POLLEN
posés. Cette rupture (déhiscence du pollen) n'intéresse que la membrane externe inextensible; la membrane interne et extensible pénètre par ces ouvertures, et s’allonge en longs appendices filiformes (ou boyaux polliuiques) qui s’introduisent dans le tissu du stigmate, pénètrent entre les cellules qui constituent le tissu du style, connu sous le nom de tissu conducteur (lig. 129/i), et descendent dans la cavité de l’ovaire, où ils pénètrent jusqu’aux ovules, s'introduisent par leur exosiome et leur endostome, et arrivent enfin en contact avec le sac embryonnaire. Selon les uns, ils refoulent ce sac devant eux et s’y invaginent ; selon d’autres observateurs, l’extrémité du tube pollinique se met seulement en contact (Tulasne) avec la membrane du sac embryonnaire, et détermine à l’intérieur de ce sac la formation de la vésicule embryonnaire, soit seulement par une sorte de stimulus, soit par la pénétration du liquide pollinique à travers la membrane du sac embryonnaire, en vertu de la force connue sous le nom d'endosmose. .Mais les granules de la fouilla, qui sont regardés (par induction, non par démonstration) comme l'agent de la formation de l'embryon dams la vésicule embryonnaire, ou comme l'agent de la formation de la vésicule embryonnaire elle-uiéme, peuvent-ils, quelle que soit leur ténuité, pénétrer par endosmose à travers la membrane du sac embryonnaire? Cela est au moins fort douteux. — Je hasarderai ici une manière de voir (encore à l’état d'hypothèse) différente de toutes les précédentes. Je crois avoir bien démontré que l’ovule est un bourgeon composé de plusieurs petites feuilles rudimentaires (le nombre de ces feuilles peut être différent dans les divers types végétaux). La feuille ou tunique extérieure, et qui apparait la première sous la forme d’un mamelon cellulaire conique, est la primine ; la seconde, qui parait ensuite, est la secondinc (ces deux feuilles ou tuniques forment les téguments de l’amande ou téguments ovulaires) ; la troisième feuille ou tunique est le nucellc ou tercinc : elle n'apparait qu’aprèslasecondine (c’est cette tercinc ou nuccllequi, dans l’évolution de la graine, devient le corps charnu connu sous le nom de périsperme; chez les graines dépourvues de périsperme le nucclle s’est atrophié). Mirbel admettait, chez les plantes h graines pourvues d’un double périsperme, une quatrième feuille ou tunique ovulaire, qu'il nommait quartine ; cil suivant le même ordre d’idées, le sac embryonnaire serait une feuille ou tunique de l’ovule indépendante des précédentes, soit la quart inc elle-même, soit une quintine. Or, la primine, la secondine, la tercinc ou nucelle conique, à leur apparition, sont simplement de petites feuilles roulées en cornet, mais qui s'entr’ouvrent successivement par l'écartement de leurs bords : pourquoi, si, comme l'aualogie nous porte à l’admettre, le sac embryonnaire est également une feuille, le considérer comme toujours fermé, comme sans ouverture? En principe, le feuille-sac embryonnaire peut s'ouvrir comme la feuille-nucelle, et dès lors le tube pollinique ou son contenu peut pénétrer dans ce sac sans en refouler les parois, et il est inutile d’invoquer l'action de l'endosmose. — Peut-être même serais-je tout à fait dans le vrai en faisant un pas de plus, peut-être la vésicule embryonnaire elle-même est-elle une dernière feuille ovulaire, une sej tine: dans les cas où il existe plusieurs embryons, ces feuilles seraieut encore plus nombreuses. Le fait qui me parait masquer la forme en tunique ouverte du sac
P0LLINAR1US. — POLVCARPIENNES (TIGES). 1103
embryonnaire est un développement inégal de ses parois (analogue au développement inégal des parois de la primiue, qui détermine la forme des ovules réfléchis), le sommet réel ou ouverture de cette feuille, tunique ou sac, se trouvant déplacé par suite de ce développement inégal (j'ai fait connaître des faits de développements inégaux analogues chez les bourgeons charnus que j’ai décrits sous le nom de bulbilles pédicellés, et qui existent notamment chez plusieurs espèces du genre Allium).
Si la vésicule embryonnaire est une feuille comme les précédentes, elle a, comme les précédentes, la possibilité de s’enlr'ouvrir et de livrer passage aux liquides et même aux granules de fovilla qui s’échappent du tube polliniquc crevé ou rompu. — En supposant que les choses se passent ainsi, on se rendrait compte de la situation renversée de l’embryon dans l'ovule (l'extrémité inférieure de l’embryon, l’extrémité de sa radicule est toujours dirigée vers le sommet de l’ovule, vers son ouverture, le micropyle) : la raison de ce renversement serait l’inégalité de développement de la feuille ou tunique, — sac embryonnaire, — qui, comme la primine et comme la feuille extérieure d'un bulbille pédiccllé, se réfléchirait en présentant renversé l'embryon qu’elle renferme. (Pour ce qui concerne la vésicule embryonnaire, cette conception n’est, je le répète, qu 'une hypothèse, qui n’a pas encore trouvé sa démonstration dans l'examen du développement apparent de cette vésicule et de l’embryon, qui parait résulter de la multiplication de ses cellules antérieures.) Voy. Boïac polunique, Fécondation, Ovule, etc.
Pollinarius. Couvert d’une poussière Gne.
POLUNIQUE, pollinicus. Qui est relatif au pollen. Granum pollinis — yranulum pollinicum, grain de pollen.
Poly, dans les mots composés du grec, signifie beaucoup; en latin, multi-,
POLYADELPHE, polyadelphus. Se dit d'une fleur dont les étamines sont soudées en plusieurs faisceaux.
POLYANORE, pnlyandrus. Se dit d'une fleur dont les étamines sont en nombre indéfini.
Polyanthus. Se dit d’une plante chargée d’un grand nombre de fleurs.
POLYCARPIÉES. Classe comprenant les familles suivantes : Mênisper- MfcES, MYR1STICÉES, ANONACÉES, SCHIZANDRACËES, MaGNOLIACÉES, DlLLÉ- NtACÊES, Renonculacées, Berbèkidées. Ses caractères sont : Plantes dicotylées dialvpélalcs. Calice libre, caduc. Corolle à pétales hypogynes libres. Étamines ord. en nombre indéfini. Carpelles ord. nombreux, vcrticillés ou en épis libres, quelquefois au nombre de cinq ou moins, libres ou très-rarement soudés entre eux. Fruit ord. sec, capsulaire, rarement charnu, bacciforme. Embryon ord. très-petit, situé à la base d’un périsperme.
