PETITE-CENTAUBÊK. — PET1T-H0DX
amère ot aromatique; elle agit comme tonique et stimulante: on l’emploie quelquefois dans le traitement des aiïections des voies respiratoires.
PETITE-CENTAURÉE (Erythrœa Centaurium) (fig. 1235). Cette jolie Gentianée à Heurs roses, commune en été et en automne dans les pâturages de l’Europe, n’a aucun rapport avec le genre Centaure a (famille des Composées', auquel appartient le Bluct ( Cenlaurea Cyanus). La plante fleurie contient, outre un principe amer qu’elle cède 5 l’eau, une substance âcre ; son nsageen médecine date des temps les plus reculés. C’est un tonique léger qui stimule les fonctions digestives. Les habitants de la campagne en emploient quelquefois l'infusion comme fébrifuge. — Le Chlora perfoliata, plante annuelle à feuilles connées, à fleurs jaunes, a des propriétés analogues â celles de la Petite-Centaurée.
Fig. 1235. — Petite-Centaurée (fcVi/Miven Fie. 1236. — Sommité florifère du Petit-Houx Centaurium). (Ruscus acutentus) (proportions réduites);
fragment de rhizome et cladotle fructifère.
PETIT-HOUX, Kragon (Ruscus aculeutus [Og. 1236], famille des Asparaginées). Très -curieuse plante frutescente commune surtout dans les bois du midi de la France. Le Petit-Houx, n’a aucun rapport avec le Houx (/le j- Aquifolium), sinon la couleur ronge de corail de ses baies, et ses pointes épineuses. Ses feuilles sont réduites h de très-|ieiiies écailles membraneuses, et les ramuscnles (eladodes) qui portent les fleurs sont aplatis, de couleur verte, terminés en épine, et ont l'apparence de feuilles. Ses rhizomes et ses racines sont doués de propriétés diurétiques, comme celles de l’Asperge et de la Salsepareille, plantes de la même famille.
PETIT-POIS. — PHILADELPHÉES.
PETIT-POIS (Pisum sotivuni, famille des Papilionacées). Cultivé en grand pour l'usage alimentaire des graines récoltées avant leur maturité.
Petrosus. Qui croît dans les terrains pierreux ou rocailleux.
PEUPLIERS. Diverses espèces du genre Populus, famille des Salicinécs. L’écorce de certains Peupliers est douée d’amertume comme celle des Saules; on a extrait de la salicine des Populus Tremula (le Tremble) et alba (Blanc-de- Hollande). — Les écailles qui enveloppent les bourgeons des Peupliers au premier printemps sont recouvertes d’une substance visqueuse balsamique dont la saveur est amère et aromatique. Ce suc résineux entre dans la préparation de l’onguent populéum.
Phaios , dans les mots composés dérivés du grec, signifie d'un brun verdâtre; en latin, fuscus.
PlAUSitifi. phalnnx. Groupe. Les étamines peuvent être soudées en plusieurs phalanges on faisceaux ; étamines dites polynde/phes.
PHANEROGAMES (Végétaux) = Cotylédonés (voy. ce mot). Les plantes phanérogames sont caractérisées par des organes reproducteurs constitués par des étamines contenant des grains de pollen, et par des ovaires ou carpelles contenant des ovules. Leurs graines sont composées d’enveloppes qui renferment un embryon à parties distinctes, pourvu d’un, de deux ou de plusieurs V*” cotylédons (ou feuilles colylédouaires).
' Les végétaux phanérogames ou colylé-
' ¥/ doués se divisent en plusieurs embranche-
ments ; les Dicotylédones, les gymnospermes et les Monocotyi.édones. — Les végétaux non phanérogames sont dits Cryptogames, et constituent l’embranchement des A COTYLÉDON ES.
Phones, plumeras. Dans les mots composés tirés du grec, ces mou* signifient visible , manifeste ( manifestas ). — Non visible, hypothétique, caché, s'expriment par le mot grec cryptos, et par le mot latin reronditus.
PIIEl.l.WItKC ( P/iellondrium oqualinim [lig. 1237], famille des Ombcllifères). I.a médecine fait un usage assez fréquent de cette plante, commune dans nos marais. Sa saveur est chaude, âcre et aromatique; le suc renferme une substance amère, une substance gommeuse, une huile volatile et une huile grasse, enfin de la cire et de la résine. A faible dose. Ira préparations du PheUandrium aquaticum agissent comme calmants sur le système nerveux ; on s’en sert surtout avec avantage dans les maladies du poumon. A haute dose, la plante est narcotique.
