PRINCIPES IMMÉDIATS DES VÉGÉTAUX
laire (pyxide); elles comprennent les Anagallis (fi g. 1317, etc.), à fleurs bleues ou rouges et à feuilles opposées (ex. le Mouron-rouge et le Mouron-bleu [Anagaliis phænicea et A. cœrulea), et les Centunculus, très-petites plantes dépourvues de corolle. — Enfin, les Primulées, qui constituent le corps de la famille, et comprennent : 1° Des plantes à tiges rameuses, comme les Lysimachia (lig. 1320, etc.) (plantes il fleurs jaunes; dressées ou rampantes, habitant les marais de l'Europe et de l’Amérique du Nord) ; le Coris mnns/n-liemis, plante sous-frutescente, à fleurs roses sub-bilabiées (commune dans la région méditerranéenne) : exemple remarquable d’un type d’organisation représenté
Fig. 1320. — Fleur Fig. 1321. — Fruit (cap- Fie. 1322. — Ovaire (grossi) : A, coupe du Lysimachia vul- suie ouverte) du Lysi- longitudinale, et, B, coupe transver-
yaris. machia vulgaris. sale du Lysimachia vulguris.
actuellement, dans la nature, par une seule espèce; les Asterolinum, Glaux, Trientalis, etc. 2° Des plantes acaules ou à feuilles toutes en rosettes et à hampes florifères radicales, comme les Primula (Primevères), les Amlrosuce, les Cortusa, les Cyclamen (fig. 1315), dont les pédicelles élèvent leur gracieuse fleur renversée, pour s’enrouler ensuite comme des serpents et cacher leur fruit sous les feuilles; et les Soldanella, ces jolies petites plantes 4 fleurs bleues, à corolle frangée et à rosette de feuilles lustrées, que les touristes admirent aux abords des glaciers.
Les Primulacées ont une étroite adinitù avec les Lentibulariées ( l/lricularia et Pinguicula), sortes de Primulacées à fleur bilabiéc-personnée; et avec la famille des Myrsinées, qui reproduiseut, eu réalité, le type de nos humbles Primulacées du Mord, en s’élevant à la forme arborescente dans les contrées tropicales, et alors à fruit charnu-bacciforme, polyjtpcrme ou monosperine.
principes IMMÉDIATS DES VÉGÉTAUX. Un principe immédiat est une substance composée directement par l’union ou combinaison de plusieurs corps élémentaires (pour les végétaux : oxygène, hydrogène, azote, carbone).
Les principes immédiats associés constituent des produits végétaux. M. Payen ( Précis de chimie industrielle) propose la classification suivante pour les principes immédiats des végétaux :
1° Principes contenant de l'oxygène en excès. — Pectine, pectosc. Acides : pectique, oxalique, tartrique, paratartrique, citrique, inalique, taunique, Baltique, méconique, chélidonique. j
PRINC1P1 FLORES. — PROLIFERE.
2° Principes dans lesquels l'hydrogène et l’oxygène se rencontrent à équivalents égaux. — Substances neutres : cellulose, fécule (ou amidon), dextrine, inuline, gomme, sucre, glycose, synaptase. — Acides: lactique, acétique, quinique.
3° Matières contenant de l'hydrogène en excès. — Résines, baumes, vernis naturels, huiles essentielles, camphre, cire, mannitc, saponine , salicine, picrotoxinc, divine, colombine, atnvgdaline, caféine, glycyrrhizinc, ménispermine, asparagine, diastase, acide benzoïque. — Bases : cinchonine, quinine, quinoîdine, aricine, berbérine, sabadilline, vératrine, delphinine, strychnine, codéine, brucine, morphine, narcéine, papavérine, narcotine, atropine, solanine, nicotine, émétine, corydalline, conine, hartnaline, pipérine. parainénispermine, théobromine, etc. — Matières colorantes diverses, caoutchouc, gulta-percba.
Les plantes renferment en outre des matières inorganiques : Soufre, oxyde de fer, sels de chaux, de magnésie, de potasse, de soude, chlorures^ sulfates, phosphates, silice, etc.
PRINCIPIFLORES ( Principes , Palmiers). Classe comprenant la seule famille des Palmiers, arbres monocotylés. Voyez la description de la famille des Palmées ou Palmiers.
PRINTANIER, vernulis, ver nus. Qui a lieu au printemps. Se dit en parlant de la floraison, ou de divers autres phénomènes physiologiques.
PRISMATIQUE, prisnmticus. En forme de prisme. Le fruit d’un grand nombre de Liliacées [la Tulipe, par exemple) et d'Iridées (17m Pseudarorus, par exemple) est prismatique : c’est un prisme ,ï irais faces et à trois angles. La tige d'un grand nombre de plantes à feuilles opposées (les Labiées, par exemple) est jïrismaliquc : c'est un prisme à quatre faces et à quatre angles.
Proboscideus. En forme de trompe. Se dit d’un organe en forme de tube creux et recourbé.
Procerus — Elatus. Se dit d’une plante à tige droite et élevée relativement aux autres espèces du même genre.
PHOCESNL'N, processus. Appendice, prolongement en dehors de l’axe organique. On a désigné sous ce nom les appendices que présentent les filets ou les anthères de certaines étamines, etc.
Procumbens = Humifvsus. Couché par faiblesse ou en vertu d’une direction naturelle. Se dit des tiges couchées sur la terre, mais qui n’y adhèrent pas par des racines.
Productum (Neclc.). Synonyme de calcar, éperon.
Productus. Qui est prolongé au delà du niveau ordinaire.
PRO-EMBRïORi, pro-etnbryo. Nom (inusité) donné aux filaments articulés et rameux qui émanent de la spore chez lis Mousses, lors de sa germination, et précèdent l'apparition de la véritable gemmule.
PHOJF.I T I MF., projectura. Nom donné à la côte ou aux côtes saillantes sur le rameau, et qui émanent delà base des feuilles, dont elles sont unedécurreuce, tant chez les espèces ligneuses que chez les espèces herbacées. (Inusité.)
Proies (Neck.). Synonyme de species , espèce.
PROLIFÈRE, proli férus. Qui présente le phénomène de la prolification.
PKOLIFICATION. — PROTÉACÉKS. 1121
PHOLIFICATION, proli/icatio. Phénomène tératologique qui consiste dans le développement anormal de bourgeons à l’aisselle de feuilles qui n’en produisent pas à l’état normal, par exemple à l’aisselle des bractées d’un involucre, des sépales ou des pétales d’une fleur : ces prolilirations sont dites axillaires ou latérales. — Phénomène qui consiste dans l’élongation ou la prolongation de l’axe d’une fleur, qui se termine alors en un nouveau bourgeon : cette prolilicalion est dite axile ou centrale. Ces bourgeons anormaux peuvent être fouillés ou constituer des fleurs surnuméraires. — Transformation de fleurs en bourgeons foliacés, lorsque, ainsi que cela arrive chez certaines Graminées, ces fleurs, transformées en bourgeons, sont susceptibles d’émettre des racines adventives, cl de reproduire la plante, si elles se trouvent en contact avec le sol.