POLYCARPIENNES (Tiges). De Candolle a désigné sous le nom de polycarpiennes les tiges qui fleurissent pendant un nombre d’années indéterminé, et, par opposition, il a nommé monocarpiennes celles qui ne fleurissent qu’une fois et meurent ensuite. Dans nos climats, toutes les tiges ligneuses sont polycarpienncs, et les tiges herbacées sont monocarpiennes; aussi les expressions tiges poly car picnnes ou monocarpiennes ne sont-elles poiut usitées dans
1104 POI.YCÊPHALE. - POLYCALÉES.
la description de nos plantes indigènes, et sont-elles remplacées par les expressions : / liante vivace à tige ligneuse, dans l’un des deux cas, et plante annuelle ou bisannuelle, ou plante vivace à tige herbacée, dans l'autre cas. Voy. MONO- CARP1ENNES Ct DURÉE DES PLANTES.
POLYCÉPHALE, polycephalus. Qui a plusieurs têtes. Se dit d’une inflorescence composée d’un grand nombre de capitules; si les capitules sont en petit nombre, on se sert de l'expression oligocéphale.
POl.lcuoiilOMnE, polychorio (Mirbel) ; — Polysêque, polysecus (Dosv.). Noms (inusités) donnés au fruit des Renoncules, des Potcnlilles, etc. Ce fruit est composé d'un grand nombre d'akènes libres disposés en tête ou en spirale indéfinie.
poi.yci.adie, polyrladia, vulg. Broussiu. Nom donné à l’ensemble des rameaux grêles et nombreux qui naissent des exostoses qu’on observe souvent sur le tronc des arbres. Les exostoses sont le résultat d’un épanchement accidentel, ct continué lentement, des liquides nourriciers de l'arbre. Les Allemands nomment les exostoses ct leurs rameaux ; næuds-de-snrcier ( Z auberknoten ).
POLYCOTYLÉDONÉ, / lolycntylednneus . Se dit d’un embryon k plusieurs cotylédons verticillés. Voy. Cotylédon.
Polyfloms (mot hybride, inusité, tiré du grec ou du latin : on doit dire, ou pulyanthus, ou multifîorus). Sc dit d’une plante ou d’une inflorescence qui présente un grand nombre de fleurs.
POI.YGALA ( Pulygala vtdgaris, famille des Polygalécs). Cette espèce, recueillie sous le nom de P. amara, est employée comme stimulante. Une espèce exotique, le P. Senega (P.- de-Virginie; (fig. 1295), après avoir été en grande réputation, commence à tomber dans l’oubli. Le P. Chanuebuxus a les mêmes propriétés. — Les plantes de la famille des Polygalécs possèdent des propriétés stimulantes qu’elles doivent à une substance amère, unie, chez quelques-unes, à une matière extractive Acre. On emploie leur décoction dans le traitement des affections des organes respiratoires demandant des toniques et des stimulants. A haute dose, ces préparations sont émétiques ; on n'en fait point usage sous ce rapport.
POLYGAI.ÉES. Famille de plantes dicolylées dialypétales, è ovaire libre, comprenant des genres assez nombreux ( Salnmonia , Pulygala [fig. 1296], Itadiera, Comrs/trrmn , Murnltia, Mundia, Munnina, Securidarn , Krameria , Soulamta, Xanthaphyllum, Trigunia), genres dont les espèces, herbacées ou sousfrutescentes, quelquefois volubilcs, renferment un suc souvent laiteux. Leurs feuilles, simples, entières, sont disposées en spirale; elles sont dépourvues
Fie. 1283. — l’olygala-tlc- Virginie ( Potyyata Senega).
POl.YliALl.NÊSS. — POLYI. VME.
Fig. i 20G. — Fleur du Pu/yyuJa vuigaris.
de stipules. Les fleurs, hermaphrodites, sont axillaires, en grappes, en épis, en particules; à pédicelle souvent articulé et muni de deux petites bractées. Ces fleurs, souvent roses ou lilas, d'une forme irrégulière très-élégante, ressemblent, chez certaines espèces, à des papillons à ailes étalées. — Cette jolie famille, dont les espèces j f
sont répandues dans les contrées tempérées des diverses régions du globe (et dont quelquesunes, il suc amer, ex. Pulygala vulgarix, sont médicinales), n’est représentée en Europe que par quelques espères du beau genre Pulygala {P. vulgarix, calcarea, dejirexsa, etc.), charmantes plantes des clairières des bois et des tourbières, dont les petites touffes, Il feuilles lustrées, à épis de fleurs roses ou lilas, attirent l'attention même des promeneurs indifférents. Plusieurs belles espèces frutescentes (P. speciosa, P. myrtifolia ), «pii ne supportent pas nos climats du Nord, sont cultivées dans les jardins en Provence.
1,03 caractères généraux des Polvgalées sont les suivants : Fleurs irrégulières. Calice persistant, Il 5 sépales libres très-inégaux, les 3 extérieurs plus petits, herbacés, les 2 intérieurs ou latéraux (ailes) très-amples, colorés-pélaloïdes; plus rarement à 3 ou fi sépales. Corolle à 3 pétales bypugyncs, longuement soudés par l'intermédiaire des filets des étamines en un tube fendu supérieurement dans toute sa longueur; les supérieurs connivents entiers, l’inférieur d'une autre forme, concave, renfermant les étamines et l’ovaire, à limbe profondément lacinic ou frangé, plus rarement trilobé ; quelquefois corolle à 5 pétales. Étamines S, à filets soudés aux pétales, disposées |>ar /i en deux faisceaux opposés, ou en un tube fendu, à anthères uuilobées, dressées, s’ouvrant par un ou par deux pores ; très-rarement h étamines seulement. Ovaire libre, comprimé, il 2 loges, ii cloison très-étroite; chaque loge uni-nvuléc ou contenant 2 ovules collatéraux. Ovules suspendus, réfléchis. Style indivis. Fruit libre, a 2 carpelles, capsulaire, membraneux, biloculaire, comprimé perpendiculairement à la cloison, à loges ord. monospermes. quelquefois dispcrmes, à déhiscence Inculicide. Graines insérées à la cloison, suspendues, couronnées d'une caroncule lobée, il périsperme mince, à embryon droit. — Fa famille des Polvgalées, une des plus caractérisées, peut être considérée comme une déviation du type floral régulier des Trémandiéos.
