POINTU
l’OIS-Vtliï.
POINTU, aculu s. Synonyme A'niiju.
POIRIER (Pim* cominunis, famille des l’omacées) (fig. 1276). Les nombreuses et excellentes variétés de poires et de pommes obtenues par la culture et perpétuées par la greffe, sont trop connues pour que je doive les mentionner ici. Ces fruits, il l'étal sauvage, sont d'une saveur âpre et doués de propriétés astringentes. Certaines variétés sont cultivées spécialement pour la fabrication dti cidre; d’autres, qui produisent des fruits moins abondants, mais meilleurs et plus beaux, sont destinées à la table.
Fig. 1270. — Fascicule de (leur» d'un Poirier (Pirm communia).
Ces arbres sont devenus, par une cu'turc qui date de la plus haute antiquité, les plus utiles et les meilleurs de nos vergers. Les fruits, dont le suc contient de l’acide malique et du sucre, sont d'une saveur agréable crus, cuits, ou pré . parés en conserves ou en gelées. Ils peuvent, la plupart, servir il la préparation de la liqueur fermentée connue sous le nom de poiré, et qui est d’un si fréquent usage en Normandie, où les conditions climatériques ne permettent pas la culture en grand de la Vigne.
Le bois de ces arbres est d’une dureté remarquable ; leur écorce renferme une matière colorante jaune employée dans la teinture.
POIS- CIIICIIC (Cirer arirlininn, famille des Papilionacées). Cette plante est cultivée en grand dans le midi de l'Europe pour ses graines farineuses alimentaires, dont la saveur sucrée et un peu fade n’est pas fort appréciée dans le Nord.
POIS-D’.VNGOLE, I’ ois-Congo, Cylise-des-Indes (Cytisns Cajun, Cajunus fiant.*). Originaire de l'Afrique, transporté aux Antilles. Feuilles à odeur de rose; Heurs jaunes en grappes ressemblant à celles du Faux-Ébénier. Ce Cytise e-l un arbuste très-rustique, dont les graines, alimentaires, sont d'tinc grande ressource dans les colonies, pour la nourriture des noirs, l a saveur de ce fiais est légèrement aromatique; il est cultivé en Chine.
l’OIS-YEHT, Petit-Pois (Pi* uni salir mu, famille des Papilionacées). Cultivé en grand dans lotis les pays tempérés. Les graines du Pois, avant leur maturité, constituent un de nos légumes les plus estimés ; les graines, mûres et sèches pois-cassés), sont un légume d’hiver farineux dont on prépare des potages substantiels.
POISONS VÉGÉTAUX
poigoxs VÉGÉTAUX, T.f's poisons végétaux les plus violents appartiennent, heureusement pour nous, à d’autres climats que le nôtre; les plus redoutables sont produits par des arbres qui habitent les régions les plus chaudes des pays interlropicaux.
La plupart des plantes vénéneuses n’agissent qu’à certaines doses, et toutes n’agissent pas, à beaucoup près, de la même manière. Il en est dont l’action ne se manifeste que si elles sont introduites dans le tube alimentaire; d’autres ■l’agissent que si le suc vénéneux est déposé sur la peau dénudée ou dans une
Fig. 1277. — Rameau florifère et fruit de l'Upas-tieuté (Strychno-s Tirutr, famille dea Loganiacées).
blessure. — On prétend même qu’un des poisons les plus dangereux du règne végétal, P (7/ias-tieutc (tjelteb) (fig. 1277), n’agit que s’il est introduit sec dans la blessure par la pointe qui en a été imprégnée, et qu’à l’état frais et liquide il est sans action (je ne m’v fierais pas).
