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REDRESSÉ. — RÉGLISSE

REDRESSÉ = Ascendant, ascendens. Se dit d’une tige ou autre organe horizontal 6 la base, puis coudé et dressé perpendiculairement dans le reste de sa longueur. Voy. Ascendant.

Reduclus. Réduit à... : folia ad squamas reducta, feuilles réduites h des écailles (par exemple chez les Orobanchcs et les Lathrœa).

Referens. Se rapprochant de... , ressemblant à. ..

RÉFLÉCHI, reflexus. Se dit d’un organe qui retombe le long de son support ou le long de l'axe auquel il est attaché. Les sépales soiit réfléchis sur le pédicelle chez le Ranunculus bulbosus.

RÉFLÉCHI ou ANATROPE (Ovule). L’ovule réfléchi (flg. 1353) est décrit comme étant soudé avec son funicule, sur lequel il retombe comme la lame d'un couteau retombe sur son manche. Le point où le funicule devient libre est nommé hile apparent ; l'étendue dans laquelle le funicule est soudé arec l’ovule est désignée sous le nom de raphé, et l'on donne le nom de chataze , ou hile interne, au point où se termine le raphé, et qui correspond à l'extrémité de l'ovule ou de la graine, extrémité dite sommet apparent, par opposition au sommet organique (exostome ou micropvle), situé 5 l’extrémité opposée. Fie. 1 353. — Ovule réfléchi (grossi)

J’attribue la forme de l'ovule réfléchi, non cheiunePipéracée. ;\oy. l’explication des détails a Ovule. )

pas 3 une soudure de l'ovule avec le funicule,

mais à un excès de développement au niveau du hile, ce hile finissant par occuper toute l’étendue qui sépare le hile apparent de la chalaze, c'est-à-dire constituant le raphé. L’expression réfléchi peint donc l’apparence et non la réalité; ce genre d'ovule serait mieux nommé raphéiqne (raphiens). — Les ovules réfléchis sont les plus fréquents dans toute la série des végétaux phanérogames.

Un type qui diffère du type réfléchi par une moindre longueur du raphé, qui n’occupe que la moitié de la longueur de l'ovule nu de la graine, est désigné par l’épithète de semi-réfléchi ou semi-anatrope. Un autre type qui participe de l'ovule courbé et de l'ovule semi-réfléchi a été désigné sous le nom A' ovule amphitrope.

RÉFRACTÉ, réfractas. Qui est réfléchi brusquement dès la base, comme en raison d'une cassure. Les pédicelles fructifères de la fausse ombelle de l’ffolosteum umbellatum sont réfractés.

RÉGLISSE ( Glycyrrhiza g/abra, famille des Papilionacées) (fig. 1356). Nos Papilionacées indigènes ou naturalisées ne fournissent aucun médicament important, si ce n’est la racine de Réglisse. La Réglisse est spontanée dans l'Europe méridionale; c’est l'Espagne qui en fournit la plus grande quantité au ( commerce. Le rhizome contient une matière sucrée et mucilagineuse, soluble dans l'eau et douée de propriétés adoucissantes et pectorales. Dans la décoction se trouve dissoute, avec la matière sucrée, une matière âcre et nauséeuse dont la

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saveur est désagréable ; on doit donc préparer la racine par infusion, et même par simple macération dans l’eau froide. L’infusion de racine de Béglisse, unie à la décoction de chiendent, constitue la tisane la pins usitée (c’est la tisane

des hôpitaux) ; des marchands en plein vent la vendent, l’été, comme boisson rafraîchissante (le coco). Le suc. condensé constitue des tablettes pectorales connues sous les noms de pâte et de sur ou jus-de-réglisse ou sucre-noir.

RÉGNE VÉGÉTAL COMPARÉ AU règne ANI1IAI. — Les caractères des êtres organisés dont l’ensemble constitue le règne végétal et le règne animal peuvent se résumer en un seul mot, la vie. — Tandis que les corps inorganiques (les minéraux) ne s'accroissent que par agrégation, et que leurs espèces ne sont que des dé/Ms inertes divisibles en fragments , les corps organisés, ou corps vivants, sont des êtres actifs, divisibles en organes, composés de t issus qui s’accroissent par assimilation, et dont les espèces Fie. 1354. — Réglisse officinale (Ghjcyr- sont constituées chacune par un groupe vhr.„ giubra), rameau florifère (propor- A<indiÿidus qui æ rou|tjp|jent et SO* lions réduites). ^ /

succèdent par voie de génération .