POI.YGALIXÉES. Classe comprenant les familles des Tltf.MANDliÊtS et des Polygalêes. Caractères: Plantes dicolylécs dialvpétalcs. Fleurs irrégulières, il étamines soudées avec les pétales, étamines à anthères ord. uuilobées (Polygalécs),ou fleurs régulières, étamines à anthères bi-quadriloculaires, s'ouvrant par un pore terminal (Trémandrécs). Ovaire libre, biloculaire (2 carpelles soudés)
& loges 1-2-ovulécs. Fruit capillaire ou charnu. Graines munies d’un arille, • ord. pourvues d’un périsperme.
POLYGAME, polyynmus. Se dit d'une plante qui porte en même temps de fleurs hermaphrodites, des fleurs mâles et des fleurs femelles réunies sur un même individu : tel est \'.\ triplex /wrleiiiis.
«HUAIS (Dt ST-P1UIHEJ. 70
POLYGO.NÊES.
POLYGONE ES. Famille de plantes dicotylées apétales. Les l’olygonécs, répandues dans toutes les contrées du globe, sont surtout communes dans les régions tempérées de l'ancien monde, où elles sont représentées par des es|>êces herbacées quelqiicfois volubiles ; sous les tropiques, il en est d'arborescentes. Elles sont plus ou moins proches |>arentes des Chénopodiécs, des Auiarantacées et des Nyclaginées; elles ne sont pas sans affinité avec les Pi|)éracécs. Elles se distinguent des uns ou des autres de ces groupes voisins, par les parties de la lleur ord. en nombre ternaire, par un périanlhe souvent coloré, par l'embryon dressé, droit (à radicule éloignée du bile}, par la présence de gaines |>étiolaircs complètes (nommées ocita, voy. ce mot) ; enfin, elles offrent plus de fixité dans le nombre des étamines et dans la structure de l'ovaire.
Fig. 1297. — Une Polygonée, la Historié
( Puhjgonum Bistorta).
Fig. 1298. — Fleur (grossie) d'une Polygonée, le l'otyyonum Fayopyrum.
Fig. 1299. — Ovaire (grossi) d'une Polygonée, un Huma .
Fig. 1300. — Fruit (grossi) d'un Rumex.
Les tiges des Polygonécs sont renflées au niveau des insertions; feuilléesou scapiformes, à feuilles radicales en touffes, les caulinaires alternes, ord. entières, à bords enroulés pendant la préfoliaison, ord. longuement |>élio!ées, à [léliole ii base engainante (cette gaine étant fermée par sa soudure avec des stipules inlerpétiolaircs). — Fleurs (lig. 1298) ord. hermaphrodites, à périaulbe ord. coloré, ord. à 6 pièces disposées sur 2 rangs (plus rar. fi-5), égales, ou les inté-
POLYGYNUS.
POLYPOUE.
rieurcs plus grandes. Étamines en nombre égal à celui des sépales, ou en nombre double (quelquefois l’un des rangs abortif), insérées sur un disque hypogync. Ovaire (fig. 1299) ord. à 2-3 stigmates en tête ou divisés en pinceau. Fruit (lig. 1300) (akène) libre, lenticulaire ou irigouc, ord. recouvert par le calice inarccscent. Graine dressée, à périsperme farineux; embryon droit ou arqué, latéral relativement au périsperme. — La famille des Polygonées se divise en trois tribus : 1° Éuiogonées (plantes d'Amérique) ; 2“ Polygonées vraies. Citons parmi les genres à espèces herbacées appartenant à la flore d'Europe : llumex (fig. 1299, 1300) (Oseille, Patience), Pulygunum (Uenouée, Pcrsicaire, fiistorte) (lig. 1297), Fayupyrum (fig. 1298) (Sarrasin, Blé-noir), Oxyria. Citons encore Rheurn (Rhubarbe), dont les espèces sont originaires de l'Asie; et parmi les genres exotiques à espèces frutescentes ou arborescentes : Atraphaxis (arbrisseaux de l’Asie et du Cap, à rameaux épineux), Calliyonum (arbrisseau de l’Asie), Triplait*, CucoMa, qui renferment des arbres de l’Amérique. — 3° Polygonées fausses, comprenant deux genres exotiques.
Polytjynus. Se dit d’une fleur dont le gynécée se compose de plusieurs carpelles; ce mol a été surtout employé dans les cas où des carpelles ne sont point adhérents entre eux, par ex. chez les Renoncules, les Poleulillcs, etc. Lorsque les carpelles sont peu nombreux, on signale souvent leur nombre exact : par ex. diyynus, à deux carpelles; trigynm h trois carpelles, etc. A une époque où l’on ne s’était pas encore rendu compte de la structure des diverses parties de la fleur, l'expression munogynu s était employée tantôt pour signiûcr un seul carpelle, tantôt pour désigner un ovaire composé de plusieurs carpelles
soudés entre eux.
POLYPÉTALE, polypetalus. Se dit d’une corolle composée de plusieurs pétales non soudés entre eux, c'està-dire libres. Ou dit plante pal y pétale, fleur jeAypétnle, pour plante ou fleur à corolle polypétalc. — Ce mot est synonyme de l’expression diiily/iêUile, proposée postérieurement, et généralement adoptée comme ayant une signification plus exacte.
Voy. Dialypétale.
POLYPÜORK, polyphorum. Nom donné aux gynophores qui portent un gynécée composé de plusieurs carpelles libres. (Inusité.)
POLYPHYLLE, /inlyp/tyUus. Qui a des feuilles nombreuses. Se dit d’un involucre, etc.
POLYPORE ( Polypadiiim enlyare) (fig. 1301). Jolie Fougère, corn-
1301, — Pulypnüe commun vulgarc (proportions réduites).
mune dans les chemins creux, sur les rochers humides, entre les pierres de
POt. V SÉPALE.
POMACÉES.
puits, etc., couverte a sa face inférieure de fructifications d'un jaune d’or. Sa souche, un peu charnue, est d’uuc saveur sucrée -douceâtre qui rappelle le goût de la racine de llêglisse.
POLYSÉPALE, /tolysepalus. Synonyme, quant au sens qui loi est attribué, du mot rlialysépale. Voy. ce mot.
Pm.TSÈQl K. — Voy, POLYCRORIONIDE.