Les plantes vénéneuses iudigènes qui occasionnent presque tous les accidents d’intoxication sont quelques espèces de Champignons vénéneux confondus avec des espèces comestibles par ceux qui ne connaissent ni les uns ni les autres, et ont l’imprudence de les recueillir au hasard (voy. Champignons). — Beaucoup de plantes vénéneuses deviennent (étant préparées convenablement cl administrées à certaines doses et à propos) des médicaments précieux : les unes (poisons
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âcres) sont, à faibles doses, journellement employées comme purgatifs, et pourraient l'être comme émétiques (si l'on ne possédait des médicamente de nature minérale dont l'action est plus régulière et plus facile à surveiller) : telles sont certaines Euphorbiacées; d’autres peuvent être employées à I extérieur comme rubéfiants et dérivatifs (mais certaines huiles volatiles sont préférables pour cet emploi aux substances dont nous parlons). — Les autres, poisons narcotiques, c'est-à-dire agissant en dépravant ou paralysant l'action du système nerveux, sont administrés comme calmants ou stupéfiante : tel est le suc concrète dn Pavot (V opium, qui sert à préparer le laudanum); tels sont les extraite de Laurier-cerise, de Belladone et autres Soianées, par exemple le Tabac, le Datura Stramonium (Pomme-épineuse), la Jusquiame (voy. ces mots).
Fig. 1278. — Pomme-poison de la Nouvelle-ïélandc ( Solanum ninmmomm). Rameau florifère et fructifère.
Quelques substances dites narcotico-Acres tiennent à la fois de ces deux classes de poisons : par exemple le suc de certaines Ombellifèrcs, la Grande et la Petite-Ciguë, et la Ciguë-vireuse (voy. ces mots). — Parmi les végétaux exotiques qui fournissent les substances toxiques les plus redoutables, nous citerons les poisons de Java, dans lesquels les indigènes trempent la pointe de leurs fièclies, dont la blessure devient mortelle; l 'Upas ( Çerbera venenifero ); YAktschar ou Antiar ( Antiaris tnxiearia); l 'Upas-tieuié ou tjetteb ( Strychnos Tieute) ; VQurari, qu'on prononce Curare (Strychnos toxifera) ; d'autres espèces du genre Strychnos, le Cocculus toxiferus, le Lasinstoma cirrosa, etc. La plupart sont des arbres appartenant à la famille des Apocynées (à laquelle se rattachent notre Laurier-Rose et même la Pervenche); le principe vénéneux contenu dans leur suc laiteux est la strychnine. Enfin, une Solaoéc des
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Iles de l’Océanie (commune à la Nouvelle-Zélande), la Pomme-poison ( So/anum mammosum ) (fig. 1278); la Fève-du-Calabar (Physostigma renenosum), Légumineuse-Phaséolée de la côte occidentale d'Afrique; et les célèbres et redoutés Mancenilliers, arbres ou arbustes de l’archipel Indien, du genre Hippnmnne , famille des Euphorbiacées (fig. 1279).
On lira, je pense, avec intérêt le résumé suivant d'un travail remarquable de M. le docteur A. Vincent sur les poisons végétaux des îles de l’Océanie et de l’Amérique, agissant sur le système vasculaire (sur le sang) comme le venin de la vipère.
Le poison américain connu sous le nom de curare serait le suc épaissi d'une liane (Apocvnées, Strychnées ou Loganiacécs) appelée Cururu. —
Le mot licuna désignerait un (toison préparé sur les I tords de l’Amazone ( T icrnas , tribu indienne). — Le poison qui recouvre les flèches des sauvages de la Guiane est appelé woorara ou ware, ou urari, ou kurari (suc Fig. 1279. — Le Mancenillier à feuilles de daSlruchnos tarifera). — Le cururu- Houx (»>PPomane ilia folia), rameau florifère
, ■ , , et fructifère.
ape (Pauli mm Cururu) serait réservé
pour la pèche. Au Brésil, les tribus indiennes emploient, pour engourdir le poisson, l'écorce de YAnda ou Indayaca-arara ( Anda Gomesii, Juhannesia princeps (Eupliorbiacée).
Les uns voient, dans le woorara, le wourali et le curare, un seul et même poison. Alex, de Humboldt et Bonpland pensent que rien ne prouve que le curare de Raiz et le curare de Bejuoo soient identiques et tirés des mêmes plantes. — Chaque peuplade sauvage ayant un idiome différent, il est tout naturel que leur poison (quelle que soit sa nature) ail un nom différent.
