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PIMENT

Piclus, peint. Sc dit d’un organe qui présente des lignes ou des taches nombreuses qui tranchent sur la couleur du fond.

pu », pes. Mot employé dans les descriptions comme synonyme de support. I.c pédicule des Champignons a été nommé pied. Le prolongement de l'axe île la fleur, qui, par exemple, supporte l'ovaire dans la tribu desSilénées, et qui a reçu le nom d 'anthophore ou gynophore, a été nomme pied de l’ovaire. I-e prolongement filiforme de certains akènes dans la famille des Composées a été nommé pied de l'aigrette. Enfin, dans le langage horticole, on dit un pied d'une plante pour signifier un individu.

PIED-D'ALOUETTE. Nom vulgaire du Delphinium Consolida (fig. 12.'i3), famille des Renonculacées. La médecine du moyen âge lui attribuait des propriétés vulnéraires et anti-ophlhalmitiqucs. Les fleurs sont eu effet astringentes; les graines ont été employées à faible dose connue anlhclminthiques. Le Ü. Staphisagria est anthelminthique, émétique et drastique; ces propriétés résident dans un alcaloïde qui a reçu le nom de delphinine.

PIED - DK - VEAU- Nom vulgaire de \" Arum macu/ntum. Voy. ce mot.

Piloris. Oui ressemble à des cheveux, dont les filaments sont lins comme des cheveux. I.ink a caractérisé par ce mot certaines aigrettes.

Pilealus — Pileiformis. Qui ressemble à un bonnet, qui a la forme d un chapeau rond.

Pileus. Chapeau; partie supérieure et dilatée de certains Champignons, portant les organes de la fructification et leurs annexes (citez les Agancus et les Bnletus, par exemple).

Piti capital! , glanduliferi, etc. Poils capilés, glanduleux, etc. Voy. Poil..

Pilidium {Acharius). Nom donné, dans la famille des Lichens, à certains réceptacles hémisphériques dont la couche extérieure est pulvérulente, comme dans le genre Calycium.

PILONINME. Altération morbide ou anomalie qui consiste dans le développement excessif des poils sur une tige ou des feuilles habituellement glabres ou à peine pubescentes.

Pilusus. Poilu. Se dit d’une surface garnie de poils peu serrés, assez longs, inégaux, ni dressés ni apprimés, plutôt gros que lins. On nomme pappus pilosus une aigrette composée de poils simples.

Pilus. Poil. Voy. ce mot.

PIMENT (Capeicum annuum, famille des Solanées). Cette plante, cultivée dans l'Europe méridionale, paraît être originaire des Indes orieutales et de l'Amérique australe. Ses baies coriaces, volumineuses, coniques, ordinairement d'un rouge vif, sont de formes diverses dans les nombreuses variétés obtenues chez cette espèce par suite de sa culture prolongée sous divers climats. Elles

Fie

1243. — Fleur du Pied-d'alouette

( Delph in ium Consolida) .

PIMENT-COURONNÉ. — PINGUICULE.

renferment une substance résineuse âcre et balsamique dont la saveur est analogue à celle du poivre. On les emploie comme condiment pour stimuler les facultés digestives : on en fait une grande consommation dans les contrées méridionales de l'Europe, dans l’Asie, dans l’Inde et en Amérique. A haute dose, cette substance est émétique et purgative; elle provoque l'irritation, puis l'inflammation du tube digestif, et agit à la manière des poisons âcres.

PIMENT - COURONNÉ ( ,1 fyrtus [Myrcia] piment aides) (fig. 1265). Arbre de la famille des Myrtacées, dont les baies sont d’une saveur âcre et aromatique ana logue à la saveur poivrée du Pim cnt.

PIMPRENELCE ( Poterium Sanguisorba, F. des Sanguisorbées) (fig. 1265).

Le Sanguisorba officinalis et le Poterium Sanguisorba sont doués de propriétés astringentes. La médecine a cessé d’en faire usage. Les feuilles de la Pimprcnetle sont d’une saveur aromatique assez agréable, et font partie de l’assaisonnement des salades. On plante cette espèce en bordure dans les jardins potagers. —

V Alchimilla vutgaris (Alchimille) est amer et astringent ; il était jadis au nombre des médicaments toniques et stimulants. — L’ Aphones arvmsis est amer et un peu âcre ; il passait pour légèrement diurétique.

PINGUICULE, Grassette ( Pinguicula vulgaris, famille des Lenlibulariées). Les feuilles fraîches du Pinguicula vulgaris passaient pour vulnéraires. Les Lapons emploient cette plante, fort abondante dans leurs marais, & faire cailler le lait pour en apprêter une préparation culinaire dont Linné nous a laissé la recette.