POLYSPERME, polys/>ermux. A graines nombreuses. Sc dit d’un fruit, d’une loge de fruit. — A été employé pour caractériser certaines inflorescences â fruits nombreux, pris par erreur pour des graines.
Polystarhyut, ou mieux polyslachys. A plusieurs épis.
POLYSTÉMONE (Fleur), fins polystemoneus. Dont les étamines sont plus qu’en nombre double de celui des pétales (ex. : llose, Pavot, Mauve).
Pulystichus. Qui présente des organes dis|tosés sur plusieurs rangs.
POMACÉES. Famille de plantes dicolylées dialvpétales, à ovaire adhéren (lig. 1302 à 131 1). la famille des Potnacécs ne renferme que des arbres ou des arbrisseaux. — On peut définir les Pomacées : des Rosacées à ov aire adhérent. — A cette belle famille appartiennent les plus importants de nos arbres fruitiers ; les Poiriers (lig. 1302 et 1303) et les Pommiers, qui jouent le principal rôle dans
Fig. 1302. — Coupe longitudinale de la Heur Fig. 1303. — Coupe transversale de l'od'un Poirier (Pirus c ommunis), montrant vaire (passant à l’état de fruit) d’un Poil'insertion épigyne des parties de In fleur. l ier {Pirus cowiwiumi’v); ovaire adhérent
à cinq loges bi-ovulécs.
nos vergers, et dont les innombrables variétés, sorties d'un seul Poirier (Pirus rnmmunis) cl d’un seul Pommier ( Malus rommuuis), espèces sauvages dans nos forêts, nous fournissent de si excellents fruits, (les arbres compensent presque dans le Nord l'absence de la Vigne, en permettant de suppléer au vin par le cidre ou le poiré. — Puis, d'autres arbres fruitiers d'une moindre importance, les uns cultivés, comme le Cognassier et le Néflier, d’autres croissant en pleine liberté, comme l’Alisier et le Sorbier; enfin, dans les jardins de la Provence, le Néflier-du -Japon ( L'riobntrya jnpnnica), fréquemment cultivé |>our ses jolis fruits jaunes à saveur acidulc-sucréc. — l.a famille des Pomacées fournit à nos haies l'Aubépine (Cralœyus Oxyacantha), dont les fleurs parfumées symbolisent le printemps, et dont les fruits de corail symbolisent l'automne; nos parcs lui doivent le Sorbier-des-oiseleurs (Surfins aucujmria ); le Cognassier du Japon ( Cydonia japmùca), dont les fleurs écarlates sont si remarquables par leur éclat, et le Unisson-Ardent (Pratwgus Pyracanlhn)
POMACÊES.
Les caractères généraux (le la famille des Pomacécs sont les suivants : Arbres ou arbrisseaux à minuscules quelquefois transformés en épines, à bourgeons écailleux. Feuilles alternes ou en spirale, souvent rapprochées eu fascicules, dentées ou lobées, quelquefois pcnnaliséqiiécs ou iinparipcnnées, munies de
Kig. 1304. — Fleur du Poirier Fig. 1305. — Hamusculc de Fig. 1306. — Rmmitcule (Pirus communi\). Pommier portant un bour- de Poirier portant un
£con à fleurs. bourgeon à fleurs.
stipules ordinairement libres. Fleurs (fig. 1302 et 1305) ordinairement disposées en corymbcs, en fascicules (fig. 1276) ou en grappes pauciflorcs, s’épanouissant souvent avant le développement des feuilles, hermaphrodites, régulières. Calice
Fig. 1307. — Diagramme de la fleur du Cognassier
[C y (J onia vulgari*).
Fig. 1308. — Diagramme de la fleur d’un Néflier
(Uespilus yerrnunica).
Fig. 1309. — Un des nu* cules d’un fruit de Néflier.
à 5 sépales soudés en tube, à tube soudé avec l’ovaire (fig. 1302), à limbe 5-parti, 5 divisions persistantes ou marcescentes. Corolle 5 5 pétales insérés sur un épaississement glanduleux i la gorge du calice, libres, caducs. Étamines en nombre indéfini, libres, insérées avec les pétales à la gorge du calice. Ovaire composé de 5 carpelles ou de 2-3 carpelles, rarement un seul, 1-2-3-5-loculairo, soudé avec le tube du calice, à loges ordinairement bi-ovulées, à ovules ascendants, réfléchis. Styles libres, en même nombre que les carpelles. Fruit soudé avec le tube accrescent du calice, à 3 loges ou i 1-3 loges; à loges contenant deux graines (ou une seule par avortement), rarement plusieurs graines, à endo-
POMEMDIANIÎS.
P01IME-DK-TERRE.
carpe membraneux, cartilagineux, ou osseux (constituant alors des noyaux ou nncules) (fig. 1309). Graines dépourvues de périsperme, & embryon droit, à cotylédons charnus.
■ Les principaux genres indigènes sont : Afespilus (Néflier), Cratœgus (Aubépine, Azerolier), Amelnnchier, Cotoneaster, dont les fruits sont à endocarpe osseux; et Pirus (Poirier), Malus (Pommier), Sorbus (Sorbier), Cydunia (Cognassier), dont les fruits sont à endocarpe membraneux ou cartilagineux.
Les Pomacées appartiennent la plupart, comme les Rosacées, à l'hémisphère boréal. — La famille des Pomacées est en quelque sorte parallèle i> celle des itlyrtacées ; les Pomacées, arbres ou arbustes des climats tempérés (à feuilles caduques, non aromatiques, alternes, ord. dentées, ord. munies de stipules ; à ovules 2 dans chaque loge ; à embryon toujours droit, à cotylédons amples charnus) ; et les Itlyrtacées, arbres ou arbustes des régions tropicales (à feuilles persistantes, aromatiques, ord. opposées, entières, ord. sans stipules; à ovules ord. nombreux dans chaque loge; <t embryon ord. arqué, à cotylédons courts) ; types presque analogues par la structure de la fleur, et qui sont chacun l'expression la plus complète de deux classes différentes.
Pomeridianus. Qui se manifeste dans l'après-midi ( pomei-idies ); se dit de l’épanouissement de certaines fleurs.
po vi vie, pomum. Fruit des plantes de la famille des Pomacées (fig. 1310 et 1311). Ce fruit résulte d’un ovaire adhérent, composé d’un vcrticille de carpelles polyspermes ou monospermes, à placentation axile; il est charnu
Fie. 1310. — Coupe longitudinale d’une Fig. 1311. — Coupe horizontale d'une
pomme, passant par une des cinq loges. pomme, pour montrer les cinq loges.
