PLANTES (CONNAISSANCE DES) AU TEMPS DE LA RENAISSANCE I MATTHIOLE
Kuchsius, Rabelais, etc. — A l'époque de la décadence de l’art gothique et de la renaissance des lettres, sous le régne de François Ier, l’élude des plantes était encore considérée comme une simple dépendance de l'art de guérir, et ne consistait qu’en la connaissance des propriétés d’un petit nombre d’espèces médicinales.
Cet état de choses devait se prolonger pendant toute la durée du X'T et une partie du xvn* siècle. — Durant cet intervalle, apparurent cependant des hommes d’une haute intelligence et d’une grande activité, qui se livrèrent tout entiers à l’étude des plantes : Cordus, Tragos, Kuchsius, Gcsner, Matthiole, Dodnëns, Dalechamp, Clusius, Lobel, et surtout Jean et Gaspard Bauhin, etc.
Malheureusement tous s’engagèrent successivement dans la même roule, roule fatale et sans issue, dont le but était complètement chimérique : au lieu d’étudier les plantes dans la nature, ils consumèrent vainement leur temps et leurs forces à reconstruire la science des anciens, telle que l’avaient laissée Aristote, Théophraste, Pline et Dioscoride, et qui était restée dans l’oubli pendant près de quatorze siècles. Leur unique ambition était de déterminer, à l’aide des descriptions insuffisantes de ces auteurs, à quelles plantes devaient être attribués les noms mentionnés dans leurs livres, afin de faire profiter l’art médical des indications thérapeutiques léguées par les médecins de l’antiquité.
Ce ne fut guère qu’à partir de la seconde moitié du xviir siècle, et pendant la durée du xvill0, que la botanique devint une science d’observation, gulce au génie de Ray, de Tournefort, d’Adanson, mais surtout de Linné et d’Antoine Laurent de Jussieu, grands législateurs dont les travaux vivront autant que le monde. — Auprès de ces noms fameux sout dignes de figurer plusieurs noms
(1) «... Or donc, plaisir et santé, ami lecteur! parcours gaiement, l'esprit satisfait, le cœur content, les bois, les prés et les champs, et que la science aimable te soit redevable de notables découvertes, de pages utiles et de livres intéressants. »
Ld linUniqué est U trioict aimable Qu»? chacun doit cultiver et chérir,
Et la uu>ni!c, eu ec siècle coupable,
San» son appui risquerait de périr !
San» son ft[ipui risquerait de périr!
F l-m* protège la vertu sévère,
Elle bénit toujours la chasteté.
Et pose, en signe île virginité,
l.e» blanches Heurs sur le front d**» rosières! j ^
Veat-ee px« |j de Ix moralité? j
Du dont printemps quand l'ardent enivrante .Vu fond «les bois conduit les amoureux. Mainte vertu, sur la mousse plissant**, Fourrait, je crois, « écorner quelque peu,
Elle pourrait s 'écorner quelque peu!
Mais, au moment ou la pudeur chancelle... f>U botaniste le pus redouté,
Du botaniste le pus redouté
Fait envoler la tendre tourterelle ! I ,
N'est-ce pas Ut de la moralité?.,. J
l.a botanique a plus d'un avantage,
Car le destin de chaque végétal.
Ile noire sort est ta vivante image,
Et nous apprend « voij* d’un oui égal,
En ce ha* monde, et le bien et le mal,
.Avec le temps doit passer toute chose.
Et pour prouver nuire Iragilitc,
Oui, pour prouver nutic fragilité...
Ee eratteen! vient remplace! ht rose :
N est-ce pas là de la moralité?