Linné décrit cette préparation en ces termes : « ... Folia nonnulla Pinguicula? » cujuscunque demum spcciei, recentia et nuper lecla filtro imponunlur, quibus » lac nuper emulctum et naturaiiter calens afTunditur, quod citissimc filtratum » per unum alterumve diem ad quictem, ut ncescat, reponitur. Undc lac islud » longe majorent et tenacitatcm et.consistcntiam quant alias accidit, adquiril, » nec sérum præcipitatur, ut alias contingit ; contra verù paiato maxime gralum » redditur, licel cremor ipse sit parrior. Tali modo sentel liocce lacté præparato, « non opus nova pro nuvo processu adbibcre folia, sed modo meilleur dunii diutu præcedentis lactis at misceatur cum recenti, necesse est ; si eamdein ad- » quirit naturam, et aliud lac simili modo in suant naturam, fertuenti instar, nttt- » tare valet, ab indole sua ne minimum tameu deflectere videtur vis ultima. •

« Quelques poignées de jeunes feuilles de Pinguicula (quelle que soit l'espècei

Fie. 121 h. — Piment-couronné ou Poivre de Thevet < Myrtus [Myrciti] jiirnrutoides). Rameau florifère (proportions réduites), fruit et graine.

l’INGUiS. — PINNATISÉQÜÉ.

fraîchement recueillies sont placées sur un filtre ; sur res feuilles vous versez le lait sortant du pis de la vache (ou de la renne), et encore chaud, puis vous laissez re|Mjser ce lait bien filtré pendant un ou deux jours, |>our qu'il devienne aigre. Le lait ainsi traité se prend en une niasse homogène de consistance plus égale et plus ferme que le lait qu’on fait cailler par les procédés ordinaires (le sérowi ne se sé|»arc pas de la masse coagulée du caséum); ce lait caillé est d’une saveur très-agréable, lurs même que la crème y serait peu abondante. Une fois le lait obtenu caillé par ce procédé, il est inutile, pour en faire cailler d'autre, de se procurer de nouvelles feuilles de Pinguicula; il suffit de mêler au lait nouveau que l’on veut faire cailler une demi-cuillerée du lait précédent pour qu'il acquière les mêmes propriétés : ce lait caillé agit sur le lait nouveau comme une sorte de ferment qui le transforme ; le nouveau lait caillé obtenu .n’est inférieur en rieu au précédent. »

Pinguis. Gras; dont la surface est enduite d'un mucilage onctueux.

PINNATIFIDE ou PENNATIFIDE, pinnatifidus.

Se dit d'une feuille penninerve (c'est-à-dire ayant une nervure moyenne de laquelle émanent des nervures secondaires latérales disposées comme les barbes d’uue plume) dont chacune des deux moitiés latérales est découpée eu lobes superposés ordinairement aigus, et dont les sinus ne dépassent |>as le milieu de chacune des moitiés du limbe.

PINNATILOBÉ ou PENNATILOBÉ, pinmtilobalus. Une feuille pennalilMe diffère d'une feuille fjennatifide en ce que ses lobes sont arrondis, moins nombreux, et par conséquent plus larges ; ils peuvent aussi être beaucoup moins profonds.

PINNATIPARTI ou PENNATIPARTI, pinnotipar- Fiü. 121j. — Sommité florifère / il us. Se dit d’une feuille penninerve dont chacune S*iiyMé™6M*l.'elle ^ nU"‘ ^LS t*eux moitiés latérales est découpée en lobes superposés, ordinairement aigus, et dont les sinus atteignent presque la nervure moyenne.

PINNATISÉQÜÉ ou PENNATISÉQUÉ, pinnatisechu. la feuille ijennatiséguée diffère de la feuille petmati partit e en ce que les lobes (appelés div isions) s’étendent jusqu’à la nervure moyenne, qu’ils laissent souvent à nu entre eux (lorsque leur hase est arrondie) dans une certaine étendue. Os divisions seraient des folioles si elles étaient pétiolulées à pétiolule articulé (la feuille serait, dans ce cas, dite puînée).

PlNNt. — PINS.

lOfil

PINNÉ ou PENNÉ, pinnatus. Se dit d’une feuille peuninerve composée, c’està-dire d’une feuille constituée par une nervure moyenne (rachis ou pétiole commun) qui donne insertion, à droite cl à gauche, à des folioles péliolulées dont les pétiolules sont articulés à leur hase.