à la maturité; l’cndosperme est membraneux ou cartilagineux. Lorsque cet endospernic est ligneux, par exemple chez la nèfle, le fruit a été désigné sous le nom de nundaine. Comme tous les fruits qui résultent d’un ovaire adhérent, ces fruits sont surmontés du limite du calice accresccnt, ou simplement |tersistant (quelquefois marcescent).
POMME-DE-TERRE ( Solanum lubtrosum, fant. des Solailées). LaPommede-lerre est originaire des montagnes du Pérou et du Chili. L’usage alimentaire de ses tubercules souterrains est connu dans l'Amérique occidentale depuis les temps les plus reculés, et est aujourd’hui répandu dans le inonde entier; il
POMME-ÉPINEUSE. — PONTÉDÉRUCÉES.
rivalise d’importance avec celui des céréales. « Solani tnbera (dit Endlicher),
» antylo copioso fréta, optimum benigni Numinis donum, dapes grata diviti,
» pau|>eri pauis. » — « La fécule, si libéralement entassée dans les tubercules de la pomme-de-terre, est pour nous un des plus grands bienfaits de la Prsvidencc. La pomme-de-terre, appréciée sous des formes si variées sur les tables opulentes, est précieuse surtout en cela qu’elle est le pain des pauvres, »
POMME-ÉPIXEUSE (Datura Stramonium, famille (les Solanécs) (fig. 1312). Plante douée de propriétés narcotiques, sub-spontanée en Europe. Voy. Stramoine.
POMMIER (Malus cnmmuiiis, famille des Pomacées) (voyez ce mot et Poirier). Espèce typique dont il «liste des variétés très-nombreuses. Les genres Pommier (Mains) et Poirier (/‘iras) paraissent très-voisins et ont même été ?■<>• 1312.— fruit mûr du Dntura regardés par Linné comme constituant un seul (Pomme-épineuse),
genre ( l'inis , le Pommier était le 1‘. Malus). La fleur du Pommier et celle du Poirier ne présentent aucune différence essentielle de structure ni de forme ; les caractères distinctifs, assez faibles en apparence, sont dans le fruit : Chez le Poirier, le fruit (poire) est atténué à sa base et se continue souvent insensiblement avec le pédicclle (la queue) ; quelquefois ce fruit est subglobuleux, mais jamais il n’est ombiliqué à sa base. Chez le Pommier, ie fruit (pomme) ord. de forme globuleuse ou giobulcux-déprimé, est profondément ombiliqué à sa base et le pédicelle est inséré au fond de cette dépression en forme d’ombilic. Les Poiriers sont glabres, et les Pommiers sont à rameaux pubescents. — Ces caractères, faibles en apparence comme caractères génériques, correspondent cependant à deux types d’organisation bien tranchés, car la greffe du Pommier sur le Poirier ou du Poirier sur ie Pommier n’a jamais pu réussir.
PONCTUÉ, punctatus. Marqué de petites taches en forme de points ou de petites fossettes analogues à celles que produirait l’impression de la tête d’une très-petite épingle. — Vaisseaux ponctués ou poreux, vaisseaux marqués de points transparents. Voy. Vaisseaux.
PO.XTÉDÉRIACEES. Famille de plantes monocoty lées, voisine, dans la série naturelle, de la famille des Liliaeées. Plantes très-élégantes, habitant les eaux dormantes des régions tropicales, surtout de l’Amérique ; reconnaissables à leurs belles feuilles radicales à pétiole engainant et à limbe ovale, cordiforme ou elliptique. La hampe florifère est munie de bractées ou de spalhcs membraneuses. — Plantes à souches rampantes; fleurs en épis, en grappes ou en ombelles, hermaphrodites, sub-régulières, ordinairement de couleur bleue. Périanthc pétaloide, tubuleux, à 6 lobes. Étamines 3-6, toutes conformes, on la supérieure dissemblable, insérées an tube de ia corolle. Ovaire libre, ordinairemen! triloculaire. Ovules réfléchis, nombreux et bisériés dans chaque loge. Style indivis. Capsule entourée du tube du périantbe tnarcescent, composée de 3 carpelles sondés;
POPULACE. — POBTI'I.ACÊES.
ord. trivalve, h déhiscence loculicide. Graines à embryon droit, entouré d'uu périsperme. — Genres : Heteranthera et Pontederia. I,e P, cordata décore nos serres et nos aquariums de son magnifique feuillage.
POPULACE {(' althn palustris, famille des Renonculacées). Il paraît que, dans certains pays, on confit dans du vinaigre le bouton de la Heur, à la manière du bouton du Câprier, et qu'on remploie sans inconvénient aux mêmes usages culinaires. — Le Trollius eio-o/icens (Renonculacée de la même section), qui embellit de ses volumineux boutons-d'or les pâturages des Alpes, n'a point de qualités malfaisantes.
pore, foramen. Très-petit trou. — Pores corticaux, les stomates.
POREUX, / mrosus , foraminnlosus. Criblé de pores.
Porreetus. Porté en avant. Se dit d'un organe droit et dressé relativement à la surface sur laquelle il est inséré, surtout quand ou compare l'objet dressé à des objets de même nature habituellement courbés, penchés, ou pendant par leur propre |toids. Ainsi, stnmina porrecta s'oppose il stamina penduta.
port, faciès. Aspect général d’une plante. Voy. Faciès.
PORTULACÉKS. Famille de plantes dicotylées souvent apétales, souvent aussi dialypélales, assez voisine des Mésembrianthémées, et se rapprochant, d’autre part, des ALsinées (Caryophyllées). Cette famille renferme d'assez nombreuses espèces de plantes herbacées, réparties en vingt genres environ, groupés eux-mêmes en huit tribus. La plupart de ces plantes sont indigènes du Cap; quelques-unes appartiennent à l’Amérique et à l’Australie. Très-peu d'espèces sont spontanées en Europe. Citons dans ce nombre : Portulaca olerarea (le Pourpier), herbe potagère il feuilles charnues; Mont in fontana, très-petite plante printanière des terrains sablonneux mouillés l’hiver, qui se trouve également aussi en Asie et en Amérique. Plusieurs jolies espèces des genres Portulaca, Calnndrinia, Claytonia, etc., sont cultivées dans les parterres.