On a prétendu que les sauvages mêlaient à leurs poisons végétaux le venin des vipères et des crapauds. Un chimiste éminent, M. Boussingault, a constaté que le poison américain est de nature essentiellement végétale. — Le poison curare-de-i’Esmeraldas, renfermé par les sauvages dans les calebasses ou couis du Crescentia Cujete (plante elle-même très-vénéneuse), serait le suc du Bejucode-mavacurare mêlé au suc du Kiracaguero. Selon Endlicher, ce poison serait un composé des sucs de divers Slrychnos, Poivres et Menispermum. — D'après M. Milleroux, le poison urari ou kurari des forêts de la Guyane, et le curare do haut Oréuoque, sont le suc concrété de l'écorce de certaines lianes appartenant k la famille des Strychnées (ou Loganiacécs), l' Urari (Slrychnos lux i fera), le
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ïakki (S. Schomburgkii), l’Arimaru {S. cogens). — Les curares do l'Orénoqur (et ceux de l'Amazone) seraient donc composés de sucs et d'extraits végétaux.
Les sauvages de l’Amazone enferment leurs poisons dans des vases de terre (sorte de grés rougeâtre) ; les sauvages de l'Orénoipie. dans de petites calebasses de â centimètres de largeur et de profondeur. Ce poison, à l'étal sec, est une matière noire, brillante, cassante, ou en poudre brune; sa saveur est amère cl un peu vireuse. Jeté sur les charbons ardents, il se boursoufle et répand une fumée blanche d’une odeur très-fétide. Il se dissout dans l'eau ; il est peu soluble dans l'alcool et presque insoluble dans l’éther.
Le curare du l’ara (Brésil), fourni par des peuplades voisines des Mundrucùs, qui habitent la rive droite de l'Amazone, est renfermé dans des vases de grès recouverts de feuilles cotonneuses â nervures saillantes et convergentes (probablement feuilles d’un Strychnos). Sa saveur ressemble à celle de l’extrait de suc de réglisse brûlé. Il est soluble dans l'eau, peu soluble dans l'alcool. Ce poison peut être avalé et digéré sans inconvénient. Il chemine dans les voies digestives sans révéler sa présence, — il frappe de mort dés qu'il se mêle au sang. C'est un poison stupéfiant, qui agit en abolissant la contractilité musculaire. Fonlana dit qu'introduit dans le sang, il détermine : convulsions, faiblesse, abolition du mouvement et du sentiment dans un intervalle de temps rapide; il tue presque instantanément. J. -J. Vircy dit que ce poison détermine d'abord des convulsions violentes. — On a observé chez les Indiens blessés par les (lèches empoisonnées les symptômes suivants : congestion cérébrale, vertiges, nausées, vomissements, soif dévorante, engourdissement dans les parties voisines de la plaie.
L'auteur du travail que nous analysons, M. le docteur F. -A. Vincent, a fait avaler â un chien de petite taille 3 décigrammes de curare pulvérisé cl mêlé â 30 grammes de viande hachée ; l'animal n’a éprouvé aucun accident. Après quarante-huit heures, il a pratiqué une incision à la partie interne de la cuisse de l’animal, et a introduit dans 1a plaie saignante et sur le tissu cellulaire h centigrammes de poison délayé dans deux gouttes d'eau ; l’animal a marché pendant deux minutes environ, mais péniblement, puis il s'est étendu; déjection de matières fécales, tremblement, point de convulsions; deux inspirations profondes ont précédé la mort, survenue quatre minutes après l'ingestion (dans la plaie) du curare.
Les contre-poisons ou spécifiques préconisés doivent inspirer peu de confiance (la Condamine); tels sont : le sel, l'eau-de-Lucc, le sucre. — On a aussi employé le sucre comme antidote du Brinvilliers (Spigelia Anthelmia, Loganiacées). — La substance active du curare parait, d'après M. Vincent, résider dans plusieurs alcaloïdes préexistant â l'état de combinaison avec des acides particuliers, c'està-dire à l’état de sels.
Le curare produit un effet antitétanique et la sidération complète des muscles (suspension de la contractilité musculaire). La strychnine, la bruciue, l'igasurine, produisent l'état tétanique, c’est-à-dire l'effet absolument contraire : la contraction musculaire. Le curare renfermerait-il un principe immédiat qui a jusqu'ici échap|>é aux iuvesligatious des chimistes et qui neutraliserait l'action
POIVRE-D’ëAI'. — POIVRES. 1097
dos autres substances?... Voyez les travaux de MM. Claude Bernard et Pelouze, et les documents recueillis par MM. Voila, Chassaignac, Maucc, Gintrac, Aug. Voisin et II. I.iouville.