PHOl.OXCt.tlKMS VIÉDCI.IAIRCK — Voy. R AVONS MÉDULLAIRES.
Prominent. Proéminent. Se dit d’une ligne élevée qui fait saillie sur une surface.
Pronus. — Pagina prona ou inféra, se dit de la face dorsale ou inférieure d’une feuille.
propagation, pmpagatio = Multiplication.
propagine, Propagule, prvpago, pro/tagultim. Corps reproducteurs de diverses natures, tant chez les Phanérogames que chez les Cryptogames; terme généralement employé en cryptogamie comme synonyme de gonidie (voyez ce mot).
PROPHi MKS : NV i 1 kl . ) . Dans la famille des Mousses, ou a nommé ainsi les fleurs flétries ou stériles qui, mêlées avec les parapltyses, sont insérées à la base du pédicclle de la fleur fertile qui se développe.
PROPRE, proprius. Particulier; qui est relatif it un seul organe. — Involucre propre (involucrum proprium), celui qui ne renferme qu’une seule fleur. — Vaisseaux pro/tres. Voy. Vaisseaux. *
Proscolla (C. Rich.). Tubercule glandulaire qui fait partie du stigmate des Orchidées, et sécrète une liqueur visqueuse. (Inusité.)
PRONENl'HTftlE. Nom donné au tissu fibreux; ce tissu résulte des clôtures (ou fibres ligneuses) juxtaposés.
Prostratus. Synonyme de procumtens, couché. Procumbens doit être employé pour qualifier une tige qui se couche naturellement, à mesure quelle se développe. Prostratus doit être réservé pour qualifier les liges couchées en raison de leur débilité et du poids des rameaux, des feuilles et des inflorescences.
PRONTVPE FUNICULAIRE. Mirbel a nommé ainsi (chez les ovules réfléchis ou les graines provenant d'ovules réfléchis) la saillie formée par le rapbé et la chalaze.
PUOTKACKES. Famille de plantes dicotylécs apétales. Les Proléacécs, par leur port gracieux, leur feuillage varié, la disposition élégante, les formes capricieuses et bizarres, et les couleurs brillantes de leurs fleurs, font l’ornement de nos jardins et de nos serres, comme elles sont la parure des vastes contrées dont elles embellissent les solitudes. Elles sont surtout abondantes dans les régions extratropirales de l’hémisphère austral ; très-nombreuses au cap de Bunne- Espcrancc et en Australie, moins répandues dans l’Amérique du Sud, rares Gr.nnux (DE ST-PIEHHE). 7i
1122 t’ROTÉRANTHÉES. — PRUNELLIER.
dans l’Inde, elles sont absentes des régions cxtratropicales de l'hémisphère boréal .
Les I’roléacées sont, en général, des arbrisseaux ou des arbres peu élevés. Leurs feuilles, ordinairement alternes, sont coriaces, persistantes, indivises, dentées, incisées, ou laciniées, quelquefois même composées, dépourvues de stipules. Fleurs en général hermaphrodites, géminées, en capitules, en grappes, en épis, en corymbes, ou disposées sur un réceptacle plau; quelquefois réunies dans un involucre, et certains involucres uniOores simulant un calice, Périantbe à 4 sépales pétaloïdes, présentant les formes les plus variées; 4 limbe régulier ou irrégulier, marccscent, se coupant quelquefois au-dessus de sa base; souvent muni d’un disque hypogyne. Étamines 4 (ou 3 par l'avortement de l’une d'elles). Ovaire libre, uniloculaire, constitué par un seul carpelle; à 1, 2 ou plusieurs ovules. Ovules réfléchis, 4 pritnitie fendue (ouverte), laissant voir le nucelle. Style filiforme, dépassant souvent le périanthe. Fruit : akène quelquefois à deux cornes |tar prolongation de chaque moitié de la feuille carpellaire, souvent volumineux, ligneux, plus rarement charnu drupacé ; ou follicule coriace ou ligneux, di-polyspcrine. Graines globuleuses ou comprimées-ailécs, dépourvues de |>érisperme; à embryon droit, à 2 ou plusieurs cotylédons, à plumule indistincte.
Les Proléacées sont divisées en deux sous-familles : 1“ Les N'üCAMENTACÉES (fruits ligneux monospermes), partagées elles-mêmes en quatre tribus : l’RO- TÉ1NÉES, CONOSPKRMÉES, Fit ANKLANDIÉES et PeRSOONIÉES. 2° Les FOLLICUlariées (fruits coriaces ou ligneux à deux ou plusieurs graines), comprenant deux tribus : les Grêvillées et les Banksiées. — Les espèces le plus fréquemment cultivées appartiennent aux genres Protea, Grevillea, Banksia.
PROTÉRANTHÉES, proteranthew (Viviani). Terme proposé pour désigner les plantes dont les fleurs se développent avant les feuilles. Nous citerons, parmi les végétaux ligneux qui présentent ce caractère, le Noisetier, les Saules, le Pêcher (Cupulifèrcs, Salicinées, Rosacées); et parmi les plantes herbacées, le Colchieuin autumnah ’, dont les fleurs paraissent en automne, et dont les feuilles ne se développent qu'au printemps suivant, en même temps que le fruit mûrit. Le Tussilngo Furfura produit an printemps une tige florifère dont les feuilles sont réduites à des écailles ; les feuilles radicales foliacées 11e se développent que plus tard.
PROTOPIIYTES (Prntophyta). Endlicher emploie cette désignation pour sa section première des Thallophytes (Cryptogames cellulaires amphigènes). Ses Protophytes comprennent les Algues et les Lichens, et ses Hystérophvtes comprennent les Champignons. — Endlicher a aussi employé le mot Protophytes pour désigner le groupe des Cryptogames vasculaires acrogènes : Fougères, Lycopodiacé s, etc. (voy. ANOPHYTES : Hépatiques et Moussus). — (L'emploi du même mot pour désigner des groupes différents obscurcit l'étude cl peut amener de fâcheuses confusions.)
l‘ItO TOBGANilE = HÉTÉROGÉNIE. — Voy. GÉNÉRATION' SPONTANÉE.
Pruina. Poussière glauque, efflorescence glauque. Voy. Efflorescence.
Pruinosus. Qui est couvert d'une efflorescence glauque.
PRUNELLIER, Épine-noire (Prunus spinosn. famille des Amygdalées). Sou écorce est amère et astringente; un lui attribuait des propriétés fébrifuges qui
PRIMER?. — PfERIDIUM.
sont de peu d’importance depuis la découverte du quinquina. Ses Heurs sont amères et purgatives. Le fruit est très-acerbe; il le devient moins après avoir subi une forte gelée. On en obtient alors, par fermentation dans l’eau, une très-médiocre boisson.