Les caractères de la famille des Portulacées sont les suivants : Plantes herbacées, annuelles ou vivaces, quelquefois sous-frutescentes, rarement frutescentes. Feuilles alternes ou sub-opposées, entières, charnues, uninervées, ordinairement sessiles. Stipules de formes variées, quelquefois milles ou remplacées par des poils courts. Fleurs hermaphrodites, régulières, axillaires on terminales, solitaires, on en cymes, en grappes, en fascicules. Calice libre ou soudé avec l'ovaire, il 2 sépales ou à 2-5 divisions colorées 5 l'intérieur. Corolle très-souvent nulle, ^ 5, quelquefois 5 h- fi pétales, ou eu plus grand nombre, insérés au fond du calice, libres ou cohérents il la base. Étamines hypogynes ou insérées 5 la base du tube du calice, en même nombre que les sépales ou en nombre double ou triple, quelquefois en nombre indéfini, plurisériées ; à filets subulés, quelquefois soudés en cupule il la basr ; quelquefois nu disque hypogyne entourant la base de l’ovaire. Ovaire libre ou soudé avec le tube du calice, uniloculaire ou à 2-8 loges. Ovules ordinairement nombreux, quelquefois solitaires dans chaque loge, courbés; styles soudés en un style filiforme, et stigmate lobé, à lobes en nombre égal à celui des loges. Fruit uniloculaire, à placenta central ou à plusieurs loges, il une ou b plusieurs graines ovoïdes ou lenticulaires, membraneux ou coriace, s'ouvrant le plus souvent par une rupture circulaire et la chute d’un
POSTICUS. — POURPIER.
opercule (fruit en pyxide), quelquefois à déhiscence loculicide. Graine globuleuse ou lenticulaire, réniformc, pourvue ou non d'une caroncule, h périspernie charnu; embryon annulaire entourant le périsperine.
La famille des Portulacées offre des types assez divers, nuancés par des genres intermédiaires ; aussi a-t-on dü la couper en nombreuses tribus, savoir : Tétra- GONIÊes (genre Tetrayonia); AizoïdÊES (ex. genres Aiznon, (intenta) ; SÊSi:- VIêes (ex. genres Trianthcma, Sesuvium, Portulacn, etc.) ; PORTUI.ACARIÊES (genre Portulacaria)\ Calan dr t niées (ex. genres Anarnmpseros , Calandrinia, Claytonia, Moulin, etc.); MOLLUGINÉES (ex. genre Glinus, MoUugo, Phamaceum, etc.); Polpodêes (genre Pol/tuda); Adênogrammêes (genre Adenogramma).
Postirus, extrorsus. Dirigé du côté postérieur. Se dit d’un organe qui regarde en dehors de la fleur, par opposition au mot nnticus, dirigé en dedans, regardant le centre de la fleur. Les anthères extrorses sont appelées antheræ pnsticœ ; les anthères inlrorses, antherœ introrsœ. Voy. Anticus.
POTAMÉES. Famille de plantes monocotylécs, ayant pour type le genre Potamogelon (ce groupe est compris par Endlicher dans la famille des Naïadées). — Le genre Pulamogelon , caractérisé par un embryon’ courbé en cercle et par une fleur régulière à U sépales, 1 h étamines et A carpelles, est le type de conformation le plus élevé de la famille des Naïadées, dont les genres sont la plupart à fleurs unisexuées très-incomplètes. — Les espèces du genre Potamageton, les unes à feuilles graminifonnes, les autres à feuilles <i limbe ovale ou elliptique, peuplent les eaux dormantes et le bord des rivières; leurs feuilles sont submergées ou nageantes, leurs épis de petites fleurs verdiUres se dressent fi la surface de l’eau. Voy. i\a!adêes.
POTENTILLES. Espèces du genre /‘utentilla, famille des Rosacées. L’Argentine ( Polentilla Anserina), la Quintcfeuille (P, reptans), la Quintefeuilleaquaiique (Comarum palustre), étaient jadis employées pour les propriétés astringentes de leur souche ou rhizome (vulg. racine), analogues il celles du Fraisier.
POTIRON, Citrouille. Plusieurs espèces du genre Cucurbita ( C . Pepo, C. maxima, C. mnschata). Ces plantes ont fourni, par la culture, un grand nombre de variétés. La plupart sont i fruits comestibles et appartiennent A la culture potagère (famille des Cucurbitacëes).
Les Cucurbitacées renferment deux principes très-dissemblables : une matière résineuse âcre et amère, et un mucilage aqueux souvent sucré. Ces deux principes se trouvent isolément chez certaines espèces; chez d’antres, ils se trouvent réunis, soit dans les divers organes d’une même plante, soit dans les diverses parties d’un même organe, par exemple chez le fruit du Concombre, dont l’écorce est d’une amertume prononcée, et la chair pulpeuse d’une saveur fade et insipide.
POl'RPIER ( Porlulaca oleraeea, famille des Portulacées). Les feuilles charnues du Pourpier contiennent un suc mucilagineux, d'une saveur légèrement salée. Celle plante était considérée comme antiscorbutique et rafraîchissante; elle est cultivée dans les jardins potagers comme alimentaire.
POUSSE. — PRÊttORAlSON.
un
Une plante de la famille des Portulacées, originaire de la Sibérie, et peut-être susceptible d'être naturalisée en France, le Claytonia luberosa, présente une souche charnue en forme de tubercule, qui est alimentaire.
pousse, innovai io (Hedw.), ram us novellus. Bourgeon commençant à passer à l'état de branche; jeune branche de l'année qui n'a encore acquis ni toute sa longueur, ni la consistance ligneuse. Lorsque cette pousse émane d'une tige souterraine (souche ou rhizome), elle prend le nom de turion ( turio ).
poussière fécondante. Synonyme de pollen. Voy. Pollen.
poussière GLAUQUE, pruina, pulvis glaucus, et non pollen glaucum, le mot pollen ayant un autre sens bien déterminé. La poussière glauque est une matière pulvérulente, étendue, en couche mince et pou adhérente, à la surface de certains fruits, de certaines tiges, etc. Cette matière est souvent nommée efflorescence glauque (chez les prunes, le raisin, etc. , cette efflorescence se nomme vulgairement la fleur du fruit). Voy. Efflorescence.
P, ■œcox— Prerius. Précoce; qui fleurit et mûrit de bonne heure.
Prœfloratio. Préfloraison ; arrangement des parties de la fleur pendant qu’elle est encore à l’état de bouton. Voy. Prêfloraison.