PIIII.ADEI.PIIÉES. Famille de plantes dicotylées dial\ pétales, à ovaire adhé-
Fie. 1237. — Phellandre {PheUandrium aquaticum), sommité florifère (figure réduite).
PIIOENir.EliS. — PIIYLLO PODIUM. 1053
■ ont, qui serait voisine des Myrtacées si elle n’en dilTérait par la graine pourvue d'un périspernte et par les feuilles non ponctuées et non aromatiques. Cette famille présente quelques rapports avec les Onagrariées, et n’est pas sans affinités avec les SaxiTragées.
Le type de cette famille est le Seringat ( Philadelphus curunarius), ce joli arbuste dont les fleurs parfument les jardins et les parcs dans le même temps que les Lilas. Certaines espèces du genre Philadelphie appartiennent à l’Europe australe; d'autres sont originaires de l'Amérique du Nord. Les Deutzia, jolis arbustes à fleurs blanches, ont été multipliés depuis quelques années dans nos jardins; ils nous viennent du Japon.
Les caractères de la famille des Philadelpbées sont les suivants : Arbustes à feuilles opposées, simples, nervées, non ponctuées, inodores, caduques. Fleurs hermaphrodites régulières, disposées en cymes axillaires, constituant par leur ensemble des particules feuillées. Calice adhérent, à limbe h 1 0— denté. Corolle à A-lü pétales caducs. Étamines en nombre égal ou multiple. Ovaire adhérent, 3-4-1 0-loculaire; loges à ovules nombreux; styles libres ou cohéreuts. Fruit sec, capsulaire, à déhiscence loculicide ouscpticide. Graine pourvue d'un périsperme charnu renfermant un embryon 5 cotylédons courts.
Phœniceus. Qui est d'un rouge vermillon, d'un rouge vif et éclatant. (La couleur employée eu peinture sous le nom de vermillon est le persulfurc de mercure ou cinabre.) Le mot cinnabarinus est complètement synonyme du mot phceniceus.
PtlOHtMHF., phoranthium (Ricb.) = Clinanthe (iVlirbel) — Thalamus (Tourn. ) = Réceptacle commun ou Réceptacle. Voy. Clinanthe.
-phone, dans les mots composés du grec, signifie qui porte; en latin, -fer ou -férus.
Phragma (Link). Cloisons transversales qui existent chez certains fruits. Ces cloisons sont toujours de la nature de celles qui ont reçu le nom de faussescloisons. — Legumina phragmifera , les gousses qui présentent des cloisons transversales : telle est celle du Gassin Fistula. Voy. CLOISONS.
Phraymigcri ( pili ). Les poils articulés ou cloisonnés constitués par uue série de cellules superposées.
PIIYCÊES. Classe des végétaux acotylédonés qui renferme la famille des Algues.
PUYCOEOCtlE, phgeologia. Partie de la botanique qui traite de la structure et de la classification des plantes de la classe des Algues ou Pbycées. Cette classe appartient à l'embranchement des végétaux acotylédonés (Cryptogames), division des Amphigènes.
PHYCOKTÈME, phycostema (Turp.). Nom donné au disque, nectaire ou perigynium.
phii.lode, phyllodium. Nom donné aux pétales dépourvus de lintbe, surtout lorsqu’ils sont élargis et présentent un aspect foliacé. Voy. Feuille et Pétiole.
Phyllopodiiim. Nom donné aux frondes ou feuilles des Fougères, considérées connue sup|iorts des organes de la fructification.
PHÏLLOTAXIE.
PHiM.OTtKit: fig. 1238 il 1252). Étude des lois d’après lesquelles les feuilles sont disposées sur la tige. Les feuilles, considérées relativement 5 leur arrangement, ont été réparties (par Bravais) eu deux classes: 1° les rectisériits, c’est -i-dirc qui sont situées exactement les unes au-dessus des autres, et fonueul des séries rectilignes le long de la tige; 2" les cwvmriées, celles dont la série décrit autour de la tige une spirale indéfinie, et ne tombent jamais exactement l'une au-dessus de l’autre, à quelque point de la tige qu’on les compare. — Les feuilles o/j/josées (lig. 1238) et les feuilles ver! ici liées (fig. 1239 et 1250) appartiennent il la classe des redisêruts.
Fie. 1238. — Tige à feuilles opposées
{ chez le Sgmphonrttrftos rneenwsn).