Parmi les feuilles deux fois pennées ou décomposées- peu nées (c’est-à-dire dont le rachis porte des rachis de second ordre, qui eux-mêmes portent les folioles), on a nommé folium pinnuto-conjugatum, la feuille dont le rachis commun se termine par deux rachis secondaires ; pinnato-tcmalum, s’il y a trois rachis secondaires (dans ce cas, le troisième continue la direction du rachis commun); / rinnato-r/uater nalum, s'il y a quatre rachis secondaires, etc.

PINNINERVE. — V. PEN.NINERVE.

PIWI l t: pinnula. Nom attribué aux divisions des feuilles (frondes) pennatiséquées dans la famille des Fougères. — Le mot pinnnle était autrefois employé au lieu du mot foliole, dans la description des feuilles composées-pennées. il n'est plus employé dans ce sens.

PINS. Espèces du genre Pinvs (ftg. i ‘2k fi et 12A7), famille des Abiétinées. Les arbres de cette famille :

Pins, Sapins, Mélèzes, etc. , forment, principalement dans l'hémisphère boréal cl surtout vers le Nord, de vastes forêts; ils se plaisent aussi dans les pays montagneux. Ils sont d'une extrême importance comme bois de construction et de chauiïagc. Le sur résineux qu'ils renferment en abondance contient une huile volatile trèsodorante, une résine cl de l’acide suc- Fl<; . 124(i. — Sommité florifère d’un rameau cinique. Ce suc, obtenu par des inci- ,le Pin-maritime (P, nui marilimn ) (propor-

. i , lions réduites),

stons pratiquées à I écorce des arbres

vivants, et principalement du Pinvs mariiima. est connu sous le nom de térébenthine. Cette substance, d'une saveur chaude et aromatique, est douée de propriétés fortement stimulantes.

La térébenthine, distillée avec de l'eau, fournit l’huile de térébenthine, matière médicamenteuse active, qui a de nombreux emplois dans les arts; le résidu constitue la colophane, substance qui entre dans la composition de plusieurs onguents excitants, dits maturatifs. La distillation à sec de la térébenthine produit la poix liquide ; cette substance, épaissie par évaporation, constitue la

P1PÉRACÉES. — PIPÊRITÊES.

poix dite de Bourgogne. Les diverses espèces du genre P inus : l’ A (lies vulgaris (P inus Mies, Afjies excelsa, l’Épicéa), le Picea vulgaris (Pinus Picea, Abies pectinata, le Sapin), le Larix eurupœa (le Mélèze), et le L'edrus Libani (le Cèdre), originaires de l’Asie Mineure, fournissent différentes sortes de résines.

Fie. 1217. — Sommité d'un rameau chargé de chatons mâle» du Pinus'Jjtricio.

— L’écorce du Pinus tnarilinia et du P. L'embra renferme une assez grande

proportion de tannin.

- Les graines (amandes) du P. Cembra et du Pinus Pinea (Pin d’Italie, Pin-Pignon) sont comestibles ; elles ont un goût de noisette uni à une légère saveur résineuse.

* PIPÉRACÉES. Famille de plantes dicotylées apétales, ayant pour type le genre Pi/ter (Poivre) (fig. 1248). Les Pipéracées croissent dans les régions inlcrlropicalcs des deux hémisphères; ce sont des plantes terrestres ou parasites sur les arbres. Elles présentent certaines affinités avec les L'rlicécs et les Polygonées, dont elles s'éloignent par le manque de périanthe et la présence d’un double périsperme. Elles sont douées de propriétés aromatiques et stimulantes. Leur inflorescence est en épis ou en spadices. Les fleurs, hermaphroditesouunisexuées, sont munies d'une bractée. Étamines en nombres divers. Ovaire uniloculaire il style nul. Ovule unique, droit. Fruit bacciforme peu charnu, monosperme.

Graille dressée, à testa cartilagineux, à embryon entouré de deux périspermes concentriques, à 2 cotylédons très-courts.

PIPK1UTÉES. Classe comprenant les familles des CllLORANTHACÊES, Pll'fcracêes et SaururEes. Ses caractères sont les suivants : Plantes dicotylées

Fie. 1218. — Fragment île rameau florifère et fructifère d’une Pipe-racée, le Poivrenoir (Pi/tcr nigrum).

PIPKR1TUS.

