains cas, à l'accroissement du nucelle (ou tercine), et dans d'autres cas il résulte d'un dé|>ôt qui a lieu dans le sac embryonnaire. Quelquefois ces deux sortes de périspermes se développent simultanément : c’est ce qui a lieu chez le genre JVymphœa, par exemple.
Dans tous les cas, le périsperme a pour origine les tuniques de l'ovule les plus rapprochées de l’embryon; il semblerait, par conséquent, que le périsperme, lorsqu’il se développe, dût toujours entourer l’embryon : il l'entoure, en effet, le plus souvent; mais il arrive aussi que l’embryon paraît seulement appliqué sur le périsperme, on même qu’il entoure le périsperme comme un anneau. La première de ces deux dispositions résulte de ce que le périsperme se développe inégalement ou d’un côté seulement ; la seconde résulte de la forme que prend l'embryon, qui, se courbant en anneau, ne laisse au périsperme la place de se développer que dans l'espace qui correspond au centre de cet anneau.
le périsperme sert à nourrir l'embryon pendant la germination, comme le vitellus (ou jaune) de l'œuf nourrit l'embryon des oiseaux pendant la durée de
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l'incubation. Scion sa consistance et la nature chimique de sa substance, le périsperme est dit corné, charnu, farineux, huileux, etc. Certains périspermes sont d’une grande dureté : tel est celui du Dattier, par exemple; d’autres sont charnus et alimentaires : tel est celui du Cocotier (d’abord presque liquide, se concrétaut à la face interne du noyau en une couche pulpeuse, puis charnue cassante, laissant un vide à l’intérieur de la graine; d’un blanc de lait et d'une saveur de crème et de noisette). Quelle que soit la consistance du périsperme chez la graine, cette consistance se ramollit pendant la germination ; tous les périspermes se convertissent alors en une substance laiteuse qui sert de premier aliment à l'embryon.
PÉRISPERMIQUE, peris/>ennicus. Qui est de la uature du périsperme : couche Itérispermique.
Perisporangium. Synonyme inusité de calyptra, coiffe, chez les Mousses.
PÊRISPOKE, perisporium. Synonyme inusité de sporange.
pÉristèrk, peristemium. Synonyme inusité de périanlhe.
PÉRisronE, peristomium. Chez les Mousses dont l’urne ou capsule est munie d'un opercule caduc à la maturité, on donne le nom de périslome au bord de l’ouverture de l'urne après la chute de l’opercule. Le périslome présente ou non des dents à sa circonférence : s’il n’en présente pas, il est dit nu ; s’il en présente, il est dit simple s’il présente une seule rangée de dents, double s'il en présente deux rangées. Le rang externe des dents est dû 4 la découpure des bords de la ca|>sulc ; le rang interne, 4 la découpure de la partie supérieure de la mciuhrauc interne, sac sporifère ou sporange. Dans le genre Polytrichum, celte membrane interne reste entière et ferme l’entrée de la capsule, même après la chute de l'opercule ; on donne dans ce cas, 4 cette membrane, le nom d ’épiphragme.
pLrithih f., perithcciutn. Nom donné, dans la classe des Champignons, 4 certains réceptacles coriaces renfermant des spores nues ou contenues dans des thèques. — Les perithecium ont reçu de divers auteurs les dénominations suivantes ; Alveohc, capsula, celles, cellulœ, foveolœ, glubuli, loculi, loges, perithecium, pseudostroma, pyrenium, receptaculum, sphœrula, verruca.
PÉRITROPE, peritropus. Les ovules courbés, pliés ou campylotropes, ont élé désignés par l'épithète de péritropes, en les envisageant au point de vue de leur situation dans la loge qui les renferme ; en raison de leur courbure, les deux extrémités de ces ovules étant rapprochées, regardent le même point de la loge (le point de leur inscrliou). Ce mot est iuutile, l’expression ovule courbé ou plié exprime implicitement le fait de la direction semblable des deux extrémités de l’ovule.
Peritropo-ascendens. Se dit d'un ovule courbé ou plié, ascendant.
Peritropo-suspensus. Se dit d’un ovule courbé ou plié, suspendu.
Perocidium. Nom donné par Necker 4 l'involucre qui, chez les Mousses, entoure les fleurs femelles, et qui porte plus habituellement le nom de jeericheetium. (Inusité.)
PERPENDICULAIRE, perpcndicularis. Se dit d’un organe dont l'axe fait un angle droit avec la surface sur laquelle il s’insère. Une tige dressée ou verticale
PERPUSIM.US.