Km,. I — Fragment de rameau à feuilles vcrlicitléos par trois du Laurier-Rose [Seriurn Olenntlcr).
Les feuilles d'un même verticillc sont séparées entre elles par des intervalles égaux; il en résulte que l’arc interposé entre deux feuilles voisines, ou angle île divergence, est égal à b circonférence divisée parle nombre des feuilles du verticillc.
Les feuilles d’un verticillc sont situées au niveau de l'intervalle qui sépare les feuilles du verticillc inférieur de celles du verticillc supérieur; en d’autres termes, les feuilles de deux verlicilles voisins sont alternes entre elles, et les feuilles se trouvent op|>osées de deux en deux verlicilles.
En raison de ces lois, une tige 3 feuilles opposées présente quatre rangs de
l’HYLLO I AXIE. 1055
feuilles; une tige à feuilles tentées en présente six rangs; une tige à feuilles vcrlicillérs par quatre en présente huit rangs, etc.
Les feuilles dites alternes, ou en spirale, appartiennent à la classe des curoisériées (fig. 1251). Ou a remarqué que, dans les différents cas où les feuilles sont en spirale, après un ou plusieurs tours de spire, on rencontre une feuille qui se trouve à peu près au-dessus de celle de laquelle on est parti, cl si l'on compte au delà un nombre de feuilles égal, ou arrive a une nouvelle feuille également située à peu près au-dessus de la première. Chacun de ces ensembles de feuilles, constitué par un ou plusieurs tours de spire, a reçu le nom de cijcle.
Fie. 1211. — Tige à feuilles curvisériécs fie. 1212. — fragment île rameau
(alternes) île la Haipunce (Cainfumuta à feuilles alternes distiques du
Hapunculus). Patiuru s acutealuif.
La disposition la plus simple est celle des feuilles alternes distiques (lig. 1252) : dans cette disposition, la troisième est placée à peu près au-dessus de la première, et, pour arriver à cette troisième feuille, il ne faut qu'un tour de spire. (Les feuilles alternes distiques, n'étant pas exactement superposées, ne constituent pas deux lignes parfaitement droites, mais deux lignes légèrement courbes, et appartiennent aux curvisériées et non aux rectisériées. )
PHYLLUS. — PHYTOLàCCÉES.
La disposition curvisériéc la plus fréquente est la disposition dite quineonciale ou en quinconce. Dans celte disposition, en partant d’une feuille quelconque, et en suivant la spirale, on voit que la sixième feuille recouvre à peu prés la première et commence un nouveau cycle : chaque cycle se compose donc, dans ce cas, de cinq feuilles, comme il se composait de deux chez les feuilles alternes distiques.
Pour calculer l’angle de divergence des feuilles d’un cycle, on ramène par la pensée la spirale 5 un plan horizontal. La divergence des feuilles est généralement un des termes de la série 1/2, 1/3, 2/5, 3/8, 5/13, 8/21, etc. Dans cette série (à l'exception des deux premières fractions), le numérateur de chaque fraction est formé de la somme des deux numérateurs précédents, et son dénominateur est formé de la somme des deux dénominateurs précédents.
On nomme spirale primitive ou génératrice la spirale indéfinie de laquelle émanent les spirales secondaires , lesquelles sont dirigées les unes dans le même sens que la spirale primitive, les autres dans le sens inverse. La spire primitive peut être dirigée de gauche 5 droite nu de droite à gauche. Étant donnée une branche A portant un rameau axillaire B, la feuille de A, qui porte le rameau B li son aisselle, commence la spirale du rameau B (bien qu'elle appartienne à l’axe précédent); mais tantôt la spirale de B tourne dans le même sens que celle de A (et dans ce cas elle est dite humodrome : ôp’o;, semblable; ifopo;, course); tantôt cette spirale tourne dans le sens contraire (et est dite hétérodrome : îrtfiof, dissemblable).
Phyllus ou Phyllo-, dans les mots composés dérivés du grec, signifie feuille ; en latin, folium.
physiologie végétale. Partie de la science qui a pour objet l’étude des fonctions vitales (respiration, circulation, nutrition, fécondation, etc.) chez les végétaux.
PHYSIQUE VÉGÉTALE. Partie de la science qui comprend l’organographie et la physiologie végétales.
Phyto-, dans les mots composés dérivés du grec, signifie plante; en latin, planta.