PRUMKRS (Prunus dnmcstica et P. insilitia, famille des Amygdalées) (lig. 1323 et 1324). Ces arbres, cultivés dans le moude entier, sont originaires
Fig. 1323. — Rameau florifère d'un Prunier Fig. 1326. — Diagramme du la fleur (Prunus domesticu ). d’un Prunier (Prunus).
de l'Orient. Parmi les nombreuses variétés qui ont été obtenues par la culture, les meilleures sont les Pruniers de Damas, de reine-Claude, de Monsieur, de mirabelle. La prune de Sainte-Catherine (dont la chair est ferme) et la prune de Saint- Julien, confites au four à une chaleur douce, sont transformées en pruneaux.
Pseudo-(ÿ cuJr,ç). Faux. Dans les mots composés tirés du grec, pseudo- signifie: qui a une fausse apparence; en latin, spurius.
pseudocarpe (Mirbel) — Arcesthida (Desv. ). Nom proposé pour le fruit globuleux et bacciformc de certaines Conifères : du Genévrier, par exemple.
PSEUDOCARPIENS (Desvaux). Se dit des fruits cachés par les parties environnantes, de manière que celles-ci semblent constituer le fruit lui-mème. (Inusité.)
Pseudoparasiticœ. Fausses-parasites. Voy. ce mot.
PSEUDOSPERMES, pseudotpermi. Se dit des fruits qui ont l'aspect d'une graine : les akènes et les caryopses, par exemple. — Mirbel les a désignés sous le nom de fruits carccrulaires. (Inusité.)
Psilos, dans les mots dérivés du grec, signifie mince ; en latin, tennis.
Pteridium (Mirbel). Synonyme de snmara (Gærtuer).
PTERYtilLM. — l’ULVEREUS.
Pterygium. Nom donné aux appendices membraneux que présentent certaines (;raines. (Inusité.)
Puberulus. Légèrement pubescent ; parsemé de poils fins et courts.
Pubes. Duvet; pubescence fine, courte et peu serrée.
PUBESCENCE, pubescent ia. État des surfaces qui présentent des poils, que ces poils soient rares ou serrés, courts ou longs, gros ou fins. On dit : feuilles couvertes d’ une pubescence soyeuse, laineuse, etc.
PUBESCENT, pubescens. Qui est couvert d’un duvet fin, court et peu serré.
. Put lus. Qui est d'un brun terne.
PULMONAIRE [Pulmonaria offcinnlis et Palm, angustifolia, famille des Borraginées) (fig. 1325). Propriétés analogues 4 celles de la Bourrache. On prépare avec celte plante une infusion employée plus fréquemment autrefois qu’aujourd'hui dans les affections des voies respiratoires, donné aux substances charnues gorgées de sucs.
Fie. ! 325. — Diagramme île la fleur d'une Pulmonaire ( Pulnwnnria anyusti folia, famille des Borraginées).
PII. PF, pulpe. Nom
et particulièrement à la substance molle et aqueuse qui entoure les graines
et remplit la cavité des loges de certains fruits (ex. les fruits bacciformes : le raisin, la groseille, etc.). On nomme plus particulièrement chair, la substance qui occupe la plus grande partie de l'épaisseur des péricarpes charnus, comme chez la pomme, la pèche, le melon , etc.
PULSATILLE (fig. 1326), Coquelourde, Herbe -du -vent [Anémone Puisât ilia, et A.
p ratensis et montana, famille desRenoncolacées). Charmantes plantes indigènes des terrains en friche et des pâturages sablonneux. Ces plantes, comme la plupart des autres Anémones et des Renoncules, contiennent un suc âcre et irritant. Ou en prépare une eau distillée, un extrait, une alcoolalurc et un sirop. Ces préparations sont employées contre les affections dartreuses; on les a conseillées contre l'amaurose (goutte-sereine) ou paralysie du nerf optique.
Pulvereus. Qui a la consistance de la poussière, qui esta l'étal de poudre fine.
Fie. 1326. — Sommité florifère cl partie de feuille de la Pulsatille ( Anémone Pulsntitla).
PULVÉRULENT. — PYRÉTHRE- D'AFRIQUE. 1125
PULVÉRULENT, pulverulentus, Qui est couvert d’une poudre fine comme de la poussière. Les mots pulverulentus et pulvereus ont souvent été employés comme synonymes.
Pulvinar, Pulvinus. Coussinet de la feuille. — Pulvinatus. En formede coussin.
Ptilvinns. Coussin, oreiller. On a désigné par ce mot les côtes séparées par des sillons qu’on observe chez certains fruits. — Link nomme pulvinus la protubérance du rameau qui porte la feuille, et qui, après sa chute, se termine par la cicatricule.
Pulvis. Poussière : pulvis gluucus , poussière glauque.
Pulvisculus. Poussière fine. Nom donné aux spores dans le genre Lycopodium. Ces spores sont connues sous le nom de poudre-de- Lycnpode.
Pumilus = Pumilio. Nain. Se dit de plantes qui sont de très-petite taille, soit normalement, soit accidentellement.
Punctutus. Ponctué, marqué de points. — Punctum. Point; tache en forme de point.
Pungens. Piquant; arméd’uue épine ou d'une pointe vulnérante.
Puniceus, Couleur de la fleur du Grenadier (Punicu), d’un rouge éclatant.
Purpureus. Couleur de pourpre. Dans les mots composés grecs, /upmato- : c’est la couleur du carmin (cochenille) et la couleur de sang artériel.
Pusillus. Se dit d’une plante très-gréle et de très-petite taille.
Putamen. Noyau (voy. ce mot).
Putaminatus. Se dit d'un fruit qui a des noyaux.
P y cm-, dans les mots composés dérivés du grec, signifie épais. Se dit d’un objet volumineux relativement à sa longueur; en latin, crassus, incrassatus.
Pygmœus. Synonyme de nantis, pumilus, pusillus, nain.
PYRAMIDAL, pyramidalis, pyramidatus. Eu forme de pyramide.
S’emploie souvent comme synonyme de conique. Se dit de la forme de certaines inflorescences, de l’aspect de certains arbres, etc.
Pyrena. Noyau (voy. ce mot). =
Nucléus, Ossicutum.
PYRÉTHRE-D’AFRIQUE (Anacyclus Pyrethrum (fig. 1327), famille des Composécs-Corymbifères). Plante vivace à racine pivotante ; l'odeur de la racine est aromatique, sa saveur âcre. On l’emploie comme masticatoire, pour déterminer la salivation (sécrétion des glandes salivaires). La poudre de Pyrèthre est insecticide; elle a été employée contre les insectes parasites du cuir chevelu.
