POLI.EN
quatre loges renfermant chacune un noyau non adhérent aux cloisons. Chacun des quatre noyaux se recouvre d'une membrane propre, et constitue un grain de pollen; les cloisons qui les séparaient se résorbent, et cliaque utricule-mère renferme dès lors quatre grains de pollen libres dans sa cavité. Enfin, les parois des ulricules-inèrcs sont résorbées elles-mêmes, et les grains de pollen se
Fie. t287. — Pollen du Typha.
trouvent tous libres dans la cavité de la logetle. En même temps les parois de l'anthère s'amincissent, et la cloison qui séparait les deux logettes de chaque lobe sc détruit. (Iliaque lobe ne renferme plus alors qu’une seule loge par la réunion des deux logettes, et l'anthère est par conséquent à deux loges. Dans
Fie. 1288. — Pollen du Cèdre.
certains cas, les logettes persistent isolément ; dans d'autres cas, les grains de pollen restent agglutinés en une seule masse par la persistance et l'union des cellules-mères et même de leurs cloisons (chez les Orchidées et les Asclépiadées).
lin grain de pollen mûr est lui-même une cellule qui se compose de deux tuniques ou membranes concentriques renfermant une substance semi-liquide. La forme des grains de pollen chez les différents groupes de plantes, et même
Fig. 1289. — Pollen du Pin.
chez les différentes espèces, est très-variée (fig. 1283 à 1291). Cette forme est globuleuse, ellipsoïde, en navette, trigonc, polyédrique, etc. ; en outre, la membrane externe présente souvent des ponctuations, des tubercules, des poils, des aiguilluns, ou des réseaux saillants d'une admirable régularité. Celte membrane externe est inextensible; elle livre passage sur certains points à la membrane interne, qui est très-extensible et émet les prolongements désignés sous le nom de boyaux polliniquct. la substance renfermée dans le grain de pollen est con-