PrœfoKatio. Préfoliaison ; arrangement des jeunes feuilles dans le bourgeon. Voy. Préfoliaison.
Prœmnrsus. Se dit d’un rhizome qui se détruit successivement et rapidement par son extrémité postérieure à mesure qu’il s'allonge antérieurement, de telle sorte qu’il est constamment court, et que son extrémité postérieure est irrégulièrement tronquée et comme mordue ou coupée.
Prasinus. D'un vert de poireau ou d’un vert d’émeraude.
Pralensis. Qui croît dans les prés.
Precatorius. En forme de chapelet (en bas latin, precatorium). Synonyme de nwniliformis (voy. ce mot), qui vient de monile, collier de femme. Se dit d'un organe présentant une série linéaire de renflements globuleux rapprochés et semblables aux grains d'un chapelet.
Precius. Synonyme de prœcox, précoce.
pré; floraison, prœfloratio = Estivation. On désigne sous ce nom la disposition nu l’arrangement des organes qui constituent la fleur, et particulièrement des enveloppes florales (calice et corolle, ou périanthe), pendant la période qui précède l'épanouissement, c’est-à-dire lorsque la fleur est à l'étal de bouton. — La préfloraison du calice et la préfloraison de la corolle peuvent appartenir chez une même fleur à des types différents : ainsi les sépales (pièces du calice) peuvent constituer un cercle et se toucher par leurs bords, tandis que les pétales (pièces de la corolle) peuvent être dis|»sés en spirale et se recouvrir latéralement les uns les autres. Le calice et la corolle peuvent, dans d'autres ras, constituer une même spirale indéfinie; comme aussi le calice constituant une spirale dans un sens, la corolle peut constituer une antre spirale dans le sens opposé.
La préfloraison d’unverticille (fîg. ISIS, 131Ù) est dite mlrnire (pne/loratio valooris, valvatn ), lorsque les pièces de ce verticille constituent un cercle et qu’elles se touchent par leurs bords sans se recouvrir mutuellement. Elle est dite
PHÊFLORAISON.
induplictUive, si les bords de chaque pièce rentrent un peu en dedans en s'accolant par leur face externe, et réduplieative, si les bords font saillie en dehors et s'appliquent par leur face interne. Chez les verticilles composés de ciuq pièces, la préfloraison est dite r/innconciale, lorsqu'il existe deux pièces extérieures, deux pièces intérieures, et une pièce dont une inoitiç longitudinale est recouverte par une des pièces externes et dont l’autre moitié longitudinale recouvre une des deux pièces internes. Cette préfloraison est une des plus fréquentes chez la corolle des Dicotylédones : on ta désigne quelquefois sous le nom de préfloraison imbricative ou imbriquée (l'imbrication est latérale'. Lorsque les pièces de la corolle sont très-amples, et qu’elles se recouvrent complètement les unes
Fig. 1313. — Diagrammes réunis de cinq Fig. 1314. — Diagramme de la fleur d’une sortes de préfloraisons : A, imbriquée; Mauve [Maten) : s, calice à préfloraison B, rédupiicative; C, induplicative; II. vexil- valvaire ; . corolle u préfloraison tordue; laire; E, cochléaire, <>, androcéc; q>, gynécée.
les autres, elles sont enroulées dans le bouton, et la préfloraison est dite convolulive. Cette préfloraison est très-fréquente; elle constitue souvent une variété de la préfloraison quinconciale ou imbriquée. Dans d’autres cas, les pièces du verticille dont la préfloraison est dite convoiutive sont disposées en une spirale telle, que chaque pièce recouvre ia suivante et est recouverte par la précédente dans sa moitié longitudinale. Chez les Gamopétales, la préfloraison convoiutive de la corolle est dite tordue (conforta). La préfloraison de la corolle est dite vexillaire (en étendard, vexillum ), lorsque le pétale supérieur, plus grand que les autres, est plié longitudinalement et recouvre les autres pétales (chez les Papilionacées, par exemple). Lorsque la pièce supérieure est recourbée en casque et enveloppe les autres pièces (chez les Aconits, par exemple), la préfloraison a été dite cochléaire (corhlear, cuiller'). Enfin, lorsque les [létales (faute de place pour se développer librement) sont chiffonnés dans le calice fermé avant l’épanouissement, la préfloraison de la corolle est dite chiffonnée ( corrugaia ) (fig. 1313 et 1314).
La préfloraison, considérée relativement à ia disposition des pièces de plusieurs verticilles successifs, a été dite alternative, lorsque (ainsi que chez le périanthe des Monocotylédoncs) les pièces du verticille interne alternent avec les pièces du verticille externe. Lorsqu'il existe une série nombreuse de verticilles concentriques, ou une longue spirale indéfinie dont les pièces de chaque
PRÉFOLIAISON. — PRIME» ÈRES.
cercle ou de chaque tour sont alternes avec les pièces du cercle ou du tour précédent, la préfloraison a été dite imbrieative.
p*£foi.I«IM>V pripfoliatio = Vernation. Disposition et arrangement des feuilles dans le bourgeon. La préfoliaison doit être étudiée au point de vue des plis ou des enroulements des feuilles considérées isolément, et au point de vue de la disposition des feuilles considérées les unes relativement aux autres.
Au point de vue des plis ou des enroulements, la préfoliaison est dite plane ( prœfolialio explttnata), chez les A triplex, le Seringat, la Capucine, etc. ; condupliquée ( condupUrata ), pliée selon la nervure moyenne en deux moitiés longitudinales, chez le Cerisier, le Pécher, l'Amandier, les folioles du Rosier, etc. ; plissée ( plicatn , pticaliva), chez les Érables, la Vigne, les Mauves; en cornet, ou eonvolutive ( ronvoluta , convoi ut iva, supervolutiva) , chez l’Abricotier, les 1‘otamoyetnn, etc. ; résolutive (revoluta, revolntiva), h bords roulés en dessous, chez le Romarin, les Crocus, les Hume. r et les Polyyo- Tnim, etc. ; involutive ( involuta , involutiva), à bords roulés en dessus, chez la Violette, le Poirier, les lobes des feuilles chez le Sureau ; airvative (rurvativa), lorsque la feuille est étroite et à bords un |>eu courbés en dessus; circinative {circinata), folia tircinalia, roulées de iiaut en bas en forme de crosse, chez les Drosera, les Fougères, etc. ; réclinative ou réplicative, pliée du sommet & la base.