POIVRE-D’EAU ( Polyynnum //ytlrnpiper, famille des Polygonées). Les feuilles pilées du Polygunum Hydrnpiper peuvent être employées comme substance rubéfiante. La souche charnue de la Historié (P. bhtorta) (fig. 1297) renferme du tannin, et est employée comme médicament astringent (1). Les P. Persicariu et aviculnre sont légèrement astringents, et étaient comptés an nombre des espèces vulnéraires. Le P.
amphibium était employé comme diurétique. Enfin je mentionnerai le P. orientale (Grandc-Persicaire), belle plante annuelle dont la tige noueuse et élancée, les larges feuilles et les épis roses pendants, font l'ornement des jardins rustiques.
POIVRES. On a donné le nom de Poivres et de Piments à des plantes de diverses familles fournissant des fruits ou des graines d'une saveur poivrée, et dont on fait usage dans l'art culinaire comme condiments (substances excitant l’appétit et stimulant les fonctions digestives); quelques-unes sont employées dans la thérapeutique. — Le Poivre proprement dit, dont l’usage culinaire est le plus vulgaire, soit en grains (haies sèches), soit en poudre (baies pulvérisées), est le Piper nigrum (fig. 1280), famille des Pipéracées. C'est une plante apétale sarmenteuse, à fleurs et fruits en épis axillaires. Elle croit aux Indes orientales ; on la cultive en grand au Malabar, à Java, etc. — Le Poivre-blanc est le même fruit, dont on a enlevé l'écorce. — Le Poivrc-Cubèbo ( Piper Cube bu) (fig. 1281) est une espèce voisine du Poivre-noir ; ses baies distillées fournissent un médicament stimulant qui est associé à la résine de ropahu dans le traitement de la blennorrhagie. — Le Poivre-long (Piper langum ) appartient aussi au même genre. Ses fruits sont recueillis adhérents à l’axe de l’épi et non en baies
(1) « La racine (rhizome) de R ht or la est grosse et entortillée comme un serpent couché d sur son ventre, et est rouge. Pour dire résolument quelle est Bistorta, elle provient es » hautes montagnes et principalement es montagnes qui limitent les royaumes de Bohême w et de «Silésie; elle a feuilles pointues, roussatres, purpurines en dessous, et faictes a onde m alentour; sa tige produit feuilles beaucoup plus petites que les autres, et une Heur û la » cime faictea mode d’rspy, de couleur rouge tirant sur le purpurin, d’où sort une graine n semblable à cille d ozeille. Sa racine est pleine de jus, ayant une pulpe muge et d’un » goût astringent. n (Mattbiole.)
Kir.. 1280. — Rameau florifère et fructifère du Poivre-noir (Piper nigrum, famille des Pipéracées).
POIVRIER (FAUX-). — POLACHAINE.
isolées; il est plus iicre et moins aromatique que le poivre-noir. — Le Poivre ou Piment-dc-la-Jaïuaïquc (Myrtus Pimenta) (fig. 1282), et le Piment-couronné (Myrtus pimentoidrs), sont des Myrtacées (le fruit est une baie infère couronnée par les dents du calice). — Le Poivre-du-Brésil, espèce du genre Xylopia, et le Poivre-d'Éthiopic (L'mma œthiopica), sont des Anouacées. — le Poivre du
Fie. 1281. — Rameau florifère du Poivre- Fie. 1282. — Rameau fructifère du Poivre Cubèbe (l’ifier Cubcba). (ou Piment) de la Jamaïque ( Myrtus
Pimenta, famille des Myrtacées).
Japon (Xanthnxylon piperitum), une Xanlhoxylée. — Enfin, le Poivre ou Piment-d’Inde (cultivé en Europe) est la longue baie charnue, d'un rouge vif, d'une Solanée : le Capsicum nnnuum. Le Poivrc-dc-Caycnne, ou Pimentenragé, est la baie du Capsicum frutescens , dont la saveur est brûlante et presque caustique : cette baie ressemble en très-petit à celle du Capsicum nnnuum.