Fie, 1327. — Fragment de plante (proportions réduites) du Pyréthre-d'Arriijue {Anacyctus Pyrethrum).
PYHHHOS. — QUÀSSIA AMARA.
P girbos , dans les mois composés dérivés du grec, signifie roux, d'un rouge de feu ; en latin, ru fus, flammeus, igneus.
PixiDE, pyxis. Fruit sec, capsulaire, ou membraneux, s'ouvrant par une fente circulaire qui détermine la chute d’un opercule. Voy. Friit et Déhiscence.
QUADRANGULAIRE, guadrangularis, quadrangulatus, quadrangulus. Se dit d'uu corps prismatique qui présente quatre arêtes longitudinales ou angles. Certaines tiges à feuilles opposées (celles des Labiées) sont quadrungulaires.
Quadratus, Qundraticus. Se dit d’un objet plat dont la surface se rapproche plus ou moins de la forme carrée.
Quadri-, dans les mots composés, signifie quatre fois; dans les mots composés dérivé* du grec, tetra-, — Quadri-alatus, qui présente quatre appendices membraneux en forme d’aile: se dit de certaines graines, de certains fruits; — quadricoccus, à quatre coques ; — quadrieomis, qui présente quatre appendices en forme de cornes; — quadricostatus, à quatre côtes; — qundridenté ( quadri -
deutatus), à quatre dents; — quadrifide (quadri /i7/us),àqualre divisions; — quadri flore {quadri fl oms), liquide fleurs ; — quadrijugus , se dit d'unefcuille composée-pennée il quatre paires de folioles; — quadrilatéral (quadrilateralis), à quatre faces; — quadrilobé ( quadrilobus , quadrilubatus), à quatre lobes; — quadrilocataire (quadrilncularis), il quatre loges; — quadriparti [quadripartitus), qui est à quatre divisions très-profondes ; — quadripbyllus, à quatre feuilles, à quatre bractées.
QUADRUPLE, quadruplex. Composé de quatre unités.
qt'ARTlXE. Nom donné par Michel à un tégument de l'ovule qu'il a eu occasion d'observer dans quelques cas assez rares entre le nucelle (tercine) et le sac embryonnaire ( quintine ).
QUASSIA AMARA (fig. 1328).
(Ne pas confondre avec le genre Cassia, de la famille des Légumineuses- Cassiées.) Arbre de la famille des Simaroubécs (voisine de celle des Zygophyliées et des Rutacées), qui croît aux Autilles et h la Guyane. La saveur
QUATERNAIRE. — QÜÎNQUINAS. » 1127
du bois de Quassia nmara est franchement amère, sans âcreté ni stypticité ; l’infusion du bois ripé est un des médicaments toniques les plus usités. — Le Quassia Simarubn ( Simaruba officinalis) fournit une écorce très-amère, douée des mêmes propriétés, et employée comme fébrifuge et antidysentérique. La racine de Tachia guiunensis (arbuste de la Guyane, de la famille des Gcntianées), également douée d’une forte amertume, est employée au Brésil comme fébrifuge, sous le nom de Quassia-de-Para.
QUATERNAIRE (NOMBRE), quatertiarius. Se dit du nombre quatre et de ses multiples.
Quatematus. Se dit d’un organe dont les parties sont disposées par quatre. On a employé dans ce sens l’expression folium qunlematum pour feuilles à quatre folioles ; il est plus clair de dire : folium quadrifoliatum.
QUATERNÉ, quaternus. Se dit d’organes rapprochés par quatre : folia quaternn, feuilles verticillées par quatre,
Qi 4i HK.ri.td Ks. On trouve sous ce nom, dans les pharmacies, un mélange des fleurs sèches du Tussilage ( Tussilago Farfara), de la Mauve (.1 falea silvestris), de la Violette ( Viola odorata) et du Pied-dc-chat ( Gnaphalium dioicum). On y ajoute quelquefois des pétales de Coquelicot ( Papaver H taras) . — On en prépare une tisane ou infusion théiforme pectorale, usitée dans les cas de bronchites légères.
QI EI K, caurla (dans les mots composés dérivés du grec, ura, uro-). Certains appendices basilaires, étroits et allongés, ont été comparés i> la queue d'un animal. — Queues de l’anthère, les deux appendices membraneux qu’on observe à la base des loges de l'anthère, chez un grand nombre de plantes de la famille des Composées, dans la tribu des Sénécionidées, par exemple. — Vulgairement : queue de la fleur, pédoncule ou pédicellc; queue de la feuille, le pétiole.
(JLTEUE-OK-SOUUIS, Ratonculc ( Myosurus miniums ) (fig. 1357). Petite Renonculacée qui doit son nom h la forme de son fruit (spirale de carpelles allongée en forme de queue de rat), plus long que le reste de la plante. Son suc est astringent.
QUINAIRE (Nombre), quinanus. Sc dit du nombre cinq et de scs multiples.
QUINCONCIALE (PbÊflo raison), quinconcialis. — Voy. PrÊFI.ORAISON.
QUINÉ, quinus. Se dit d’organes rapprochés par cinq. — Quitta tus, se dit d'un organe dont les parties sont disposées par cinq.
Quinquangularis. A cinq angles.
Quinque, dans les mots composés, signifie cinq fois ; dans les mots composés dérivés du grec, penta-; — quinquecoccus, qninquecostatus, quinquedentatus, quinquefidut, quinr/uefoliolatus, quinquelobatus, quinquelobus, quinquelocularis, qninquenervius, quinquepartitus, pentaphyllus, etc. : à cinq coques, côtes, dents, lobes profonds, folioles, lobes, loges, nervures, divisions, feuilles, etc.
(VUIXQIJIN'.VS. Diverses espèces du genre Cinchona, grands arbres de la famille des Rubiacées (lig. 1 329 il 1 339). — Les Cinchona, dont certaines espèce: fournissent l'écorce précieuse connue sous le nom de quinquina, habitent les forêts des Andes intertropicales. Les qualités amères et toniques de ce médicament, qui est d'une si haute importance pour le traitement des affcc'ions
QUINQUINAS
périodiques, et particulièrement des fièvres intermittentes, résident dans plusieurs alcaloïdes, dont le plus actif (la quinine) est employé à l’état de sulfate. La plus utile de ces espèces, par la proportion de quinine que renferme son écorce, et aussi celle dont les produits sont le plus répandus dans le commerce, est le Cinchona Calisaya Weddell.
Fie. 1 329. — Rameau fructifère (proportions réduites), ramuscule florifère et détails de la fleur et du fruit du Quinquina Calisaya (Cinchona Caiisaya).