Envisagée sous le rap|>ort de la disposition des feuilles considérées les unes relativement aux autres, la préfoliaison est dite valvaire (pripfoliatio udpressa), si des feuilles planes sont appliquées face à face l’une contre l'autre; imbriquée ( imbricata , imbrication), si des feuilles planes, vcrticillées ou en spirale, se recouvrent les unes les autres; conduplicative (conduplicaiiva), si des feuilles pliées longitudinalement (condupliquécs) sont appliquées latéralement l'une sur l'autre; équitante ou embrassante ( equitatira , amplexa), si des feuilles condupliquécs sont emboîtées l'une dans l’autre; semi-équi tantes ou semi -embrassantes (semi-amplexa, semi-equitativa, folia tnvirem equitantia), si des feuilles condupliquécs embrassent mutuellement l’une la moitié longitudinale de l'autre; indupliquée ( induplicata ), si des feuilles condupliquées sont dis|K>sées en cercle et se touchent par leurs faces latérales.
PItÈl.ES. Espèces du genre Equisetum, famille des Kquisétacées. — Il existe sous l’épiderme des Equisetum, comme sous l'épiderme de la tige des Graminées, une quantité notable de silice. Celte substance pierreuse rend les liges des Prêles, qui sont revêtues d’aspérités, propres à polir les Ixiis durs : on emploie pour cet usage les liges de V Equisetum hiemale. Les souches des espèces du genre Equisetum sont douées de propriétés diurétiques et astringentes; on a cessé depuis longtcm|)s d'en faire usage.
Crimarius. Primaire, du premier ordre. Se dit d’un axe principal duquel émanent ries axes secondaires. Ex. rachis primaria, côte ou nervure moyenne principale des feuilles composées.
PRIMEVÈRES. Espèces du genre Primula, famille des Primulacées. Les Primulacées sont recherchées pour la beauté de leurs fleurs plus que pour leurs propriétés médicinales. Tout le monde connaît les charmantes et innombrables
PRIMINE. — PR1MULACÊES.
variétés des Primevères ( Primula grandiflora ) et des Oreilles-d'ours ( Primuta Auricvla)', les fleurs si élégantes des Cyclamen et de plusieurs Anagallis, etc. Le Primula officinalis (Coucou, Coqueluchon) fait, pendant le mois d'avril, l’ornement de nos prairies; sa fleur exhale une odeur douce et aromatique; elle renferme une substance amère et une très-petite quantité d'huile volatile. On considérait jadis l'infusion de cette fleur comme stimulaute, tonique cl diaphonique, et on l'employait dans les maladies des voies urinaires cl dans les aiïections rhumatismales. Cette fleur fait encore partie des simples récoltés pour l'herboristerie. — On a attribué à l’Oreille-d’ours ( Primula Auricufa) des propriétés analogues à celles de la Primevère. Les Lysimachia out un suc amer, acide et astringent; on a renoncé è leur usage. On employait autrefois les Lysimachia Kummularia (Herbe-aux-écus), L. nemorum, L. vulgaris, et L. Ephemerum. — Le Samolus Valerandi a un suc amer; il participe aux propriétés du Veronica Becdabunga. Ces deux plantes croissent dans les marécages. — Le Coris munspeliensis est d’une saveur légèrement amère et aromatique.
PRiniRiE — Testa. Nom donné à l’enveloppe ou tunique externe de l’ovule. Vov. Ovule.
PRIMORDIALES (FEUILLES), folia primordialin. Les petites feuilles de la gemmule qui sont visibles avant la germination. Ces feuilles, immédiatement supérieures aux cotylédons, conservent le même nom après la germination.
PRIM1TLACÉES. Famille de plantes dicotylées gamopétales, à ovaire libre; l’une des plus élégamment représentées dans la flore d’Europe. C’est aussi (malgré scs genres exceptionnels) l'une des mieux limitées et des plus faciles à caractériser (fig. 1315 à 1322).
Fli;. 1315. — Cyclamen europfrum , plante fleurie (proportions réduites).
Fig. 1316. — Fleur (grossie) de ï’Anagaliùt arvensis .
Les Primulacées, dont le type est le genre Primula (Primevère), sont des plantes herbacées annuelles ou vivaces, Il fleurs ord. régulières, à corolle tubuleuse Il 5 lobes, à 5 étamines insérées sur le tube de la corolle cl opposées
PRIMULACËES.
auv pétales; à ovaire libre, à placenta central libre; à ovules nombreux pcllés, semi-réfléchis (réfléchis dans les genres Samnlus et Hottonin).
Le fruit est une capsule uniloculaire, s'ouvrant incomplètement de haut eu bas en 5 valves ou 5 dents (ce qui nous fait admettre à feuilles carpcllaircs), elles-mêmes souvent fendues. Les graines, ord. assez nombreuses, sont pourvues d'un périsperme renfermant un embryon droit.
Les Primulacées habitent presque exclusivement l'hémisphère boréal. Un grand nombre décorent les petites des hautes montagnes; quelques-unes s’élèvent jusqu'aux limites des neiges éternelles : telles sont les Androsaccs, plantes
Fie. 1317. — Sommité florifère Fie. 1319. — Graine (fortement grossie ;
du Mouron-rouge [A. riri twG). de VAuagallis nrn-nsis.
gazonnanics, de la taille des plus humbles mousses, mais couvertes de charmantes petites fleurs. D'autres décorent nos prairies et nos pâturages : le vulgaire Coucou (Primula offtcinalis) résume, dans sa jolie fleur, les doux parfums et la fraîcheur de la végétation printanière. Les plus humbles jardins ont leurs bordures ou leurs collections de Primevères; les parterres privilégiés ont leurs plates-bandes d'Auricules ou Oreilles-d'ours, qu'une nouvelle venue, la Pritnevère-de-Chine, malgré son élégance, a vainement tenté de faire oublier.
Les genres anomaux de la famille des Primulacées ont été élevés au rang de sections monoty|ies. Les Samolêes ne renferment que le genre Samolux, caractérisé par un ovaire seini-adhérent (la plupart des Samolus habitent l'Australie ; notre S. Vu lerandi est une plante cosmopolite). — Les HoTfONtÉEsne renferment que le genre Hottonia. Ce sont de jolies plantes aquatiques, dont les feuilles submergées découpées en plumes, et les fleurs en élégants vcrticilles, embellissent les eaux dormantes de l’Europe et de l'Amérique du Nord. — Les AnagaLLIDêes sont caractérisées par une capsule à déhiscence circu-