PLANTE. — PLANTES (UTILITÉ DE L’ÉTUDE DES
gcntes; quelques espèces ont une saveur un peu salée. L’eau distillée de plantai» ( Plantugo major) est employée, soit isolément, soit associée à des substances plus astringentes, comme collyre résolutif. On employait autrefois celte espèce, ainsi que les P. lanceolata et P. media , dans le traitement des fièvres intermittentes. Le P. Coronopus était au nombre des remèdes coutrc la rage ; les jeunes rosettes sont quelquefois mangées en salade : on leur attribue une action diurétique. Les semences des P. Psyllium (Herbe-aux-puces) et P. arenaria, traitées par l'eau bouillante, donnent une décoction mucilagineusc dont on a fait quelque usage en médecine dans le traitement de la dyssenterie, etc.
PLANTE, planta = Végétal, vegetabile; dans les mots composés grecs, phytos, botane, botanos. Voy. Végétal.
pi.avi'Em (Utilité de l’étude des). — A i/uoi cela sert-il ? dominent répondre à cette question si souvent répétée par les personnes étrangères à nos études et à nos plaisirs? Ferez-vous valoir la satisfaction que trouve l’esprit dans la recherche et la découverte d’une loi naturelle, et dans la contemplation des merveilles de la nature? Parlerez-vous du bonheur inépuisable et vrai qui. |M>ur le naturaliste, remplace les plaisirs factices, et de la beauté réelle qu’il sait préférer à la beauté de convention? du sentiment d’admiration qu’il éprouve à la vue du port élégant de la plus vulgaire plante de nos chaui|ts, du plus humble l.'onvolvulus , par exemple, entourant de sa spirale fleurie la tige flexible d’une Graminée , qu’il préfère aux ornements comparativement si roides, si incorrects et si mesquins de nos meubles les mieux dorés? des perles et des diamants de la rosée qui scintillent sur les feuilles aux premiers rayons du soleil, et dont l’éclat ne lui parait pas inférieur à celui des pierreries les plus recherchées?
Le questionneur, peu touché de la beauté des plantes, et qui le plus souvent n’a jamais pensé qu’elles pussent être envisagées autrement qu’au point de vue de la consommation alimentaire, vous regarderait d’un air étonné, et le plus bienveillant aurait souvent peine !i réprimer un sourire. Kh quoi! non-seulement le botaniste recueille avec soin une mauvaise herbe, et semble attacher à sa découverte et à sa possession une extrême importance, mais il détache |>arfois un fragment presque imperceptible de sa fleur, et |«ssc des heures, des journées entières II examiner ces quelques atomes!...
Si vous faites entrevoir les services que l’étude approfondie des plantes, de leurs propriétés, et des dilférents modes de culture qui leur sont applicables, peut rendre aux sciences médicales, à l’agriculture, à l’horticulture et à l’économie domestique, on vous comprendra davantage; mais si vous ne retirez pas vous-même une utilité matérielle directe de ces travaux, A quoi cela sert-il? sera remplacé par : A quoi cela vous sert-il ? Si l’on consent d’ailleurs il voir dans ces études un prétexte II quelques heures de distraction, on ne se |>ersuadera jamais que vous puissiez avec raison y consacrer votre vie tout entière.
Quant i nous, ne reprochons pas au coq de préférer le grain de mi! i la perle, mais trouvons-nous heureux, tout en rendant justice au grain de nul, de savoir apprécier la perle à sa valeur.
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