Dans la 6e édition de V Histoire naturelle des drogues simples (1869), M. G. Planchoti, continuateur de l’œuvre de Guibourt, entre autres importantes additions, a inséré un savant travail où il expose toutes les données qu’on possède aujourd’hui sur la question de l’histoire naturelle des quinquinas : d’après les importants travaux de Guibourt (Zlist. nat . des drogues simples, Ue édit., Paris, 18Ù9); le savant ouvrage de M. AVeddell (1), qui a parcouru les rnon-
(1) M. G. Planchon apprécie en ces termes les services importants rendus par M. Weddell à cette intéressante partie de la science : « Jusqu’en 1848, on avait recherché les espèces » officinales de la Nouvelle-Grenade, de l’£qualeur et du Pérou ; mais la Bolivie restait o inexplorée. Ni Joseph de Jussieu, qui avait pénétré jusque dans ces régions; ni Thaddæus » Hænke, dont les rudes labeurs sont restés proverbiaux dans lé pays de Gochabamba, » où il résidait, n'avaient laissé de traces de leurs découvertes. Tout était donc à refaire » dans cette parlie de la chaîne des Andes, d’où provient cependant Pécorce la plus riche » en quinine (C. Calisaya Wedd.). M. Weddell, après s’être séparé de l’expédition de » M. de Castelnau, dirigea ses investigations de ce côté ; il pénétra ensuite dans la pro- » vincc péruvienne de Curabaya. Enfin, remontant la chaîne jusqu’à Cuzco, il étendit le » champ de ses observations jusqu’aux régions explorées par les quiiiologislcs préeé- » dents. U rapporta de ce voyage une ample moisson de faits. Huit espèces nouvelles de » Cinchona vrais sont décrites avec soin dans son Histoire naturelle des Quinquinas, qui
QUINQUINAS
fc
tagnes et les forêts de l’Amérique du Sud pendant plusieurs années, à la recherche des arbres qui produisent les différents quinquinas [Histoire naturelle des Quinquinas, Paris, 1869, 1 vol. in-folio, avec 32 planches) (1); M. J. Rlliot-
Fic. 1330. — Rameau fructifère (proportions réduites) du Quinquina gris
(Cinchona ovaiis).
Howard ( Illustrations of thc nueva Quinologia of Par on, ivitk observations on the barks , London, 1862, in-folio, with eoloured plates ); Aug. Delondre et Bouchardat ( Quinologie , Paris, 1856, avec 23 pl.), et autres savants quinologisles. J’extrais du travail de M. G. Planchon le tableau suivant des principales
» renferme les caractères et la distribution systématique des especes alors connues. L'étude » microscopique des organes occupe une place importante dans ce livre classique ; elle » y devient même un moyeu précieux de diagnose en même temps que de classification » pour les espèces officinales. Enfin les limites de la région cinchonifère, jusque-là fort » indécises du côté du sud, sont nettement indiquées dans une belle carte qui termine » l’ouvrage. »
(I) «• Pour obtenir des préparations microscopiques de ces écorces qui aient le degré » de netteté qu’on observe dans les figure* ci-jointes, il faut débarrasser l’écorce des ina- » tières résineuses qui engorgent ses cellules ; il suffit pour cela de baigner dans un peu d’al- » cool les parties qu'on veut examiner sur le porte-objet du microscope. Si c’est une coupe » transversale qu’on veut étudier, il faut avoir soin d’humecter un peu l'écorce avant de » la diviser, et de se servir d’un instrument bien tranchant, sans quoi les tissus se mettent » en poussière, et il devient impossible de saisir leurs rapports, n (Wedd,,/oc. rit.)
QUINQUINAS
écorces de quinquinas du commerce, avec indication des espèces qui les produisent, distribuées d'après leur provenance.
Bolivie et Pérou. Quinquina- calisaya (Cinchona Calisoya); calisayas légers du commerce (C. bolioiana, C. rufinervis, C. micrantha , C. amygdalifolia). — Pérou, t'corcesde Cuzco : Quinquina rouge de Cuzco, un des calisayas
Fie. 1331. — Rameau florifère (proportions réduites) du Quinquina-rouge
( Cinchona succirubra).
légers (C. scrobiculala) ; q. jaune de Cuzco et q. d'Arica (C. pubcscens). — Quinquinas Huanuco ou de Lima: Quinquina Huanuco plat sans épiderme (C. nitidn) ; q. Huanuco jaune |)ûle et q. rouge de Lima (C. peruuiana); q. gris-brun de Lima (C. micrantha); q. gris (C. ovafa). — Quinquinas Huamalles : Quinquina lluamalies et q. jaune de Cuença (Q. offirinatis de Linné et r. f/um/uddliana). — Équateur et Pérou. Quinquinas de Jaen et deLnxa:
QUINQUINAS. H31
Quinquinas plies de Jacn ( Cinch . curdifolia ei C. subcordata ); q. foncés de Jaen et q. jaune fibreux (C. macrocalyx et C. Humboldtiana) ; q. de Lox
Fie. 1332. — Ramuscule florifère d'un Faux- Fn. 1333. — Ramuscule florifère d’un Faux- Quinquina, le Quinquina-Piton [Exoslemma Quinquina, le Quinquina nova (Cascarilfa
/ loribundum ) . moyni folia.
brun compacte (C. nitida) ; q. de Loxa rouge-marron (C. scrobtculala); qninq. de Loxa rouge fibreux du roi d'Espagne, q. de Loxa gris compacte, q. jaune
Fig. 1334. — Coupe transversale (trèsfortement grossie) d’une très -jeune écorce de C. ovntn , destinée à montrer la disposition des différentes couches qui peuvent constituer une écorce de Cinchona avant que les progrès de la végétation soient venus les modifier. — ep, restes de l’épiderme ; s , la tunique subéreuse ou cercle résineux ; cc\ l’enveloppe cellulaire; la, lacunes gorgées, de même que les cellules de la couche précédente, de matières résineuses dont il faut les vider pour apercevoir leurs parois ; /, liber ; /T, fibres corticales.
(D’après M.Weddcll, Quinquinas, pl. Il, fig: 42.)
fibreux et q. Payama de Loxa (Q. officimlis L.); q. blanc de Loxa [C. decurrenti folia). — Équateur. Quinquina jaune de Guayaqui! (Cinch. coceinea et C. erythrantha); q. rouge vrai ( C . succirubra). — Nouvelle-Grenade. Quinquina Colombia et Carthagène, et ? quinquina à quinidine (C. lanci folia); quinq. Pitayo, et ? q. Almaguer (C. pitayensii) ; q. jaune pâle, q. Maracaibo (C. cordi folia). <
QUINQUINAS
Fig. 1335. — Coupe longitudinale du liber du Cinchona Calisaya , parallèle à la direction des rayons médullaires rm
Fig. 1336. — Coupe longitudinale du liber du Cinchona pûtes cens, parallèle à la direction des rayons médullaires >iw/.
Fig. 1337. — Coupe transversale (trci-forlement grossie) d’une Irès-petite portion du liber du Cinchona Calisaya. — rm\ rayons médullaires plongés dans l’écorce ; flf, fibres corticales ; cct tissu cellulaire. (Wcddell, Quinq,, pl. Il, fig. 33.)