PISAII.t.l:.

apétales. Fleurs uniscxiiécs, dépourvues de périantlie, réduites à des carpelles ou â des ovaires, disposées eu épis mâles et eu épis femelles munis de petites bractées. Ovules droits. Embryon â radicule diamétralement opposée au hile, placé en dehors ou à l'extrémité d’un périsperine. Plantes ord. non aquatiques.

Piperitus. Poivré; qui a la saveur du poivre.

PIQUANT, pungeru. Qui présente une pointe piquante.. — On dit aussi saveur pii/uiinle pour saveur poivrée ; odeur piquante, ex. celle de la moutarde.

pigt iXTs Nom général sous lequel on a confondu les épines et les aiguillons. Voy. ces mots.

PIRIFORME, pirifoiinis (1). Eu forme de poire ( pirum ). Se dit d’un objet de forme obnvoïde, atténué de la partie moyenne vers le point d'insertion.

PIROLACEES. Famille de plantes dicotylées dialypétales, â ovaire libre; composée d’un très-petit nombre de genres dont les espèces habitent les bois humides de l'Europe et de l'Amérique du Nord. Leurs affinités sont, d'une part, avec les Droséracécs, dont elles se rapprochent par leur corolle dialypétale hypogyne et par la structure du fruit et de la graine; et, d'autre part, avec les Éricinées, dont elles sont éloignées comme dialypétales, mais dont elles se rapprochent par la conformation des étamines et par l'aspect général. Les caractères essentiels des Pirolacées sont les suivants : Piaules sous-frutescentes, h liges souvent rampantes; à feuilles persislaules-coriaces, («étiolées, groupées en rosette radicale; à (leurs presque régulières, en grappes terminales ou en corytnbes. Calice à 5 sépales. Corolle à 5 pétales égaux, libres, hypogyues, caducs. Étamines 10, hypogynes, libres, à anthères exlrorses, à lobes s’ouvrant chacun par un |>orc terminal. Ovaire 5-luctilaire, à loges multi-ovulées, à style indivis. Fruit capsulaire, h 5 loges polvs|>crmes, à déhiscence loculicide. Graines très-petites, à testa prolongé en aile membraneuse ; h périsperine charnu, renfermant un embryon droit.

Les Piroles sont de charmantes plantes rampant sous les arbres, dams les détritus des feuilles. Leurs fleurs blanches sont en forme de grelots ; la corolle est dépassée par un long style souvent incliné.

PIKOLE ( Pirola rotundi folia, famille des Pirolacées). Les Piroles renferment un principe amer et résineux. Le Pirola rotundi fol iu, plante d'ailleurs peu commune, faisait autrefois partie des es|>èces dites vulnéraires; son usage est tombé dans l'oubli.

PISAILI.K ( Pixum arveme, famille des Papiliuttacées). Plante fourragère cultivée avec les Ervum mmumthos et E. Ervilia, qui appartiennent à la même famille. Les graines servent de nourriture aux volailles.

fl) Les mots Pirus (Poirier) et pirum (poire) sont souvent écrits Pyrus et pyrum , niais cette orthographe est fautive, parce que ces mots n’ont point une origine hellénique. Le nom grec du Poirier est Âpios fâiuoî), mot qui, par un bizarre caprice, désigne aujourd’hui un genre de la famille des Papilionacées-Phaséolées. L’orthographe Pyrus et pyrum a en outre l'inconvénient de donner lieu à une confusion avec les dérivés des véritables mots grecs pyr (feu) et pyrot (blé), tels que Pyracantha (Buisson-ardent), Diospyro v (Bléde-Jupiter), Ayropyrum (Blé-sauvage), Pagopyrum , mot hybride qui signifie grain de Blé ressemblant au fruit du llètre ( Fagut ), C’est pour cette même raison que Virole (dont les feuilles ressemblent à celles du Poirier [Jhmsr]) doit s’écrire par un ï, cl non par un y.

(Note communiquée par M. Je S'hasnefeld.)

PISSENLIT. — PISTILI.AIRE.

PISSENLIT, Liondent (Taraxacum Dens-leonis, famille des Cnnipnsées-Chicoracées). Plante très-commune; ses jeunes roselles sont mangées en salade.

PISTACHIER ( Pistacia vera, famille des Térébintliacées) (lig. 1249). Arbuste cultivé dans le Midi, originaire de la Perse. Ses amandes, de couleur verte, contiennent une huile douce; elles sont recherchées pour leur saveur agréable.

Fie. 1219. — Rameau fructifère du l’ittacliicr (Piilndn c ern) (proportions réduit»).