POIVKIEK (FAUX-) (Sckinus Molle, famille des Térébinthacées). Arbre on arbuste élégant (du Pérou , dont les feuilles composées-pennées ont une forte odeur poivrée, et dont les petits fruits globuleux ressemblent à ceux du Poivrier. Il est cultivé en Provence comme arbre d’ornement.
POI.ACHAIÎV'E = Polakène, polnchenium (llirli.), rremocarpium (Mirb. ), carpodelium (l)esv.). Nom donné aux fruits adhérents, composés de deux ou plusieurs carpelles, à carpelles monospermes, secs à la maturité et devenant libres en laissant leurs styles adhérents il la columelle nu axe qui les réunissait. Ce fruit a été nommé diakène chez les Ombellifères. — Ces différents mots sont inusités. On se sert du mot fruit , et l’on emploie le mot carpelle pour désigner les carpelles devenus libres. Voy. Fruit.
P0LÊM0NIAC.ÊE3. — POLLEN.
POLKMONIACÉES. Famille de plantes dicotylées gamopétales, It ovaire libre. La famille des Polémoniacécs louche à celle des Convolvulacées par l'intermédiaire du genre Cobcea. File s’en éloigne par la structure de la graine, qui est II embryon droit entouré d'un périspcrmc épais, et par le port des plantes qu'elle renferme. Plantes herbacées ou frutescentes, à tiges droites, rarement volubiies (appartenant, la plupart, à l'Amérique occidentale extratropicale). — Ce groupe joue un rôle assez important dans nos parterres; il suffit de citer les P/tlnx, les Gilïa, les Polemonium , et aussi les Cobœa, ces jolies plantes grimpantes h grandes clochettes lilas, dont les lianes vertes, mêlées aux (leurs de la Capucine et du Volubilis ( I pomma rosea), décorent et égayent Il Paris les fenêtres des mansardes.
Les caractères essentiels des Pelémoniacées sont les suivants : Fleurs hermaphrodites sub-régnlières, en panicules ou en corymbes, rarement solitaires. Calice libre, à 5 sépales. Corolle hypogyne, en coupe ou en cloche, à lobes subégaux, li préfloraison imbriquée. Un disque hypogyne charnu. Etamines 5, insérées à la gorge de la corolle, quelquefois inégales ascendantes. Ovaire 3-loculaire (à 3 carpelles), rarement 5-loculaire. Ovules solitaires dans chaque loge et réfléchis, ou plusieurs ovules et semi-réfléchis. Fruit capsulaire membraneux, ligneux ou charnu, ordinairement 3-loculaire. Graines dressées ou ascendantes.
POLLEN, pollen (fig. 1283 à 1294). Si l'on étudie l’anthère (voy. ce mot) dans la première période de son développement (chez un bouton très-jeune), on voit que son parenchyme est homogène d’abord, c’est-à-dire qu’il est formé de cellules semblables entre elles. Plus tard se creusent, dans chacun des deux
Fig. 1283. — Pollen du LlVium Fig. 1281. — Grain ligrinum. — A, vu de lace; de pollen du Pelar- B, vu par une extrémité. gonium zonalt. — A,vudecété;B,vu par son extrémité.
Fig. 1285. — Grain de pollen du Cichorïum Inlghut, vu de dejix cétés différents.
Fig. 1286. — Grain de pollen du Fu maria affirmait*.
lobes, deux lacunes qui correspondent aux lobules (lobuti) et constituent (pour chaque loge) deux logettes (loeelli). Ces logcitcs, complètement isolées, sont d’abord remplies d’un liquide mucilagincux ; ce liquide s’organise en une couche de petites cellules qui tapissent la cavité des logettes et eu une masse de grandes cellules qui remplissent cette cavité. Les grandes cellules sont nommées cellules ou utricules-mères ilu pollen. Ces utriculcs (fig. 1292, 1293) se remplissent de grauules se réunissant en une masse qui se partage en quatre noyaux ; ces noyaux se trouvent isolés par la solidification de la matière liquide qui les sépare dans le principe, de sorte que la cavité de l’utriculc-mère est subdivisée en