Fig. 1338. — Coupe transversale (très-fortement grossie) d’une très-petite portion du liber
du Cinchonn scrohicuiata. (Weddell, Quinq. , pl. Il, 11g . 35.)
Fig. 133U. — Coupe transversale (très-fortement grossie) d’une très-petite portion du liber du Cinchona pubescen v. (Weddell, Quinq. , pl. II,fig. 34.)
Wedd. , Cinchona ovalifn/ia Mu lis). — Écorce de Paragualan (Condaminea tinctoria DC.). — Ecorce d’Asmonich (Lasionema roseum Don). — Quinquina*
(1) Dans une communication faite récemment à la Société Linnéenne de Londres, M. Weddell restitue à ce genre le nom plus ancien de Buena.
QUINQUINAS
Faux-quinquinas. — Quinquina-nova (Cat car ilia (1) magnifolia Wedd., Cinchona oblongi/olia Mutis). — Q. blanc de Mutis (Cascarilla macrocalyx
QllNTINE. — RACINE.
Piton (Exostemma floribundum Rœm. et Schult.). — Quinquina caraïbe (Exostemma caribceum U. et S.).
qiintive (\Iirb.) = Sac embryonnaire (voy. ce mot).
QUINTUPLE, i/uintujdex. Composé de cinq unités. — Quinluplinervce s (guintuplincntia), se dit de feuilles palminervées à cinq nervures égales.
RACCOURCI, abbreviatus. Qui semble avoir été arrêté dans sa croissance ; est souvent employé comme synonyme de court (breois).
RACE, proies. On désigne sous ce nom certaines variétés qui se reproduisent indéfiniment sous l'influence de la culture, et quelquefois même spontanément.
RACÉMIFORME, racemiformis. En forme de grappe, disposé en grap|>e.
Ilacemosus. Se dit d'une plante dont l’inflorescence est en grappe.
Racemus. Grappe (voy. ce mot).
rachis, rachis. Le pétiole continué par la nervure moyenne chez lia feuilles composées-pennées. — Pétiole continué par la nervure chez les Fougères à feuilles pennatiséquées. — Axe de l'épi chez les Graminées; axe d'une gra|>pc ou d'une panicule, etc.
RUINE, radix (lig. 134U à 1348). Partie de l’axe des végétaux qui se, dirige de haut en bas et s'accroît par l’extrémité inférieure seulement. On désigne fréquemment sous le nom de radicule , la partie de l’axe qui, chez l’embryon, est située au-dessous de la base du cotylédon ou des cotylédons ; mais cet organe appartient, dans sa partie supérieure, à la tige ou axe ascendant, et sa partie inférieure ou son extrémité seulement constitue à celte époque la racine. Cette racine rudimentaire, ou racine primordiale, devient manifeste pendant la germination ; elle est séparée de l'axe ascendant par un plan horizontal ( collet organique) (voy. ce mot), au-dessus duquel l’axe ascendant (tige) s’accroît simultanément par tous ses points 4 la fois, et au-dessus duquel l’axe descendant (racine) ne s'accroît que par son extrémité inférieure.
Dans un certain nombre de cas, la racine primordiale est réduite à l'état de gaine ou coléuirhize (voy. ce mol) par une racine plus intérieure qui la traverse suivant son axe. Les plantes dont la racine est munie d'une coléorrhize à l'époque de la germination sont dites endorrhizes, et les plantes dont la racine ne présente point de coléorrhize (la racine primordiale s'allongeant en véritable racine et n’étant point transformée cil gaine) sont dites exorrhiies (j'ai démontré que c’est par erreur que les Monocotylédones ont été regardées comme étant toujours endorrhizes, et les Dicotylédones comme étant toujours exorrhizes).
Lorsque la racine primordiale, ou même la racine coléorrhizée, s’allonge indéfiniment et s’accroît en diamètre pendant toute la durée de l'existence de la plante, que cette racine soit simple ou qu'elle soit rameuse, elle est dite picotante. Il arrive fréquemment que la partie de la tige située au-dessous des feuilles colylédonaircs se continue insensiblement aiec la racine pivotante, et.
RACINE
ms
à une époque éloignée de la germination, il est diOicile de préciser le point où la tige cesse et où la racine commence. Dans le langage descriptif, on désigne fréquemment, sous le nom de racine, cet ensemble qui parait constituer un même organe, bien qu’il appartienne, dans sa partie supérieure, au système ascendant, et dans sa partie inférieure seulement, au système descendant. J'ai donné le nom de collet apparent à la ligne (située au niveau de l’insertion des cotylédons) qui sépare la tige proprement dite de cette racine appartenant dans sa partie supérieure au système ascendant.
Fig. 1340. — Racine pivotante, simple, Fig. 1341. — Racine pivotante, rameuse,
As V Anacyclus Pynthrum. d’un Hatanhia.
Dans un très-grand nombre de cas, la racine primordiale se détruit dès la première période de la germination ou avant la fin de la première année ; cette racine est alors remplacée par plusieurs {racines adventices ) qui naissent autour de la base de la tige fig. 1342 à 1344). Cette base de tige qui émet des racines adventives est désignée, si elle est courte, sous le nom de souche cespileuse (Gg. 1342); si elle est oblique ou horizontale et souterraine dans une assez grande longueur, on lui donne le nornde rhizome (fig. 1343, 1344). Les racines qui partent d’une souche sont désignées, surtout si elles sont simples, si (comme cela arrive fréquemment) elles périssent chaque année avec la partie de la tige souterraine qui leur a donné naissance, pour être remplacées par d’autres situées plus haut sur la tige souterraine, et si elles sont simples ou peu ramifiées, sous le nom de fibres radicales, et leur ensemble reçoit le nom de racine fibreuse; il est plus exact de dire souche « racines fibreuses.
Il arrive, dans certains cas, que ces fibres radicales nées sur une lige sou-
RACINE
lorraine sont charnues cl renflées dans leur partie moyenne ou dans toute leur longueur; on désigne leur ensemble sous le nom de racine fascicule e, et quel-
Fig. 1343. — Rhixoïnc i ra- Kic. 1 344 . — Plante à rhizome croie Ir.oanl , garni rie cinea adventivra flbreuaea, racines adrenlives llbreuaea, du Chiendent (Triticum
cspaoccs.de l'Aspcrgc-com- rrpens).
mune (.1. o/A mulis).
quefois, si ces fibres sont de [>otite taille, sous le uom de racine grumeuse (griffe en termes de jardinage). Les tiges souterraines ou hypogées (rhizomes1, les bulbes (ûg. 1 3/i6) (liges réduites 3 un bourgeon 3 écailles charnues, produisant 1 sa base des fibres radicales), et les tubercules (extrémités de tiges souterraines renflées et charuues, à feuilles réduites à des écailles ou presque milles, et éntel-
RACINE
tant des racines de la base des bourgeons qu’elles émettent), étaient autrefois considérés comme des racines, et l’on se servait, pour les désigner, du nom de
Fig. 1345. — Souche ( ophrydo-bulbe ) de 1 ’Orchis maculatn, présentant des racines adventives fibreuses adjuvantes.