PISTIL, pistillum = Gynécée = Ovaire. Ce nom, qui n'est plus usité dans les descriptions en raison du sens peu limité qui lui était attribué, élait employé tantôt pour désigner l'ensemble de tous les carpelles qui constituent un ovaire composé de feuilles carpellaires soudées entre elles, tantôt pour désigner cltaquc carpelle isolé lorsque les carpelles d’une même fleur ne sont pas sondés entre eux ; par conséquent, une fleur était dite ri un seul pistil, lorsque les carpelles étaient soudés, et une autre fleur présentant le même nombre de carpelles était dite, si ces Carpelles n’étaient pas soudés entre eux, ri plusieurs pistils. Ce langage vicieux datait d'une époque où l oti ignorait la valeur morphologique des parties constituantes de l'ovaire, et où l’on devait se contenter de décrire l'apparence, faute de connaître l’état réel. On a du renoncer à ce mot défectueux lorsque la véritable structure de l’ovaire a été connue, et le mot pistil a été remplacé avec avantage par le mot gynécée, qui désigne l'ensemble des organes femelles ou carpelles d’une fleur, que ces organes soient réduits 4 un seul ou qu'ils soient nombreux, qu'ils soient libres entre eux ou soudés entre eux, renfermés nu non dans un tube, et adhérents ou non aux parois de ce tube.

Le mot ovaire s'emploie souvent connue synonyme de gynécée; mais celle expression présente l'inconvénient d'avoir été attribuée 4 la partie de la feuille carpellaire (ou de l'ensemble des feuilles carpellaires, s’il y en a plusieurs soudées entre elles) qui renferme les ov ules (les noms de style cl 'de stigmate ayant été attribués 4 la partie étroite et terminée par une surface glanduleuse constituant l'extrémité de la feuille carpellaire ou la réunion des feuilles carpellaires). Il serait donc plus régulier d'employer le mol gynécée pour l’ensemble, et de réserver le mot ovaire pour la partie qui reufernte les ovules. Voy. Carpelle. Pruit, Ovaire.

pistillaire (Cordon). — Voy. Cordon.

DtgitizodJjy v.

prrrospoRfcES. — pivoinks.

PITTOSPORÉES. Famille de plantes dicotylées dialypétales, 5 ovaire libre. Arbres on arbrisseaux à tiges dressées ou volubiles; à feuilles alternes, entières ou pinnatiséquées, coriaces, dépourvues de stipules. Fleurs hermaphrodites, régulières, axillaires ou terminales, ou disposées en grappes, en cymcs ou en coryrnhes.

Les l’iiios|)orées sont abondantes en Australie, dans les îles de l’océan Pacifique, au Japon, dans l’Asie intertropicale; elles paraissent étrangères à l’Amérique. — Leur fruit capsulaire les rapproche des Célaslrinées ; elles s'en éloignent par la corolle, l’insertion des étamines et le nombre des ovules. — Quelques espèces, notamment dit genre Pitlosporum , sont cultivées comme arbustes d'ornement.

Les caractères essentiels des Pittosporées sont les suivants : Calice à 5 sépales libres ou plus ou. moins soudés. Corolle à 5 pétales liypogynes. Étamines 5, hypogynes, alternant avec les pétales, h filets libres, à anthères bilobées à lobes s’ouvrant par une fente longitudinale, ou s'ouvrant par un pore. Ovaire composé de deux à cinq carpelles à cloisons incomplètes. Ovules nombreux, réfléchis; style indivis. Fruit à 2-5 loges incomplètes, capsulaire, membraneux, coriace ou ligneux, à 2-5 valves, à déhiscence scpticide; quelquefois bncri formecharnu ou coriace, indéhiscent. Graines plus ou moins nombreuses, anguleuses, globuleuses ou réniformes, généralement enduites d'nn suc résineux aromatique, munies d’un périsperme charnu ; embryon droit ou subglobuleux situé à la base du périsperme.

PIVOINES. Espèces du genre Pteonia, famille des Henoncularées. Les Pivoines sont de belles plantes il larges Heurs écarlates, rose vif ou rose pâle, dont

Fig. 1250. — Un pétale détaché de la fleur de la Pivoinc-ofltcinale ( Ptponûi officinalis).

quelques espèces sont indigènes : le Pœonia ufficiiutlis (fig. 1 250 ,’t î 252), plante 5 suc Scre, purgatif, préconisé jadis contre l’épilepsie, et le P. coradina. Ces deux espèces étaient connues autrefois des herboristes sous les dénominations île

Fig. 1251. — Sommité florifère d'une branche de pivoine-ofltcinale ( Pœonia offteinalis) (proportions réduite»!.

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