PH ytogénésie = Organogénie = Orgauogénésie. — Voy. ces mots.
photographie. Partie de la science qui a pour objet la description des plantes.
PHYTOLÀCCÉES. Famille de plantes dicotylécs apétales ou dialypétales, à ovaire libre. Cette famille comprend 8-10 genres de plantes herbacées des régions tropicales ou subtropicales. Une espèce est presque naturalisée dans les pays tempérés de l'Europe : le Phytolacca decandra (vulgairement lUisin-d’Amérique). Une autre, appartenant également au genre Phytolacca ( P . dioica), est plantée çà et lit en Provence ; elle atteint les dimensions d’un arbre, mais sa tige est de consistance presque herbacée.
Les Phytolaccées, classées par Eudlicher dans le voisinage des Malvacées, nous paraissent devoir conserver leur place à la suite des Chénopodiées, dont elles offrent presque tous les caractères. Elles présentent cependant une différence essentielle: les étamines, opposées aux sépales (pièces du périantbc) dans
PIIYTOLOCIE. — P1CEUS.
les Chénopodiées, alternent avec les sépales et sont op|>osées aux pétales (lorsque les pétales existent) chez les Phytolaccées. Un autre caractère différentiel consiste dans l'ovaire, composé d’un seul carpelle monosperme dans les Chénopodiées, et de plusieurs carpelles monosperraes dis|tosés en cercle dans les Phytolaccées. Malgré ces différences, dont la dernière est une sorte de retour à la forme typique, les Phvtolaccées seraient, pour ainsi dire, les Chénopodiécs des régions tropicales. Les rapports qui ont été signalés entre les Phytolaccées et les (iaryophyllées, les Parony chiées, les Porlulacées et les Malvacées nous semblent infiniment plus éloignés.
il suffit de dire ici que les Phvtolaccées se rapprochent des Chénopodiécs par les feuilles alternes, l'inflorescence en cymes, en glomérules, en grappes ou en épis, la fleur verdâtre, les carpelles monospermes, et l'embryon annulaire entourant le perisperme.
Les Phytolaccées présentent les caractères généraux suivants : Plantes ord. herbacées ou frutescentes, à feuilles entières, quelquefois un peu charnues, sans stipules. Fleurs hermaphrodites régulières ou subrégulières, en épis, en grappes ou eu glomérules. Calice à 4-5 sépales herbacés, quelquefois scarieux ou subcolorés en dedans. Corolle presque toujours nulle ou à pétales périgynes, alternant avec les sépales. Étamines hypogynes, alternant avec les sépales (opposées aux pétales quand ils existent), quelquefois en nombre double sur deux rangs ou en plus grand nombre. Ovaire composé de plusieurs carpelles monospermes disposés en cercle ; ovules courbés, ou courbés-réfléchis. Fruit libre, bacciformc, ou sec, à carpelles soudés entre eux, ou indé[iendants, composés de carpelles monospermes. Graine dressée, à embryon annulaire entourant le périsperme, à cotylédons foliacés. — Les Fhyiolaccées se divisent en plusieurs petites tribus : Pétivériêes, IUvinées, Limées, G iésêkiées, Gyko-
STÉMONÉES.
mi roi.ociE — Botanique, botanicet, botanica. Science qui a pour objet l’étude des plantes. Voy. Botanique.
Phytun. Gaudichaud a désigné sous ce nom l’individu végétal simple, théorique, se composant d'un mérilhallc tigellaire, d’un mérithalle pétiolaire et d'un mérithalle limbairc. Une plante est une agrégation d’individus simples (ou pbytons) juxtaposés.
phytotomie — Anatomie végétale. Partie de la science qui a pour objet l'étude et la connaissance des organes simples et de leur association en tissus. Cette étude exige l'emploi du microscope et les procédés de la dissection. Voy. TISSUS VÉGÉTAUX.
PI1YTOZOAIHES. Plantes-animaux. Cette dénomination convient aux êtres intermédiaires entre le régne végétal et le règne animal, mais classés cependant dans le règne végétal : par exemple la classe des Diatomées, et notamment la famille des Ambulaloriacées ou Ambulatoriées (voy. Diatomées et Diatoméks- AMBULATOHIACÉES). — En zoologie, Zoophytes, ou animaux-plantes, corrcs|>ond à peu près à la dénomination d'animaux rayonnés.
Picen». Couleur de poix , goudronné, c'est-à-dire d'un roux noirâtre cl luisant.
CIRHAIS (DE ST-WEHHE;. 67