Fig. 1346. — Bulbe (proportions réduites) du Lis blanc (Lilium candi dum), à plateau entouré de ûbres radicales adventives.
racines bulbeuses ou tuberculeuses ; on doit dire : souches bulbeuses , tubéreuses, émettant des tubercules , etc. (voy. Bulbe, Rhizome, Tubercule, etc.).
Fig. 1347. — Fragment de tige du Lierre FiG. 1348. — Fragment de plante de Cuj- (i Hedera llelix), présentant des crampons cutn major ( sur un fragment de tige
(libres radicales adventives à développe- d'Ortie) , à tiges filiformes garnies de
ment incomplet). suçoirs (fibres radicales adventives rudi-
mentaires de forme spéciale).
Les Orchidées de la section des Ophrydées présentent, la plupart (oulre un certain nombre de libres radicales libres) (ûg. 1345), des masses radiculaires ren-
GERMA1N (DE ST-PlEJlflK). 72
RACINE
fermées dans une sorte de poche on de sac, aux parois duquel elles soûl adhérentes (voy. Bl*i. lit) ; ces racines si curieuses pourraient être dites invaginées.
L'usage des racines est : 1° de fixer la plante dans le sol ; 2° d'absorber les liquides nutritifs : l'absorption se fait principalement par les extrémités (s/joiigioles) des racines ou de leurs divisions ( fibrilles , fibres radicales, radicelles)-, et, 3" dans un grand nombre de cas, de servir de réservoir à des matériaux nutritifs élaborés (certains sucs aqueux ou mucilagineux, la fécule, etc.).
Les racines pivotantes renflées ( racines napiformes, dauciformes), soit annuelles ou bisannuelles (celles de la Carotte et du Navet, par ex.), soit vivaces (chez le Cyclamen, par ex., fig. 1 301), et les fibres radicales renflées et charnues (celles de certains ( JE liant /te cl du Spirœa Filipendula, par ex.), renferment des matériaux nutritifs. Les bullves et les tubercules, qui sont des dépendances de la tige, sont destinés par la nature aux mêmes fonctions physiologiques.
Ou a donné le nom de crampons (fig. 13.'i7) aux racines advenlives qui naissent dans toute l’étendue de certaines tiges grimpantes et servent à Cxer la plante aux supports qu’elle rencontre. On donne le nom de suçoirs (fig. 1368) à des raciues appartenant aux plantes parasites; ces suçoirs s'implantent dans l'écorce de la plante sur laquelle le parasite cherche sa nourriture, et en absorbent les sucs au point de l'épuiser et de la faire périr. Les suçoirs appartiennent il des racines proprement dites chez les Orobanches ; ils constituent des racines ad ventives nées çà et là sur la tige chez la Cuscute. La racine principale et unique du Gui ( Viscum) est un vaste suçoir qui s’étend en une large couche sous l'écorce de la plante nourrice et victime.
On a désigné sous le nom de radicelles, les racines secondaires qui naissent sur les racines pivotantes, et l'on a remarqué (M. Clos a particuliérement fait connaître cette disposition) que ces radicelles naissent sur des lignes longitudinales et parallèles, et que pour une même espèce, et quelquefois chez un même genre, le nombre de ces lignes est à peu près constant.
Nous avons dit que la racine diffère de la tige : 1° par son mode de direction (les racines se dirigent de haut en bas, les liges se dirigent généralement de bas en haut ; il est cependant un grand nombre de tiges horizontales, et quelquesunes sont verticales de haut en bas, voy. Tubercule); 2° par son mode d’accroissement (la racine s'allonge par son extrémité seulement). La racine diffère, en outre, de la lige, par l'absence de stomates à la surface de son épiderme, le manque des vaisseaux déroulables désignés sous le nom de trachées (au moins dans le plus grand nombre des cas), et souvent par l'absence d'un canal médullaire. Mais la différence la plus importante est l'absence de feuilles dans toute son étendue. Ce caractère permet toujours de distinguer les racines des tiges souterraines (ou rhizomes), qui ont souvent l’aspect de racines, mais sont reconnaissables à la présence des feuilles rudimentaires ou écailles disposées symétriquement dans toute leur longueur et qui laissent des cicatrices plus ou moins visibles quand elles sont détruites. Du reste, de même que la tige est susceptible de produire des racines advenlives qui naissent dans diverses circonstances snr divers points de son étendue, de même la racine, dans un grand nombre de cas, est susceptible demeure des bourgeons adveitlifs qui peuvent repioduiie la
RADIANS. — RAD1CIFL0RUS. 1139
plante; mais ces bourgeons naissent sans ordre sur les divers points des racines, et diffèrent par conséquent en cela des bourgeons axillaires qui naissent régulièrement sur les tiges. J’ai signalé comme caractère essentiel et distinguant seul d’une manière absolue la tige (ou axe ascendant) de la racine, le fait de ne jamais se terminer par un bourgeon. 1a» feuilles qui paraissent naître sur les racines ne naissent donc pas en réalité sur la racine elle-même, elles naissent sur les axes des bourgeons irrégulièrement épars sur les raciues.
Il résulte du fait de la production des racines adeentives chez les liges, et des bourgeons adventifs chez les racines, qu’on peut reproduire un grand nombre de plantes, soit par des boutures faites avec des fragments de la tige, soit par des boutures faites avec des fragments de la racine.
Les racines sont fréquemment revêtues de poils qui paraissent servir à augmenter la surface d’absorption ou d’exhalation. J’ai démontré que les racines sont, comme les tiges, susceptibles de présenter des lenticelles.
La disposition des faisceaux fibreux, tant chez les Dicotylédones que chez les Monocotylédoncs, parait à peu près la même dans les tiges et dans les racines.
Radians. Rayonnant. Se dit des fleurs de la circonférence chez une ombelle ou une ombellule, lorsque ces fleurs sont plus grandes que celles du centre et que leurs pétales sont inégaux, les plus grands étant situés à l’extérieur. Se dit également des fleurons de la circonférence chez les capitules dits radiés, ces fleurons étant ligulés et dirigés en dehors.