L'assimilation est ce phénomène mystérieux en vertu duquel un corps organisé ou vivant s'accroît ou se renouvelle (se nourrit) en même temps dans tous les points de sa substance. Sous l'influence de cette force puissante, les molécules constituantes d’un corps organisé ne sont jamais (du moins pendant ses périodes d’activité) toutes en repos; ces molécules sont puisées au dehors, déposées dans les tissus, puis expulsées par un mouvement indéfini de circulation.

Les êtres organisés se nourrissent, s’accroissent, se multiplient ; ils présentent chacun, non-seulement des formes spéciales, mais un volume déterminé. L'espèce s’y compose d’individus complets, lesquels se reproduisent ordinairement semblables (par génération); l’ensemble des espèces constitue le monde des êtres organisés. — Le monde des êtres organisés comprend deux grands règnes parallèles : le règne (ou monde) végétal et le règne (on monde) animai Les naturalistes se sont généralement appliqués à faire ressortir les différences essentielles qui caractérisent ces règnes; je me propose, au contraire, dans cet examen sommaire, d’insister sur les analogies et les similitudes qu’ils pré- , sentent, tant dans les formes de leurs organes ou de leurs appareils que dans les fonctions physiologiques, dont l’ensemble constitue, soit la vie animale, soit la rie végétale.

Les fonctions physiologiques exécutées par les organes ou appareil» dans la

RÈGNE VÉGÉTAL COMPARÉ AtJ RÉGNE ANIMAL.

série des espèces de tous les êtres organisés (végétaux et animaux) s'exécutent sous l’influence du principe d'action désigné, tantôt sous le nom de force vitale, tantôt sous le nom de force de f innervation. — I, 'appareil de l'innervation offre d'autant plus de développement, qu’on l'observe dans les classes les plus élevées de l’échelle du monde organique (chez les animaux supérieurs, il se compose de l’encéphale ou cerveau, et de ses annexes et dépendances; plus, du système ganglionnaire [grand sympathique], annexé lui-même au précédent, et qui préside aux fonctions de la vie dite, chez les animaux, végétative).

L’appareil de l’innervation, si complet et si développé dans l’embranchement des animaux vertébrés, s'affaiblit déjà, comme importance, dans les classes inférieures de cet embranchement; très-complexe encore cependant chez les articulés et les mollusques, il se simplifie de plus en plus chez les rayonnés, et devient assez vague chez les microzoaires.

Dans le règne végétal, les lois de l’analogie nous portent à admettre que l’appareil de l’innervation (très-affaibli déjà dans les classes inférieures du règne animal) tend à s’effacer, mais qu’il en subsiste cependant des traces, et que cet appareil, très-siinplilié, très-raréfié , si je puis m’exprimer ainsi, existe encore virtuellement. — En effet, les fonctions de la vie végétative (fonctions de respiration, d'assimilation, d'ovulation) présentent dans les deux règnes, non pas seulement des ressemblances apparentes, mais de la similitude et presque de l’identité, et l’on doit être, par conséquent, porté à admettre que, dans les deux règnes, un même agent physiologique met en jeu les mêmes fonctions vitales. — On pourrait, je suppose, se représenter l'appareil de l’innervation chez les végétaux comme un système ganglionnaire, un grand sympathique A l'état plus ou moins latent ; latent pour les observateurs, mais constitué trèsprobablement, soit par des courants liquides, soit par des tissus solides dont nous pouvons connaître les formes sans avoir pu encore en constater l’action sur la mise en jeu des fonctions.

Dans le règne animal, les fonctions d’assimilation comprennent : absorption, digestion, sécrétion, nutrition, circulation et respiration. A ces fonctions s’ajoutent celles de la reproduction, et enfin les fonctions de locomotion ou de mouvement volontaire (fonctions de relation). — Signalons les dissemblances, mais surtout les analogies ou ressemblances qui existent pour chacune de ces fonctions dans le règue animal et dans le règne végétal.

La respiration des animaux supérieurs a lieu dans l’air par des poumons, tubes très-ramifiés, à ramifications groupées en masses et terminées en trèspetites cellules; dans ces cellules, l'air inspiré se trouve en rapport, à travers l’épaisseur d’une très-mince membrane, avec le sang veineux apporté par les veines pulmonaires, et qui, par cette action, est transformé en sang artériel (en d'autres termes, chez les animaux, le sang se dépouille, par l’acte de la respiration, d'un excès d’acide carbonique qu’il rapporte des diverses régions du corps, et s’enrichit d’une nouvelle quantité d’oxygène); le sang ainsi révivifié, emporté par le réseau artériel, va dans toutes les régions du corps fournir de nouveaux matériaux à la nutrition. — L’appareil respiratoire des animaux qui

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