RADICAL, radicalis. Qui appartient il la racine. — Fibres radicales, les divisions les plus grêles des racines. — A l’époque où les tiges souterraines (ou rhizomes) n'étaient pas distinguées des racines, on a donné, chez les plantes herbacées, le nom de feuilles radicales aux feuilles foliacées qui naissent de l’extrémité des rhizomes ou même de la base de la tige aérienne. L’expression feuilles radicales est commode pour distinguer ces feuilles de celles qui naissent plus haut sur la tige aérienne, et qu’on appelle feuilles caulinaires : aussi est-il probable qu'on ne cessera pas de l’employer; seulement, au lieu de lui attribuer le sens ancien de feuilles naissant sur les racines, on doit lui attribuer le sens de feuilles naissant dans le voisinage des racines. — Les feuilles radicales sont presque toujours pétiolées ou atténuées eu pétiole, lors même que les feuilles caulinaires sont sessiies. — Les feuilles hypogées (souterraines), rudimentaires, blanchâtres, sessiies, nées sur les rhizomes, sont nommées écailles ou feuilles squamiformes.
RADICANT, radicans. — Tiges radicantes, les tiges couchées ou grimpantes qui émettent des racines adventives.
Radicatio. Disposition des racines chez une plante.
Radicatus. Qui est pourvu d’une racine ; s'oppose à arrhizus.
Radicella. Radicelle (voy. ce mot).
radicelles, radicelles. Racines secondaires disposées symétriquement, par lignes longitudinales, sur la racine principale. Voy. Racine.
Radiciflorus. Dont les fleurs naissent d’une lige souterraine et dans le voisinage de la racine. — Radiciformis. Qui a la forme d’une racine. Se dit de certaines tige» souterraines qui out l'aspect d’une racine. — Radicinus. Qui est
HADiCULA. — HAFFLÉSIACÉES.
de la nalure des racines. — Radicosus. Dont la racine esl très-grosse, ou dont les racines sont fortes et nombreuses.
lladicula. Radicule (voy. ce mot).
kadicli.k, radicula. Dans le style descriptif, on désigne sous ce nom la partie de l'aie qui, chez l'embryon, est située au-dessous de l'insertion de la feuille ou des feuilles colylédonaires (cotylédons). Cet organe appartient à la tige (ou aie ascendant) dans sa partie su|>érieure, son extrémité inférieure représente seule la jeune racine. La racine primordiale ne se développe en réalité que pendant la germination. Voy. Racine.
RADIÉ, radiatus. Dont les parties sont disposées comme les rayons d'une roue autour de l'axe. Se dit de certains capitules dont les fleurons du centre sont tubuleux et ceux de la circonférence ligulés (en languette dirigée en dehors). Le capitule est radié chez la Pâquerette ( fJellis perennis), le Soleil ( I/eliant/ius unnuus), etc.
Itadii capiluli. Rayons du capitule ; fleurons ligulés de la circonférence chez les capitules radiés. — Radii medullares. Rayons médullaires. V. Moelle. — liadii umbellœ. Rayons de l’ombelle; pédoncules terminés par les ombcllules.
RADIS-HOSK, HADIS-.VOIII. Variétés cultivées du Ra/dianus saliras (faut, des Crucifères), plantes appartenant à la culture potagère ; le suc est doué de propriétés antiscorbuliques.
Radius. Rayon (voy. ce mol).
Radix. Racine (voy. ce mot).
RAFFLÉSIACÉES. Les trois familles des Rafllésiacées, des Cytinées et des Balanophorées se rattachent à un même type d’organisation tout spécial; l’ensemble constitue la classe des Rhizanlhées (Ëndi.). Ces plantes, d’aspect bizarre et de formes souvent élégantes, vivent en parasites sur les racines des arbres, et, comme la plupart des parasites (comme les Orobanchcs, par exemple), sont d'une consistance charnue-succulenle et d'une coloration à laquelle le vert est étranger; elles sont pourvues d'un système de feuilles rudimentaires, consistant en écailles charnues et colorées.
La famille des Rafllésiacées renferme des plantes très-bizarres : elles font l’étonnement du voyageur et l’admiration du naturaliste qui les rencontrent dans les lies de l'archipel indien (à Java et à Sumatra). La structure de ces curieuses plantes se rapproche assez, néanmoins, de celle de notre Cytinus Hypocistis, et surtout des espèces du genre voisin, à fleur unique terminale ( Hydnora ). La famille des Rafllésiacées ne renferme que les trois genres Rrugmansia, Ra//tesia et Frostia. — line fleur énorme parait naître directement de la racine d'uu arbre qui lui esl étranger; de grandes bractées d’un bleu livide embrassent la fleur avant son épanouissement, et lui donnent l’aspect d'un gigantesque Choupommé. Cette fleur, lorsqu'elle est épanouie, offre environ un mètre de diamètre; elle est couleur de chair, et exhale une odeur cadavéreuse, les mouches s’y trompent et viennent y déposer leurs œufs : celle fleur est celle du Rafflesia Arnoldi. Les Rafflesia sont parasites sur les racines des Cissus, piaules sarmenleuses- grimpantes de la famille des Ampélidées. La lige des Rafflesia est courte et chargée de feuilles squamiformes. La fleur terminale unique est hermaphrodite,
RAIE. — RAMÉAt.
et offre -un périanthe à tube adhérent à l’ovaire, h 5 divisions ; elle présente un disque à bord enroulé qui recouvre le sommet de l’ovaire, et à la circonférence duquel sont insérées des étamines dites multilobécs (probablement, groupes d’anthères soudées analogues 4 la colonne anthérilère du Cytinus ); les lobes s’ouvrent au sommet par un pore terminal. L'ovaire est adhérent et uniloculaire ; à placentas pariétaux, chargés d'ovules très-nombreux (structure analogue à celle de l’ovaire du Cytinus). — La structure des lirugmnnsia est voisine de celle des Rafflesia, leur fleur est beaucoup moins volumineuse ; ils habitent les mêmes contrées.
raie, linea (dans les mots composés dérivés du grec, gramme). Ligne colorée étroite. — Une ligne creusée se nomme strie.
R.\lFORT-S<YUVAGE(CneA4?w/a Armoracia, F. des Crucifères) (fig. 1 349). Plante cultivée comme espèce officinale. Le suc est doué de propriétés antiscor*
Fig. 1349. — Sommité florifère, feuille et fragment de souche du Raifort-sauvage ( Cochtearia Armoracia).
hutiques. — La racine du Raifort râfiée est employée comme condiment, comme la racine (coupée en tranches et macérée dans le sel) du Radis-noir ( fia/ihanus niger), désigné aussi sous le nom de Raifort.
RAMASSÉ, glomeratus , conglameratus. Se dit d’organes rapprochés et comme pelotonnés les uns contre les autres. Cette expression est vague, et n’indique ni la cause ni la nature du rapprochement. Le mot congloméré, emprunté du latin, est plus usité : capituli glomeroti, capitules glomérés ou conglomérés (à pédoncules courts, rapprochés les uns des autres en une masse compacte).
RAMÉAL, ramealis, rameus. Qui appartient aux rameaux : folio rnmeo, feuilles raméales.